Le peuple dit NON à l’Opération Turquoise bis

ManifFrance
Manif devant Ambass France Buja 30/7/16

Lancée officiellement le 23 juin 1994 en pleine exécution du génocide rwandais, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté au cours de sa résolution 929 cette intervention en faveur des troupes françaises de François Mitterrand . Aujourd’hui, la France dirigée par François Hollande propose l’envoie des troupes étrangères pour «sécuriser» le Burundi. Et pourtant, aux vues de la situation actuelle, la France a plus besoin d’être sécurisée que n’importe quel autre pays au monde, le gouvernement français devrait s’altérer pour avoir une protection policière et militaire afin de protéger son peuple. Le Burundi pourrait lui voler au secours et envoyer ses troupes militaires et policières très reconnues professionnellement dans le monde entier pour aider ses frères et sœurs français à assurer la sécurité sur le territoire de nos ancêtres les gaulois. Suite à la résolution 2303 du Conseil des Nations Unies permettant l’envoie de 228 policiers au Burundi et 200 observateurs de l’Union Africaine, le peuple burundais vient de réagir spontanément ce samedi 30 juillet 2016 en refusant massivement l’ intervention promue par la France et jugée inopportune, inutile et inappropriée pour un pays stable et sécurisé comme le Burundi. Une foule immense s’est donc retrouvée depuis la place de l’indépendance jusqu’à l’Ambassade de France à Bujumbura. Les images sont plus éloquentes.

LE MYSTERE DES 200 MILITAIRES FRANCAIS POUR LE BURUNDI

On se demande pourquoi un certain LeMec, ambassadeur de la France aux Nations Unies vient toujours à la charge, en proposant l’envoi de 200 militaires (ou policiers) au Burundi, quand  celui-ci n’en éprouve aucun besoin, parce qu’il maitrise la situation, et parce que de toutes façons, 200 cents unités ne peuvent pas arrêter une catastrophe si elle doit arriver. Le Rwanda de 1994 en est l’exemple. On en déduit que cette force symbolique ne sert pas à assurer la sécurité, mais vient pour d’autres mobiles, que nous tentons de chercher. Parce que ce n’est pas la première fois que la France fait une telle démarche.

En avril 2015, la France avait mis en état d’alerte un contingent de 200 militaires français basés à Abidjan en Côte d’Ivoire, pour qu’ils puissent débarquer sur Bujumbura à tout moment. Qui lui avait demandé de lancer cette initiative ? La Belgique ? Probablement. Ils ne sont jamais venus, parce que l’Europe avait dessiné sur le papier un scénario de génocide à la rwandaise, comme si les burundais étaient des robots manipulables comme des dés ou des pions; l’Europe avait même dépêché une armada de journalistes et photo reporters pour assister  au spectacle d’un génocide en direct. Ils rentrèrent honteux et confus; le Burundi n’est pas le Rwanda, ont-ils fini par admettre.

Très probablement encore, c’est la Belgique qui presse Mr LeMec pour qu’il présente des résolutions en sens antihoraire par rapport à l’histoire, parce que la Belgique ne se résigne pas à perdre sa colonie, un podium politique sur lequel elle se dresse pour apparaitre plus grande qu’elle ne l’est en réalité.

La France aussi ne veut pas être éjectée totalement de l’Afrique des Grands Lacs, mais elle ne sait pas sur quel pied danser. Elle s’est retrouvée du mauvais côté (celui des vaincus) avec Habyarimana, elle ne voudrait pas revivre le même cauchemar. Mais, se dit-elle, qui vaincra au Burundi cette fois? Les Hima ou les autres ? Dans l’indécision elle propose des solutions inutiles, juste pour dire qu’elle est présente sur la scène. Elle sait pertinemment que le Burundi ne deviendra jamais un département français d’outre-mer, comme le sont tous les états africains francophones, du Congo Brazza jusqu’au Senegal et Mauritanie, qui doivent utiliser un chifon monétaire appelé le CFA, contrôlé depuis toujours par la Banque Centrale Française, raison pour laquelle ces pays ne se développeront jamais. Tous les biens de cette moitié du continent sont charriés vers la France,  à un prix qu’elle fixe; les résultats sont sous nos yeux: pauvreté galopante  côté africain, opulance en métropole..

