USA ET BURUNDI AU TRAVAIL: ANALYSE DE BURUNDI-24

Cibitoke: une image qui a enterré les dernières illusions des Sindumuja

On se souvient encore du président Barack Obama s’adressant au peuple burundais comme s’il avait supplanté Nkurunziza! On se souvient des déclarations tonitruantes de Samantha Power vendant à vil prix la peau du président Nkurunziza comme un ours tué dans quelque brousse africaine! On se souvient encore des chantages de l’Union Européenne menaçant le Burundi de sanctions s’il ne se mette pas à table avec le CNARED. On se souvient encore des tapages médiatiques à Paris et Bruxelles de Pancrace Cimpaye, Pacifique Nininahazwe, Maggy Barankitse et un certain David Gakunzi accusant le président Nkurunziza d’avoir planifié et être en train de commettre un génocide contre les Tutsis au Burundi! On se souvient de Paul Kagame se moquant du président burundais à qui il reprochait de s’accrocher au pouvoir par des tueries et au mépris des cadavres de sa « milice » appuyée, d’après lui, par des éléments des FDLR et des Interahamwe. On se souvient des départs massifs des Burundais avec un accueil spectaculaire au Rwanda: camions et nourritures souvent en attente sur la frontière rwandaise et octroi immédiat du statut de réfugié!

Ce samedi 20 février 2016, à Cibitoke, l’image a fait le tour du monde: celle du président Nkurunziza effectuant des travaux de développement en compagnie de l’envoyé spécial du président Obama dans la région des Grands Lacs et de l’ambassadeur des USA au Burundi. Impensable il y a presque dix mois! S’il est prématuré de conclure à un changement de ton et de cible dans la politique des USA au Burundi, l’image a fait le bonheur des millions de Burundais qui sont restés fidèles au combat de Nkurunziza pour le respect de la souveraineté nationale. Le plan des Sindumuja s’est écroulé comme un château de cartes.Et comme dit l’adage, « le mensonge emprunte l’ascenseur mais est toujours rattrapé par la vérité qui emprunte les escaliers ». L’image est tombée comme un message réconfortant: « nous sommes à vos côtés mr le Président et aux côté de ce peuple courageux qui veut bâtir un pays développé »! On se souvient que c’est à Cibitoke, où en décembre 2014, une attaque d’une rébellion éphémère s’était déclarée avant d’être étouffée dans l’oeuf par les vaillants militaires de la FDN appuyés par la PNB. On croyait que les aventuriers avaient compris la leçon. La suite des événements allaient montrer que les troubles prendraient une autre tournure, une autre ampleur. Le tout étant téléguidé à des milliers de kilomètres de Bujumbura.

En avril 2015, le président Nkurunziza est choisi comme le candidat de son parti pour les élections présidentielles. La société civile, dite apolitique et sans but lucratif, déclenche alors l’insurrection. Une nouvelle balkanisation des quartiers de Bujumbura s’en suit comme en 1994 après le putsch sanglant contre Melchior Ndadaye. Le reste du pays reste calme sauf une partie du Sud du pays qui se croit majoritairement tutsi!

Erreur monumentale des organisateurs de l’insurrection qui ne comprennent pas que la coloration ethnique de leurs bataillons est un grossier traquenard. Ils persévèrent hélas dans l’erreur, avec des soutiens financiers et diplomatiques des puissances européennes et du lobby de Samantha Power. Aucun « général » commandant en chef de l’insurrection ne reste pourtant sur terrain mais tous sont à l’abri au Rwanda ou dans des métropoles européennes! Certains opportunistes hier choyés par le parti au pouvoir au Burundi choisissent la trahison et rêvent de l’implosion du parti. Ils se déclarent « frondeurs » et partent grossier les rangs des Sindumuja ou tiennent des propos va-t-en-guerre alors qu’ils ont toujours la trouille.

