JUDAS ET PILATE EN TOURNEE EN AFRIQUE DE L’EST, POUR UN NOUVEAU GENOCIDE.

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Romeo Dallaire, le Judas du Peuple Rwandais
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Luoise Arbour, dans le role de Pilate, à la TPIR

Roméo Dallaire, Commandant de la MINUAR  au Rwanda en 1994, et Louise Arbour, présidente du tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) sont retournés sur la scène du crime. Ces deux canadiens ont joué sciemment, mais pour le compte des puissances mandataires, respectivement le rôle de Judas et de Pilate pour le peuple Rwandais. C’est Dallaire qui a organisé l’infiltration du FPR dans la ville de Kigali, en utilisant les moyens de la Force onusienne; c’est lui encore qui a prédisposé l’abattage de l’avion du président Habyarimana, en fermant les pistes alternatives à l’aéroport de Kigali. Dallaire a pratiquement livré le peuple rwandais au génocide. Il n’est pas intervenu pour faire cesser les massacres, et ses supérieurs ont retiré la mission onusienne au moment où le Rwanda en avait plus besoin, et le FPR s’est livré au carnage sans témoins. Roméo est retourné au Canada, laissant derrière lui un million de morts, Hutu et Tutsi. De quoi s’enorgueillir pour le reste de sa vie.

Louise Arbour, magistrate, a été nommée par les mêmes puissances, pour pourchasser les survivants et compléter la destruction de la classe politique précédente par des jugements et des condamnations à la prison. Une Pilate qui se lave les mains mais laisse condamner des innocents. Car, comme le Tribunal découvrira plus tard, le génocide n’avait absolument pas  été préparé. Ce fut une explosion dû au vide d’autorité, après l’assassinat du Président Habyarimana.

Roméo Dallaire et Louise Arbour sont retournés dernièrement, pas en touristes, sur les lieux de leurs crimes en Afrique de l’Est, avec la mission de voir comment refaire une nouvelle édition, revue et augmentée de 1994.  Le Canada pense probablement au Burundi, puisque la campagne sur un « génocide » bat son plein. Un tissu de mensonges mais qui peut donner des prétextes aux ennemis du Burundi d’agir. L’important c’est que le peuple reste uni.

 

HYSTERIE COLLECTIVE CONTRE LE BURUNDI, MAIS L’UNITE RESISTE

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Vote pour les Sénateurs, Burundi 2010

Quand on surprend un grand Medium comme la Voix de l’Amérique (VOA) à violer, torpiller, triturer la vérité, pour faire dire à une image l’exact contraire de ce qu’elle signifie, alors, plus de doute, le Burundi est victime de l’hystérie collective de l’Occident. Le Burundi, un pays de superficie contenue, qui mange ce qu’il produit, content de son existence, sans velléités expansionistes, se retrouve au centre de furieuses attaques des USA, ONU, France, Belgique, qui tirent à salves rapprochées avec leurs canons médiatiques, RFI, VOA, RTBF, France 24;  mais le Burundi s’enroule comme un porc épic et résiste. Qui s’y frotte s’y pique.

Les raisons profondes de ce complot sont encore cachées: certaines seraient économiques, c’est-à-dire les minerais burundais qui risquent de filer à l’est plutôt qu’à l’ouest; d’autres seraient politiques: le Burundi qui entre dans le giron russe plutôt que belgo-américain; ou encore géostratégiques: le Burundi qui est un bouchon qui empêche l’Europe de déferler sur le Katanga comme en 1996, quand il y avait 3 présidents Hima (Museveni Kagame et Buyoya). La France, comme pour le cas de Kadafi, a peur d’une réaction en chaine: un état noir qui s’affranchit risque d’entrainer toutes ses colonies africaines dans la rébellion contre Paris, d’où les mille et une résolutions françaises à l’ONU contre le Burundi.

La raison apparente que ces pays prédateurs sont en train d’agiter, après avoir tenté sans succès des dizaines d’autres manoeuvres (soulèvement, coup d’état, attaques aux camps militaires, calomnies sur violences sexuelles, torture, etc…) c’est le risque de génocide contre les tutsi! Mais ils le font si maladroitement qu’à défaut de pleurer, on en rit. L’image de la VOA montre une phase de l’élection au Sénat de la République, qui se fait sur base ethnique comme le prescrivent les Accords d’Arusha. Et d’y ajouter une didascalie monstrueuse « UN: Violence, Hatred Against Burundi Tutsis Could Presage Genocide » [UN: Violence, Haine contre les Tutsi du Burundi pourraient présager un Génocide]. Comment l’élection de sénateurs tutsi se transforme en acte de haine contre les tutsi présageant un génocide ? Voilà pourquoi il s’agit d’une hystérie, dont nous chercherons à montrer les origines.

L’Occident lit la réalité burundaise à travers le prisme déformant des tragédies rwandaises. Comme si le Burundi n’avait pas d’existence propre ! Alors que historiquement, le Burundi et le Rwanda ont toujours été deux Etats rivaux, avec une organisation administrative très différente, et une histoire marquée par des guerres périodiques entre les deux. Les rois burundais préféraient aller faire des maitresses au Bushi (RDC) [Kilima], plutôt qu’au Rwanda. Mais de nos jours, Kagame a réussi un coup de maitre, en exploitant un génocide qui a emporté Hutu et Tutsi, au profit d’une seule ethnie, les tutsi. C’est d’ailleurs l’épouvantail que Kagame agite chaque fois que la Communauté Internationale l’apostrophe pour ses crimes. Il a surtout réussi à créer une mutation sémantique, jusqu’à faire correspondre, dans la tête des occidentaux, les deux paroles TUTSI  et GENOCIDE. On ne s’étonnera pas si dans les futures encyclopédies, pour dire le synonyme de « génocide » on écrira « tutsi ». Jouer à la victime pour les tutsi est devenu très facile.

L’opposition radicale burundaise est en train d’exploiter cette déformation, pour crier à qui veut l’entendre que puisqu’il y a des tutsi au Burundi, il ne peut y avoir que génocide! Une logique farfélue, invraisembable, mais que les européens éprouvent du plaisir sadique à relayer. Ils vont jusqu’à créer de fausses vidéos pour accréditer leurs mensonges [La video en Haoussa sur TV5 Monde, sur Karusi].    Et pourtant les tutsi au Burundi sont heureux comme tout un chacun. Les tutsi qui ont des problèmes, ce sont ceux qui les causent aux autres, c’est-à-dire ces jeunes qui ont adhéré aux rébellions armées, qui lancent des grenades, opèrent des assassinats ciblés, mitraillent les citoyens dans des cabarets. Et ceux-là, s’ils sont attrappés, ils ne sont pas punis parce qu’ils sont tutsi, mais parce que ce sont des criminels. Les hutu des rébellions sont traités de la même façon. Les terroristes qui ensanglantent la France et la Belgique ne sont pas poursuivis parce qu’ils sont MUSULMANS, mais parce qu’ils sont criminels. La religion comme l’ethnie n’ont rien à voir sur la scène du crime. Et pourtant au Burundi, l’ethnie est devenue un échappatoire pour l’impunité: « Je te tue, mais ne m’emprisonne pas, sinon je crie au génocide »; voilà la logique de l’opposition radicale.

