BELGIQUE – BURUNDI: 100 ANS DE BAS COUPS

 

En l’année 1917, une peuplade barbare dite belge, mi-wallon mi-flamande, mi-figue mi-raisin, incapable de se gouverner toute seule au point d’aller chercher le roi à l’étranger, a commencé à occuper le Burundi, après avoir chassé les colons allemands par l’intermédiaire des tirailleurs congolais. Cent ans qui ont bouleversé notre pays le Burundi dans tous les domaines. Dans l’aire scientifique, le Burundi avait ses ingénieurs métallurgistes, qui roulaient l’industrie de l’armement (icumu, ikimito,inkota, imyampi) au point que chaque citoyen mâle était à tous les effets un soldat réserviste à disposition du roi pour la défense  du territoire. Les mêmes entrepreneurs fournissaient aussi du matériel agricole (isuka, umuhoro, inyabuhoro)  et les instruments domestiques (uruhindu, urutakare, urushinge, imbugita, intsinga, ishoka). Cette industrie, au lieu d’être améliorée, fut complètement anéantie au profit des produits importés de Belgique, et nos scientifiques disparurent. Un grand drame.

La grande dévastation s’observe dans le domaine politique. Le Royaume du Burundi avait tissé un équilibre politique et social sans égal. Mais la Belgique voulut façonner le Burundi à son image de pays schizophrène, où les wallons et les flamands se sont toujours affrontés. Alors il inventa de toutes pièces la hiérarchie des ethnies, qui fut appliquée dans les nominations aux postes de gouvernement par le Résident, mais aussi malheureusement dans le recrutement des enfants qui devaient fréquenter l’école, par l’Eglise qui en avait le mandat, principalement par le très zélé Monseigneur Classe. Ainsi, les Hutu furent éloignés des fonctions de gouvernement, et l’avenir de leurs enfants  hypothéqué parce que les belges leur avaient barré l’accès au savoir. Cette semence de haine germera, grandira, puis deviendra le grand arbre aux fruits rouge écarlate, desquels coulent des fleuves de sang de burundais, de 1962 à nos jours.

La Belgique, petite de taille, fut aussi petite d’idées. Tandis que l’Angleterre tissait des liens civils avec ses anciennes colonies indépendantes, en favorisant leur développement et la paix (Kenya, Tanzanie, Nigeria, Ghana), la Belgique se mit à égorger l’un après l’autre les pères de l’indépendance (Lumumba, Rwagasore). Il continua à semer la zizanie, allant jusqu’à financer le génocide contre les Hutu de 1972. Pour boire la coupe jusqu’à la lie, la Belgique non seulement  ne s’est pas éloignée d’un centimètre  de ses erreurs d’il y a cent ans, mais elle persévère dans la persécution du peuple burundais, d’un gouvernement où tout le monde est représenté ; elle  s’est pétrifiée dans l’utopie hitlérienne de la race pure, arienne ou assimilée, qui doit gouverner, malgré les ravages qu’elle a causés en Occident, et particulièrement en Belgique. Le Président Pierre Nkurunziza est victime de la myopie de ce petit pays, ou plutôt des quelques ogres qui y habitent comme Louis Michel et ses tentacules dont la marionnette d’ébène, Cécile Kyenge.

La désorganisation de la RDC, l’acharnement sans vergogne de la Belgique contre le Burundi (elle se cache derrière l’UE, et se fait représenter à l’ONU par la France) démontrent amplement la nuisance de ce pays, et son inutilité dans les rapports entre nos pays. L’Angleterre a laissé des chemins de fer et des industries, la Belgique a laissé derrière elle la brousse et les pleurs.  La grandeur d’un seigneur se reconnait par la tenue de  ses valets. La Belgique a été un  colonisateur misérable ; misérable il le reste cent ans après.

ETUDIANTS HUTU, N’ALLEZ PAS AU RENDEZ-VOUS DE LA POILISSIME STUPIDITE

Je vous écris chers jeunes frères et soeurs, étudiants HUTU, non pour discriminer les autres, mais parce que c’est vous qui en avez besoin. En effet, là où les TUTSI  voient un cube, les HUTU n’y voient que le carré, et là où il y a un cône, ils n’y voient que le triangle; raison pour laquelle, de bonne foi, les Hutu sont toujours tombés dans des pièges tendus par les Hima, et y ont laissé leur vie en masse. Ce n’est pas de leur faute, le problème est en amont. Ceux qui pouvaient vous guider ou vous conseiller ont été périodiquement assassinés. Avant donc d’entamer votre « poilissime » mais stupide grève, écoutez-moi d’abord.

