REQUIEM POUR LE CNARED: IL VIENT DE FAIRE HARAKIRI

Come nous l’avions annoncé dans notre précédent article « le CNARED vole en éclats », des sources internes  confirment sa désagrégation, en pleine mer. Après le naufrage, on trouve sur une planche flottante trois extrémistes de renom, Sinduhije, Busokoza, Minani Jérémie; un frondeur, Rufyikiri, devenu lui aussi politiquement aveugle et aigri;  Minani Jean et une femme, Ndenzako Aline. Une belle équipe en attente de sauveteurs. L’important pour le gouvernement est de ne pas commettre l’erreur de la perdrix: elle a sauvé un serpent d’un incendie de brousse, et quand ils se sont retrouvés en sécurité, le serpent lui a dit: « Maintenant je te mange ». Et que devient Nyangoma, et le reste de l’équipage ? Mystère.  Voici en entier l’article de leur site B24.

Le CNARED se scinde en deux

CNARED 26022016 200843A l’issue de trois jours de réunion, le CNARED vient de se « NYAKURISER » officiellement. Un nouveau directoire vient d’être mis en place.

Ce directoire a pour mission de se rapprocher du pouvoir de Bujumbura afin d’avoir des postes dans un probable gouvernement dit de transition à la solde du parti au pouvoir.

La composition du nouveau directoire à lui tout seule est éloquente. Sur les six commissaires, trois sont depuis longtemps à la solde du pouvoir dictatorial de Bujumbura. Notons aussi que le chauffeur personnel de NYAGOMA en la personne de KABURANIRWA Emmanuel hérite de la sous commission des finances.

Voici donc les nouveaux commissaires du CNARED:

  • SINDUHIJE Alexis à la sécurité;
  • MINANI Jean aux négociation;
  • BUSOKOZA Bernard à la politique;
  • RUFYIKIRI Gervais à la diplomatie;
  • MINANI Jérémie pour la communication;
  • NDENZAKO Aline aux droits de l’homme.

Auparavant, le CNARED comprenait 12 commissaires. Ce directoire a également pour mission d’écarter le président du CNARED, NYAGOMA Léonard, dans les plus bref délais. Ce dernier bloquerai, selon notre source, les négociations souterraines avec le CNDD-FDD afin d’accéder à des postes juteux. Ce qui ouvrira les portes au président NKURUNZIZA à la légalisation de son troisième mandat.

D’autres sources nous signalent ici et là des négociations toutes azimuts entre le général NIYOMBARE du FOREBU avec le parti au pouvoir et celles de SINDUHIJE du RED-TABARA avec le gouvernement en place à Bujumbura.

Depuis que le CNARED a perdu sur l’échiquier international, une course est donc lancée pour en finir avec un exode qui affame de plus en plus nos « quémandeurs-opposants ».

Comme le dit si bien notre vieux  président BAGAZA: « Il n’y a pas d’opposants au Burundi, il n’y a que des demandeurs d’emploi ».

KABURUNDI Jean Jacques

RED-RUGEMIMICUKO ET FOREBU-RUSASIKABAKECURU: BRAS ARMES DE L’OPPOSITION.

abagoreA l’issue de la série consultations au sommet (Ban Ki Moon, Délégation UA), les partis d’opposition radicale, pauvres en hommes et en idées, se disent décus. Le miracle aurait été que ces Hautes Personnalités, qui gèrent au quotidien les grands problèmes du monde, donnassent satisfaction à ces adeptes de la politique ethérée, irréelle et fausse. Prenons un exemple au hasard: les bras armés de l’opposition, RED-TABARA, et FOREBU. Le premier constat est que, officiellement, il n’y a pas de courroie de transmission entre les deux organes, le politique et le militaire.  Chaque pièce tourne de son côté, sans jonction. Si l’opposition politique n’assume pas les actes de ces « rébellions », le pouvoir n’a aucun intérêt à traiter avec elle. Pour y gagner quoi ? L’opposition ne les assume pas, parce que ce sont des actes terroristes. D’où nait un beau dilemme à double issue négative: que l’opposition les revendique, ou qu’elle se taise, dans tous les cas elle perd. Elle a préféré le moindre mal, le silence.

