DES GRIBOUILLIS AUX GRENADES, LE MEME ESPRIT MALEFIQUE

Le diable (dirait-on en kirundi, umurozi) se présente de mille manières, mais celles-ci portent toujours la même signature: la destruction. Tantôt ce sont les jeunes qui sont brûlés dans des pneus, tantôt ce sont les bus qui sont incendiés, tantôt ce sont les grenades qui déchiquètent de pauvres femmes en train de vendre des touffes de légumes, tantôt ce sont des élèves induits à détruire l’image du président de la République…

Les inspirateurs de tous ces maux, les sindumuja et autres opposants radicaux, déversent leur bile et leur venin dans les démolitions, tout en affirmant que le gouvernement en place est mauvais. En quoi donc ont-ils démontré d’être supérieurs, et partant de promettre une meilleure gouvernance ? Qui troue les yeux d’une photo de quelqu’un, sera-t-il plus humain quand il aura l’occasion de mettre la main sur celui que l’image représente ? Ou plutôt, n’est-ce pas une mise à mort, une torture (crever les yeux) symbolique, faute de pouvoir la pratiquer sur la personne en chair et en os ?

L’étonnant, c’est que les inducteurs se mettent à crier après coup, réclamant les droits pour ces jeunes mal éduqués, comme si le président de la République n’en avait pas non plus. Il a droit au respect, de part la fonction qu’il exerce. Dans la tradition burundaise, le manque de respect envers le roi était puni de mort (gucumura ku mwami; noter bien que de gu-cumu-ra  -pécher-, dérive la parole i-cumu: la lance, par laquelle on tuait les malfaiteurs).

D’où vient cette insolence maintes fois exhibée par les sindumuja et autres Sinduhije ? D’un complexe inoculé par les Belges aux Tutsi à partir des années 1920, en particulier par l’Evêque Belge, Monseigneur Classe. C’est lui qui a pratiqué pour la première fois le système « i »- « u », en écartant systématiquement les hutu de l’Ecole, en s’activant pour la déposition des chefs Hutu et parallèlement en favorisant les tutsi. Ceux-ci ont fini par se convaincre qu’ils étaient « supérieurs » (en quoi, je ne sais pas, ils n’ont encore rien inventé), et c’est ce complexe qui  joue un mauvais tour maintenant à la frange extrémiste de l’ethnie tutsi (les Sindumuja de Sinduhije, Pacifique et Maggy, pour ne citer que les plus bruyants) . Ils n’acceptent pas tout simplement un président HUTU.  C’est pour cela qu’ils s’acharnent sur sa personne, et non sur le gouvernement, commettant une erreur monumentale: ils ne présentent pas de projet alternatif qui rendrait l’opposition « appétissante » au jugement des électeurs; non, ils se contentent de vouloir éliminer une personne, en se promettant de réfléchir sur les programmes dans le futur.

En résumé, l’unique projet de l’opposition radicale est d’ASSASSINER le président; en attendant ce moment, ils détruisent tout ce qu’ils peuvent atteindre: personnes, biens, photos. Détruire, et encore détruire… Et ils prétendent de vouloir gouverner. S’ils y arrivent ils réduiront le Burundi en cendres.

FEMME ET DEMOCRATIE AU BURUNDI: CONFERENCE DE PARME 19/06/2016

aParma3aParma4Ce 19/06/2916, l’association Pronabu a organisé une autre conference dans la ville de Parme. Une bonne partie de la communauté burundaise de Rome avait fait le déplacement. La rencontre s’est faite en trois volets: Conference, Tambours, Repas multiethnique et dances burundaises.

aParma5La Conference était centrée sur le rôle positif de la femme burundaise, dans la recherche de la paix, dans un pays émaillé de crises cycliques, qui ont emporté des centaines de milliers de vies. Il va de soi  que l’histoire du Burundi a été évoquée, vue avec les yeux des victimes. En effet, dans la communauté burundaise, il y a beaucoup d’orphelins de 1972, et d’autres qui ont perdu les leurs en 1993-2000.

Après les échanges très fructueux, sont entrés en action les tambourinaires, qui ont été acclamés pour le magnifique spectacle. Entre temps, des équipes cuisinaient, les produits de toutes les provenances. Le diner était merveilleux, à la grande satisfaction des participants, noirs (de plusieurs nationalités) et blancs italiens. Pendant le repas, les femmes du Pronabu ont fait un défilé en habits traditionnels, receuillant de vifs applaudissements.

aParma6Les invités italiens ont beaucoup apprécié l’organisation des membres du Pronabu, et ont déclaré que les burundais ne sont pas des personnes ordinaires.

RWANDA: LE MYTHE SE DEGONFLE, LE PAYS CREVE DE FAIM

Kigali convention
Kigali Convention Complex

Je crois que c’est une des plus grandes humiliations que Kagame ait jamais subies dans sa vie de président. Il avait sonné  la fanfare pour faire savoir au monde que le World Economic Forum Africa se tenait à Kigali, pour exhiber les nouveaux édifices flambant neufs,  dédiés aux sommets internationaux [Kigali Convention Complex]; pour montrer le Singapour africain… Le forum s’est tenu, mais une chose les 2500 invités ont retenue: qu’ils ont failli mourir de faim. Et ils s’en sont plaints ouvertement. Le développement d’un pays commence par la nourriture. Sans l’indépendance alimentaire, le reste compte pour rien.