  1. Les dirigeants HIMA (Micombero, Bagaza et Buyoya) ont toujours travaillé dur pour empêcher les Hutu d’étudier. Micombero fit la table rase en 1972, en exterminant quiconque savait lire parmi les Hutu. Dans la foulée il se débarassa aussi de certains tutsi intellectuels du Nord, comme le célèbre Amédée Kabugugu.  Bagaza, arrivé au pouvoir en 1976, a construit des routes, des barrages, mais pas d’écoles! Raison ? Il ne voulait pas que les Hutu étudient. Il institua le système des « i – u » au concours national, pour extirper du système scolaire tous les Hutu. C’est l’époque où des élèves iper-intelligents doublaient en 6° jusqu’à 10 fois. Dans tous les établissements scolaires du pays grouillaient les élèves de Bururi, les uns plus cancres que les autres, mais ils étaient là. Au lieu de construire des écoles, Bagaza confisqua celles tenues par les Confessions religieuses, pour en chasser le peu de Hutu qui pouvaient s’y nicher et libérer l’espace pour les siens.  En effet, tous les deux ans, les services du régime organisaient des troubles imaginaires dans les écoles, qui faisaient fuir le peu de Hutu qui avaient réussi à passer à travers le tamis. Buyoya I° s’est illustré à peine arrivé au pouvoir par la ré-édition du genocide de 1972, qui devait commencer cette fois, non par Vyanda (Bururi), mais par Marangara (Ngozi). Pendant le mois d’août 1988, beaucoup d’intellectuels Hutu (outre les paysans de Ntega-Marangara) ont été assassinés. L’abattoir se trouvait à Kirundo. N’eût été la lettre des Signataires étudiant à l’Université, qui a alerté les Ambassades, aucun Hutu n’aurait survécu, comme en 1972.  Buyoya II°, après avoir fait assassiner Ndadaye, a maintenu le Burundi dans un climat d’insécurité prolongé jusqu’en 2005. Il a fait assassiner tous les agronomes Hutu, qui avaient fait la campagne pour Ndadaye, et beacoup d’enseignants. Les étudiants universitaires et du secondaire ont été massacrés (exemple 1995), d’autres ont fui vers les pays voisins (RDC-Uvira, Tanzanie, Cameroun).
2.NKURUNZIZA et LA POLITIQUE SCOLAIRE
Ce n’est pas par hasard si le Président Pierre Nkurunziza, avant de construire ponts  et chaussées, s’est jeté corps et âme dans la construction des écoles. La population a besoin de la formation, comme elle a besoin de nourriture. La vérité est que les Hutu, depuis 1972 mourraient de faim de la connaissance, parce que discriminés. La Libération en définitive ne se trouve pas au bout du fusil, comme disait Mao Tsé Tung, mais au bout de la plume.
La multiplication des écoles a naturellement augmenté la population scolaire. Quand les Tutsi étaient seuls à fréquenter l’Université, ils étaient 1500; maintenant il y en a 15.000. Les conditions de vie ne peuvent pas rester les mêmes dans les deux situations. Nous abordons la question de la bourse.
Les autres pays africains ne donnent pas de bourse, encore moins les pays européens ou les USA. Ce sont les parents qui doivent se débrouiller. Ceux qui ont vécu au Caméroun en sont témoins.
La décision d’instituer le « prêt-bourse » est une mesure salutaire pour les étudiants et surtout pour les parents pauvres, qui ne devront pas vendre leur lopin de terre pour faire étudier leur fils. Déjà des milliers d’étudiants fréquentent les écoles et universités privées, en payant de leur poche, et ils ne se plaignent pas. Chers étudiants, étudiez d’abord; profitez de cette faveur; puis dans le futur, on verra !
3. LA GREVE: UN NOUVEAU PIEGE
Etudiants Hutu, les quelques extrémistes Hima qui ont égorgé vos pères ou grands-pères ne sont pas du tout contents que vous soyez sur les bancs de l’école. Ils feront tout pour vous distraire, et en definitive ils vous empêchont d’étudier, comme ont fait Micombero, Bagaza et Buyoya. Et vous dans votre naiveté, au lieu de prendre les bouchées doubles tant que vous en avez l’occasion, vous allez grever. C’est justement ce que vos ennemis voulaient. En grevant vous mettez en difficulté le Président Nkurunziza, qui a tout fait pour que l’injustice scolaire du passé soit réparée pour tous les enfants du Burundi sans exception, en donnant à tous l’accès à l’Ecole.  Vos grèves vont renforcer Buyoya et ses acolytes; soyez certains que si ces criminels revenaient, vos tetes tomberaient, et pour les plus chanceux, vous devriez de nouveau vous échapper dans les pays voisins. Vos ennemis ne vous appellent-ils pas IMBONERAKURE ? Reka gucira inkonda.