Au mois de mai, un général en fuite avait revendiqué à partir du Kenya les grenades qui secouaient Bujumbura. Et ce général fait partie de ce qui est devenu le CNARED. L’on peut supposer donc que le FOREBU soit une émanation du CNARED, d’autant plus que cet attelage mal conçu continue à prôner la voie de la guerre au lieu d’évoluer vers la paix. Mais que voyons-nous ? Les attaques que le Forebu a revendiquées se réduisent au lancement de grenades sur des femmes vendeuses de légumes et de fleurs, et des obus envoyés sur une école de religieuses,  ont centré une pauvre femme qui luttait pour survivre.

abanaLes RED-TABARA, ne sont pas mieux lottis. Leur nom indiquerait qu’ils arrivent en sauveurs, comme les pompiers. Hélas, tout le monde l’a vu, ils ont une prédilection à l’élimination des enfants et des nourrissons. Ils ont réussi l’exploit de lancer une grenade contre un enfant qui dormait tranquillement sur le dos de sa mère à Kinama, contre un enfant de la rue qui vendait des oeufs et de l’eau, contre un enfant qui sortait d’un salon de coiffure avec son père à Cibitoke… et ces gaillards parlent  encore de « gutabara » (secourir!!!).

L’opposition est confuse, et en plus avec ses « rébellions » elle est partie du pied gauche. Avant de déranger les grands dignitaires du monde en leur faisant perdre leur temps à Bujumbura, l’opposition radicale aurait dû d’abord clarifier ses idées et dire vraiment ce qu’elle veut. Si c’est seulement le pouvoir, elle n’a qu’à prendre l’autoroute des élections; si elle prétend défendre une ethnie, elle n’à qu’à écouter ce qu’en disent les représentants du peuple le 21/12/2015. Mais l’opposition radicale n’aime pas la vérité, elle se nourrit des mensonges et les sert aux alentours. Toutefois, les mensonges mal cuits sont très toxiques: nos radicaux commencent à faire les frais de leurs propres inventions.

AFRICAN LEADERS IN BURUNDI TO PUSH FOR PEACE TALKS

African leaders in Burundi to push for peace talks

AFP  – The Eastafrican
Posted  Thursday, February 25   2016 at  11:37

In Summary

  • Previous talks have failed, with the Burundian government refusing to sit with some of its opponents who it accuses of involvement in a failed coup last May and months of violence including grenade and rocket attacks.
 
  • A delegation of five African heads of state arrived in Bujumbura on Thursday at the start of a two-day visit to push for talks to end Burundi’s deep political crisis.

The visit comes just days after a trip by UN chief Ban Ki-moon to Burundi as part of growing international efforts to bring an end to 10 months of deadly turmoil.

The African Union agreed to send the delegation — which is headed by South African President Jacob Zuma and includes the Ethiopian leader Hailemariam Desalegn, Gabon’s Ali Bongo Ondimba, Mauritania’s Mohamed Ould Abdel Aziz and Macky Sall of Senegal — during its January summit when Burundi successfully faced down a plan to deploy 5,000 peacekeepers to the country.

Ban met President Pierre Nkurunziza on Tuesday and said he had won a guarantee that « inclusive dialogue » would begin between the government and its opponents.

But the main opposition group, whose leaders are in exile, were angered when Nkurunziza immediately appeared to backtrack, saying he would not talk to those « engaged in acts of destabilisation ».

Previous talks have failed, with the Burundian government refusing to sit with some of its opponents who it accuses of involvement in a failed coup last May and months of violence including grenade and rocket attacks.

« The heads of state are coming to consult with the government and other stakeholders on the revival of an inclusive dialogue, » said an African diplomat in Bujumbura who did not want to be named.

« The issue of deploying a peacekeeping force in Burundi is not on the agenda, » the diplomat added.

Burundi’s crisis was triggered by Nkurunziza’s controversial decision last April to run for a third term which he won in an election in July.

Over 400 people have been killed since April while more than 240,000 have left the country and violent attacks have become routine, raising fears of a return to the civil war fought between 1993-2006 in which around 300,000 people died.

A Burundi government spokesman said the AU delegation’s visit would « confirm that there is peace and security in Burundi » and that peacekeepers were not necessary.

However, Zuma arrived Thursday with a personal guard of more than 50 soldiers and at least six machine gun-mounted army trucks for his 10-minute drive to the city centre.