Les journaux rwandais d’ailleurs rapportent souvent des famines qui sont en train de sévir dans certaines régions à cause de la séchéresse, ou des écoliers qui abandonnent l’école à cause de la faim. Ces fléaux n’épargnent aucun pays de la région des Grands Lacs; toutefois la vantardise de Kagame, qui vend une image fausse d’un développement extraordinaire de son pays, en sort déplumée.

TENNIS: LE FUTUR DU BURUNDI

De très jeunes filles sont en train de démontrer que le Burundi est un grand bassin minier de talents sportifs, qui font la gloire du pays et  apportent de l’argent. Comme  le Kenya.

Aux pouvoirs publics d’y investir d’abord l’attention et l’encouragement, ensuite l’argent. A côté de chaque terrain de football, y ériger  un autre de basketball et de tennis.

Entre temps, félicitations petites soeurs pour vos exploits, dans la course comme dans le tennis. Vous honorez votre pays natal, le Burundi.

 

Sur la photo:

Aïcha Niyonkuru, Hoziane Kitambara dans la catégorie des 14 ans et moins, Sada Nahimana, Mwamini Bitungwa dans la tranche des 16 ans et moins, en compétition en Tunisie.

 

 

 

 

La milice tutsi tue les femmes tutsi et crie au génocide

JaquelineHakizimana
Jacqueline, tutsi  + 4/12/2015
Mama Delly Anitha
Anitha, tutsi  + 12/06/2016

La réalité est devant les yeux de tout le monde: les milices tutsi, les sindumuja, sont tellement voyoues qu’elles s’attaquent principalement aux femmes, y compris les tutsi. Le dernier drame s’est produit hier 12 juin à Musaga, le quartier tutsi et contestataire. Anitha, connue comme Mama Delly a été enlevée, séviciée, puis massacrée. Son tort est d’appartenir au parti CNDD-FDD. Il y a quelques jours, les mêmes milices avaient lancé une grenade contre les femmes de Kamenge qui puisaient de l’eau à la fontaine publique à 20 h. Beaucoup d’entre elles ont été blessées et portées à l’hopital. Dans les premiers mois de l’année, quand ces milices lancèrent des obus à l’aveuglette, une femme tutsi, veuve et vendeuse de légumes avait été  centrée par le projectile et en était morte. En décembre 2015  la belle jeune fille, Jacqueline Hakizimana, tutsie et employée de la Regideso avait été enlevée comme Mama Delly, violée animalement, puis tuée encore plus suavagement. Elle était inscrite au parti CNDD-FDD. Plus en arrière, en mai 2015, les grenades des milices tutsi ont tué et blessé les vendeuses de légumes au Centre Ville de Bujumbura.

Naturellement, après tous ces méfaits, les propagandistes de l’hégémonie tutsi Hima, dont Buyoya Pierre, n’ont pas froid dans les yeux, ni gêne sur les lèvres à déclarer  qu’il y a génocide au Burundi, contre les tutsi; quand ils ont été contraints d’admettre que ce génocide n’existait pas, ils ont changé de langage en affirmant que le génocide se préparait. Dans les faits, ce sont les milices tutsi qui s’attaquent aux tutsi, pour avoir du matériel de propagande. Le génocide bourdonne  dans leur tête, et ils l’accomplissent avec leurs actes de méchanceté.

A L’ORIGINE DU CNARED, UNE HISTOIRE DE SERPENT

serpentLa généalogie de l’actuelle Cnared est très compliquée parce qu’elle est le fruit  d’une multitude de croisements, dont certains sont peu glorieux. Mais il est certain que l’ancêtre du CNARED est le Raddes de Nzeyimana Jopeph, qui mourut en 2007. Homme extrémiste, il avait recueilli en un parti politique toutes les milices qui ont semé la désolation à Bujumbura et à l’intérieur du pays, de 1993 à 1996,  en éventrant femmes et hommes avec des bambous pointus, les tristement célèbres Sans Echecs et Sans Défaites et le Sojedem de Déo Niyonzima. Nzeyimana Joseph, alias Difficile, était connu dans les années 80 pour un fait qui n’est pas si divers que ça: ayant porté une femme dans la brousse de Rukoko, il l’avait fait dormir sur un manteau d’herbes, et tandis qu’ils consommaient leur trahison, un serpent avait mordu la dame. Elle mourut à l’hopital Prince Régent Charles. Voilà qui fut le patriarche du CNARED. A la mort de Nzeyimana, Alexis Sinduhije créa, des cendres du Raddes, son MSD qui comprend essentiellement des jeunes violents, habitués à tuer. Dans le MSD entrèrent aussi des jeunes  ambitieux qui fuyaient l’UPRONA, parce que celui-ci ne les laissaient pas émerger.  Le MSD recevra l’appui de Buyoya, qui pensait manipuler ces jeunes bouillants pour retourner au pouvoir, comme il les avait utilisés en 1993. En plus, Sinduhije leur chef, avait créé un amplificateur de leur voix et de leurs revendications, la RPA. Un grand avantage pour le calculateur Buyoya. C’est donc par la manoeuvre de Buyoya que le MSD  et ses satellites, le FNL de Rwasa Agathon, l’UPD,  ont refusé le résultat des élections 2010 (pourtant libres et équitables), pour former le magmas IKIBIRI. Mais c’est toujours Sinduhije, déterminé et fort de ses relations, qui menait la danse. La défection de Rwasa en 2015 a porté un coup dur à cette coalition du refus, qui est restée pratiquement vide, raison pour laquelle elle compense son a-pesanteur avec de la violence. Ce qu’elle ne peut plus désormais obtenir par les élections (elle n’a pas de base), elle veut l’arracher par force.  La transfromation de l’IKIBIRI en CNARED en 2015 est une tentative d’augmenter le capital humain, pour combler le ravin laissé par le FNL. Mais, la chance n’est pas au rendez-vous: Minani  a perdu son FRODEBU NYAKURI, Radjabu a claqué les portes (avec son UPD); il reste un squelette qui tient debout grâce aux ficelles et à la colle de l’Union Européenne (Belgique surtout). C’est pour cela qu’ils aiment s’afficher avec quelque fonctionnaire de l’UE, pour prouver aux monde que malgré tout, ils existent encore. Quand à la base il y a une histoire de serpent, on ne peut s’attendre qu’au venin et à la mort.