BUYOYA, SES HUTU, ET LA STRATEGIE DU SERPENT A SONNAILLE

                        

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Un internaute à l’intelligence aigüe écrivait à peu près ceci : « Si l’opposition semble désordonnée et sans tête, c’est que la tête se cache ailleurs : Buyoya ».  Je me suis alors souvenu d’un documentaire de National Geographic, qui montrait comment le serpent à sonnaille attirait  ses proies : il s’enfonçait tout entier dans le sable, en laissant à découvert  le petit bout de queue semblable à un gros insecte. En l’agitant, les lézards s’approchaient  croyant avoir trouvé un repas facile, et en une fraction de seconde, le serpent se détendait, happait et commençait à engloutir ces aventuriers.

Buyoya est en effet le maitre d’orchestre de la crise que le Burundi  traverse, parce qu’il veut non seulement retourner au pouvoir, mais il veut restaurer l’ordre ancien, anti-Arusha, où tout le pouvoir était concentré dans les mains d’une seule province, et d’un sous-groupe ethnique,  les hima. Quand ses émissaires chantent qu’ils luttent pour l’Accord d’Arusha, c’est archifaux. C’est tout le contraire.  C’est en effet l’Accord d’Arusha qui est en train de couper l’herbe sous les pieds de l’oligarchie de Matana-Bururi, en redistribuant le pouvoir sur tout le territoire national et entre toutes les ethnies. Si Buyoya reprenait le pouvoir, l’Accord d’Arusha deviendrait un chiffon de papier, comme d’ailleurs a fait Kagame au Rwanda, car là aussi ils avaient signé l’Accord d’Arusha.

Et les Hutu, quel est leur rôle ? Si Ndadaye a laissé derrière lui une pépinière de millions de Ndadaye, forts, courageux, prêts au sacrifice pour le peuple burundais,  le lugubre Ngeze a fait aussi des émules. Le malheur de beaucoup de hutu vient de leur faiblesse en mathématique sociale. Ils sont en effet très forts en math au tableau, mais quand il s’agit de mesurer les situations, ils n’y arrivent pas. Permettez-moi d’utiliser une métaphore scolaire. Les Hutu  (en général) savent résoudre l’équation à une inconnue : ils apparaissent comme ils sont, et chaque situation est réellement comme elle se présente. Ils ne savent pas regarder au-delà. Même l’Evêque Ntamwana est tombé dans le piège avec sa sortie de « Sindumuja ».  Cela s’est vu au début de l’insurrection de 2015. Beaucoup de hutu s’y étaient engagés, croyant  qu’il s’agissait vraiment de la lutte contre le 3° Mandat, conditionnés par le grand lavage de cerveau opéré par la RPA. Mais beaucoup se sont réveillés tout d’un coup quand deux jeunes gens, un hutu et un tutsi transitant par Nyakabiga, furent cueillis par les insurgés . Le Hutu Léonidas fut brûlé vif dans les pneus, sur le champ;  le tutsi rentra allègrement chez lui. Ils comprirent alors que derrière la contestation du 3° Mandat, se cachait un autre plan secret, très pervers,  la chasse aux hutu, dénommés pour la cause, imbonerakure. Le coup d’Etat du 13 mai 2015 n’était pas du tout dirigé par Niyombare (il tremblait devant les micros!) mais par Cyrille Ndayikengurukiye et ses compères hima.  Le Hutu Niyombare jouait en 2015 le rôle exact  de Ngeze en 1993. Et  le cerveau des opérations était toujours  le même, BUYOYA , avec la tête enfouie dans le sable du Sahara.