Toutefois, le pays, comme depuis toujours. est habité par des « bagabo », des sages, hommes et femmes, Hutu et Tutsi, qui s’emballent peu, raisonnent, et cherchent ce qui unit plutôt que ce qui divise. C’est la raison pour laquelle les attaques multiples de l’Occident et ses émissaires ont fini dans le fiasco. Car l’Occident exploite chaque petite fissure pour terrasser les nations et les anéantir (Moyen Orient); au Burundi, ils s’essayent encore avec l’ethnie, mais vues les fractures du passé dont nous sommes en train de guérir, nous parions que les burundais ne voudront plus s’asseoir dans les chaises roulantes ou sautiller sur des béquilles. C’est pour cela qu’ils combattent pour marcher avec leurs jambes, librement, souverains, indépendants.

 

 

 

Médiation de la crise burundaise par l’EAC: l’opposition burundaise désorganisée et inefficace s’en prend au Secretaire Général

 Source: Bujumbura News
Depuis des mois plusieurs médias de l’opposition au pouvoir de Bujumbura ont pris en grippe le nouveau Secrétaire Général de l’EAC, l’Ambassadeur Libérat Mpfumukeko. Aussi, certaines grandes organisations internationales basées à Bujumbura et ailleurs cachent à peine leur soutien à cette campagne de dénigrement du SG de l’EAC. Mais pourquoi cet acharnement? Après diverses consultations, voici ci-après quelques éléments de réponse:

Première explication: Il est bien évident qu’avant même l’accès de l’Amb. Mpfumukeko au poste suprême de l’EAC, une campagne médiatique et diplomatique bien sophistiquée avait été menée à tous les niveaux pour empêcher le Burundi d’exercer son mandat à la tête de l’EAC; certains avaient même eu le culot de proposer la prolongation du mandat du SG sortant et originaire du Rwanda, le Dr Richard Sezibera. La confirmation du nouveau Secrétaire Général de l’EAC en provenance du Burundi est donc un échec cuisant pour certains, bref une pilule très dure à avaler.

Deuxième élément de réponse: L’opposition burundaise radicale installée notamment au Rwanda et en Belgique jouissait et jouit toujours d’un grand soutien du Rwanda. Sous l’influence de Kigali l’ancien SG de l’EAC avait multiplié des actions et mis en place un dispositif au sein de l’EAC pour mettre à genoux le pouvoir de Bujumbura; plusieurs personnes à l’EAC confirment que le dossier burundais était géré par 4 cadres dont 3 sont Rwandais et 1 Burundais, et …. tous de l’ethnie tutsie. Il s’agit de Messieurs Patrice Mulama, Steven Agaba, Benoît Bihamiriza et du rwandais né en Ouganda, Mr Joseph Birungi.

Juste après la nomination du Président Benjamin Mkapa comme « Facilitateur » par le Sommet des Chefs d’Etat de l’EAC en mars 2016, l’ancien SG de l’EAC lui a collé une équipe d’appui conduite par le rwando-ougandais Joseph Birungi! Le décor était ainsi planté pour que le Président Benjamin Mkapa ne soit qu’une marionnette….. qui, pour les stratèges et dirigeants de l’opposition radicale burundaise, allait leur permettre de ramasser le magot des négociations d’Arusha ainsi que des postes politiques de haut niveau à Bujumbura …. sans passer par des élections qu’ils sont encore incapables de gagner.
Mais voici que l’arrivée de l’Ambassadeur Liberat Mfumukeko, nouveau Secrétaire Général originaire du Burundi, changea la donne. Vers fin avril 2016, il nomme une nouvelle équipe pour appuyer le Président Mkapa; et elle ne comprend aucun Burundais ou Rwandais. Fini donc les rapports « bidons » ainsi que la propagande que l’EAC soumettait aux organisations internationales sur la crise burundaise. Et l’on dit que sans les mensonges et la dramatisation, les partis et autres organisations de l’opposition radicale n’auraient plus d’arguments qui tiennent la route.

Troisième élément de réponse: après consultation des Chefs d’Etat qui l’ont mandaté, le President Mkapa a, lors d’une rencontre qu’il a eue début avril, avec Jean Minani, Bernard Busokoza et Pancrace Cimpaye, annoncé qu’il n’invitera pas le CNARED. Une source très proche du President Mkapa m’a avoué que lors de cette rencontre avec eux à Dar es Salam, le Facilitateur a été très clair: les partis, organisations et personnes qui ne font pas l’objet d’un mandat d’arrêt au Burundi sont bienvenus au dialogue. Non pas que le Facilitateur ne veuille pas les voir (puisqu’il les a rencontrés à plusieurs reprises) mais parce qu’il sait bien que leur présence aux négociations ne serait pas tolérée par le Gouvernement burundais. Et les négociations sans le gouvernement et le Parti au pouvoir, le CNDD-FDD, seraient vides de sens. Toutefois, l’opposition radicale n’assume toujours pas que le Gouvernement burundais ait pu poser ses conditions pour participer aux négociations; l’admettre serait affirmer que le President Pierre Nkurunziza est plus fort qu’eux. C’est ainsi que certains, notamment le CNARED, ont opté pour la fabrication d’un mensonge crédible à l’intention de leurs militants: s’ils ne sont pas invités à Arusha c’est à cause du Secrétaire Général de l’EAC! Après vérification auprès de ceux qui ont été invités à Arusha en mai et juillet 2016, j’ai été très surpris d’entendre que le Secrétaire Général de l’EAC n’a jamais été une seule fois dans la salle lors des séances de médiation par le Président Mkapa. Pourtant, son prédécesseur était présent dans toutes les grandes rencontres entre le gouvernement burundais et les Partis et organisations qui lui sont opposés…

Quatrième élément de réponse: certaines grandes organisations internationales ont mobilisé beaucoup de fonds pour la résolution de la crise burundaise ou pour influencer le cours des choses en faveur de l’opposition radicale. Pour les dirigeants de ces organisations, ainsi que des pays cachés derrière ces dernières, le leadership de l’EAC dans la médiation est probablement un grand obstacle à leurs ambitions professionnelles et/ou politiques. Visiblement Messieurs BENOMAR (ONU) et le Professeur FALL (UA) sont de ceux- là. En effet, l’ONU a alloué plusieurs millions de dollars à la résolution de la crise burundaise mais jusqu’aujourd’hui Mr BENOMAR a refusé de donner un centime à l’EAC …. Pourtant les résolutions du Conseil de Sécurité précisent tous que le processus de médiation est dirigé par l’EAC et demandent à l’ONU et UA d’appuyer l’EAC. L’ONU et l’UA Burundi ont, conjointement, fait une proposition à l’EAC et au President Mkapa conditionnant leur appui par leur présence au sein de l’équipe de médiation; or la seule médiation prévue est celle pilotée par les seuls pays membres de l’EAC!

Peut-être que si la médiation de l’EAC « se casse la gueule », Mr Benomar pourra alors déployer au Burundi plus de 40 employés qu’il a déjà prévu d’embaucher et prolonger ainsi son mandat. Comme quoi « le malheur des uns fait le bonheur des autres »! En attendant on casse du sucre sur le dos de la médiation et de l’EAC.