ET SI PRISCILLE AVAIT RAISON! LES ROIS MAGES ARRIVENT A BUJUMBURA

abaprezidaLe 21 décembre 2015, l’intervention de la Sénatrice Priscille a mis les collègues et les auditeurs en émoi, quand elle parlait du Président Nkurunziza comme d’un Messie, avec force citations bibliques; elle fut d’ailleurs interrompue, parce sa verve coulait comme un fleuve. Sans verser dans des parallèlismes indus avec l’expérience des israélites (certains le font pour justifier leur « grandeur »ethnique!), il n’est pas mal placé de noter que le Président Nkurunziza a été providentiel pour le Burundi. Un homme qui aime son pays, qui aime le peuple, tout le peuple; un homme de paix, et un homme de prière. Il y en a, et pas des moindres, qui se moquent de son engagement religieux. Et pourtant comme disait le plus grand sage de tous les temps, l’arbre se juge à se fruits. Kagame, qui ne prie que les esprits éteints, a à son actif 6 millions de morts. Micombero, Bagaza, Buyoya, qui ne priaient pas, ont commis chacun un génocide. Ces tueurs chroniques avaient fomenté un nouveau génocide à faire endosser au Président Nkurunziza, mais leurs plans ont échoué. Contrairement à la vengeance, le mensonge est un plat qui se mange chaud et vite, sinon il devient très amer; et c’est cette amertume qui a englouti les insurgés et leurs tentacules, quand le monde a découvert leur pot aux roses. En observateur distant et peu fanatique, je constate avec Priscille que toutes les batteries d’attaques de l’ennemi , en particulier les montages mensongers, ont été démolis un à un, pratiquement sans efforts. Le croyant y voit l’intervention de Dieu et c’est son droit de percevoir la situation comme ça.

Ce n’est pas tout. Cette procession des Hauts Responsables de l’ONU, des Chefs d’Etat Africains, ressemblent étrangement aux fameux rois mages. De mémoire d’homme, je n’avais jamais vu un pays africain où se succèdent tant de délégations, soit disant pour soigner une petite grippe politique. L’ont-ils fait pour l’Angola au temps de Savimbi, pour le Mozambique au temps du Renamo, pour le Nigeria avec son Boko Haram…

Notre pays le Burundi est de loin plus important qu’il n’apparait. Ces attentions presque embarrassantes de la Communauté Internationale nous le confirment. A nous tous donc, d’aimer notre pays, de le valoriser, et naturellement de le confier à ce Dieu qui nous l’a donné, comme nous le chantons dans l’hymne national.

GRAND BALLET DIPLOMATIQUE, JOIE AU COEUR DE L’AFRIQUE

abankimoonLe coeur est un organe très petit, et pourtant toute la vie passe par là. Le Burundi, coeur de l’Afrique, semble petit; on le dit même parmi les pauvres, et pourtant tous les grands de ce monde s’intéressent à nous. Sur notre sol est caché un trésor immense que nous ignorons. Après la délégation des Nations Unies, conduite par Samantha Power, c’est le Chef en personne, Ban Ki Moon,  qui a fait le déplacement ce 22 et 23 février. Une équipe de Chefs d’Etat Africains est attendue chez nous, conduite par Jacob Zuma, le Président Sud Africain. De ce ballet diplomatique sans musique, on engrange une première grande victoire politique: la reconnaissance par les Nations du Président Nkurunziza que le peuple a élu. L’opposition radicale qui comme on le voit, a plus de cris que de consistance, s’était convaincue que la base du dialogue serait le départ du président Nkurunziza. Par contre, l’ONU et les USA le traitent avec respect et l’invitent à faire des réformes. La deuxième grande victoire est la désintoxication médiatique des grands décideurs, au contact avec la réalité burundaise. Les conspirateurs Sindumuja, de longue date avaient infiltré les médias internationaux, y avaient placé leurs pions (Pauline Simonet, Gakunzi David, etc.), avaient  suggéré des sujets pour films (le Génocide au Burundi), s’étaient créé un cadre légal de grande renommée comme toile de fonds (Maingain, Tribunal Russel). Le résultat est que le monde entendait ce que ces Sindumuja voulaient qu’il entende: des mensonges. Comme disent les français, à beau mentir qui vient de loin; la délégation de l’ONU a trouvé un pays tout à fait différent des tableaux apocalyptiques dépeints par les ennemis du Burundi. Sûrement même Ki Moon se sera étonné de ne pas trouver une ville en feu et des cadavres sur la route, ou tout au moins une population apeurée. Si le Secrétaire de l’ONU était venu au temps des camps de concentrations imposées par Buyoya, il aurait vu une tout autre scène. Les chefs d’Etat qui sont sur le point d’arriver, feront aussi leur expérience positive du pays.