 

11 JUIN 1995: CARNAGE D’ETUDIANTS HUTU A L’UNIVERSITE DU BURUNDI

MASSACRE A L’UB Année Académique 1993-1994 Après la victoire écrasante du premier président HUTU démocratiquement élu du Burundi de, S. E NDADAYE Melchior, qui a été assassiné après seulement 3mois, les étudiants Tutsi de l’Université du Burundi n’ont cessé d’intimider leurs camarades Hutu. A cette époque, M. Clément NKURUNZIZA était Président de l’Association des Etudiants de RUMURI (ASER ). Il a participé activement dans l’organisation et les tueries des Hutu. Des différentes réunions étaient organisées dans les amphithéâtres, ODEON, derrière le restaurant universitaire. C’est dans ce lieu que M. Clément NKURUNZIZA et ses amis Willy MADIRISHA, un surnommé VACHE, Emmanuel NKURUNZIZA (tous les 4 des Bahima burundais), appelaient les tutsi Bahima burundais à « nettoyer les campus de l’université de ces saletés de hutu (gukura iyo imicafu y’abahutu muri kaminuza). L’Année Académique a été marquée par la fuite des étudiants Hutu menacés de mort par les Tutsi. Cela étant, certains étudiants Hutu qui ignoraient la politique, les soi-disant chrétiens se liaient aux Tutsi ce qui leur permettait de justifier que l’Université hébergeait toutes les ethnies. Signalons que lors de la fuite, un étudiant Hutu Floribert de la Fac. des Sciences Poly II a été tué au campus Mutanga. De surcroit, l’année académique 1993-1994 a été marqué par un grand taux de réussite contrairement aux années antérieures et des années suivantes. Et d’ailleurs, c’est la seule année, dans la vie de l’Université qu’apparait ce taux. Ce qui justifie que l’année a été très frauduleuse en faveur des étudiants que ne faisaient que barricader les rues, faire des marches manifestations dans la capitale, tuer tout Hutu qui passe, etc. . Année Académique 1994-1995 Au début de l’année académique 1994-1995, les étudiants et les autorités Tutsi de l’Université ont essayé de tout faire pour qu’aucun étudiant Hutu n’y revienne. Les Hutu ont pris l’inscription mais à la sortie des listes des inscrits, aucun étudiant Hutu n’y figurait, et comme ça les Hutu ne pouvaient bénéficier, ni de la bourse, ni du loyer au campus, ni de la carte de restauration, donc privés de tous droits sociaux. Mais comme les étudiants Hutu continuaient à crier, la situation a été tardivement débloquée grâce au concours du Vice Recteur le Dr BAKUNDA Athanase et au Recteur Dr Ir Pascal Firmin NDIMIRA. Le recteur a été par la suite remplacé par un tutsi Dr Ir Fidele RURIHOSE. Ce qui montre la complicité des autorités supérieurs. Appuyés par quelques autorités Tutsi et le Président de l’ASSER, l es tutsi n’ont pas cessé d’organiser et de planifier l’exclusion de tout Hutu de l’Université (étudiants hutu, tout travailleur et professeur Hutu). Après le départ du Recteur Dr Ir Pascal Firmin NDIMIRA, les étudiants tutsi, révoltés par le professeur extrémiste Tutsi NDAYISHIMIYE Jean Pierre, ont décidé d’arrêter les cours afin de chasser le vice recteur le Dr BAKUNDA Athanase, un Hutu qui restait au rectorat, pour des raisons non fondées. Le Recteur Dr Ir Pascal Firmin NDIMIRA a vite déclaré qu’il est incapable de régler l’affaire. Craignant pour sa sécurité, le vice recteur à préférer ne plus se présenter au travail. En date du 22 Mars 1995, une assemblée générale des étudiants a été convoquée par le président de l’ASSER Monsieur Clément Nkurunziza. Dans son communiqué lu à la Radio Nationale, il avait précisé l’ordre du jour : « Problèmes de sécurités dans les campus universitaires. » Mais dans l’assemblée, le sujet a été dévié par le président de l’ASSER lui-même et devient : « Comment chasser les Hutu de l’Université. » Un étudiant qui a pris la parole en premier lieu est un tutsi du nom de MADIRISHA Willy. Il faut balayer tous les campus universitaires, enlever les saletés (pour dire Hutu), afin que nous fassions des