Tandis que les tutsi (en général) de par l’éducation qu’ils reçoivent en famille grandissent avec une personnalité dédoublée  comme une valise à double fonds, et une tendance prononcée au mensonge (je dirais qu’ils savent résoudre une équation à deux inconnues, socialement parlant), les hutu  parfois ne se réfèrent même pas à l’expérience de leur passé pour surmonter les obstacles futurs. Tenez par exemple ces Hutu gros et gras, qui paissent  la tête baissée comme des vaches dans les prairies du Canada, des USA ou de Hollande . La plupart sont partis du Burundi en zigzagant à travers le sifflement des balles, poursuivis par…BUYOYA !!! A regarder de près, certains auraient même des oreilles trouées ! Ces Hutu gros et gras dont l’horizon du monde se limite à la rondeur de leur ventre, vous les verrez avec des pancartes, en manifestation contre un certain mandat, sans se rendre compte le moins du monde, que les Sindumuja  avec lesquels ils marchent, sont  la petite queue qu’agite le serpent à sonnaille, BUYOYA, pour les attraper et les phagocyter.  Abakecuru duhendwa tubona, ego mama duhendwa tubona… C’est le cas de constater avec amertume que pour les Hutu,  l’expérience est une lampe fixée au dos, qui n’illumine que le passé, pas le futur.  Les Hutu, parce qu’inconscients, nonchalants, irresponsables, constituent  la force que l’ennemi a toujours utilisée pour les décimer. Il est presque vrai ce ricanement cynique des génocidaires : « les Hutu se tuent eux-mêmes ». Dans les diverses attaques des bandes à Sinduhije – une autre queue à Buyoya –  le gros des effectifs sont des ignorants jeunes hutu, qui ont été happés et introduits dans la rébellion  parce que personne ne les avaient  avertis du danger. Tandis que les jeunes tutsi y vont en sachant exactement ce qu’il vont faire : « gufata igihugu » (prendre le pouvoir).

Je ne peux pas oublier les Hutu du CNARED, qui eux aussi, sans le savoir, ont vécu une mésaventure mégagalactique. En coopérant avec Niyombare,  ils ne se rendaient pas compte qu’ils constituaient un buisson où Buyoya allait se cacher pour mieux manœuvrer son coup d’Etat. Leur inconscience réside dans le fait qu’ils se sont embarqués dans un bus voulant aller à Muyinga, mais le chauffeur avait l’ordre (de Buyoya) de les porter à Kigali, une destination qu’ils ne désiraient certainement pas. Ils ont été « contraints » de jouer le jeu de Buyoya, sous la haute surveillance de Kagame. Une bande de « Ngeze », au profit d’un seul homme : Buyoya. Celui-ci voulait qu’on parle de génocide (inexistant), ils se sont mis à annoncer un génocide !  Il leur dit de braire, ils braient ; il leur dit de rugir, ils rugissent ; il leur dit de rire, ils rient.  Des marionnettes.  L’ex président Ntibantunganya, profitant de son séjour en Belgique a décidé de sortir de cette caravane de  comédie bohémienne, où Buyoya traite ces  Hutu du Cnared comme des animaux de cirque. Naturellement, puisque certains sont des PhD, ils vous diront qu’ils y voient très clair. Mais je le répète, comme certains de nos pères, ils ne savent pas résoudre une équation à deux inconnues. Si ces Hutu inconscients faussaient  compagnie à Buyoya, il ne ferait plus de dégâts. Mais  entre temps, la tête et le corps toujours  enfouis dans le sable, le Serpent à sonnaille  continue à agiter sa petite queue Sindumuja, et à moissonner  des victimes. Buyoya est l’unique personne qui tire les ficelles de l’Occident, parce qu’il a accepté d’être leur serviteur fidèle. C’est lui qui empêche le payement de nos militaires en Somalie, le maitre d’oeuvre des sanctions de l’UE, dans l’espoir de voir l’état s’écrouler et reprendre le pouvoir. Toutefois, grâce aux millions de Ndadaye, il risque d’attendre encore longtemps.