Pendant ce temps, l’ambassadeur des USA au Burundi, Dawn Liberi est presque mise en congé technique! Elle doit avoir souffert de la mégalomanie de sa consoeur Samantha! Mais comme dit l’adage: »les grandes douleurs sont muettes »! Le plan de renversement du régime au Burundi a connu son point culminant avec la tentative de coup d’Etat militaire. Le président Kagame depuis Dar es salaam fut le premier à recevoir la nouvelle et à s’en réjouir! Ce qui a choqué son homologue Kikwete. La Tanzanie a joué un rôle de voisin responsable: » Quand la case du voisin brûle, apporte-lui de l’eau pour éteindre l’incendie »! La même soirée, Nkurunziza a regagné son pays. Ce fut un échec cuisant pour les putschistes et les Sindumuja.

L’autre échec non moins cuisant fut bien entendu la réussite du processus électoral. Une élection salué par l’ONU comme paisible et libre. Et le leader historique du FNL, Agathon Rwasa, qui choisit d’enfoncer le clou dans le pied des Sindumuja: il s’incline devant le verdict des urnes et occupe son siège comme député élu! La colère fut alors à son comble du côté des Sindumuja et de leurs patrons de l’Occident. Mais le grand exploit du président Nkurunziza fut sans doute d’avoir pu garder l’armée et la police comme remparts des institutions. Les désertions furent bien maîtrisées et sans doute ceux qui ont succombé au ramage des oiseaux de mauvais augures regrettent-ils comme le corbeau après avoir perdu son fromage au profit de quelque renard! Du Rwanda, les rapports des organisations internationales pointent du doigt Paul Kagame comme un élément dangereux et qui déstabilise le Burundi. Ces rapports ont confirmé ce qui n’était qu’un secret de polichinelle: car du Rwanda, les opposants fugitifs reçoivent des fonds pour voyager partout dans par le monde, les radios peuvent diffuser des informations se félicitant des crimes commis par les terroristes au Burundi et du Rwanda encore, bien des jeunes Burundais sont formés au maniement des armes à feu et envoyés vers le front au Burundi. Inutile de revenir sur l’attaque de Kayanza et Ngozi en juillet dernier. Il se raconte que même le commando qui a ôté la vie au général Adolphe Nshimirimana venait du Rwanda!

Et ce samedi 20 février 2016, les USA qui venaient de dénoncer le Rwanda comme fauteur des troubles au Burundi apparaissent aux côtés du président Nkurunziza. Il était temps que le monde entier reconnaisse et confesse son erreur d’avoir diabolisé le « freedom fighter » Nkurunziza. Alors que Paul Kagame a dû réviser la constitution, alors que Denis Sassou Ngwesso a dû réviser la constitution pour s’éterniser au pouvoir, Et qu’en est-il du génocide des Tutsis sur lequel Kagame s’appuyait pour émouvoir le monde avec ses flots de larmes de crocodile?

Il faut le reconnaître: cette crise a coûté la vie à bien des Burundais, essentiellement des jeunes. Le rôle du Rwanda et de bien des puissances occidentale a été très nuisible. L’économie burundaise a beaucoup été affectée par le climat d’insécurité, le gel des fonds de la coopération, le ralentissement des activités et le sabotage organisé par les autorités rwandaises. La balkanisation de certains quartiers a réveillé des rancoeurs et des méfiances qui ont, Dieu merci, étaient contenues. Les responsabilités dans cette crise doivent être établies pour éviter que tout se termine en queue de poisson comme pour le cas des « sans échecs » et « sans défaite ». Nous invitons les USA à rétablir rapidement la coopération avec le Burundi.

Dans la queue, le poison!

Et pourquoi donc cette brève rétrospective? Parce que votre site a été l’un des premiers à se jeter dans la guerre médiatique déclenchée par les Sindumuja. Depuis mars 2015, votre site a commencé à diffuser des analyes pour dénoncer le complot contre le Burundi. A ce temps-là, le paysage médiatique était largement dominé par les Sindumuja. Les supporters de Nkurunziza se terraient par peur ou ne donnaient pas chère la peau du système CNDD-FDD. Les rédacteurs de ce site ont tenu bon malgré souvent des menaces de mort. En voyant l’image du président Nkurunziza en compagnie des émissaires du président Barack Obama, nous avons des larmes de bonheur dans les yeux. Nous nous félicitons déjà de savoir que l’Union Européenne a mis de l’eau dans son vin quant aux menaces de sanctions.