La France lutte aussi désespérément pour maintenir la langue française dans nos pays, parce que c’est un vecteur de sa domination culturelle et économique. Le Rwanda l’a abandonnée. On ne sait pas si la France réalise qu’en soutenant les extrémistes hima (rwandais et burundais), elle se fout le doigt dans l’oeil, et rend un grand service à ceux qui très probablement éradiqueront pour toujours cette langue, pour s’harmoniser avec les gouvernements voisins, s’ils venaient à vaincre.

C’est pour toutes ces raisons que le gouvernement du Burundi est dans son droit de refuser ce petit jeu de cache cache indigne d’un pays qui se dit grand, mais dont la grandeur s’érige sur un monticule de débris des autres nations.

 

 

 

ASSASSINAT DE HAFSA MOSSI: analyse de Ikiriho.org

Assassinat de Hafsa Mossi: « Cynisme et guerre de communication depuis Kigali »

Après les larmes et le choc, les informations recueillies auprès des sources proches de l’enquête sur l’assassinat de l’ancienne député de l’EAC font froid dans le dos. Derrière des larmes de crocodile, @Ikiriho a découvert cynisme et guerre de communication, comme dans les heures les plus sombres de l’histoire du Burundi et de la région.

Il y a beaucoup de similitude avec le modus operandi utilisé lors de la campagne d’assassinats ciblés contre certains hauts officiers de l’armée burundaise. Une campagne déjà analysée par Ikiriho.

Quand Hafsa Mossi est tuée à bout portant près de son domicile de Mutanga Nord le 13 juillet 2016, tout le Burundi est sous le choc. Les larmes coulent. Ses collègues du Parlement burundais, de l’East Africain Legislative Assembly (EALA), les militants du Cndd-Fdd pleurent une femme au grand cœur. Les messages de condoléances fusent de partout au monde.
Sage, parlant d’une voix posée, généreuse, elle soutenait notamment la compétition Miss Burundi en cours. La député originaire de Makamba était appréciée par un grand nombre de Burundais, du parti présidentiel à l’opposition.
Mais qui avait intérêt à ce qu’elle disparaisse ?

Immédiatement après l’assassinat, les premiers soupçons de la police se sont portés vers l’entourage familial. En effet, les assassins semblaient savoir avec précision les déplacements de la victime. La preuve est avec la méthode de l’assassinat: sa voiture a été volontairement cognée derrière. Hafsa est sortie de la voiture pour voir ce qui se passait. Et c’est un tir à bout portant qui va l’emporter.

Les services de sécurité ont alors ceinturé très discrètement tout le quartier afin de progresser dans les fouilles. Mais rapidement, ils ont été forcés de constater que les criminels n’étaient pas sortis du périmètre proche de la scène d’assassinat de la député.

Ce n’est que plus d’une semaine après une analyse minutieuse du voisinage que la police met la main sur la cache des criminels. Ceux-ci, pour eviter de se faire repérer, avaient loué une maison à Mutanga Nord même, et vivaient comme de simples résidents.
Sur le cerveau du commando, la police trouve plus de 50 cartes SIM, autour de 2 millions de Fbu de crédit pour appeler dans son téléphone, 7 carnets de chéquier de différentes banques commerciales de Bujumbura et un plan d’assassinat d’un influent Conseiller à la Présidence. Surtout: « Les appels retrouvés sur les cartes SIM démontrent les liens entre le commando et un commandement établi à Kigali » affirme-t-on au sein de la police burundaise. « Bankole », un des membres du commando, parviendra à passer au travers des pièges de la police avant de rejoindre le Rwanda.

Y aurait-il donc ceux que la mort de Hafsa Mossi arrangeait? Des sources de la police criminelle répondent: « Il suffit juste d’analyser le plan et les enjeux de communication du moment pour comprendre la réalité ».