entrainements militaires facilement ici dans les enclos des camps. A-t-il dit. Au lendemain de la réunion, après avoir menacé les Hutu, les tutsi sont descendus dans les rues, avec des pancartes aux écrits incendiaires dans les mains. Entre temps, les Hutu ont décidé d’aller expliquer le problème au Recteur Dr Ir Fidele RURIHOSE (Kwabaye gukomorwa n’incira ukitwara ku sato). Le recteur leur a demandé d’attendre. Constatant cela les tutsi les ont rencontrés là bas, les ont malmenés, torturés, déshabillés, leur ont fait des malheurs de tout genre. Depuis 7h30, le recteur les a reçus dans l’après midi. Malgré l’entassement des étudiant Hutu devant le rectorat durant tout l’avant midi, personne n’est parvenu à exprimer le problème en soit. Tout cela montre la complicité du Recteur Dr Ir Fidele RURIHOSE, qui deux jours après la marche, s’est déclaré incapable d’arrêter les actes de violence, devant le ministre de la jeunesse, des sports et de la culture Dr Alphonse RUGAMBARARA qui avait l’enseignement dans ses attributions. Quant au ministre, aussi président du parti INKINZO, il a manifesté sa compréhension en faveur des étudiants Tutsi. Les actes de terrorisme et d’intimidations se sont poursuivis. Pendant l’entrainement militaire, les étudiants Hutu ont été enfermés dans les campus sous la surveillance des étudiants tutsis qui brandissaient des armes ; encadrés par les militaires tutsi qui étaient censés assurer la sécurité de tous les étudiants des campus. Le recteur et autres autorités de l’Université restaient dans un grand silence alors qu’on ne pouvait observer aucune nuit sans coup de fusil. Pendant qu’ils étaient enfermés, les étudiants Hutu ont subi des maux de tout genre : torture physique et morale, dépourvu de tout droit (parler, communiquer avec l’extérieur, …). Certains même ont été poignardés et portés disparus. Il s’agit de : NTUNGA Salvator de la Faculté des Sciences BIZOZA Bède de la Faculté des Sciences NKESHIMANA Clément de la faculté des Sciences Economiques et Administratives (2è candi) qui a échappé à l’enlèvement. Les professeurs Hutu aussi n’étaient pas épargnés. C’est le cas du Dr Nicodème Nyandwi ancien doyen de la faculté des Sciences Economiques et Administratives (1992-1994) et du Dr SINZOYIHEBA de la même faculté. Le premier ministre du Burundi a tenté de rencontrer les représentants des étudiants afin de savoir ce qui se passait. Malheureusement tous les représentants étaient des tutsi. Aucune idée n’est sortie de la bouche du Hutu et jusqu’à présent les hutu ne savent pas encore ce qui a été l’objet de la rencontre. Malgré cela, les étudiants HUTU continuaient de remarquer des anomalies qu’ils ne parvenaient pas à saisir : Des gens étrangers venaient passer des nuits au campus en entrainements militaires. Il s’agissait des « Sans Echecs, Sans Défaites, Milices Tutsi. » Des réunions de grandes personnalités se tenaient au campus. Le cas le plus frappant est celui de l’ancien Président Jean Baptiste BAGAZA qui a passé toute la nuit au campus Mutanga le 10/06/1995, deux jours avant les massacres. L’intensification des réunions du SOJEDEM (Solidarité Jeunesse pour la Défense des Minorités) et du parti PARENA dans les campus universitaires, dans lesquels on ne parlait que l’extermination des intellectuels Hutu, successives les étudiants, les élèves, enseignants et enfin tout fonctionnaire Hutu. La visite de surprise du Vice Président et Ministre de la défense Rwandais, le Général Major Paul Kagame qui n’a fait qu’attiser le feu. Il venait pour montrer aux tutsi le plan d’extermination des Hutu utilisé par les tutsi rwandais. D’après lui ; les étudiant tutsi devraient imiter le drame rwandais lors duquel mille étudiants auraient été massacrés par leurs camarades. Le Président du Burundi S.E Sylvestre NTIBANTUNGANYA n’a pas été informé de la visite de Kagame à l’Université du Burundi.

