MINISTERE DES TRANSPORTS: DES MESURES DRASTIQUES S’IMPOSENT

aOtracoEn moins d’un mois, on a connu deux catastrophes routières, sans compter les accidents quotidiens qui moissonnent quelquelques morts ou blessés: le bus de l’OTRACO qui a dévallé tandis qu’il montait dans Bujumbura Rural, et ce camion qui transportait une chorale de Gitega vers Kiguhu (Rutana). Ces accidents ne sont pas des fatalités, ils sont dus en grande partie à l’ignorance des chauffeurs et au manque de poigne du Ministère des Transports.

1. Les chauffeurs sont incompétents, parce que la plupart n’ont même pas passé le permis, et ils ne connaissent pas les règles élémentaires du code de la route, qui donnent non seulement la capacité de conduire un véhicule, mais surtout inspirent la prudence. Au lendemain de l’accident de l’OTRACO, un haut responsable de la Police de roulage a déclaré qu’il y avait un intense trafic de permis de conduire, un grand nombre étant confectionnés dans des endroits non connus. Ce phénomène existe aussi dans d’autres pays, même les plus avancés, mais il est réduit. Il serait temps de créer des permis de conduire biométriques.
Le Ministère des Transports devrait disposer d’un service de contre expertise, pour faire passer un autre examen  pratique à ceux qui veulent entrer dans le service de transport en commun (bus). Parce que mettre entre les mains d’incompétents la vie des milliers de personne,  c’est en quelque sorte les condamner à mort.
2. Les auto écoles sont des entreprises, mais elles ne fonctionnent pas correctement. Elles devraient disposer de véhicules destinés exclusivement à l’entrainement des candidats, avec l’inscription dessus : « auto-école ». On devrait les voir circuler sur  les routes avec des élèves dedans. Les propriétaires des autoécoles ne devraient faire que ça tout le jour et tous les jours.  Les examens pratiques auprès des autoécoles devraient être donnés par des agents (policiers) du Ministère du Transport. L’inscription dans une autoécole donne  la garantie que  le candidat a étudié au moins la théorie. Le Ministère des Transports doit inspecter périodiquement les autoécoles, pour s’assurer qu’elles fonctionnent.
3. Un manuel en KIRUNDI, bien fait, s’impose. La plupart des chauffeurs que nous avons sont des recalés de l’école primaire ou secondaire, qui ne comprennent pas le français. Et même s’ils le comprenaient, il est temps d’acquérir l’indépendance linguistique là où c’est possible. Le code, expliqué en kirundi touche un public très vaste, et se transmet  très facilement. Il faut suivre l’exemple des missionnaires européens qui sont venus dans nos terres. Ils ont vite compris qu’en traduisant leur enseignement dans la langue locale, ils auraient fait plus d’adeptes: et c’est ce qui est arrivé. Par contre, la science qu’on s’obstine à enseigner dans la langue que les enfants ne comprennent pas n’a donné aucun résultat (invention… zéro !).
4. Exiger des bus neufs pour le transport dans  les villes principales, pour la sécurité et pour le décor. La capitale est le miroir d’un pays. Ca fait de la peine d’entrer dans ces minibus aux sièges cassés et rouillés, pour aller du Centre Ville à Mont Sion… Ils devraient sortir de la circulation, pour être afffectés peut-être aux routes de campagne. Qui veut investir dans le transport doit y mettre le prix, et si un indivudu ne le peut pas, il doit s’associer aux autres pour créer des sociétés viables.

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