MEURTRE HAFSA MOSSI: LA PISTE PORTE A KIGALI

Hafsa MossiC’était le 13 juillet 2016  vers 10h30 quand  les ennemis du Burundi ont mitraillé Madame Hafsa Mossi sur la route dans le quartier de Mutanga Nord. Une grande dame  dans la société et en politique, ayant été Ministre puis députée à l’EALA.

Aujourd’hui des prévenus ont été arretés, dans le même quartier. Selon un communiqué du Porte Parole de la Police, Pierre Nkurikiye, ces derniers étaient en train de préparer une attaque contre un Conseiller à la Présidence; ils ont affirmé que leur soutien logistique et financier vient du Rwanda. Ils sont soupçonnés d’être les exécutants de l’assassinat de Hafsa Mossi.

HafsaMossiIl n’était pas difficile d’imaginer les commanditaires, suivant le postulat bien connu dans les enquêtes policières, « à qui profite le crime ? ». Elle avait travaillé pour rappatrier certains bureaux de l’EAC, qui avaient délocalisé pendant la crise de 2015. Or certains fonctionnaires, en particulier ceux du Rwanda, ne se trouveraient pas à l’aise à Bujumbura, vues les tensions nées entre les deux pays, suite à l’ingérence manifeste de Kagame dans la politique burundaise. L’assassinat de Hafsa Mossi a donc été une tentative de torpiller cette manoeurvre du retour de l’EAC à Bujumbura. Naturellement, l’oppositon radicale qui porte les lunettes fumées, avait déjà noirci cette gracieuse femme, en l’accusant faussement de distribuer des armes aux milices du reste inexistantes (cf Interview de Pancrace à Bujumbura News). Le régime de Kigali, qui est le sponsor des putchistes et des radicaux violents avait fiché cette dame comme dangereuse, à éliminer si l’occasion se présentait.

A rien n’ont servi les larmes que Mossi a versé dans le camp de réfugiés de Mahama. Au contraire, son émotion et sa pitié ont fait enrager le Rwanda, parce qu’elle a constaté les conditions infernales dans lesquelles nos concitoyens vivaient, alors que Kagame les avait encouragés à fuir du Burundi, les attendait  à la frontière avec des Bus Climatisés, enles induisant à croire  qu’ils allaient au paradis.

Il n’est pas impossible non plus que Hafsa Mossi ait eu des confidences sur le dossier embarrassant du recrutement  d’enfants soldats à partir du Camp de Mahama. Ce qui constitue une condamnation à mort.

Mais comme disait  le président Ndadaye, « vous tuez Ndadaye, vous ne tuerez pas tous les Ndadaye », les assassins ont tué Hafsa Mossi, mais ils ne réussiront pas à tuer toutes les Mossi. Honneur à cette héroine de la beauté, de la bonté et de l’intelligence politique.

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