Cinquième élément: Plusieurs observateurs ont remarqué que, depuis le début de la crise, l’envoyé spécial américain pour les pays des Grands Lacs, Tom Perriello, est très agité et viscéralement opposé au pouvoir de Bujumbura; c’est la nette impression laissée par ses conférences de presse et autres interventions publiques. On se demande si le gouvernement Américain n’a pas nommé un activiste à la place d’un diplomate. Toutefois, peu connaissent ses affinités avec l’opposition radicale burundaise! En effet, Tom Perriello a proposé d’aider la médiation du Président Mkapa sous condition que l’appui passe par le « Center for Humanitarian Dialogue » (CHD), une ONG basée en Suisse. Lors de la session de médiation à Arusha en mai 2016, Mr Perriello a présenté les représentants de cette ONG, incluant un certain Freddy Nkurikiye! Affilié à l’ancien boss des Services de renseignement du Président Pierre Buyoya, ce fameux Freddy est aussi le beau-frère du Représentant Légal de la Radio RPA (co-fondateur de cette radio avec l’opposant Alexis Sinduhije, etc.) et il est le frère de la journaliste Sandrine Nkurikiye dont l’image la plus connue est celle où elle est assise avec le Général Godefroid Niyombare pendant qu’il annonçait sur la radio RPA le putsch de mai 2015 contre le Président Pierre Nkurunziza.

Par ailleurs, des sources concordantes affirment que l’ONG CHD a conduit des sessions de « renforcement des capacités » en faveur des membres du CNARED avant leur rencontre avec le Président Mkapa à Bruxelles en juin 2016, puis en faveur de la « société civile » burundaise pour la préparer à la session de médiation d’Arusha en juillet 2016. Bref, plusieurs participants aux sessions de médiation ont fini par se demander pour qui travaillent réellement Mr Tom Perriello et certains de ses amis, dont Mme Danae Dholakia (Envoyée spéciale du Royaume Uni aux Grands Lacs … et ancienne habitante de Kigali – sic!), qui au vu et au su de tous ont joué le rôle d’encadreurs de l’opposition burundaise dans le même bâtiment où le Président Mkapa faisait son travail. Et certains n’hésitent pas affirmer que Mme Samantha Powell ne pouvant plus aider directement son ancien amant et associé (dans la radio RPA), Mr Sinduhije Alexis, qui est « blacklisted » par Washington… Tom Perriello est devenu son intermédiaire. Et Mr Perriello et ses amis n’ont jamais aimé une médiation de l’EAC qui ne met pas en avant le CNARED et d’autres organisations de l’opposition radicale qu’ils soutiennent; ils sont de ceux qui voudraient la torpiller et la déplacer vers d’autres organisations qu’ils contrôlent.

Si aujourd’hui les détracteurs n’ont pas encore osé attaquer ouvertement le Facilitateur ça ne va peut-être pas tarder. En attendant, certains voudraient tenter d’abord un démembrement du dispositif mis en place pour la médiation afin de l’affaiblir; c’est dans ce sens que le magazine The EastAfrican (connu pour son utilisation par les rwandais et l’opposition radicale) a médiatisé la proposition avancée par certains de créer un Secrétariat Indépendant de la médiation et d’éliminer ainsi le secrétariat général de l’EAC. En quoi ce processus de médiation serait dirigé par l’EAC (comme le prescrit la dernière résolution du Conseil de Sécurité) sans son implication? Les savants du « diviser pour régner » auront sans doute une réponse.

Docteur Elie NAHIMANA

Interview exclusive avec M. Isaie Kubwayo, ambassadeur du Burundi au Maroc

 

Isaie Kubwayo
Ambassadeur Isaie Kubwayo

Interview exclusive avec M. Isaïe Kubwayo, ambassadeur du Burundi au Maroc Spécial

Une semaine après la résolution du Conseil de Sécurité des nations Unies sur l’envoi de corps de police composé de 228 éléments au Burundi, Isaie Kubwayo, Ambassadeur burundais au Royaume du Maroc répond aux questions d’Afrique Progrès Magazine. Entre les raisons qui sous-tendent cette décision absurde à en croire les propos du diplomate et les motifs du refus du gouvernement de son pays et du peuple tout entier, M. Kubwayo ne laisse aucune zone d’ombre.

 

Propos Recueillis par Onésiphore Nembe, Directeur de Publication d’Afrique Progrès Magazine

 

Excellence pourriez-vous nous parler de la situation sécuritaire actuelle dans votre pays ?

D’une manière générale, la situation sécuritaire est bonne sur toute l’étendue du territoire burundais. De l’est à l’ouest, du nord au sud la population, dans sa diversité, toute profession confondue, vaque à ses occupations quotidiennes. Pour preuve, les différentes délégations qui ont visité le Burundi depuis janvier 2016 s’en sont rendu compte. Je citerais celle des 15 du Conseil de Sécurité des NU(21-22/1/2016), de son Secrétaire Général, Ban Ki-Moon(23-24/2/2016), la délégation de haut niveau de l’UA(25-26/2/2016), celle de du Bureau Exécutif de l’EAC, le Facilitateur Benjamin MKAPA désigné par les Chefs ‘Etat de la Communauté Est Africaine, celle de la Commission Paix et Sécurité de l’UA (22-25/6/2016), la liste n’est pas exhaustive. La plupart de ces délégations ont été reçues par le Chef de l’Etat, SE Monsieur Pierre NKURUNZIZA,  en province et non dans la capitale.

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT A L’ISSUE DE LA VISITE D’UNE DÉLÉGATION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES 

COMMUNIQUE SUR LA VISITE DU CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ DE L’UA

AU HIGH LEVEL DELEGATION TO BURUNDI CONCLUSION STATEMENT

RAPPORT DE SÉCURITÉ EAC AU BURUNDI JUIN 2016

 

Compte tenu de la résolution 2303 qui vient d’être prise, on a l’impression que le Burundi a besoin d’une force pour le maintien de la paix, que dites-vous à ce propos ?

Le Burundi n’est du tout dans l’impasse. Il y a certes des pays qui voudraient que le Burundi soit le reflet de ce qu’ils veulent qu’il soit. C’est pourquoi le Burundi dont ils parlent dans leurs medias diffère de celui que j’ai décrit au début de l’interview : un pays sous tension à l’extrême pouvant basculer à tout moment en un génocide, où des cadavres jonchent les rues, une jungle pour ainsi dire. La résolution 2303 aurait été pensée pour ce pays-là. Tout compte fait, le fléau du terrorisme étant ce qu’il est de nos jours, le Burundi fait face aux actes sporadiques de terroristes qui malheureusement emportent des victimes innocentes. Des actes déplorables et condamnables auxquels les auteurs doivent répondre au même titre que leurs commanditaires.

 

 

Comment avez-vous  accueilli la nouvelle concernant cette résolution 2303 ?

Avec indignation, consternation et protestation. C’est un coup de massue contre le peuple burundais épris de paix et de démocratie, qui n’a fait autre pêché que celui d’élire ses propres dirigeants. C’est pourquoi dès qu’il a pris connaissance de l’information, il s’est aussitôt levé comme un seul homme dans une manifestation de rejet de la résolution 2303 qui ne fait qu’empiéter sur ses droits civiques et politiques.