En effet, juste après le crime, le journal Jeune Afrique dont l’amitié avec Kigali n’est plus à démontrer titre: Assassinat d’une figure modérée du CNDD-FDD. A ce moment et même avant, tous les leaders et soutiens de l’opposition radicale, dont certains sont à Kigali, évoquent abondamment la mort de la député sur les réseaux sociaux en utilisant une même photo. Elle date de 2015, et on y voit Hafsa Mossi pleurer en regardant des réfugiés burundais au Rwanda.
L’objectif est de faire croire l’opinion que la député a été tuée par les ténors de Bujumbura pour sa compassion envers ses compatriotes réfugiés, comme le dira Innocent Muhozi, actuellement vivant à Kigali. Son frère Gakunzi ira même jusqu’à inventer de toutes pièces une scène pour appuyer cette thèse.

Familière avec les manipulations de l’information dans les Grands Lacs, une ancienne journaliste burundaise est en colère. « Hafsa était proche du Président Nkurunziza. Ceux qui ont cru à cette propagande ont malheureusement oublié une chose: avant même les débuts des manifestations de 2015, Hafsa avait été indexée par Pancrace Cimpaye, futur porte-parole du CNARED comme un des principaux distributeurs des armes sous les ordres de Nkurunziza pour exterminer opposants et frondeurs« . Et ce sont ces mêmes accusations de distribution d’armes pour commettre un génocide qui feront fuir des dizaines de milliers de Burundais, principalement vers le Rwanda.

Autre chose: « Hafsa Mossi, en tant que responsable du Burundi Chapter au sein de l’EALA, avait été derrière l’organisation de la mission d’enquête pour évaluer sur terrain la sécurité au Burundi« . Et les résultats n’avaient pas plu à tout le monde: le climat sécuritaire s’est fortement amélioré et l’EAC peut reprendre ses activités au Burundi.
Or, si la sécurité est de retour au Burundi et que l’EAC reprend ses missions et réunions dans le pays, alors l’opposition radicale ne pouvait plus jouer la carte de communication en affirmant des risques de guerre dans le pays. Et le dialogue inter-burundais d’Arusha allait rapidement rentrer au pays.

« L’assassinat de Hafsa Mossi fut donc une punition pour avoir indirectement osé aider le gouvernement burundais à démontrer que la sécurité est revenue au Burundi », explique-t-on au sein des services diplomatiques burundais.

« La mort violente d’un député, ancienne journaliste de la BBC et ministre de l’EAC prouvait par des faits qu’il n’y avait pas de sécurité à Bujumbura. Et comme c’était une personne bien connue dans les rédactions africaines et européennes, sa mort allait faire du bruit. Alors qu’à côté, à Kigali, tout se passait bien, que les délégations venues pour le Sommet de l’Union Africaine étaient heureuses de l’hospitalité rwandaise… Vous n’imaginez pas que le Burundi allait y rester face à tant de cynisme ».

Dernier crime de Hafsa Mossi: elle était pressentie comme la candidate du Burundi pour présider l’EALA à partir de 2017: « Ce qui ne plaisait pas à un certain voisin du Burundi » ajoute un député burundais.

Selon des sources à l’EALA, « ce qui est soulageant sur ce crime est que les services de renseignements de la région savent ceux qui sont derrière. Nous attendons des décideurs politiques qu’ils nous aident à assainir cette situation« .

On remarquera surtout que ceux qui ont tué Hafsa Mossi utilisent le même procédé pour les autres crimes des proches de Nkurunziza: (1) diabolisation – (2)assassinat – (3)accusation du pouvoir d’être derrière l’assassinat.
Ça a été la même chose pour le Lt-Major Darius Ikurakure, le Lt-Général Adolphe Nshimirimana, le Lt-Général Prime Niyongabo (qui a échappé), etc.