Avec la la réouverture des radios Isanganiro et Rema FM ainsi que l’annulation des mandats d’arrêts internationaux qui frappaient bien des opposants, nous n’avons aucun doute sur la confiance dans l’avenir moins violent du Burundi. Nous encourageons le dialogue franc et un travail titanesque de la Commission Vérité et Réconciliation pour permettre aux Burundais de guérir des démons du tribalisme et de la violence aveugle.

Et comme votre site était là pour faire entendre la voix presque inaudible des électeurs burundais, faire entendre une voix discordante par rapport aux mensonges éhontés des Sindumuja, nous pouvons dire que la mission a été accomplie. Et ne nous en voulez pas si nous vous annonçons ici et désormais le changement de la ligne éditoriale. Nous aimerions à vrai dire retirer le site et permettre aux animateurs de jeter les masques de l’anonymat. Vos serviteurs arrivent au bout de cette aventure à la fois éprouvante et exaltante, sains et saufs. Mais les menaces fusent toujours.

Nous réfléchissons encore sur la meilleure option. Toutefois, nous n’allons plus alerter, faire de la contre propagande ou accorder l’espace pour des commentaires non filtrés. Le site sera dailleurs de moins en moins alimenté. Nous vous sommes très reconnaissants pour votre fidélité et vos contributions. Merci de votre compréhension et espérons que notre engagement a été pour quelque chose dans ce revirement des USA! Le moment n’est pas encore au triomphalisme. Car le triomphe doit être celui de la paix et des retrouvailles des Burundais avec leurs partenaires d’hier.

LES SINDUMUJA ONT PERDU LA GUERRE

Les actes terroristes de ce lundi 15 février sont l’expression la plus éloquente du désespoir de ce mouvement insurrectionnel, mis en gestation au lendemain des élections de 2010, et accouché en avril 2015. C’est le coup de queue d’un serpent qui meurt, même si la prudence est de rigueur comme disaient les romains, in cauda venenum (le venin est dans la queue, dans la conclusion). Si les terroristes ont été capables de lancer des grenades à l’aveuglette sur des mendiants, sur des paysannes vendeurs de légumes, alors leur fin a sonné.

La perte de cette guerre se déduit de la somme de batailles perdues. La bataille militaire a triplement échoué:  le coup d’état du 13 mai, l’attaque de Kayanza en juillet  et  l’assaut aux camps militaires le 11 décembre 2015. La bataille diplomatique s’est soldée par un échec, avec la résolution 2248 de l’ONU, la visite du Conseil de Sécurité au Burundi, l’annulation de la Maprobu.  La bataille  propagandiste s’est éteinte le 21 décembre, quand des parlementaires tutsi ont proclamé haut et fort qu’il n’y avait pas de génocide contre leur ethnie et quand un tutsi de Karusi a été attrapé en train de distribuer des tracts appelant les hutu à massacrer les tutsi. C’est Maitre  Maingain qui porte la responsabilité de la débâcle médiatique des Sindumuja, quand il a commis l’erreur fatale de diffuser de faux montages sur un génocide inexistant; depuis lors les médias occidentaux sont devenus plus prudents ou silencieux. Le ministre belge Didier Reynders a été contraint finalement de reconnaitre lui aussi que le problème burundais n’était pas ethnique, mais politique. Les Sindumuja ont perdu aussi la bataille politique, parce qu’ils constituent un ensemble héteroclite, sans autre objectif que de renverser le Président Nkurunziza. Ils n’ont jamais proposé des idées alternatives pour construire la nation. Les Sindumuja ont perdu la bataille juridique au Burundi et devant l’EAC. Enfin les Sindumuja sont des descendants des parents malfamés, c’est-à-dire les Sans Echecs de triste mémoire qui ont semé la mort et la désolation entre 1993 et 1996. Et pour comble de malheur, ces Sindumuja sont commandés par un Chef déjà marqué au fer rouge comme terroriste: Alexis Sinduhije. Et pour finir, Kagame qui les arme a été publiquement pointé du doigt par les USA.

La mise en échec des Sindumuja est l’oeuvre conjuguée de plusieurs personnes et corps: l’Armée, la Police, le Gouvernement, les vaillants diplomates, la population, les médias loyalistes,  qui ont contrattaqué victorieusement. En continuant cette synergie, il n’y a pas de doute que bientôt seront éteints les derniers tisons fumants, pour retrouver le rire à gorge déployée des enfants de Bujumbura.