Même son de cloche du côté du Gouvernement qui, par un communiqué a porté à la connaissance de la communauté nationale et internationale son désaccord quant à l’envoi des 228 policiers des Nations Unies.

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT SUITE A L’ADOPTION PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE LA RÉSOLUTION 2303 DU 28 JUILLET 2016 

 

Pourquoi le gouvernement burundais s’est opposé à l’arrivée de cette force de police ?

 

En sa qualité d’organe principal des Nations Unies, le Conseil de Sécurité doit veiller au respect de l’application de la Charte de l’Organisation. En l’espèce ça n’a pas malheureusement été le cas. 1°Le Burundi aurait été au préalable consulté et son consensus donné de façon explicite. 2° la décision prise lui semble anachronique : la situation sécuritaire ne nécessite pas l’intervention d’une force étrangère. 3° Une telle intervention devrait respecter la souveraineté du pays concerné.

 

Dans un autre registre, le Burundi a suivi le déploiement des forces tant onusiennes (MINUAR) que françaises (opérations Amaryllis, opération Turquoise) en 1994, au Rwanda. La conséquence fut le génocide qui s’en est suivi. Au regard d’une situation où un  génocide tant décrié au Burundi mais qui n’a jamais eu lieu, l’envoi de cette police onusienne en serait le détonateur.

 

Sous-entendriez-vous que certains pays essayent de déstabiliser le Burundi ?

Le Burundi n’a que des amis. Rien que pour le cas de cette résolution, M.Jean-Marc AYRAULT, Ministre  français des Affaires Etrangères et du Développement International, dans sa déclaration, parle d’un intense travail de négociation conduit depuis plusieurs mois par la France pour parvenir à un tel résultat. La Belgique ne cache pas sa sympathie aux putschistes et à tous qui ceux qui se déclarent hostiles aux instituions républicaines démocratiquement élues. Le Rwanda recrute des burundais dans les camps des réfugiés (celui de Mahama est souvent cité) forme et encadre des escadrons de la mort pour la déstabilisation du Burundi. Ces faits que je vous énonce ont été illustrés par des rapports.

RAPPORT UN SUR LES RECRUTEMENT DES REBELLES …

RAPPORT REFUGEES INTERNATIONAL SUR LE RECRUTEMENT DES REBELLES 

 

Je terminerai avec cette réflexion en trois points.

1°En matière de sécurité dans le monde aucun pays n’est à l’abri, pas même la France qui a proposé cette résolution pour le Burundi. Charlie Hebdo en passant par le Bataclan à l’assassinat du Père Jacques Hamel, la liste est longue, Il est plutôt urgent pour l’Ambassadeur de France à l’ONU de plaider pour une police onusienne en vue de sécuriser la population française.

2° Les actes que la France a perpétrés en Afrique sont suffisamment connus. Pour nous, il est temps qu’elle s’occupe de ses oignons.

3° Le Gouvernement du Burundi n’acceptera jamais que son peuple soit immolé sur l’autel de la réconciliation de certains pays qui voudraient bien penser les plaies de leur histoire.

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Onésiphore NEMBE

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BURUNDI: L’ADMINISTRATION MET DE L’ORDRE DANS LA MAISON

Depuis le mois de juillet, des mesures salutaires sont  prises, pour maitriser véritablement les secteurs de la vie nationale, et pour répondre aux exigences de la situation post crise.

La première mesure concerne le marché des devises. Comme dans tous les pays, les échanges suivent les prix fixés par la bourse et non par le marché noir. L’éradication du marché clandestin permet à l’Etat de gagner sur l’échange et à stabiliser le cours de change. Il serait aussi utile (comme cela se fait en Tanzanie), de faire déclarer les devises en possession à l’entrée du territoire, recevant un reçu, et justifier les échanges faits durant le séjour, à la sortie.

La deuxième mesure regarde les forces de l’ordre: une vingtaine de brigadiers viennent d’être révoqués, sûrement pour inconduite. Le Ministère de la Sécurité publique lance un signal fort aux policiers, pour qu’ils se mettent au service de la population, et non contre elle.

La courageuse décision de ne pas exporter les produits vivriers vers le Rwanda a été aussi utile: on se bat avec les moyens qu’on a. En effet, le Rwanda s’évertue à semer la pagaille au Burundi, en envoyant des escadrons de la mort,  profitant de la fluide mobilité entre les deux pays. N’était-il pas nécessaire de prendre des mesures adéquates, pour contrôler les frontières, et pour ne pas nourrir l’ennemi ? Du reste, l’arrêt de l’exportation des aliments de  première nécessité a eu comme effet immédiat la baisse des prix sur le marché intérieur, et la satisfaction des consommateurs nationaux. Il faut d’abord rassasier ses propres enfants avant de faire manger ceux des voisins. Toutefois, nous recommandons aux investisseurs de créer de petites unités de transformation de nos produits, pour qu’ils soient conservés, et pourquoi pas exportés. Nous pensons par exemple à la fabrication de sauces tomates, qui est une opération très simple.

Enfin, la Ministre de la Justice avait annoncé la suspension d’un certain nombre de magistrats corrompus. Une justice transparente et droite contribue à maintenir un climat de sérénité dans le pays.

 

TEMOIGNAGE D’UN SINDUMUJA QUI RENTRE AU PAYS: « A BUJUMBURA CE SONT LES AMSTELS ET LES PRIMUS QUI SUBISSENT LE GENOCIDE »!

 

Francois CizaÇa faisait 15 ans que j’ai quitté le Burundi pour m’installer en Europe plus précisément en Belgique. Dans ma petite cervelle, l’image réelle et vraie du Burundi était celle de l’époque de Pierre Buyoya, celle du règne de l’autre Pierre, je ne l’avais que par internet et réseaux sociaux.

Nous sommes en juillet 2016, l’envie d’aller au Burundi voir mon papa qui vieillit dangereusement prend le dessus, mais comment m’y rendre alors que l’image du Burundi dans les médias internationaux, sur internet, sur les réseaux sociaux, dans la bouche de l’opposition burundaise,  dans les milieux  politiques et organisations occidentaux, est  un pays au bord du gouffre avec un pouvoir au pied du mur, un pays où le génocide est en cours, un pays où il faut des policiers et des militaires onusiens pour secourir et protéger la population en détresse ? Comment m’y rendre alors que dès le départ j’avais pris part  aux différentes manifestations anti 3eme mandat organisées en Belgique ? Je risque d’être « lessivé ». Entre temps mon vieux papa insiste, il faut que j’aille le voir tant qu’il respire encore. Mon cœur balance, balance, et balance.