RAPPORT DE HRW SUR LE BURUNDI: DU DECHET TOXIQUE

Il ne s’agit vraiment pas d’un rapport, mais de déchets non recyclables, et surtout déchets toxiques. Un rapport sur un pays, basé non sur des témoignanges de l’intérieur du pays, mais bien des camps de réfugiés. Pourquoi les réfugiés sont-ils peu crédibles ? Parce qu’ils se trouvent dans une situation précaire, et ils ont tendance à mentir et à exagérer, dans l’espoir qu’ils soient relocalisés aux USA ou Canada. Les demandeurs d’asile en Europe connaissent bien ce truc. Les réfugiés ont un grief contre le pays dont ils sont partis, parce qu’ils croient à tort ou à raison qu’ils n’ont pas reçu la protection dont ils auraient dû bénéficier. Mais dans le cas actuel du Burundi, la peur panique qui a fait fuir les citoyens pour les transformer en réfugiés en 2015, ne fut pas une peur suscitée par un danger réel à l’instar de 1993 où il y avait des massacres,  mais ce fut une peur induite par les radios qui militaient pour l’opposition radicale, dont la RPA.  Le président du Rwanda, Paul Kagame, avait calculé  le coup et ce qu’il en aurait tiré financièrement et politiquement. Pour cela, déjà en 2014, il lançait des menaces d’intervention, si un génocide se consommait. Maintenant grâce aux réfugiés burundais qu’il a attirés, le Rwanda engrange 18 millions de dollars par mois. La population  mise en panique par les radios s’est retrouvée dans les camps, mais la tragédie nationale annoncée n’a pas eu lieu;  pour éviter le ridicule, elle doit inventer ou matérialiser les rumeurs qui l’ont poussée à tout laisser pour passer la frontière. C’est un phénomène que nous expérimentons dans la vie courante, cette tendance à donner la faute aux autres pour justifier nos erreurs ou nos insuccès.

Ce papier de HRW contient des dizaines d’affirmations gratuites,  non corroborrées par des noms. Dans un pays où les gens se connaissent, dans les collines ou dans les villages, il est difficile de subir un tort et ne pas savoir de qui il vient. On se serait attendu à un travail scientifique comme font les agents de l’ONU en RDC, mais on est forcé de lire des ragots de vielles commères, des gossip. Le trait le plus énervant dans ce texte, c’est la globalisation, et la généralisation. On dit les « imbonerakure » (sûrement ils veulent faire un rapprochement avec interahamwe); lesquels, quand, et où?  En RCA, quelque militaire français a été accusé de viol de mineurs; mais ce n’est pas toute l’armée française qui doit en endosser le tort.

L’autre invraisemblance est la prétendue présence des imbonerakure dans les camps de réfugiés. S’ils sont supposés avoir chassé la population, selon les accusations de HRW, qu’y font-ils dans ces camps? Qui les a contraints à fuir? Ou bien alors, comme les extrémistes de l’opposition le laissent entendre, Imbonerakure est une parole en code pour dire TOUT JEUNE HUTU.   On comprend alors qu’un génocide contre la population Hutu se prépare, puisque sciemment les forces du mal la démonisent en l’étiquettant d’imbonerakure, auxquels elles attribuent des maux que personne n’a jamais documentés.

Les accusations à la légère de HRW ne sont que l’expression vindicative des pays occidentaux, qui ne sont pas encore réussis à mettre la dent sur notre pays; elles constituent aussi un dossier qui servira de prétexte pour une éventuelle invasion, que Kagame espère mettre en route, si Hilary Clinton son amie devient Président des USA. Alors, Bathily sera président de la Commission de l’UA, et le cercle sera bouclé. Veillons.