 

HUE SAMEDI, L’OGRE DES GRANDS LACS REPOND… PAR DES GRENADES

akagameUne pluie de grenades a fait un mort et plusieurs blessés civils dans beaucoup de coins de Bujumbura. Un terrorisme primaire qui contraste avec le climat joyeux et pacifique des marches de samedi dernier où le peuple a réaffirmé sa détermination à s’approprier de son destin. Le terrorisme de ce lundi 15/02/2016 est certainement une réponse de Kagame, l’Ogre des Grands Lacs, qui avait été longuement hué pour ses activités de destabilisation du Burundi, finalement reconnues et dénoncées par l’ONU et les USA. Kagame, un ancien enfant de la rue devenu président, n’a rien d’autre à offrir à son entourage que la haine et la mort qui le rongent du dedans. Il ne sait que tuer, et encore tuer.  Il a commencé par ceux qu’il croyait être ses ennemis, puis il a égorgé les amis qui l’avaient aidé à conquérir le fauteuil, ensuite il s’est mis à assassiner par millions les citoyens des pays voisins, jusqu’à ceinturer le Rwanda d’ennemis. Même les réfugiés qu’il a encouragé à rejoindre le Rwanda, il les a transformés tout de suite en engins de mort, en les lançant contre leur patrie, pour troubler le pays et renverser le gouvernement. Cela est vrai pour le Burundi, comme pour la RDC. C’est par cette grille de lecture que s’interprètent les attaques de ce lundi à Bujumbura.

Mais le Burundi est prêt à affronter le terrorisme, qui est devenu un phénomène mondial. Notre pays n’est pas le seul, l’Occident et l’Orient en souffrent aussi; la Russie en a aussi fait les frais de la part des tchéchènes.  La différence réside dans le fait que le terrorisme qui nous frappe est encouragé et financé par certains pays comme la Belgique, qui pourtant ont la peur bleue du terrorisme islamique. On dirait qu’il y a un terrorisme bon (celui frappe les africains) et un terrorisme mauvais (qui frappe les occidentaux).

Quant à Kagame qui instinctivement croit qu’en tuant le plus de gens possible  il va obstruer sa propre tombe, qu’il se désillusionne; son trou reste béant, et il le réclame, tandis que petit à petit  Le Temps, cet ennemi commun, l’achemine.

KAGAME VEUT-IL VENDRE LES REFUGIES BURUNDAIS ?

a4C’est l’histoire macabre de Inarunyonga, qui décida que sa fille, vive ou morte,  devait lui apporter en dot beaucoup de vaches. Elle mourut, et elle plaça son cadavre dans un étang où s’abreuvaient les vaches des tutsi. Quand elles arrivèrent à l’étang elles le pietinèrent, et la mère en affût s’écria à tue tête: « au secours, les vaches ont tué ma fille ». Pour la calmer, les éleveurs durent lui donner beaucoup de vaches.

Kagame avait planifié méticuleusement l’arrivée des réfugiés burundais et leur exploitation. En effet, c’est depuis 2013 que Kagame en personne a menacé d’intervenir au Burundi s’il y avait un génocide contre les tutsi. Ce fut le début de la psychose, qui alla crescendo avec l’invention des rumeurs sur l’armement des imbonerakure et les entrainements imaginaires à Kiliba Ondes. Les radio RPA et ISANGANIRO servaient d’amplificateurs et diffuseurs. Dès le début des manifestations, beaucoup de burundais ont fui vers le Rwanda. Le drôle de l’affaire est que nos concitoyens trouvaient des bus Grand Tourisme, climatisés, qui les attendaient à la frontière; histoire de les séduire, avant de les jeter dans l’enfer des camps.

Qu’a gagné Kagame sur nos burundais réfugiés ? Des millions de dollars, venus du HCR, de l’UE et surtout de la Belgique. Des centaines de chomeurs rwandais ont trouvé un emploi. Les burundais aisés ont aussi dépensé leurs épargnes dans des hotels et aux  marchés rwandais. Mais le plan visait essentiellement le recrutement d’une armée à partir des réfugiés, pour renverser le gouvernement et installer une marionette à la Kabila, et ainsi s’accaparer des richesses de notre sous sol.

