LES USA SANCTIONNENT LE FOREBU, DESAVOUENT BUYOYA

bayoyaLa situation se décante, les protagonistes viennent petit à petit à la lumière. En sanctionnant le chef autoproclamé d’une « rébellion », les USA  viennent de donner des détails importants: NSHIMIRIMANA EDOUARD, né à VYANDA – BURURI. Ayant déjà isolé les deux poles de destabilisation du Burundi, BUYOYA et SINDUHIJE (aidés par le Rwanda), il manquait toujours une pièce pour compléter le puzzle: qui est vraiment derrière le Forebu ? Car une petit lieutenant colonel qui sort de nulle part pour lancer une rébellion ne nous avait pas convaincu. D’autre part, les assassinats d’officiers supérieurs, Hutu et Tutsi, non provenant de Bururi, constituait un indice qui pointait le doigt sur les probables auteurs de ces crimes: quelques ex FAB obéissant à Buyoya, donc de Bururi. L’autre indice non moins  significatif est la concentration géografique des escarmouches entre les éléments rebelles et l’armée: commune Mugamba, provice de Bururi. Derrière le petit lieutenant colonel se cache donc Buyoya, qui veut à tout prix reconquérir le pouvoir  absolu. En frappant le Forebu, les USA donnent un camoufflet à Buyoya.

SINDUHIJE REFOULE: A FORCE DE TENDRE LA CORDE ELLE SE ROMPT

aSinduhijeNouvelle sensationnelle: Sinduhije a été refoulé de l’aéroport de Bruxelles, puis interdit d’accès à l’espace Schengen, ce 02/06/2016. Le chef du MSD, et seigneur de la guerre, avait été indexé par les USA en 2015. L’Europe avait fermé les yeux sur ses agissements, jusqu’à ce jour. Son refoulement est un signe fort, mais qu’il faut interpréter. Ce serait, pensons-nous, une rétorsion de l’UE parce que son parti,  le MSD,  a refusé d’aller à Arusha, dans le dialogue interburundais. Une goutte qui a fait déborder le vase, car Sinduhije Alexis avait conduit le mouvement qui s’est retiré des élections en 2010, avait formé et envoyé  les diverses rébellions  contre le Burundi depuis 2012,  est l’instigateur des violences qui ont secoué Bujumbura depuis 2015… il est l’épicentre du mal.

Toutefois, nous ne pouvons pas trop nous réjouir, sans connaitre la trajectoire que prendra maintenant ce météorite enflammé. Car il se pourrait très bien que l’Europe, voulant se laver les mains des violences futures qu’elle a secrètement préparées (une guerre par exemple, à partir du Rwanda),  elle anticipe son jeu en reniant (apparemment) son allié; le ntirumveko bien connu au Burundi. Il se peut aussi que les grands intérêts occidentaux dans les Grands Lacs commencent à diminuer, du fait que la Chine vient de racheter à coup de milliards de dollars les mines de la RDC aux propriétaires américains et européens.

En tout cas, ce camouflet administré à l’enfant terrible Alexis Sinduhije aura un effet bénéfique; il abassera un peu sa crête, et commencera à envisager des solutions pacifiques au problèmes. Enfin, il était grand temps que Sinduhije comprenne que les blancs ne sont ni ses oncles ni ses cousins.

SINDUHIJE INDESIRABLE SUR LE TERRITOIRE SCHENGEN (Bujumbura News)

Le président du MSD, SINDUHIJE Alexis s’est vu refusé l’entrée sur le territoire Schengen via l’aéroport de Zaventem (Bruxelles).

En possession d’un visa valable jusqu’en 2017, l’opposant burundais Alexis SINDUHIJE s’est vu notifié le refus d’entrée dans l’espace Schengen à son arrivée jeudi matin à l’aéroport de Bruxelles. Son avocat Me Bernard Maingain affirme que le refus d’accès à l’espace Schengen émane de la France.

Les explications émanant d’une source proche de la diplomatie française a reporté à notre rédaction que SINDUHIJE est devenu indésirable en Europe. Après les américains, c’est les européennes qui mettent en actions les sanctions contre l’opposant burundais. C’est avec son rapprochement avec le mouvement rebelle Red-Tabara que le président du MSD s’est mis dans des sales draps. Des sources de la médiation nous ont confirmé que le MSD négociera en compagnie du mouvement rebelle Red-Tabara en tant que sa branche politique. C’est la raison qui explique son absence lors des consultations du 21 mai dernier.

Venu pour participer à une réunion du CNARED prévue ce dimanche à Bruxelles, le président du MSD a dû rebrousser chemin vers sa destination initiale.

Il faut noter que la Belgique a consenti à ce refoulement en ne s’opposant pas et que son avocat est resté impuissant face aux autorités de l’aéroport de Bruxelles.

La lune de miel entre la frondeuse CNARED et l’Union Européenne semble prendre fin petit à petit.

LE JOUR, LA NUIT ET LE NEGRE (Nkurunziza, Kagame et Nininahazwe)

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LE JOUR
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LA NUIT

Le jour de l’enterrement du président Jean Baptiste Bagaza, nous avons pu mesurer la grandeur des personnes et leur « luminosité ». Il ne s’agit pas de photométrie physique, mais du rayonnement de leur Ubuntu. Le président Nkurunziza a montré sa supériorité, même par rapport à Bagaza. En effet, Micombero (qui fut empoisonné en Somalie), n’a pas eu les honneurs de chef d’Etat, quand son cercueil retourna. Kagame a déterré le premier président du Rwanda, Dominique Mbonyumutwa, et a jeté les restes dans un lieu inconnu. Nous sommes en train d’enquêter sur le sort de la tombe de Kayibanda… Oui, Nkurunziza est le JOUR, Kagame est la NUIT.