Je décide de partir à mes risques et périls, mais avant d’acheter le billet d’avion, je m’informe auprès d’un ami à moi qui est membre influent du CNDD-FDD, je lui fais part de mon désir de faire un saut au Burundi et mes inquiétudes y relatives. Très content de m’entendre parler de mon voyage au Burundi, il est en même temps surpris. Il tente de me rassurer par tous les moyens possibles. En ma présence, il prend son  téléphone et appelle  un  VIP  (very important person) à Bujumbura en lui disant en Kirirundi  « Amahoro chefu, aha ndikumwe, numugenzi wanje ari muri bamwe bataye umurongo, ngo ni ba sindumuja, yagomba gusimbira aho i Bujumbura, none nagerageje kumuhumuriza ko atangorane azogira mais mbona agifise akangonongono sinzi ko womfasha kumwumvisha ko tout va bien au BURUNDI ». Evidemment, ils ont compris mes inquiétudes et en même temps ils m’ont rassuré. Sur parole, je les ai crus.

Je dois alors acheter mon ticket d’avion, j’hésite entre SN Brussels qui arrive vers 19 heures à Bujumbura ou ethiopian airlines qui arrive vers 13 heurs. Je préfère SN Brussels pour passer inaperçu car à 19 heures, il fait obscur à Bujumbura.  Pas question de m’exposer au soleil de Bujumbura aux yeux de tout passant, on ne sait jamais. Je prends mon passeport belge et mon ticket d’avion, je me rends à l’ambassade du Burundi à Bruxelles pour demander le visa. Dès que j’entre dans l’ambassade, je suis étonné par deux choses : d’abord le nombre impressionnant des demandeurs de visa permis lesquels certains « sindumuja » comme moi, on se regarde, on se salue et on murmure « na wewe ugiye i Bujumbura ? ». Là j’ai compris que finalement  les burundais sont à craindre, même parmi les « sindumuja », chacun a son agenda, chacun a son but, chacun a son chemin, chacun a ses secrets que l’autre ne sait pas. Autre chose qui m’a étonné, c’est le traitement de la demande de visa qui ne se fait plus sur place. Désormais les demandes sont envoyées à Bujumbura pour traitement, ce n’est donc pas  gagné d’avance. Heureusement que mon départ était un peu plus loin. Je devais attendre la décision d’octroi de visa en toute sérénité.

Le jour J arrive, je pars.  Dans l’avion, j’entends des conversations en Kirundi, je ne suis pas le seul, mais j’ai un sentiment mitigé sur ce qui va m’arriver au Burundi et sur ce que je vais voir. A 19 heurs 15 min, nous arrivons à l’Aéroport international de Bujumbura, peur au ventre, je descends de l’avion, je fais mes premiers pas sur le sol burundais, je respire profondément l’air pur, l’air bio  de mon pays d’origine. Je prends mes bagages et une voix m’appelle, c’est un ami d’il y a longtemps qui travaille à l’OBR,  il fait semblant d’inspecter mes bagages, on s’embrasse, on papote, on rigole, il me présente à ses collègues hutu et tutsi. Ça commence bien.

Je sors avec mes bagages, je trouve une foule immense venue m’accueillir, les amis, les copains, les cousins, les cousines, les neveux, les nièces, les tontons, le je suis ébahi, ce n’est pas possible ! Tous sont enthousiastes, bien habillés et  bien à l’aise. J’évite de poser des questions, j’ai hâte de voir mon papa. Mon tonton me prend la main et m’informe du programme à suivre (on dépose les bagages à la maison, ensuite, on va prendre un verre dans un bar etc..). Je lui réponds automatiquement que je ne suis pas d’accord parce que le pays est au bord du gouffre, le pouvoir est au pied du mur, que la sécurité est pratiquement inexistante etc… Il me regarde, il rigole, et il me dit, mon fils, ça c’est le Burundi  de l’Europe que tu me parles, monte dans la voiture et tu vas voir.

Nous quittons l’Aéroport à 20 heures 50 min direction Mutanga nord. Pour me montrer le vrai visage de Bujumbura, nous prenons l’itinéraire de Buterere, Mutakura, Kinama, kamenge, boulevard du 28 Novembre, Mutanga Nord. Moi qui me disais que la nuit, Bujumbura est foutue, je tombe des nues quand je vois combien des gens circulent dans les quartiers, les bistrots remplis, le commerce au bord des routes est dense, des va et viens de la population, c’est  incroyable. Non je n’en reviens pas, ce n’est pas le Bujumbura qui était dans ma tête. 21 heures 35 min,  nous arrivons à la maison, afin, je revois mon cher papa 15 ans après. L’émotion est grande.

X temps après, nous partons prendre un verre dans un bistrot à 3 km de la maison, nous prenons place, il y a beaucoup de monde, surtout des fonctionnaires et des commerçants. Je regarde à gauche, à droite, devant et derrière, j’avais vraiment peur qu’on nous lance une grenade ou qu’on nous tire dessus.  Viens le moment de faire une commende, et là j’entends mon oncle qui dit avec un ton autoritaire « Wewe upima, nyaruka hano », le barman arrive le dos courbé (par respect ou par crainte, je sais pas). « Tuzanire ico kunywa sha, kandi unyarutse, attention unzanire Amstel imeze neza, ikanye kumategeko, kandi iri consigné, hama uce uhamagara veterinaire nawe aze hano ». Là, j’ai compris que le Burundi n’a pas changé, et automatiquement mes habitudes européennes ont commencé à s’envoler. Après avoir pris un verre, deux verres, trois verres, une brochette, deux brochettes, c’est fini les idées d’un  Burundi qui brûle, c’est fini les idées d’un Burundi au bord du génocide, j’ai eu comme impression que ce sont surtout  les Amstels et les primus qui subissent  véritablement le génocide.

Les jours suivants, j’ai vadrouillé dans tous les quartiers de Bujumbura, des belles maisons ou villa, des routes tracées et pavées. Beaucoup de choses ont changé, mais Buyenzi n’a pas changé, toujours et toujours les garages et le même bruit de moteurs et de carrosseries, la même ambiance.  J’ai rencontré des amis, des anciens collègues, j’ai discuté avec des partisans du pouvoir et de l’opposition, leur unique ennemi  commun est la soif.   Je suis allé à l’intérieur du pays Kayanza, Ngozi,  Muyinga, Gitega, Bururi et Makamba. La préoccupation de nombreux paysans n’est pas le  changement du pouvoir de Pierre Nkurunziza, mais plutôt de comment s’adapter au changement climatique  pour améliorer la récolte.  J’ai vu de mes propres yeux que le Burundi de l’Europe en général et de Bruxelles en particulier est très opposé à celui que j’ai observé.  Je ne dirais pas que tout est rose parce que la population a augmenté sensiblement, alors que vivant de l’agriculture, les terres deviennent de plus en plus rares et non fertiles et le climat n’est plus tendre, d’où un maque d’autosuffisance alimentaire.  Beaucoup de jeunes diplômés qui ne trouvent pas d’emplois ce qui crée un mécontentement car tous voient l’Etat comme seul employeur. La vie est très chère à Bujumbura et il y a plus de voitures que les habitants, l’embouteillage est un casse-tête. Quant à la sécurité, la situation est vraiment sous contrôle même si des assassinats ciblés ne sont pas à négliger.  Mais en termes de peur et de panique, les habitants de Bujumbura ne les vivent pas plus que les habitants de Paris ou de Bruxelles.