 

 

 

LA BRIQUE EST MOTEUR DE L’ECONOMIE: PERMETTEZ-NOUS DE CONSTRUIRE

bujumbura_1Maintenant que l’ouragan 2015 semble nous avoir dépassés et laissés en vie, nous pensons à réparer et pourquoi pas à construire, pour redynamiser notre pays le Burundi. D’après les expériences accumulées dans l’histoire, surtout à partir de 1929, quand l’économie d’un pays tend à vaciller, il faut lancer les infrastructures (routes, ponts…). Il faut aussi  faciliter la construction des immeubles. On dit souvent que la brique (maisons) et l’or, sont les biens refuges, quand la monnaie tend à perdre sa valeur.

Au Burundi, le secteur des constructions est rendu très difficile par une bureaucratie lente, qui fait perdre un temps précieux aux constructeurs, et donc qui bloque le flux de l’argent en circulation, avec des dommages pour les vendeurs de matériaux, pour les maçons qui ne peuvent pas travailler, etc. Il est à noter aussi que beaucoup de burundais expatriés ont pu acquérir quelque parcelle, mais ne pouvant pas construire, ils n’amènent pas leur argent dans le circuit national. Une perte à 360°. Les  clients de SIP et de ECOSAT attendent parfois plus de trois ans après avoir payé les frais de viabilisation, mais ne voient même pas le bout de leur parcelle.

Nous recommandons donc  aux responsables d’agir pour le bien de la nation, pour donner un coup de pouce à l’économie du pays. Quand la population peut gagner de l’argent, elle est plus contente, et elle est plus gouvernable.

L’édification des maisons est aussi un signe d’optimisme et de foi en l’avenir du pays, raison pour laquelle le gouvernement devrait veiller à la célérité de l’attribution des lots à construire, et à la construction effective des maisons dans les espaces alloués. Sans oublier naturellement de contrôler l’esthétique générale des immeubles pour créer une ville, belle pour les yeux et où il fait bon vivre.

 

BURUNDI: LEADERSHIP ET GRAND FLAIR POLITIQUE

 

 

Au moment où le Burundi, tel un poisson futé,  jongle adroitement dans la mare aux requins, entre les mandibules de ces fauves affamés, l’on ne peut que s’incliner devant la maitrise de sa politique et de sa vision, qui vont au-delà de ses frontières.

Le Burundi a démontré un grand leadership au long de ces dernières années. J’entends par leadership cette capacité de lancer une idée juste en premier, de la suivre, et de susciter des disciples après toi, convaincus de la bonté de ta démarche.

Le premier acte de leadership et signe de grand flair politique fut la visite du Ministre des Affaires Etrangères  Augustin Nsanze à Téhéran, alors que les USA et l’UE  tentaient d’empêcher le Burundi de nouer les relations diplomatiques avec l’Iran. Ce fut un acte de courage. Deux ans après, les USA elles-mêmes rétablirent leur relations diplomatiques  avec ce pays, et l’Europe suivit.

La deuxième démarche que nous connaissons tous c’est le retrait de la Cour Pénale internationale. D’autres pays qui le souhaitaient mais qui n’osaient pas ont attendu de voir si le Burundi serait foudroyé à cause de ce retrait, mais rien  n’est  arrivé ;  alors ils lui ont emboité le pas.

Le troisième signe qui corrobore cette capacité du Burundi au leadership international est le choix décisif de s’allier avec la Russie. Beaucoup d’analystes pensaient que le Burundi s’était fourvoyé en s’appuyant plus sur ce pays plutôt que sur les USA. On craignait que le Burundi ne devienne un terrain de lutte entre les blocs est et ouest. Mais le flair politique burundais, très développé a anticipé les temps. En effet, le président-élu des USA Donald Trump a décidé de s’allier lui aussi avec la Russie, pour une meilleure paix dans le monde. Encore une fois, le Burundi a devancé l’Amérique.