D’ailleurs les employés de Kagame aiment aussi l’obscurité. Tenez ! Pacifique Nininahazwe et ses complices ont lancé une enième campagne ridicule, le lundi noir,  qui sera naturellement sans lendemain car ses promoteurs sont essoufflés, peu nombreux, et ayant perdu la crédibilité. Le thermomètre de l’humeur de nos sindumuja se mesure aux paroles de Kiramvu, la muguruziwinyoni des temps modernes. Elle traite le chef des insurgés Pacifique Nininahazwe de couard et traitre, puisqu’il a envoyé les fils et filles des autres dans la rue, tandis qu’il  s’enfuyait et se cachait.

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NEGRE

N’empêche ! cette couleur choisie pour la campagne nous a surpris pour plusieurs motifs: 1) du point de vue de la communication, c’est exhiber son ignorance; protester avec du noir dans un monde de noirs qui ont tous des cheveux noirs, et portent souvent des habits noirs (uniformes scolaires), c’est comme on dit en kirundi « péter dans le vent », c’est-à-dire agir inutilement.  2) la couleur noire est la plus préférée des colonisateurs (blancs) pour exprimer le dédain envers les africains. Chaque situation qui tourne mal est dépeinte en noir; le blanc « dénigre ».  Les jours catastrophiques sont appelés « jours noirs ». Les sindumuja en proposant cette couleur pour leur protestation ont démontré qu’ils ont assimilé la leçon de leur maitre blanc; c’est la classique réaction d’un esclave envers les autres esclaves: il se comporte comme son oppresseur.  L’ironie du cas est que Pacifique lui-même est NOIR  comme du charbon, pardon, c’est le NEGRE EVOLUE ! L’homme-catastrophe pourra protester en noir pour le reste de sa vie! (amenyo matindi agutwenga ari ayawe).

Pour rappel historique: en 1974, quand se déroulait la rencontre légendaire de boxe entre Cassius Clay devenu Mohammed Ali et Foreman à Kinshasa, le jeune chanteur d’alors Jonny Haliday avait chanté « Noir c’est noir, c’est sans espoir ». Alors les Kinois furieux [ils étaient encore fiers d’être congolais] l’avaient presque démembré…

Noir c’est beau, black is beautiful. L’obscurité (umwijima) n’est pas belle, parce qu’elle annule chaque couleur, chaque talent, chaque espèce. Etre blanc ou noir dans l’obscurité n’a pas d’importance; c’est comme dans la tombe. Et dans nos vies, certains sont comme le jour, avec leurs mille tonalités, d’autres comme la nuit.

 

 

MINANI A LA DERIVE, PRISONNIER DE SINDUHIJE

Alexis SinduhijeLe flibustier Dr Minani Jean a mal calculé son coup cette fois. Monté dans le navire du pirate Sinduhije pour en prendre le commandant, il en est resté prisonnier. La peste s’est déclarée à bord et tout le monde s’est échappé en sabordant le bateau. Sinduhije, Minani et une poignée de mercenaires  sont à la dérive, sur un planche flottante. Minani Jean continue à menacer de sanctions les anciens alliés de la flotille CNARED, qui se sont éloignés à voiles gonflées, pour se retrouver à Arusha. Qu’était en fait le CNARED, sinon une association de nuisance ? Elle était formée de vieilles carlingues, rescapées d’une guerre perdue contre le CNDD-FDD,   rassemblées en toute hâte par l’Union Européenne, pour tenter d’écorner un gouvernement choisi par son peuple. A force de slogans, le CNARED (et bien avant l’IKIBIRI) avait fini par se convaincre qu’il était la célèbre armada Invincible espagnole (1588), mais comme elle, il a fini en débandade devant la force et la stratégie de l’autre Lord Howard, S. E. Pierre Nkurunziza. Le dialogue d’Arusha a produit l’effet d’un puissant aimant, qui a aspiré les alliés de Sinduhije, laissant celui-ci nu comme un os.  La désillusion et la confusion règnent chez les européens qui avaient affrêté ces fers rouillés. Ils déclarent en effet que Sinduhije manquant à Arusha, l’opposition n’y est pas allée ! Au moins leurs intentions sont devenues claires, l’équation a été réduite à sa plus simple expression. De fait, tout ce monde qui grouillait autour de Sinduhije faisait seulement partie du décor, mais la charge utile était uniquement son MSD, c’est-à-dire la poignée de Hima extrémistes (tous ne le sont pas) prête à prendre le pouvoir de Bujumbura au lasso, comme les cowboys attrappent les buffles dans les grandes prairies américaines. Radjabu, Nyangoma et certains autres l’ont finalement compris, et ils ont pris le large. L’Europe est en train de manoeuvrer pour repêcher les naufragés, Sinduhije et son âne Minani. Les européens étant têtus de nature,  ils vont certainement recycler ces deux-là sous une autre forme, et les envoyer de nouveau à l’attaque… boulets de canons ? paquets bombes ? kamikaze ? on ne sait pas. Il faut seulement ouvrir les yeux et rester vigilants. Entre temps, même si de sa planche de sauvetage, Minani fulmine de menaces de sanctions les anciens alliés, eux au contraire, ils rient sous cape, en se disant qu’avec leur manoeuvre pro dialogue, ils ont agi avec responsabilité et  en plus, ils l’ont aussi échappé belle.