EVENEMENT SANGLANT AU CAMPUS MUTANGA DANS LA NUIT DU 11 AU 12 JUIN 1995 Le jour noir était dimanche le 11Juin 1995. L’actuel Lycée du Saint Esprit (Ancien collège du Saint Esprit encore appelé Lycée Kamenge) fêtait son anniversaire. Etaient invités tout ancien élève dudit Lycée. C’est ainsi que certains étudiant y avaient répondu présent. Constatant que beaucoup d’intellectuels Hutu se regroupaient là, une réunion d’urgence des Sans Echecs, Sans Défaites et des Milices Tutsi associés aux membres du SOJEDEM (Solidarité Jeunesse pour la Défense des Minorités) et du parti PARENA s’est tenue à 15heures. L’objectif était de reporter la ville morte qui était prévue et de fixer les modalités de tuer les Hutu immédiatement. Juste au début de la fête, ces terroristes ont semé le désordre au sein des invités tout en visant les Hutu qui étaient là. Ils ont commencé à tirer des coups de feu et deux étudiants de l’Université et un ancien élève ont été tués sur le champ. Les autres étudiants ont pris fuite au couvent. Les étudiants élèves Tutsi ont menacé de détruire les portes du couvent, mais ils n’y sont pas parvenus. Tout cela s’est passé aux yeux de militaires Tutsi. La nuit approche. En effet, dans la nuit du 11 au 12 juin 1995, une centaine d’étudiants hutu ont été massacrés par leurs confrères tutsi avec la collaboration des « Sans-Echec » de Nyakabiga, certains professeurs et des militaires. Certains ont été tués atrocement à la grenade enfermés dans leurs chambres, d’autres ont été battus à mort, d’autres poignardés à la baïonnette et jetés dans des fosses communes creusées dans Nyakabiga et près de la Ntahangwa, d’autres dans des latrines, d’autres encore sont morts enfermés dans des locaux où ils s’étaient cachés pour fuir la fureur des tueurs enragés. Vers 18heurs, un étudiant du nom de NDAYISABA Alexis, qui rentrait au campus de Mutanga s’est vu attaqué par les étudiants Tutsi qui lui ont lancé des pierres. Arriver dans sa chambre, il a changé sa chemise parce que l’autre était entassée de sang qui coulait des blessures. Il a vite essayé de voir comment fuir, mais ces criminels l’ont saisi à la sortir de sa chambre. Les autres étudiants Hutu qui étaient là ont subi le même sort. Ceux qui n’ont pas fuit ont été exécutés. Ceux qui ont fuit vers Nyakabiga, n’ont pas dépassé le quartier et ont été tués et enterré dans les fosses communes ou jetés dans les toilettes. Vers 19h30, une trentaine d’étudiant faisaient la prière dans la chambre. Les tutsi sont sorti un à un sans avertir les Hutu qui se sont vu attaqués tués sur place. Vers 21h, l’étudiant RURIMUZIKO Gordien a été tué devant les militaires qu’assistaient à la tragédie sur le terrain de Basket Ball. A 21h30, le recteur est arrivé pour constater le fait. Tous ceux qui devraient l’informer étaient des tutsi. L’information qu’il a reçu ; est la seule relative à la disparation de Monsieur Alexis, jusqu’à rentrer sans aucune information sur la mort de Gordien et les autres. Vers 22h00, un grand groupe des tutsi armés est venu en masse pour réclamer Alexis qui était sur le point de mourir, les militaires ont feint en tirant en l’air, mais les étudiant tutsi ont opposé une résistance et on fini à achever Alexis sous les yeux du recteur. Au même moment, on a entendu des coups de fusils en peu partout dans le campus et des explosions de grenades. Les étudiants Hutu dans une peur totale étaient enfermés dans les chambres. Des véhicules militaires circulaient dans le campus. C’est à ce moment que la situation est devenue grave. Le rôle de ces militaire a été de faciliter la salle besogne, voir de tuer et d’évacuer des cadavres le plus rapidement possible. Les étudiants tutsi ont commencé à défoncer toute chambre d’étudiant Hutu et à y lancer de grenades si l’occupant n’ouvrait pas rapidement pour ensuite être égorgé. Le plus étonnant est que, tout le campus était sillonné par des militaires pendant que les innocents étudiants HUTU criaient haut et fort au secours. Ainsi vers 5h du matin, tous les corps étaient quasiment évacués et n’en restait que 9 seulement. Toutes ces atrocités se sont produites en présence : du chef de poste militaire de Mutanga du directeur de la Régie des œuvres universitaires du nouveau président de l’ASSER nouvellement élu, Monsieur HABARUGIRA Gaspard (FSEA III) de l’ancien président de l’ASSER, Monsieur NKURUNZIZA Clément (Histoire III) du recteur de l’université Dr Ir Fidele RURIHOSE qui a accepté de quitter le campus à 1heure du matin Les gendarmes ont refusé au ministre de la jeunesse, des sports et de la culture Dr Alphonse RUGAMBARARA qui avait l’enseignement dans ses attributions de se rendre sur les lieux. Le matin, les criminels se sont reposés comme si rien n’était. Les étudiants Hutu rescapés ont profité de cette occasion pour quitter le campus. Ils n’ont rien emporté, certains même sont partis en culotte. Malheureusement ils ont été suivis et certains ont été exécutés même après le 12 Juin 1995. C’est le cas de : SIMBAYOBEWE Pascal, étudiant Hutu de la 1ère Licence en FSEA MACUMI Laurent, étudiant Hutu qui faisait l’IEPS et l’ISCAM en même temps en 1ère année BACIRA Cyrile, étudiant Hutu de 2ème Licence à l’ITS NDAYIHANGAZE Serges, étudiant Hutu de la 2ème Candidature à l’ITS, tués par les militaires de la position de Muyira à Kanyosha NSHIMIRIMANA Gustave, étudiant Hutu de la 1ère Licence en Chimie, tué à Mutanga Nord NIYONZIMA Floride, étudiante Hutu de la 2ème Candidature en Langues et Littératures Anglaises, tués par les militaires à la poste de Mutanga lorsqu’elle passait retirer sa bourse pour se servir de tiquet. Les autres étudiants Hutu tués n’ont pas été identifiés. Professeur Dr Stanislas Ruzenza , Directeur de la Recherche Scientifique et professeur de la faculté de Psychologie et Sciences de l’éducation à l’Université du Burundi, avait osé demander de mener profondément des enquêtes pour connaître la vérité et les auteurs des crimes, découvrir les fosses communes et sauver éventuellement des étudiants hutu qui étaient cachés dans des locaux fermés. Il a payé un lourd tribut et été sauvagement assassiné en cravate au grand jour dans son bureau de travail le 21 juin 1995. Et ce, au vu de tout le personnel présent au Rectorat. Les tueurs sont repartis tranquillement à l’aise avec leur voiture qui ne cachait pas son immatriculation pour rejoindre le quartier de Nyakabiga. Bref, c’est un petit résumé de ce qui s’est passé à l’unique université du Burundi qui pour les tutsi devrait être une institution spéciale à eux. Mais il faut apprendre à vivre ensemble comme des amis, si non à mourir comme des chiens.