Pendant mon séjour au Burundi, j’ai constaté que le peuple burundais hutu et tutsi  est fatigué par les politiciens  qui les chauffent et quand ça chauffe effectivement, ils prennent le large vers l’Europe, laissant dans le pétrin leurs disciples paysans.  Mais comme la politique est ainsi faite, seuls les plus résistants aux démagogies politiques peuvent s’en sortir.

En gros, je n’ai pas changé d’avis sur le 3eme mandat de Pierre Nkurunziza, le mandat que je qualifie de trop, mais j’ai changé ma perception sur le Burundi. Le Burundi n’est pas en guerre, le Burundi n’est pas au bord du gouffre, il y a pas de génocide en cours, le pouvoir de Bujumbura n’est pas du tout au pied du mur. Le reste ce n’est que spéculation de la politique purement politicienne.

Jean François CIZA

FRANCE ET BELGIQUE, EN MAILLOTS CNARED, CONTRE LE BURUNDI

Dans une lettre d’adieu en kirundi, Audifax Ndabitoreye avec son ONG Charisma, vient de se retirer officiellement du Cnared. Il dit avoir écrit expressément en kirundi, parce que les problèmes des burundais doivent être résolus par les burundais eux-mêmes, et que la demande d’aide extérieure, si nous n’y prenons pas garde, risque d’empirer la situation. Ici il pointe du doigt sans le dire, à l’inféodation du Cnared à la France et à la Belgique, qui l’utilisent comme une marionette, dont le résultat final sera la démolition du Burundi, comme ce fut pour la Lybie, la Syrie, l’Irak et ailleurs.  Audifax invoque comme raison de son retrait, vouloir respecter la vie humaine, qui a son origine en Dieu, et pour la sauvegarde de laquelle Dieu indique les voies et moyens. Un peu pour dire qu’au Cnared, ils agissent comme des sans foi ni loi.

Ce retrait est pratiquement une accusation contre le Cnared, qui organise des assassinats à partir du Rwanda, et la goutte qui a fait déborder le vase étant le  meurtre de Hafsa Mossi le mois dernier. Audifax, qui a un petit mouvement politoco-religieux ne réussit pas à concilier cette politique des meurtres et sa foi; il a donc choisi de se retirer.

Ces derniers jours certains membres du Cnared, dont Nditije, ont en effet prôné publiquement  les massacres à grande échelle pour contraindre le Président Nkurunziza à partir. Ils appellent cela le « coût en vies humaines ». Certainement Audifax ne veut pas en porter la responsabilité.

Beaucoup d’indices montrent que cette « queue sans tête » appelée Cnared, ou plutôt la France et la Belgique habillées en maillots marqués « CNARED », sont   en train de préparer, une invasion armée et des massacres qu’ils reconnaitront tout de suite comme génocide.  Il suffit de penser à cette ridicule et mensongère campagne des journalistes, pour susciter la compassion de l’opinion; un Jean Bigirimana qui « disparait », et dans le même après midi les médias pro-cnared lancent déjà l’alerte! Il était une cobaye bien choisie, à sacrifier pour promouvoir la cause des extrémistes: un Hutu et un journaliste. Tandis que pour camoufler le crime, les journalistes et activistes Tutsi sont en train de mettre en scène des attaques improbables sur leur personne, qu’ils publient naturellement sur les réseaux sociaux et sur RFI, pour faire croire que l’Etat burundais pourchasse les journalistes jusque dans leur retranchement. La résolution française 2303 est une provocation malheureuse de ce pays, en soutien au Cnared, qui pratiquement n’existe plus que de nom. Le gouvernment du Burundi ne se bat pas contre le Cnared, mais contre la France et la Belgique.

Mot d’ordre: résister, résister, résister.

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT SUITE A L’ADOPTION RESOL. 2303 UNSC

 

REPUBLIQUE DU BURUNDI

 

 

SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT

 

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT SUITE A L’ADOPTION PAR LE CONSEIL DE SECURITE DE LA RESOLUTION 2303 DU 28 JUILLET 2016

  1. En date du 29 juillet 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté sans consensus, la Résolution 2303 autorisant le déploiement de 228 policiers Onusiens au Burundi, sur base d’une proposition formulée par la France.
  2. Le Gouvernement du Burundi s’étonne de la voie de précipitation empruntée par le Conseil de Sécurité pour adopter une Résolution aussi grave de conséquence parce que constituant un précédent pour les autres pays du moment que le Burundi le premier concerné n’a pas été consulté conformément aux usages. Par ailleurs, certains membres du Conseil de Sécurité dont un membre permanent ont soulevé séance tenante ce déficit.

 

  1. Pourtant, la position du Burundi sur la question a été communiquée à temps par le canal diplomatique habituel, mais curieusement n’a pas été tenue en compte dans le document final de la France, pays initiateur du projet.
  2. Concernant l’envoi de cette force policière, le Gouvernement du Burundi rappelle au Conseil de Sécurité que de part le principe, toute résolution adoptée dans le cadre du chapitre 6 de la charte des Nations Unies doit avoir impérativement le consentement du pays concerné, ce qui n’a malheureusement pas été le cas.
  3. Par voie de conséquence le Gouvernement du Burundi rejette toute disposition de la résolution en rapport avec l’envoi d’une force quelconque sur son territoire, en violation des règles élémentaires régissant la famille des Nations unies et surtout violant la souveraineté de son territoire.

 

  1. S’il est vrai qu’au départ, il ya plus de six mois, le Gouvernement du Burundi était d’accord pour le déploiement d’une équipe de quelque 20 à 50 policiers non armés pour renforcer les capacités de la police burundaise dans la lutte contre le terrorisme, actuellement cette hypothèse n’a plus de raison d’être et donc à reconsidérer, car les forces de défense et de sécurité maîtrisent parfaitement la situation à l’intérieur de tout le territoire national.

Toutefois, les 200 observateurs et experts militaires de l’Union Africaine que le Gouvernement a acceptés restent les bienvenus, il ne reste plus que la finalisation du mémorandum d’entente pour leur déploiement.

 

  1. Et si le besoin d’une autre force extérieure persiste, le Gouvernement du Burundi invite le Conseil de Sécurité des Nations Unies de la déployer au Rwanda dans les sites de recrutement et d’entrainement des éléments qui viennent perturber la sécurité au Burundi. Les rapports existants et qui se trouvent devant le Conseil de sécurité des Nations Unies précisent bien leur localisation et leurs activités subversives.

 

  1. Toutefois, le Gouvernement du Burundi réitère toute sa disponibilité à coopérer avec l’ONU pour toutes les questions concernant la paix, la sécurité, les droits de l’homme et le développement, mais dans le strict respect du sacro saint principe de la souveraineté consacré par la charte des Nations Unies.

 

  1. Concernant le respect et les garanties des droits de l’homme, le Gouvernement rappelle que sa coopération avec le haut commissariat des Nations Unies des Droit de l’homme est une évidence, en témoigne les différentes missions des experts des Nations Unies en la matière au Burundi, ainsi que la mise en place des mécanismes intérieurs par le Gouvernement notamment la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNDIH) actuellement à pied d’œuvre en étroite collaboration avec l’Office du Haut Commissaire des Droits de l’Homme au Burundi.