 

 

SOCIETE CIVILE DU BURUNDI: AUX MAINS DES USURPATEURS ET DES AGITATEURS

Cette histoire inventée par les blancs qui s’appelle « Société Civile » n’existe pratiquement pas en Occident. Il y a les partis politiques qui luttent pour le pouvoir, et les syndicats des travailleurs qui cherchent de meilleures conditions de travail et de rémunération. Les syndicats sont en dialogue continue avec le pouvoir en place, et quelques fois ils font des grèves pour se faire entendre. Mais jamais on n’a vu un syndicat briguer un pouvoir politique, à l’exception du cas de Walesa de la Pologne dans les années ’90, parce qu’il n’était permis dans le pays que le seul parti communiste.

th2X2MALZAAu Burundi, un Club d’agitateurs, d’une seule ethnie, a usurpé le logo de « Société Civile » et s’en sert, non pour les luttes sociales, mais pour conquérir le pouvoir. La Société Civile a un contour très large, au point que toute personne qui ne milite pas dans un parti politique, ou qui n’appartient pas aux forces de l’ordre, peut se considérer comme en faisant partie.

Mais au sens plus restreint, ce sont les diverses associations par lesquelles l’Etat passe pour agir dans les réalités locales, parce que l’Etat ne peut pas être partout, et surtout il NE DOIT PAS être partout.  C’est le fameux principe de subsidiarité, qu’on peut vérifier par exemple dans l’enseignement.

Mais qu’arrive-t-il donc si ces associations, au lieu d’agir en courroie de transmission de l’action gouvernementale, se mettent de travers pour l’en empêcher? Alors elles se transforment en parti d’opposition de fait, tout en continuant à s’affibuler d’un titre mensonger de « société civile ».  C’est justement le cas de ces FOCODE de Nininahazwe Pacifique, Armel et tous les agitateurs de leur groupuscule monoethnique, qui veulent faire tomber le pouvoir, qui se prêtent aux appétits des blancs pour envahir le Burundi, parce qu’ils sont terriblement jaloux de ceux qui gouvernenet actuellement. C’est à ce point qu’il faut clarifier les choses. Qui veut faire la politique fonde un parti politique comme disait un politicien burundais. Une association qui agit en parti d’opposition (radicale) sera traitée comme parti radical.

En Occident, il ya des assassinats continus, mais nous n’avons jamais entendu la  section des associations des Droits de l’Homme (exemple HRW) se lever et faire une campagne contre le pouvoir. Même la Police parfois tue les gens arrêtés; toutefois, si la famille ne porte pas plainte, personne n’ose lever la voix. On en conclut que ces grosses associations internationales sont tout simplement des agents de l’Occident pour asseoir sa domination sur les pays pauvres. Si donc des groupes locaux deviennent des relais de l’occident dans la recherche de l’asservissement de notre peuple, l’Etat n’est-il pas dans son droit de les cambattre, avec les armes légales ?

 

ECONOMIE: A PROPOS DES DEVISES, QUELQUES SUGGESTIONS.

La flambée du cours de change de la monnaie burundaise par rapport aux devises ne laisse personne indifférent. L’opposition radicale qui souhaite l’écroulement de l’Etat burundais en a fait un sujet de réjouissance. Toutefois, nous ne devrions pas paniquer, il faut réfléchir et trouver des solutions.

  1. La rareté d’un produit sur le marché fait toujours grimper son prix. Quand le coût devient excessif, l’Etat a droit d’intervenir avec des mesures appropriées, pour refroidir le marché. Ainsi, dans les bourses internationales, il est prévu un mécanisme de suspension de la cotation d’une action, si elle est trop haute.
  2. Les devises sont destinées au marché de l’importation: alors il faut s’atteler à développer la production intérieure pour importer le strict nécessaire.
  3. Il faut gérer les devises comme faisaient les européens il y a encore 25 ans: faire déclarer les devises à l’entrée du pays, exiger les reçus du change à la sortie; exiger des importateurs les borderaux d’exportation des devises délivrées par une banque; fixer un montant maximal qu’une personne physique peut porter avec soi à l’extérieur du pays. Il y a 30 ans, un Evêque européen avait caché 5.000 dollars dans ses chaussettes pour les amener au Burundi alors que la loi de son pays l’interdisait. Il fut fouillé et mis en prison pendant  quelques semaines.
  4. Il faut déclarer illégal le marché noir, car il n’existe que dans nos pays africains, et il est alimenté parfois par l’inconscience des officiels, qui revenant de leurs missions, gettent leur argent sur le marché noir pour gagner plus; mais c’est une fraude, puisque l’Etat y perd, et tout le système économique. C’est comme verser de l’essence à côté du véhicule au lieu de l’introduire dans sa citerne.
  5. Il ne serait pas déplacé de faire payer les services de l’Etat, comme les passeports, en monnaie étrangère, seulement pour les expatriés, pour constituer un petit stoc de devises étrangères utiles à l’Etat.
  6. Beaucoup d’expatriés demandent parfois comment  donner leur contribution au pays, mais il n’existe pas de canal ouvert  par le gouvernement en ce sens. Pourquoi ne pas créer un compte à la BRB en euros et en dollars, où  pourraient être déposés des dons ?  Ou alors, créer des quartiers nouveaux où des expatriés pourraient investir en monnaie étrangère. Le Rwanda l’a fait les années passées.