 

AU CNARED, TOUS CONTRE TOUS (aribnews)

Alexis Sinduhije évite de justesse l’affrontement au sein du CNARED

Selon plusieurs participants, ayant requis l’anonymat, l’ambiance n’était pas si rose que cela, comme a voulu le faire croire le service de communication du CNARED. La question de la participation de certains membres du CNARED aux consultations d’Arusha a bien occupé une bonne partie des discussions au sein du Directoire et à certain moment l’ambiance était au bord de l’inquisition.

Pour l’aile de l’Uprona dirigée par Charles Nditije, ce dernier, présent à Bruxelles, a de nouveau désavoué Evariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana, successivement Vice-président et Porte-parole, pour s’être rendus à Arusha. Mais selon les dernières informations sur place à Bujumbura, l’Uprona de l’opposition traverse depuis une grave crise interne. Nombreux cadres du parti estiment que la position de Nditije sur cette question est « individuelle ». Le maintien de ce parti au sein du CNARED n’est donc pas assuré pour l’avenir.

Présent à Bruxelles, le président du Sahwanya-Frodebu, Léonce Ngandakumana, aurait fait un grand écart pour expliquer la présence de son Vice-président à Arusha. Ne pouvant pas désavouer Frédéric Bamvunginyumvira, qui a bien réaffirmé être parti à Arusha représenter son parti, Léonce Ngandakumana aurait expliqué que son parti avait envoyé un émissaire à Arusha pour dire au Facilitateur qu’il ne pouvait pas répondre à son invitation. Une explication alambiquée, à y perdre son latin et qui n’a apparemment convaincu personne.

Restaient sur le banc des accusés deux partis, qui n’ont pas été entendu à ce sujet. L’UPD-Zigamibanga n’avait pas envoyé de représentant assister à la réunion du Directoire, tandis que représentant du CNDD-Nyangoma avait quitté la réunion avant que le sujet brulant ne soit abordé.

La sentence allait donc tomber, exclusion pure et simple de ces deux partis, n’eut été l’intervention d’Alexis Sinduhije. Selon des participants, le président du MSD a usé de son autorité, n’hésitant pas à taper du poing sur la table, pour calmer les ardeurs de l’axe Minani-Busokoza-Nduwimana et remettre les pendules à l’heure.

Selon nos sources, devant les accusations de « trahison » lancées contre l’UPD-Zigamibanga et le CNDD-Nyangoma, Alexis Sinduhije a interpellé certains membres du Directoire quant à leur propre « trahison », rappelant leur participation, depuis janvier 2016, à des rencontres secrètes à Helsinki en Finlande avec des émissaires du pouvoir de Bujumbura, à l’insu de Léonard Nyangoma alors qu’il était le président du CNARED. Des rencontres secrètes qui depuis se poursuivraient régulièrement.

Après ces propos, certains participants commençaient à s’interroger ouvertement sur qui a trahi qui ? Entre ceux qui ont des rencontres en cachette à Helsinki avec le pouvoir de Nkurunziza, et ceux qui répondent aux pourparlers d’Arusha aux yeux du monde entier, la question méritait effectivement d’être posée.

Alexis Sinduhije est ainsi parvenu à faire taire, momentanément, les discordances au sein du CNARED, évitant un déchirement la veille de son important rendez-vous avec le Facilitateur. Le Directoire a alors voulu charger le président de rencontrer les fortes têtes des partis Sahwanya-Frodebu, UPD-Zigamibanga et le CNDD-Nyangoma. Mais face aux hésitations de Jean Minani, c’est finalement un compromis à la burundaise qui fut trouvé : leur envoyer des émissaires (Abashingantahe) pour aplanir ce différend au sein de la plateforme.

On notera, pour la petite histoire, qu’à l’occasion de cette réunion le CNARED a admis un nouveau parti membre, il s’agit du pari Kaze-FDD d’un certain Jean-Bosco Ndayikengurukiye, ou plutôt du Général Jean-Bosco Ndayikengurukiye, si cher à Jean Minani. C’est sûrement pour les troupes qu’il pourra aligner … comme en 2000 ! L’Histoire burundaise peut parfois ressembler à un éternel recommencement.

