ETUDIANTS HUTU, N’ALLEZ PAS AU RENDEZ-VOUS DE LA POILISSIME STUPIDITE

Je vous écris chers jeunes frères et soeurs, étudiants HUTU, non pour discriminer les autres, mais parce que c’est vous qui en avez besoin. En effet, là où les TUTSI  voient un cube, les HUTU n’y voient que le carré, et là où il y a un cône, ils n’y voient que le triangle; raison pour laquelle, de bonne foi, les Hutu sont toujours tombés dans des pièges tendus par les Hima, et y ont laissé leur vie en masse. Ce n’est pas de leur faute, le problème est en amont. Ceux qui pouvaient vous guider ou vous conseiller ont été périodiquement assassinés. Avant donc d’entamer votre « poilissime » mais stupide grève, écoutez-moi d’abord.

  1. Les dirigeants HIMA (Micombero, Bagaza et Buyoya) ont toujours travaillé dur pour empêcher les Hutu d’étudier. Micombero fit la table rase en 1972, en exterminant quiconque savait lire parmi les Hutu. Dans la foulée il se débarassa aussi de certains tutsi intellectuels du Nord, comme le célèbre Amédée Kabugugu.  Bagaza, arrivé au pouvoir en 1976, a construit des routes, des barrages, mais pas d’écoles! Raison ? Il ne voulait pas que les Hutu étudient. Il institua le système des « i – u » au concours national, pour extirper du système scolaire tous les Hutu. C’est l’époque où des élèves iper-intelligents doublaient en 6° jusqu’à 10 fois. Dans tous les établissements scolaires du pays grouillaient les élèves de Bururi, les uns plus cancres que les autres, mais ils étaient là. Au lieu de construire des écoles, Bagaza confisqua celles tenues par les Confessions religieuses, pour en chasser le peu de Hutu qui pouvaient s’y nicher et libérer l’espace pour les siens.  En effet, tous les deux ans, les services du régime organisaient des troubles imaginaires dans les écoles, qui faisaient fuir le peu de Hutu qui avaient réussi à passer à travers le tamis. Buyoya I° s’est illustré à peine arrivé au pouvoir par la ré-édition du genocide de 1972, qui devait commencer cette fois, non par Vyanda (Bururi), mais par Marangara (Ngozi). Pendant le mois d’août 1988, beaucoup d’intellectuels Hutu (outre les paysans de Ntega-Marangara) ont été assassinés. L’abattoir se trouvait à Kirundo. N’eût été la lettre des Signataires étudiant à l’Université, qui a alerté les Ambassades, aucun Hutu n’aurait survécu, comme en 1972.  Buyoya II°, après avoir fait assassiner Ndadaye, a maintenu le Burundi dans un climat d’insécurité prolongé jusqu’en 2005. Il a fait assassiner tous les agronomes Hutu, qui avaient fait la campagne pour Ndadaye, et beacoup d’enseignants. Les étudiants universitaires et du secondaire ont été massacrés (exemple 1995), d’autres ont fui vers les pays voisins (RDC-Uvira, Tanzanie, Cameroun).
2.NKURUNZIZA et LA POLITIQUE SCOLAIRE
Ce n’est pas par hasard si le Président Pierre Nkurunziza, avant de construire ponts  et chaussées, s’est jeté corps et âme dans la construction des écoles. La population a besoin de la formation, comme elle a besoin de nourriture. La vérité est que les Hutu, depuis 1972 mourraient de faim de la connaissance, parce que discriminés. La Libération en définitive ne se trouve pas au bout du fusil, comme disait Mao Tsé Tung, mais au bout de la plume.
La multiplication des écoles a naturellement augmenté la population scolaire. Quand les Tutsi étaient seuls à fréquenter l’Université, ils étaient 1500; maintenant il y en a 15.000. Les conditions de vie ne peuvent pas rester les mêmes dans les deux situations. Nous abordons la question de la bourse.
Les autres pays africains ne donnent pas de bourse, encore moins les pays européens ou les USA. Ce sont les parents qui doivent se débrouiller. Ceux qui ont vécu au Caméroun en sont témoins.
La décision d’instituer le « prêt-bourse » est une mesure salutaire pour les étudiants et surtout pour les parents pauvres, qui ne devront pas vendre leur lopin de terre pour faire étudier leur fils. Déjà des milliers d’étudiants fréquentent les écoles et universités privées, en payant de leur poche, et ils ne se plaignent pas. Chers étudiants, étudiez d’abord; profitez de cette faveur; puis dans le futur, on verra !
3. LA GREVE: UN NOUVEAU PIEGE
Etudiants Hutu, les quelques extrémistes Hima qui ont égorgé vos pères ou grands-pères ne sont pas du tout contents que vous soyez sur les bancs de l’école. Ils feront tout pour vous distraire, et en definitive ils vous empêchont d’étudier, comme ont fait Micombero, Bagaza et Buyoya. Et vous dans votre naiveté, au lieu de prendre les bouchées doubles tant que vous en avez l’occasion, vous allez grever. C’est justement ce que vos ennemis voulaient. En grevant vous mettez en difficulté le Président Nkurunziza, qui a tout fait pour que l’injustice scolaire du passé soit réparée pour tous les enfants du Burundi sans exception, en donnant à tous l’accès à l’Ecole.  Vos grèves vont renforcer Buyoya et ses acolytes; soyez certains que si ces criminels revenaient, vos tetes tomberaient, et pour les plus chanceux, vous devriez de nouveau vous échapper dans les pays voisins. Vos ennemis ne vous appellent-ils pas IMBONERAKURE ? Reka gucira inkonda.