 

  1. Pour ce qui concerne le dialogue interburundais, le Gouvernement se félicite des progrès notables réalisés tant sur son volet intérieur qu’extérieur. Il apprécie et soutient le travail accompli par la facilitation conduite par S.E.William Benjamin Mkapa institué par la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est et considère qu’aucune immixtion ou interférence extérieures dans ses travaux ne devraient être tolérées au risque de compromettre sa mission et mettre à mal le mandat lui conféré par les pays de l’EAC.

 

  1. Concernant toujours, le déploiement des policiers onusiens, il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une première tentative d’imposer arbitrairement l’envoi d’une force étrangère au Burundi. On se souviendra en effet, qu’en date du 17 décembre 2015 au lendemain de l’attaque menée par des éléments terroristes sur trois camps militaires de la capitale Bujumbura et sur un autre camp situé non loin de là le 11 décembre 2015, la Commission de l’Union Africaine avait proposé, sur insistance de certains pays de l’Union Européenne notamment la Belgique, l’envoi d’une force étrangère de 5.000 hommes « MAPROBU » soit disant pour protéger les Burundais, et ce sans avoir consulté le Gouvernement ni visité le pays pour se rendre compte de la nécessité d’une telle initiative.

 

  1. Devant cette menace, le peuple burundais s’est levé comme un seul homme pour décrier une proposition aussi humiliante pour un pays souverain. La population n’a pas caché non plus sa détermination à défendre l’indépendance chèrement acquise de leur pays, et, fort heureusement, le Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine a rejeté cette proposition.

Pour sa part, le Gouvernement du Burundi avait été clair dans son communiqué du 18 janvier 2016 au point 8 al. 2, que la population burundaise ne voyait ni l’opportunité, ni la nécessité et encore moins l’intérêt de l’arrivée sur son sol des troupes étrangères du genre MINUAR ou Opération TURQUOISE initiée par la France au Rwanda en 1994 et dont l’efficacité n’a pas été du tout salutaire pour la population rwandaise. Le monde entier connait la suite dramatique, avec le génocide qui s’est déroulé durant cette opération aussi malheureuse qu’inopportune.

 

  1. Il devient dès lors moralement inacceptable que la France cherche à exporter l’expérience du génocide rwandais vers Burundi au moment où le dossier de ses probables responsabilités dans cette tragédie n’est pas encore vidé ni le contentieux avec le Rwanda clôturé.

Il est donc hors question que le Burundi accepte de payer les frais de la réconciliation entre ces deux pays par le sacrifice de sa population. Pour sa part, le peuple burundais, déjà averti par l’expérience douloureuse de son passé n’acceptera jamais qu’un génocide se commette sur son territoire.

 

  1. En proposant l’envoi d’une force policière au Burundi, la France qui prend le témoin de la Belgique, la première à avoir lancé l’idée mais qui commence à s’effacer à cause de son passé colonial embarrassant au Burundi, semble ignorer l’évolution très satisfaisante de la situation sécuritaire du pays, n’eut été l’incursion sporadique des éléments terroristes en provenance des camps de réfugiés au Rwanda où ils reçoivent des formations et entrainements militaires en vue d’attaquer le Burundi.
  2. Le déploiement d’une telle force n’aurait d’autres visées comme ce fut le cas au Rwanda de 1994, que de celles de, non seulement diviser le peuple burundais, mais également de saper la cohésion de ses forces de défense et de sécurité, héritage des Accords de Paix d’Arusha ainsi que des autres accords de cessez le feu conclus entre les Burundais.

Le Gouvernement du Burundi rappelle à la Communauté Internationale et particulièrement au Conseil de Sécurité des Nations Unies, que c’est grâce à cette cohésion que jusqu’à présent toutes les tentatives de déstabilisation des institutions démocratiquement élues se sont toujours soldées par des échecs, et que le déploiement d’une force étrangère ne vise qu’à préparer la base arrière des éléments terroristes actuellement mis en déroute.

 

  1. Par ailleurs, l’adoption de la résolution unilatérale d’envoi des policiers au Burundi ne fait qu’encourager les entreprises déstabilisatrices des groupes terroristes. En effet, on ne peut pas parler de coïncidence du moment que dès l’annonce de l’adoption de ladite résolution, les forces de sécurité ont mis la main sur un groupe d’une cinquantaine de terroristes avec armes et tenues militaires et policières à Rumonge au sud du pays dont des élèves encore à l’école secondaire, et qui reconnaissent être rentrés de formation militaire au Rwanda en vue d’attaquer et perturber la paix au Burundi.

 

  1. Cette prise vient s’ajouter à beaucoup d’autres actions menées par les forces de défense et de sécurité burundaises dans le cadre du désarmement de la population civile, avec pour résultat le retour de la sécurité sur tout le territoire nationale, y compris dans les quartiers insurrectionnels où la vie au quotidien est actuellement redevenue normale.

Il convient de souligner que cette maîtrise de la situation est le fruit du travail louable des forces de défense et de sécurité sans le concours ni un coup de main d’aucun élément d’une force étrangère.

 

  1. Concernant l’action déstabilisatrice du Rwanda dans la situation sécuritaire burundaise, le Gouvernement a toujours mis à la disposition des diplomates accrédités à Bujumbura, de l’opinion publique tant nationale qu’internationale, les éléments de preuve chaque fois que des groupes de malfaiteurs venus de ce pays étaient capturés par les forces de sécurité burundaises.

Et la France qui dispose d’une représentation diplomatique très active à Bujumbura doit être au courant, sans nul doute que son ambassade transmet régulièrement ses rapports sur les faits à son gouvernement. Par ailleurs, les Nations Unies sont déjà saisies de cette action déstabilisatrice du Rwanda envers le Burundi, et l’opinion s’interroge pourquoi la proposition d’envoi des policiers n’a pas été dirigé vers ce pays le Rwanda, pour surveiller les lieux et places de recrutement et d’entrainement des éléments terroristes qui perturbent la sécurité au Burundi.

 

  1. Le Gouvernement du Burundi voudrait profiter de l’occasion pour rappeler au Conseil de Sécurité, que sur une période de 33 ans (de 1962 à 1995), période caractérisée par des violences et massacres à caractère génocidaires avec plus d’un demi-million de victimes, il n’y a eu que seulement deux(2) Résolutions des Nations Unies sur le Burundi :(Rés. 173 du 26 juillet 1962 et le Rés.1012 de 1995 la première reconnaissant le Burundi comme Etat membre des Nations Unies, la seconde demandant de faire la lumière sur les violences qui avaient suivi l’assassinat du premier Président démocratiquement élu dans l’histoire du Burundi, Melchior NDADAYE.

 

De 2005 à 2016, c’est à dire depuis la période où le Burundi est dirigé par des institutions démocratiquement élues, 16 Résolutions dont 3 pour la seule période de 2015-2016 ont été adoptées par le Conseil de Sécurité sur le Burundi.

Les Burundais s’interrogent toujours sur les causes du silence de la part des Nations Unies, qui a couvert la première période et l’activisme excessif observé durant la période actuelle.