Arusha ou Helsinki ? Le CNARED va devoir se prononcer

L’information majeure qu’on retiendra de cette rencontre du CNARED à Bruxelles, c’est l’évocation au sein du Directoire des rencontres d’Helsinki avec le pouvoir de Bujumbura. Le sujet n’est donc plus réservé à quelques membres et, tôt ou tard, la coalition de l’opposition et le pouvoir de Nkurunziza vont devoir communiquer à ce sujet.

Le Facilitateur pourrait aborder la question avec les représentants du CNARED afin de s’assurer de leur réelle volonté à participer aux pourparlers sous la Médiation de l’EAC. En effet, malgré le discours maintes fois répété sur la volonté d’aller aux pourparlers d’Arusha, on note que certains membres de la coalition de l’opposition font tout pour les éviter : exigence d’être invité en un seul bloc et récusation du nouveau Secrétaire général de l’EAC, le Burundais Liberat Mfumukeko.

Concernant le refus d’inviter le CNARED en tant qu’une seule entité, des spécialistes dans les négociations notent que pour aller plus vite, la Médiation a opté pour un dialogue sans préconditions ni exclusives, et surtout « avec les véritables protagonistes de la crise », comme l’ont d’ailleurs demandé l’Union Africaine, l’Union Européenne et les Etats-Unis, parlant de « Key players ».

Or le CNARED regorge d’une ribambelle de petits partis « à finalité familiale et but alimentaire », comme on en connait au Burundi, et autres « personnalités » qui ne représentent en réalité qu’eux-mêmes. Des partis sans réelle assise au Burundi, qui étaient en léthargie depuis plusieurs années et ont besoin de ressusciter avec les négociations d’Arusha. C’est pourquoi le Facilitateur va cibler directement les personnalités et partis politiques de premier plan et rien n’indique un quelconque changement dans sa stratégie.

Plusieurs observateurs s’interrogent aussi sur les raisons derrière les attaques virulentes de l’opposition contre le tout nouveau Secrétaire général de l’EAC, Ambassadeur Liberat Mfumukeko. En effet, la Médiation dans la crise burundaise est assurée par l’EAC, sous la direction du président de l’initiative régionale, l’Ougandais Yoweri Museveni. Le Secrétariat de l’EAC, son organe exécutif, est au service de la Médiation et du Facilitateur, pour toutes les questions liées à sa mission, au niveau technique et logistique. Alors parler d’une influence de l’Ambassadeur Liberat Mpfumukeko sur l’ancien président Benjamin Mkapa, qui a chapeauté les Accord d’Arusha de 2000, est considéré par la Médiation comme de la pure spéculation.

Quant aux accusations concernant sa nomination par le Burundi comme « Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire », certains diplomates se demandent comment des Burundais de l’opposition qui ont occupé des postes aussi important, jusqu’au sommet de l’Etat, peuvent à ce point ignorer le b.a.-ba de la Diplomatie. En effet cette nomination consiste tout simplement à conférer à la personnalité, nommée à la tête d’une organisation internationale, un rang protocolaire à la hauteur de sa fonction. Et c’est son pays d’origine qui doit lui conférer ce Titre. Ainsi le Secrétaire général de l’EAC a effectivemenent été nommé par son pays d’origine, en l’occurrence ici le Burundi, Ambassadeur mais « sans attache », juste pour le Titre.

Des observateurs avisés notent surtout que l’actuel Secrétaire général de l’EAC, Ambassadeur Liberat Mfumukeko, essuient les mêmes accusations tout comme son prédécesseur, Ambassadeur Richard Sezibera, mais en son temps de la part du pouvoir de Bujumbura. Pour rappel, le Gouvernement burundais accusait Ambassadeur Richard Sezibera d’être membre du parti FPR au pouvoir au Rwanda et soumis aux ordres du président Paul Kagame. De même aujourd’hui l’opposition CNARED accuse Ambassadeur Liberat Mfumukeko d’être membre du parti CNDD-FDD au pouvoir au Burundi et soumis aux ordres du président Pierre Nkurunziza. C’est la même rengaine, selon des commendataires.

D’aucuns se demandent alors si ces accusations, proférées tout le temps contre le Secrétariat de l’EAC, ne viseraient en réalité l’organisme régional lui-même. Y’aurait-il une entente entre le pouvoir burundais et certains opposants pour rejeter la Médiation sous-régionale ? Certains se demandent ainsi si les récusations successives des Secrétaires généraux de l’EAC ne seraient pas coordonnées par le pouvoir du CNDD-FDD et certains opposants du CNARED pour torpiller Arusha, et privilégier leurs rencontres secrètes. Peut-être à …Helsinki ?

L’heure de vérité a sonné

Depuis deux jours, le service de communication du CNARED annonce une offensive diplomatique tous azimuts, photos à l’appui. On apprend ainsi qu’une haute délégation de la plateforme a été reçue mercredi à Bruxelles par l’Envoyé spécial des États Unis dans la région des Grands Lacs, et que mardi la veille la délégation du CNARED composée de 14 personnes était reçue dans les immeubles de l’Union Européenne à Bruxelles. Waouh !