MEURTRE HAFSA MOSSI: LA PISTE PORTE A KIGALI

Hafsa MossiC’était le 13 juillet 2016  vers 10h30 quand  les ennemis du Burundi ont mitraillé Madame Hafsa Mossi sur la route dans le quartier de Mutanga Nord. Une grande dame  dans la société et en politique, ayant été Ministre puis députée à l’EALA.

Aujourd’hui des prévenus ont été arretés, dans le même quartier. Selon un communiqué du Porte Parole de la Police, Pierre Nkurikiye, ces derniers étaient en train de préparer une attaque contre un Conseiller à la Présidence; ils ont affirmé que leur soutien logistique et financier vient du Rwanda. Ils sont soupçonnés d’être les exécutants de l’assassinat de Hafsa Mossi.

HafsaMossiIl n’était pas difficile d’imaginer les commanditaires, suivant le postulat bien connu dans les enquêtes policières, « à qui profite le crime ? ». Elle avait travaillé pour rappatrier certains bureaux de l’EAC, qui avaient délocalisé pendant la crise de 2015. Or certains fonctionnaires, en particulier ceux du Rwanda, ne se trouveraient pas à l’aise à Bujumbura, vues les tensions nées entre les deux pays, suite à l’ingérence manifeste de Kagame dans la politique burundaise. L’assassinat de Hafsa Mossi a donc été une tentative de torpiller cette manoeurvre du retour de l’EAC à Bujumbura. Naturellement, l’oppositon radicale qui porte les lunettes fumées, avait déjà noirci cette gracieuse femme, en l’accusant faussement de distribuer des armes aux milices du reste inexistantes (cf Interview de Pancrace à Bujumbura News). Le régime de Kigali, qui est le sponsor des putchistes et des radicaux violents avait fiché cette dame comme dangereuse, à éliminer si l’occasion se présentait.

A rien n’ont servi les larmes que Mossi a versé dans le camp de réfugiés de Mahama. Au contraire, son émotion et sa pitié ont fait enrager le Rwanda, parce qu’elle a constaté les conditions infernales dans lesquelles nos concitoyens vivaient, alors que Kagame les avait encouragés à fuir du Burundi, les attendait  à la frontière avec des Bus Climatisés, enles induisant à croire  qu’ils allaient au paradis.

Il n’est pas impossible non plus que Hafsa Mossi ait eu des confidences sur le dossier embarrassant du recrutement  d’enfants soldats à partir du Camp de Mahama. Ce qui constitue une condamnation à mort.

Mais comme disait  le président Ndadaye, « vous tuez Ndadaye, vous ne tuerez pas tous les Ndadaye », les assassins ont tué Hafsa Mossi, mais ils ne réussiront pas à tuer toutes les Mossi. Honneur à cette héroine de la beauté, de la bonté et de l’intelligence politique.

CES PUTCHISTES, ILS ONT DU TOUPET !