 

  1. Le Gouvernement du Burundi demande donc au Secrétaire Général des Nations Unies de se pencher personnellement sur les raisons profondes qui poussent certains états, particulièrement la France et la Belgique à s’acharner constamment sur le Burundi parmi les pays qui composent la famille des Nations unies.

 

Pour sa part, le Gouvernement du Burundi est convaincu que cette mobilisation subite des pays impliqués profondément dans les horreurs du passé burundais à cause de leurs relations historiques cherchent à bloquer les travaux de la Commission Vérité-Réconciliation actuellement en phase cruciale de récolte des dépositions des témoignages des victimes des tragédies concernées par les périodes ci-dessus évoquées.

 

  1. Pour terminer, le Gouvernement demande au peuple burundais et particulièrement aux membres des corps de défense et de sécurité de rester vigilants, unis et soudés devant cette nouvelle menace à l’Unité et à l’Indépendance du Burundi durement acquise. La population est appelée à ne pas se laisser distraire et à s’atteler davantage aux travaux de développement et de lutter contre la pauvreté, le véritable ennemi.

Bujumbura, 02Août 2016

 

Le Secrétaire  Général du Gouvernement et

Porte Parole du Gouvernement,

 

Philippe NZOBONARIBA.-

CAMPAGNE EHONTEE CONTRE LE BURUNDI: ONU, TORTURE, JOURNALISTES

indip2 010TOUT CE VACARME DE HOLLANDE, POUR FAIRE LES BEAUX YEUX AU RWANDA

 

Ce sont des  feux croisés contre le Burundi, orchestrés simultanément par les agences de l’ONU, les ONG et les corporations des métiers comme Reporters Sans Frontières, contre un Burundi, qui sommes toutes n’étant pas une superpuissance, risque de croire qu’il le Nombril du Monde !

Début juillet, HRW faisait du tapage sur les VIOLS de femmes et filles, après avoir interrogé des réfugiés en Tanzanie. Mais le pot-aux-roses, c’est que dans les camps de réfugiés burundais au Rwanda, on enregistrait 52 naissances par semaine suite aux viols de masse de nos concitoyens, qui s’étaient exilés suite aux rumeurs propagés par Kagame et la Radio RPA de Alexis Sinduhije. Hrw voulait-il créer une couverture préventive de ces crimes en en exaltant d’autres imaginaires ?

Toujours au mois de juillet, la Ministre de la Justice Kanyana a dû faire face à la Commission ONU contre la Torture, où elle a trouvé que le rapport de l’Etat avait été remplacé par les plaintes  mensongères de la soi-disante « Société Civile ». Elle a été obligée de demander du temps pour étudier ces nouveaux documents tandis que les ennemis habituels disent que le Burundi a tourné le dos aux questions.

Le dernier épisode est le forcing du nouvel ambassadeur de France aux N.U, Delattre, pour obtenir unvote du  Conseil de Sécurité, alors que le Burundi avait clairement fait connaitre sa position. Il en a résulté une résolution, la 2303, pour l’envoi de 228 policiers au Burundi, que le Burundi rejette complètement. Le Burundi en effet n’en a pas besoin. Il en a en suffisance. D’ailleurs c’est la même France qui a fait plier bagages aux policiers burundais de RCA, sa zone d’influence; ils sont rentrés tête haute, n’ayant jamais commis de crime comme par contre les français et les rwandais ont fait.

Enfin, une campagne rampante est en train d’etre élaborée autour des journalistes. Il y a dix jours disparaissait un journaste free-lance, Jean Bigirimana. Le même jour, les médias proches de l’opposition radicale écrivaient que Jean s’était dirigé vers Bugarama vers midi, et qu’il avait été arrêté par le SNR en présence de la population, donc des témoins. Et pourtant, les forces de sécurité ont dementi être mêlées à cette affaire. Il y a trois jours, un journaliste burundais établi en Ouganda, Boaz Ntaconayigize,  « aurait » été poignardé par 4 hommes pendant la nuit à 9H du soir. On voit des pansements, on ne sait pas s’il est réellement blessé, vu le mensonge et les montages auxquels ils nous ont habitués. Tout de même on se pose la question du comment il a survécu à l’attaque de 4 hommes armés, et reporter seulement deux petites blessures comme il il raconte. A notre avis, c’est un montage de plus, pour apporter l’eau au moulin de la campagne de calomnie contre le Burundi. Les médias internationaux  se sont saisis de son cas, et RSF pour accuser le Burundi. Il rappelle l’autre journaliste correspondant de RFI qui disait avoir été blessé lors de l’assassinat de Feruzi à Ngagara, mais dont on n’a jamais constaté les blessures; un montage aussi. Ce 3 août, la RFI remettait sur le plateau Esdras, pour raconter son odysée, quand on l’a arrêté sur la scène du crime après l’assassinat du Général Adolphe le 2/8/2015.

Le gouvernement dans son communiqué rejettant la résolution 2303 a indiqué clairement la cause de cette nouvelle campagne: la France qui veut normaliser ses relations avec le Rwanda; et donc, c’est le Rwanda qui demande à la France d’exercer les pressions sur le Burundi.

En général, dans le modus agendi du passé, une telle campagne mensongère prépare une attaque armée, puisqu’elle sert à faire accepter à l’opinion occidentale la justesse de l’intervention militaire. Mais le calme avec lequel notre peuple amortit toutes ces attaques désoriente l’agresseur. Le Burundi plie mais ne rompt pas.

 

 

 

02 08 2016 SE SOUVENIR DU LION DE KAMENGE

.facebook_1440403463505Les lions sont craints pour leur rugissement, et pour leur force.  Adolphe, un fils de réfugié de 1972 au Rwanda, avait acquis tous les deux, et décida de mettre ces qualités au service de son peuple opprimé. Il devint le lion de Kamenge, quand le premier, en compagnie d’un certain Savimbi, il commença à faire siffler les balles contre les « bikomagu », gardiens de la caste hima, qui venaient de décapiter la démocratie en 1993.

Le Général Adolphe ne rugissait pas pour faire peur mais il rugissait avec son coeur. (quelqu’un se souvient-il d’avoir été maltraité par Adolphe ?). Il savait aimer, passionnément, dans tous les sens du terme; surtout il aimait son peuple. Il descendait souvent dans les cabarets des gens, sans escorte, dans la populaire et grouillante Kamenge, s’asseyait, buvait et conversait.  En toute discrétion il avait construit un hopital pour ses gens, pour élever leur niveau de santé. Mais il veillait chaque jour pour que le combat de sa vie ne soit pas réduit à néant, vu que ses anciens ennemis (devenus adversaires), étaient toujours là. Le 02/08/2015, à 8H30,  ces derniers prirent la revanche, par trahison. En effet, le Général Adolphe, dans sa bonté de coeur, avait signé un pacte d’amitié avec le colonnel Bikomagu, qui commandait l’armée monnoethnique hima pendant l’ affrontement décennal.  Ils s’étaient réconciliés, avaient échangé des cadeaux de vaches… mais à la première occasion, le Général Adolphe a été abattu, sans pitié.

Nous rendons hommage à notre héros, issu du petit peuple, qui a été immortalisé par cet ignoble assassinat. Puisse les générations futures s’en inspirer pour résister à tout nouvel asservissement.