Maintenant que le plan concocté semble tomber à l’eau, Kagame a l’air de vouloir se débarrasser de ces réfugiés, comme on jette la peau d’une banane après l’avoir mangée.  Mais connaissant ce criminel et sa soif d’argent, il peut bien vendre nos concitoyens à des esclavagistes du Moyen Orient, aux trafiquants d’enfants et d’orgnanes, etc. Le transfert unilatéral des réfugiés dans des « pays tiers » est une initiative inquiétante, qui certainement cache un autre plan; par exemple l’utilisation de nos réfugiés dans les mines de la RDC ou pour resusciter le M23. Kagame a besoin d’espace chez lui parce qu’il vient de  signer des contrats avec Israel, pour transférer au Rwanda les immigrants noirs de ce pays, moyennant une grande somme d’argent. Ainsi Kagame entre dans la categorie des  traficants d’êtres humains.

Nous recommandons à notre Gouvernement  de réunir les conditions pour un rappatriement volontaire et d’inviter publiquement les réfugiés à rentrer au bercail. La majorité d’entre eux a suivi moutonnement le mouvement de fuite, et s’est retrouvée prise au piège du chasseur.

DEMONSTRATION CONTRE KAGAME ET POUR L’UA

a1Ce 13 février 2016, una marche manifestation s’est déroulée sur tout le territoire national. Des dizaines de milliers avaient répondu présent. A Bujumbura, la manifestation pacifique et calme a transité devant l’Ambassade du Rwanda  où elle a protesté verbalement contre le recrutement des réfugiés burundais pour les intégrer dans une rébellion contre leur patrie. Les USA  viennent en effet d’accuser le Rwanda de ce bizzare et grave comportement du Rwanda, qui viole toutes les lois internationales en matière de réfugiés, sans parler du pietinement des relations de bon voisinage. Kagame était entré en furie à la révélation de ses agissements, et avait menacé de chasser les réfugiés burundais vers d’autres destinations. Le HCR est intervenu pour demander des éclaircissements.

Dans le discours de circonstance lu aux manifestants de ce 13/02, les orateurs ont aussi remercié l’UA, qui a décidé de ne plus envoyer la MAPROBU.

LES JOURNALISTES FRANCAIS « CHERCHENT » A DISCULPER LE RWANDA !

En politique, en diplomatie, en droit, les paroles ont des sens précis et souvent elles ne sont pas interchangeables. Une parole dite à la place d’une autre bouleverse complètement une situation. Tenez: les Etats-Unis viennent d’accuser le Rwanda de son « INVOLVEMENT IN DESTABILIZING ACTIVITIES », qui signifie « ENGAGEMENT DANS DES ACTIVITES DE DESTABILISATION » du Burundi.  Cela signifie que le Rwanda est en train de déstabiliser le Burundi, comme d’ailleurs c’est le cas. L’Agence France Presse (AFP) en traduisant  l’original Anglais en « CHERCHE à ‘déstabiliser' », cela devient une action potentielle, future, et non actuelle. C’est une tentative de disculper un ami pris la main dans le sac, et pointé du doigt par les USA. Or, la rébellion de juillet 2015, partie du Rwanda, est un fait avenu, et non un projet; l’infiltration des terroristes à Bujumbura à partir du Rwanda et tous les morts qu’ils ont provoqués, c’est une réalité. L’arrestation du chauffeur du HCR avec sa cargaison d’armes venues du Rwanda, c’est déjà grave dans l’histoire.

Le Rwanda « ne cherche pas » pas à déstabiliser le Burundi, IL LE DESTABILISE; par contre ce sont les journalistes français  qui CHERCHENT à minimiser ce méfait d’une hostilité sans précédent de la part d’un pays voisin et « frère ».

LES USA ACCUSENT LE RWANDA DE DESTABILISER LE BURUNDI

 

Washington – Les Etats-Unis ont accusé mercredi le gouvernement du Rwanda de  déstabiliser le Burundi voisin, notamment en recrutant des réfugiés burundais pour les enrôler dans une opposition armée contre le régime du président burundais.