La résistance à l’Europe et aux USA semblait condamner le Burundi à la mort subite. La peur qu’aurait pu susciter  tous ces cris stridents des pays occidentaux, qui sortaient comme de la gueule des grands dinosaures paléontologiques, pouvait dissuader les âmes puériles de continuer l’avancée. Mais dans le cas du Burundi, avec son président aguerri par les années du maquis, ce fut le contraire. La liberté ou rien. La souffrance de l’enfantement de la souveraineté, il y en a eu et il y en aura, mais elle n’est pas supérieure aux douleurs dues à l’oppression et au dédain de l’Occident. Certains pays africains, qui avaient jusque là tenu un comportement de soumission et de peur révérencielles envers leurs anciens colonisateurs, se dégèlent; par exemple le Tchad appelle ouvertement les autres pays à lâcher le Franc CFA.

Enfin, certains pays commencent à copier les pratiques intérieures du Burundi, comme les travaux communautaires en RDC. Il n’est nul doute que le système politique de partage du pouvoir entre les ethnies finira aussi par  se propager  dans toute l’Afrique.

En conclusion, le Burundi petit de taille mais grand d’idées et de personnalité, se mérite à juste titre l’appellation de Cœur de l’Afrique. Pourquoi pas aussi son futur cerveau ?

LE BEAU, LA BELLE ET LA BETE

 

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Le Beau Burundi, son Lac et sa capitale.
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Belles burundaises

Il est des situations du monde antique qui  s’imbriquent si parfaitement dans celles du présent qu’elles semblent justifier la théorie cyclique de l’histoire. Nous sommes tombés par hasard sur un récit succulent relaté dans la Bible (le livre le plus édité et le plus lu au monde), qui nous a fait sursauter, vue la situation de notre pays le Burundi. Il s’agit des mésaventures d’une très jolie femme, Suzanne (Livre de Daniel, chap. 13-14) dont  de puissants vieillards voulaient abuser et qui a dit NON. La conséquence immédiate est que ces vieux juges ont concocté un plan pour l’éliminer, en produisant un RAPPORT  tissé de faux témoignages. Que disait ce rapport ? Que eux, les vieux,  l’avaient surprise en train de s’offrir à un jeune homme, dans le jardin. Et la Cour a condamné la pauvre dame. N’eût été l’intervention du jeune et clairvoyant Daniel, qui a demandé de vérifier les affirmations des vieillards, et les a confondus, parce qu’ils se sont contredits. La belle Suzanne fut sauvée et les vieillards exécutés.

Le Beau BURUNDI comme Suzanne  a à gérer une situation analogue. La Belgique, dans le rôle de la BETE, avec ses compères France et autres prédateurs, a usé de violences sur le Burundi depuis les années 1918, qui s’est prolongée après l’indépendance, jusqu’au jour où  notre pays cette fois-ci  a dit NON. Trop c’est trop.

La réaction de la BETE ne s’est pas fait attendre : organisation et financement des dissidents pour mener des attaques militaires contre le pays, désorganisation de la société à travers les manifestations violentes avec destruction des biens et des personnes, accusations saccadées et sans fondements à l’ONU, et enfin, la dernière trouvaille, un Rapport construit sur de faux témoignages, livrés par ceux-là mêmes qui avaient été embauchés par la Belgique et la France pour incendier la société burundaise. Cela est d’autant plus vrai que ce fameux « rapport » a filtré et éliminé toute trace des crimes et exactions que ces hordes d’agitateurs sous commission ont  perpétrés  d’une part (Léonidas, Jacqueline, les policiers séviciés ou tués),  et d’autre part il a mis sur le dos du gouvernement d’autres crimes imputables à eux, comme ces personnes assassinées, photographiées pour RFI et France24, puis jetées dans la rue. Dans ces troubles orchestrés par l’Occident, le Rwanda de Kagame a joué et joue encore  le rôle de sous traitant, fournissant personnel et autres appuis logistiques, sans oublier la propagande, pour que la BETE reste avec les mains propres.

Dans le droit pénal, les témoignages oraux doivent être vérifiés et corroborés par d’autres faits matériels, et s’il en est besoin, l’accusateur et l’accusé doivent être confrontés. La faiblesse du « rapport » de UN Human Rights est qu’il fait des énoncés dont il ne peut  démontrer la véracité. Affirmer que les maisons privées sont des lieux de torture… mais quelle maison exactement, et qui a été torturé, par qui, et quand ?