Il est des fois où l’on se demande si ces hommes  qui n’éprouvent aucune honte après leur forfait, aucun regret, aucun remords, appartiennent à l’espèce humaine que nous connaissons. Tenez: Nininahazwe Pacifique, Armel, Buyoya, ont opéré un coup d’Etat sanglant le 13 mai 2015 (parce qu’il y a eu versement de sang), mais ils ont échoué graSinduhijeth2X2MALZAâce à la bravoure des soldats loyaux au Burundi. Et maintenant, on les voit demander sans sourciller de dialoguer, alors que leur coupe a déjà été bue; leur place est en prison, et non sur la table de dialogue; ils doivent d’abord expier leurs crimes, et il serait salutaire de leur interdire l’activité politique (élire et être élu) pour une certaine période. En tout cas, en Occident, c’est une des sanctions qu’on inflige à certains criminels. Un coup d’Etat est une roulette russe: c’est la vie ou la mort.

Ces « garçons » sont vraiment téméraires, quand on se souvient de leur furie en avril-mai 2015. Ils voulaient nous brûler vifs (le ton avait été donné à Nyakabiga), nous enterrer vivants, faire de nous une seule bouchée. Ils se proposaient de nous poursuivre jusque dans le fin fond des forêts congolaises, comme les inkotanyi l’ont fait contre les hutu rwandais. Leur échec ne siginifie pas leur repentir. S’il faut appliquer la résolution 2248 du Conseil de Sécurité des NU, les chefs des rébellions et des bandes armées doivent d’abord renoncer publiquement à la violence, avant de prendre place au dialogue; et je crois que ni Pacifique, ni Sinduhije n’ont vraiment le désir de promouvoir la paix; ils veulent la chaise; elle peut être soyeuse, ou… électrique!

ITALIE: COLLISION FRONTALE DE 2 TRAINS, 30 morts

atreniDeux trains locaux se sont  rentrés dedans sur un tronçon de chemin de fer à voie unique dans le sud de l’Italie, région Puglia, près de Bari. C’était aujourd’hui 12 juillet vers midi.  Le choc a été très violent et les voitures de tête  se sont réduites en ferraille, emprisonnant morts et blessés. Il a fallu un long travail des pompiers pour tirer les corps de ces carcasses. Les hopitaux des environs ont accueilli les blessés, dont certains n’ont pas survécu. Les autorités pensent que le drame est dû à une erreur humaine d’un des conducteurs de trains, qui n’aurait pas respecté le feu rouge. Une enquête a tout suite été diligentée par la justice, pour déterminer les responsabilités.

CNARED: CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE

C’est le dénouement: le CNARED est décédé. La bonne odeur de la soupe d’Arusha a été plus forte que les menaces de l’épineux (umunyinya) et stérile Sinduhije, sous lequel s’étaient réfugiés les aventuriers politiques. Ceux-ci sont partis, un à un, presqu’en se couvrant la face, laissant derrière eux ce cauchemar de MSD qui s’est servi d’eux. Ils sont arrivés à Arusha, comme acteurs politiques, c’est-à-dire des recrues et non des généraux, des anonymes au lieu des commandants.  Certains, comme ce renard de Lafontaine, ont perdu leur queue dans la bataille insensée; c’est le cas de  Minani Jean, devenu un singleton, après que son  parti  (un fragment du Frodebu) ait été subtilisé par un de ses vassaux.

Votre site avait depuis longtemps  compris que le Cnared était un alliage contre nature, animé de forces centrifuges et en définitive, une coquille vide!

Le problème actuel consiste à prévoir les trajectoires que suivront les éléments issus de l’éclatement du Cnared. Vont-ils constituer un nouvel amas, fluide ou solide, ou vont-ils se dissoudre dans le paysage politique burundais; seront-ils magnétisés par un nouveau centre, peut-être plus modéré et constructif ?

Une chose est pourtant certaine: cette traversée du désert sous la chicote de Sinduhije a éveillé la plupart d’entre eux, et dans le fonds de leur coeur ils jurent qu’on ne les y reprendra plus jamais!