Nous avons vu un certain nombre de rapports de nos collègues sur le terrain qui laissent penser que le gouvernement rwandais est impliqué dans des activités déstabilisatrices au Burundi, a déclaré la secrétaire d’Etat adjointe pour l’Afrique Linda Thomas-Greenfield, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain.

Devant cette même commission du Congrès, Thomas Perriello, émissaire spécial du gouvernement américain pour l’Afrique des Grands lacs, a fait état d’informations crédibles sur le recrutement de réfugiés burundais dans des camps au Rwanda afin de participer à des attaques armées conduites par l’opposition burundaise armée contre le gouvernement burundais.

Ce diplomate s’est dit préoccupé par le comportement déstabilisateur du Rwanda dans la crise au Burundi.

C’est la première fois que le gouvernement américain met en cause directement et publiquement les autorités de Kigali dans la crise qui secoue le Burundi voisin.

Washington est historiquement un allié du Rwanda mais les relations se sont beaucoup refroidies ces dernières années en raison du rôle jugé néfaste du régime du président Paul Kagame dans la stabilité de l’Afrique des Grands lacs.

Les relations entre le Rwanda et le Burundi sont au plus bas, Bujumbura accusant Kigali de soutenir ses opposants, voire de servir de base arrière à une rébellion naissante.

LES USA ACCUSENT LE RWANDA DE DESTABILISER LE BURUNDI

US accuses Rwanda of ‘destabilizing activities’ in Burundi
Burundian protesters hold banners at Bujumbura airport on January 21, 2016
Burundian protesters hold banners at Bujumbura airport on January 21, 2016(AFP Photo/Griff Tapper)

Washington (AFP) – The United States accused Rwanda Wednesday of involvement in « destabilizing activities » in strife-torn Burundi, including the recruitment of refugees for armed attacks against the government.

The US concerns were raised in the Senate Foreign Relations Committee by two top diplomats, who cited reports from colleagues in the field that point to Rwandan involvement in the Burundi crisis.

« There are credible reports of recruitment of Burundian refugees out of camps in Rwanda to participate in armed attacks by Burundian armed opposition against the Burundian government, » said Thomas Perriello, US envoy for the Great Lakes region of Africa.

Linda Thomas-Greenfield, US assistant secretary of state for African affairs, told the senators » « We have seen a number of reports from our colleagues in the field that suggest (that) the Rwandan government has been involved in destabilizing activities in Burundi. »

It is the first time the United States has publicly accused the government in Kigali of involvement in the crisis in neighboring Burundi.

The United States historically has been an ally of Rwanda, but relations between the two have chilled in recent years.

Burundi has been in turmoil since President Pierre Nkurunziza announced plans in April to run for a third term, which he went on to win.

More than 400 people have died since then and at least 230,000 have fled the country.

Relations between Rwanda and Burundi are at a low point, with Bujumbura accusing Kigali of supporting its opponents and serving as a rear base for a nascent insurgency.

Rwanda rejects the accusations.

A UN panel reported last week that Burundian refugees had been recruited at a refugee camp in eastern Rwanda in May and June 2015, and given two months of military training.

The refugees said their « ultimate goal » was to remove Nkurunziza from power, according to the report.

Rwandan President Paul Kagame has dismissed the accusations as « childish »

From: Yahoo News.

IDRISS DEBY ET SON FUTUR MANDAT

Aidriss« Tchad: l’actuel président, Idriss Déby, investi par son parti le MPS pour briguer un nouveau mandat », tweete RFI.

« Idriss Déby est à la tête de l’Etat tchadien depuis février 1991 après la chute de l’ancien président Hissène Habré. Il a une première fois été élu président en 1996 avant d’être réélu en 2001, 2006 et 2011. », commente-t-elle.

QU’EN PENSONS-NOUS ?

Si la « Communauté Internationale » voulait punir le péché appelé « mandat », il y a longtemps qu’elle aurait happé ce dirigeant Déby, actuel numéro un africain,  ainsi que Kagame, Museveni et tant d’autres. Une démonstration éclatante que quand ces bulldogs occidentaux aboyent furieusement contre le Président Nkurunziza,  ce n’est pas pour le mandat; les mêmes causes produisant les mêmes effets, on aurait entendu la France gueuler contre ses amis plurimandataires. Il n’en fut et il n’en sera rien.