Mais l’opération médiatique, qui se voulait démontrer l’importance de la plateforme auprès de la Communauté internationale, a plutôt suscité des interrogations bien embarrassantes autour de ses simples consultations, que les communicants du CNARED ont tenté de présenter comme des victoires diplomatiques.

En effet, au vu du nombre de délégués que le CNARED y a mobilisé, il y a lieu de se demander s’il faut-être une quinzaine pour expliquer une position, si elle est commune ? La plateforme n’a-t-elle pas de dirigeants pour la représenter valablement et présenter ses revendications ? Ou est-ce tout simplement un manque de confiance de ses membres en leur leadership ? Pour beaucoup, c’est la preuve, une de plus, de l’ego surdimensionné qui anime la plupart des leaders burundais, qui veulent à tout prix être sur la photo officielle.

Voir d’anciens Chefs de l’Etat, d’anciens Vice-présidents de la République, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, d’anciens Parlementaires ou Ministres, etc. mobilisés pour aller rencontrer deux ou trois fonctionnaires européens, loin d’avoir le rang qu’on veut bien faire croire, suscite, à certains égards, plus de la pitié qu’autre chose.

Mais puisque le CNARED s’est décidé à communiquer, le public burundais attend impatiemment d’avoir enfin des éclaircissements sur les négociations en cours à Helsinki, avec des photos à l’appui si possible, si ce n’est pas trop demander.

On espère que la Conférence publique que le CNARED va animer ce dimanche 12 juin à Bruxelles, sous le thème de « Dialogue inclusif et sortie de crise », donnera l’occasion à ses leaders de lever toute équivoque sur les zones d’ombres entourant les négociations d’Helsinki, et de répondre à toutes les interrogations, légitimes, liées à leur volonté réelle d’aller aux pourparlers d’Arusha, ainsi qu’aux relations de la plateforme avec certains mouvements rebelles armés, etc.

L’heure de vérité aurait-elle enfin sonné ? Rien n’est moins sûr, mais on ne sait jamais, l’avenir peut nous surprendre. [MG]

LE CORNARED, VIDE ET ENCOMBRANT

acornesQuand un burundais a peu d’espace pour accueillir son hôte, celui-ci s’exclame « ne t’en fais pas, la place me suffit,  je n’ai pas de cornes ». L’image provient des vaches dont les cornes longues et déployées les empêchent de passer aisément à travers les portes normales.

Ces jours-ci, l’assemblage qui s’appelle CNARED, après le départ de plusieurs associés semble  la paire de cornes sèches d’un boeuf abattu et mangé l’année dernière. Oui, ces cornes que nous avons tous vues dans nos maisons, qui servaient autrefois pour conserver certains petits objets. Ces cornes toutefois ont leur extension, on ne les déplace pas comme on veut. Elles sont vides et encombrantes. C’est malheureusement la réalité du CNARED, qu’on pourrait aisément nommer CORNARED. Ses membres, du fait qu’ils sont légers et insignifiants, veulent être accueillis avec le nom pompeux de CNARED, alors qu’ils ne peuvent pas passer dans la porte d’Arusha. La sagesse des temps modernes nous enseigne que pour porter de grandes armoires dans une chambre, on les démonte au bas de l’escalier, on les transporte pièce par pièce, et on les recompose dans le lieu voulu. Les américains, les russes et les européens sont en train de construire la Station Spatiale Internationale; à chaque vol ils portent un module qu’ils ajoutent aux précédents. Même nos oiseaux sont plus sages du Cnared; ils ne construisent pas leur nid par terre pour le porter en entier sur l’arbre, ils s’envolent avec des brindilles qu’ils tissent avec expertise jusqu’à la fin de l’oeuvre.

Le CNARED lui s’entête à être  porté à Arusha comme tel, alors qu’il n’a pas de reconnaissance légale, ni au Burundi, ni en Belgique.  Cela signifie que son intérêt n’est pas le dialogue, mais probablement l’exhibition, pour acquérir une reconnaissance de fait.  L’arithmétique de première année primaire nous dit que 1+1 =2; un homme + sa femme =  un couple. Mais quand ils doivent entrer dans une salle, ils n’exigent pas de passer le seuil en même temps ! Quelqu’un passe en premier, l’autre suit et à l’intérieur le couple se recompose.  Cela montre à quel point le CNARED (LE CORNARED) est déphasé; ses membres ne savent plus compter.  Puisqu’ils sont en Belgique, ils  doivent avoir pris la mauvaise habitude des Dupond (cf Tintin), de marcher toujours côte à côte. Mais en politique, comme dans la vie, si les cornes ne peuvent pas entrer dans la maison, elles restent dehors.

BUYOYA FAIT SORTIR DU FILET SON ALLIE SINDUHIJE

D’après un reportage de Bujumbura News, c’est un ancien président, [qui ne peut être autre que l’allié de guerre Pierre Buyoya] qui a eu l’idée de demander à Benjamin Mkapa (médiateur du dialogue interburundais) et au secrétaire général de l’EAC  Bapfumukeko, d’intervenir pour laisser entrer Alexis Sinduhije en Belgique. Et pourtant, cet homme ne respire que violence et haine. Ils auraient dû le laisser mijoter encore dans sa sauce, le temps que son orgueil s’abaisse un peu, et alors le faire libérer.