BURUNDI: L’ADMINISTRATION MET DE L’ORDRE DANS LA MAISON

Depuis le mois de juillet, des mesures salutaires sont  prises, pour maitriser véritablement les secteurs de la vie nationale, et pour répondre aux exigences de la situation post crise.

La première mesure concerne le marché des devises. Comme dans tous les pays, les échanges suivent les prix fixés par la bourse et non par le marché noir. L’éradication du marché clandestin permet à l’Etat de gagner sur l’échange et à stabiliser le cours de change. Il serait aussi utile (comme cela se fait en Tanzanie), de faire déclarer les devises en possession à l’entrée du territoire, recevant un reçu, et justifier les échanges faits durant le séjour, à la sortie.

La deuxième mesure regarde les forces de l’ordre: une vingtaine de brigadiers viennent d’être révoqués, sûrement pour inconduite. Le Ministère de la Sécurité publique lance un signal fort aux policiers, pour qu’ils se mettent au service de la population, et non contre elle.

La courageuse décision de ne pas exporter les produits vivriers vers le Rwanda a été aussi utile: on se bat avec les moyens qu’on a. En effet, le Rwanda s’évertue à semer la pagaille au Burundi, en envoyant des escadrons de la mort,  profitant de la fluide mobilité entre les deux pays. N’était-il pas nécessaire de prendre des mesures adéquates, pour contrôler les frontières, et pour ne pas nourrir l’ennemi ? Du reste, l’arrêt de l’exportation des aliments de  première nécessité a eu comme effet immédiat la baisse des prix sur le marché intérieur, et la satisfaction des consommateurs nationaux. Il faut d’abord rassasier ses propres enfants avant de faire manger ceux des voisins. Toutefois, nous recommandons aux investisseurs de créer de petites unités de transformation de nos produits, pour qu’ils soient conservés, et pourquoi pas exportés. Nous pensons par exemple à la fabrication de sauces tomates, qui est une opération très simple.

Enfin, la Ministre de la Justice avait annoncé la suspension d’un certain nombre de magistrats corrompus. Une justice transparente et droite contribue à maintenir un climat de sérénité dans le pays.

 

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