Il est clair que tous les pays confrontés à la criminalité ou à des rebellions ne peuvent pas éviter des cas de violations des DH. Les USA et  la France les violent aussi.  C’est l’acharnement de certains pays Occidentaux contre le Burundi qui ne se justifie pas, car, non seulement il n’est pas pire que les autres, mais le Beau [Burundi] est toujours meilleur que la Bête.

FRANCE ET BELGIQUE CHERCHENT DESESPEREMENT A COMMETTRE UN GENOCIDE AU BURUNDI

 

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Tutsi du Burundi manifestent contre UNHuman Rights et son rapport bidon 22/09/2016

Le Cnared, cheval de Troye de la Belgique et de la France au Burundi  est cliniquement mort, mais ces pays le maintiennent artificiellement en vie, attaché à leurs bombonnes à oxygène financières, pour l’agiter périodiquement comme menace contre le gouvernement du Burundi. Nous avons vu dernièrement comment les vestiges de ce mouvement ont été remis ensemble pour une semaine, nourris, réchauffés, mais sans résultats. Ce qui compte pour l’Europe, c’est de faire semblant d’avoir en mains un opposant redoutable, un obus prêt à être lancé.  En réalité, les membres du cnared sont des poupées emmanchées par quelque jongleur européen, qui les utilise au théâtre des marionnettes et au jeu des ombres pour effrayer Bujumbura.

C’est de là que nait cette absurde théorie du génocide des tutsi : une espèce de récitation dégoutante, répétitive à la nausée, comme les sons d’un disque abrasé. Bien entendu c’est la France et la Belgique qui récitent en agitant des doigts les membres du cnared. Toutefois, si le corps Cnared est mort, ses composants restent pleins de venin comme les dents de serpents ; ils ne sont pas passifs, tout au contraire. Ils coopèrent avec l’Europe, parce qu’ils veulent créer une espèce de symbiose, où l’un vivra en profitant de l’autre et viceversa. Pour y arriver, ils veulent EXTERMINER les populations qui vivent sur le territoire,Hutu et Tutsi, pour les substituer avec  des gens qui leur seront soumis, probablement d’origine rwandaise,  comme a fait Kagame entre 1990 et 1994. L’agitation du génocide des tutsi n’est pas inspirée par l’amour envers les tutsi, comme l’extrémisme islamique de Al Qaeda n’épargne pas les populations musulmanes ; au contraire, elles sont les premières victimes,  leurs nations sont devenues des cimetières, et les villes, des ruines.

Pourquoi donc cette nervosité et acharnement de la Belgique et de la France contre le Burundi, qu’elles n’ont même plus la pudeur de cacher ? Les raisons sont géopolitiques. Le Burundi est le dernier pied à terre que la Belgique et la France ont en Afrique Centrale, depuis que la RDC et le Rwanda sont devenus la chasse gardée des américains en 1994 et en 1996 à travers Kagame. Or, pour avoir au moins les miettes sur le festin minier congolais, il faut être assis dans les environs. Le Burundi précisément. On ne s’étonne donc pas que le président Hollande ait parcouru l’Afrique en 2015 à ne parler que du Burundi ; l’ambassadeur français à l’ONU qui n’a d’autre travail que de présenter des résolutions sur le Burundi ; la UN Human Rights de Génève, qui semble ne connaitre dans le monde que le Burundi, et produit des rapports mensongers en haute fréquence, sous la pression de la France et de la Belgique, dans lesquels elles (France et Belgique) disent « craindre un génocide », une litote pour dire en réalité  qu’elles  « souhaitent ardemment un génocide » au Burundi. C’est en fait l’unique voie que ces pays envisagent pour arriver à recoloniser le Burundi, puisqu’ils ont échoué avec la rue, le coup d’état et trois rébellions armées. A ces tentacules de la galaxie francobelge, nous ajoutons le journaliste de Deutsche Welle, Eric Topona (qui veut dire ‘gros rat’, isiha… izina ni ryo muntu) placé là expressément pour  concourir à la démolition de l’image du Burundi. Sans oublier RFI, France 24, Le Pays (du Burkina Faso).