Quand alors nos journalistes titrent que l’Afrique est au chevêt du Burundi, l’on se demande qui est plus malade que qui ! La crise de croissance que vit le Burundi est tout à fait normale, et elle n’est pas une maladie. Les français n’ont pas atterri dans la démocratie à la première tentative depuis la révolution de 1789; outre le génocide des nobles qui a suivi cette révolution, l’histoire nous apprend que  par la suite Napoléon a  confisqué le pouvoir au peuple, créé un empire, conduit des guerres meurtières; c’est après des décennies que la France s’est stabilisée dans ce système démocratique. Et pourtant, les français et les belges,  peut-être ignorant leur passé, prétendent que nous devrions tous passer la ligne d’arrivée en même temps. Ce qui est impossible. D’ailleurs, les mauvais entraineurs ne devraient pas se fâcher si leur équipe ne donne pas les résultats attendus.  Sur le tableau d’affichage, nous constatons que les ex colonies anglaises ont moins de troubles à l’intérieur et gèrent mieux l’alternance démocratique: Ghana, Tanzanie, Kenya, Botswana, Zambie, Sud Afrique, Nigeria. Tandis que les ex colonies françaises et belges sont pratiquement toutes des antichambres de l’enfer: Haiti, Cote d’Ivoire, Congo-Burundi-Rwanda, Mali, Mauritanie, Tunisie, Tchad, RCA, etc. Vraisemblablement, la France et la Belgique ont transféré leur schyzzophrénie aux territoires conquis, et le mal s’est installé. Il faudra du temps pour guérir; et surtout, la France et la Belgique doivent s’éloigner le plus possible du patient, autrement, au lieu de guérir il va empirer, et même mourir.

 

Rébellions: tuer sadiquement et mourir politiquement

Ces derniers jours, les pseudo-rébellions  du Burundi se sont accusées mutuellement de se voler les revendications des assassinats. Ahurissant !!!!   Comme si c’étaient des trophées, des coupes d’un championnat ! Malheureusement, cette rivalité et cette surenchère veulent désigner qui, parmi ces associations de criminels, produira le plus de cadavres. Les victimes sont de pauvres gens, les uns surpris à  siroter un verre de vin de banane dans un bistrot du quartier, d’autres à  vendre quelques oeufs cuits ou des recharges téléphoniques sur la rue, ou à dormir sur le dos de sa maman… Voilà l’oeuvre de ces contestataires devenus terroristes, qui se proposent comme futurs sauveurs du Burundi. Cela me rappelle une histoire succulente d’un épineux (umunyinya) qui voulait devenir le roi des arbres et les menaçait : « venez, retirez-vous sous mon ombre; sinon que le feu sorte de l’épine et dévore les cèdres du Liban » (Juges 9:15)

En démocratie, la politique se fait avec l’art de la séduction. D’ailleurs, au moins au Burundi, nos ancêtres avaient trouvé le lien entre le pouvoir et l’amour charnel. Monter sur le trône se disait « kwima ». Ce verbe semble parler d’un rapport entre taureau et génisse, mais ce n’est qu’un sens figuré, vu que la vache avait tellement pénétré  les coutumes  que même demander une jeune fille en mariage se disait et se dit toujours « demander une vache ». Pour retourner à notre sujet, un jeune homme galant ne peut pas dire à une fille: « ou tu m’épouses ou je te tue ». C’est pourtant ce que sont en train de faire les terroristes, qui veulent arriver au pouvoir par la violence. Le carnage des innocents s’explique aussi par le refus des terroristes du principe « un homme, une voix ». Dans cette perspective, chaque citoyen est leur ennemi potentiel, puisqu’il peut leur faire perdre le pouvoir. Dans la même ligne de pensée,  leur ardent désir de provoquer un génocide est une soif de vengeance contre ce peuple qu’ils haïssent parce qu’il les a humiliés en 2010; son extermination leur permettrait de capturer définitivement le pouvoir. Scénario Kagame 1994. Nous sommes convaincus qu’ils n’y arriveront pas, car l’assassinat des innocents est un signe évident de leur mort politique.