Voilà donc le but de cette propagande sur le génocide relayé par le cnared et en particulier par l’aile Sinduhije, les Sindumuja : accéder au pouvoir avec l’aide de la France et de la Belgique pour servir les occidentaux, après avoir massacré les habitants du Burundi. C’est dans cette optique que les activistes de Sinduhije ont déjà dressé et publié des listes de personnes à abattre . C’est aussi le but des rapports bidons, invraisemblables, biaisés, produits par de faux experts des Nations Unis et de HRW, qui passent de beaux jours aux bords du lac Tanganyika en douce compagnie des membres de l’opposition radicale. Ils cherchent des prétextes pour désarçonner du pouvoir l’équipe actuelle, élue et soutenue par la population. Pour laver l’affront de leurs échecs, et arriver à leur fin,  A LA FRANCE ET A LA BELGIQUE, IL FAUT UN GENOCIDE. Nous ne le leur offrirons pas.

KAGAME VEUT-IL ANNEXER LE BURUNDI ?

indip2 005imagesQQWPJWR7Dans son dernier article « Rwanda Burundi: rivaux et indissociables », le Prof. Guichaoua fait remonter les tensions entre le Burundi et le Rwanda à 2013, quand le M23 est écrasé à l’Est du Congo. C’est  Kagame qui ouvre les hostilités, parce que ne pouvant plus s’élargir vers l’ouest comme il en avait toujours rêvé, il tente la direction Sud. En effet,  pendant ces dernières années Kabila a réorganisé l’armée, de telle sorte les conquêtes éclair comme celles de 1996 ne sont plus possibles. En plus, le peuple congolais de l’est a créé des guerrillas d’autodéfense, qui ne laissent pas passer facilement une armée d’invasion. Kagame s’est retrouvé encerclé, par la RDC, la Tanzanie (qui a défait le M23), et le Burundi qui a un système politique d’intégration ethnique.

La tentative de percée vers le sud est dictée par la conviction de Kagame que le Burundi a peur de lui. Ceux qui habitent près de la frontière ont assisté plusieurs fois aux débordements d’éléments de l’armée rwandaise qui entraient au Burundi, soit disant pour traquer les rebelles, et qui y restaient plusieurs jours, campés au Burundi (Kabarore). Kagame  a aussi tenté de susciter des querelles de frontière, cherchant la confrontation, mais les burundais ont  toujours répondu sagement, en confiant ce problème à des commissions d’études.

Kagame a donc entrepris depuis 2013 une oeuvre de destructuration du Burundi, pour le faire ressembler au Rwanda. Car le système politique burundais, basé sur un partage de pouvoir entre les hutu, les Tutsi et les Twa, est non seulement solide, mais il est de loin en avance sur la dictature monethnique tutsi rwandaise. Kagame a peur que les Burundais n’influencent la masse rwandaise opprimée, pour qu’elle réclame la démocratie. Le système de Kagame est schyzophrène, et boitant. En effet, Kagame (comme Bagaza en son temps) a interdit de parler d’ethnies, pour favoriser, dit-il,  la citoyenneté rwandaise (« ndumuryarwanda »), mais en même temps, la campagne de « génocide contre les tutsi » a continué de plus belle. Ce qui en définitive porte à la conclusion que  seules les ethnies Hutu et Twa, n’ont pas le droit d’être citées au Rwanda. Kagame leur a enlevé l’existence politique; effacées!

Kagame dès lors voudrait un Burundi semblable, où les Hutu et les Twa disparaitraient des radars, pour laisser tout l’espace aux tutsi. C’est cela le motif de ses menaces proférées contre le Burundi déjà en 2013: »S’il y a génocide contre les tutsi, j’interviendrai ». Toutefois, le système burundais étant bien solide, Kagame et ses commissionnaires (principalement Tutsi rwandais grandis au Burundi: Muhozi, Gakunzi, etc.) ont entrepris une campagne médiatique de déstabilisation, pour faire accepter un génocide inexisant et impossible, qui justifierait son intervention. C’est la raison de la campagne actuelle, télécommandée de l’extérieur, dernier recours après les échecs des attaques armées et du coup d’Etat de mai 2015. Les propagandistes antiBurundi ont un point commun: ils veulent faire lire l’hisoire du Burundi à travers le drame rwandais. Il n’y a qu’un pas quant à dire dans un proche avenir que le Burundi est le Rwanda.

En conclusion, Kagame veut-il annexer le Burundi, faute d’avoir eu le Kivu ?