Toutefois, se poser des questions est légitime. Ce ballet diplomatique cache certainement un agacement de certaines puissances, qui auraient aimé voir chavirer le navire Burundi, mais qui sont contraints de le voir voguer. Les pirates sindumuja qu’ils avaient payés grassement n’ont pas réussi à faire l’abordage. Faut-il les faire monter à bord maintenant, comme conseillent ces émissaires des Nations, ou les laisser errer sur la mer du monde ? Je crois qu’avant toute action politique il faudra vérifier si tous nous entendons la démocratie de la même façon, c’est-à-dire, comme disait  Jean Jacques Rousseau, un contrat par lequel le peuple délègue son pouvoir à des personnes pour l’exercer en son nom. La démocratie ne consiste pas en un consensus général, mais en celui de la majorité politique. La minorité politique, c’est-à-dire celle dont le programme n’a pas convaincu le peuple souverain, doit s’opposer sans violence. Le drame du Burundi est que certains acteurs politiques, et en particulier ceux de l’opposition, conçoivent la démocratie comme une arène de combat à mort, entre gladiateurs. Elle n’est pas ça. La démocratie est plus proche à un match de football: on s’entend sur le règlement, on joue, une des équipes gagne, l’autre perd aujourd’hui, sachant qu’elle peut gagner demain…  et s’il s’agit du Barcelona, on acclame sa bravoure mais on ne se met pas à lui lancer des grenades! S’il s’agit du CNDD-FDD, on s’incline devant sa popularité et il ne sert à rien de s’en prendre à la masse en leur lançant des grenades.

LES DEBRIS DU CNARED SE RETROUVENT A MILAN ET CHOISISSENT DE CONTINUER LA GUERRE

Ce 20 février 2016 s’est tenue à Milan (Convento Sant’Angelo) une Réunion de burundais sympathisants du CNARED, qui se sont organisés en une association dénommée BILSOC (burundais d’Italie pour la légalité et la solidarité civile). Ils avaient pour hôte principal Pancrace Cimpaye.  Celui-ci leur a dit que le CNARED  s’efforce de convaincre les Européens pour qu’ils décrètent des sanctions contre le Burundi. Il a en outre demandé qu’ils cotisent de l’argent, qui servira à acheter des armes contre le Burundi. Les associés ont donc fixé le montant mensuel à 50 euro par personne. Ils ont  projeté une Réunion qui rassemblera les adhérents au Cnared de toute l’Europe, du Canada et des USA; et cette rencontre  se tiendra à Milan du 8 au 10 avril 2016.

Pendant que la majorité des burundais cherchent la paix, il y en a d’autres comme on le voit, qui cherchent la guerre. Comme si le sang des innocents qui a déjà coulé n’était pas suffisant. Tant que c’est le sang des autres qu’ils versent…

BURUNDI-USA: LE VENT EN POUPE

 

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Dans le célèbre message que le Président Barack Obama a envoyé au Peuple Burundais, il avait clairement dit qu’il le faisait en tant qu’ami. Mais le temps était brumeux, la propagande mensongère des insurgés était reine dans les grandes capitales du monde et on ne réussissait pas à comprendre si le ton de Barack était une menace ou au contraire  un conseil. Pendant de longs mois, ou des années, la distorsion du sens des mots  et la diabolisation des personnes par les propagandistes Sindumuja avait déshonoré une population tanquille et laborieuse, en la présentant comme une horde de tueurs ambusqués, prêts à commettre un génocide, gens non fréquentables.  On se rappelle du tourbillon soulevé autour du mot « GUKORA »,  qui fut bourré d’aberrations jusqu’à lui faire signifier « massacrer ». Et les jeunes Imbonerakure, traités de milice armée, bien que personne ne les ait jamais vus agresser mortellement quelqu’un.

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GUKORA

Heureusement, le vent a changé de direction, du moins nous l’espérons. On dit que la meilleure preuve est la monstration: voici que Président de la République du Burundi SE Pierre Nkurunziza, l’Envoyé Spécial des USA dans les Grands Lacs Tom Perriello,  l’Ambassadrice des USA au Burundi Liberi, se sont retrouvés à Cibitoke pour des travaux communautaires, « GUKORA », au milieu des IMBONERAKURE !  Le bain de foule détendu, le sourire aux lèvres des  deux personnalités étrangères montrent qu’elles sont dans un camp ami. Les Sindumuja ont perdu. Ce renouveau dans les relations Burundi/USA est certainement dû aux amis du Burundi et à ses diplomates,  qui ont fait triompher la vérité sur le mensoge des Sindumuja. Le premier signe positif fut la sanction à Sinduhije,  ami de Samantha Power; ensuite ce fut la visite de la délégation du Conseil de Sécurité, guidée par la même Power. On se souviendra de la photo qui fit le tour du monde, où le Ministre Alain Nyamitwe échangeait des « confidences » avec Samantha.SamanthaNyamitwe La condamnation explicite de Kagame par les USA et par Tom Perriello en rapport avec le recrutement militaire des refugiés a été perçue aussi comme une prise de position amie des Etats Unis envers notre pays. Enfin, ce samedi, la rencontre de ces diplomates avec  le Président dans son activité habituelle.  Ce moment était un cadre, pour des échanges très importants, à commencer par l’accueil du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon, les relations Bujumbura-Kigali et le futur politique du Burundi, en particulier le dialogue inclusif. Après l’entrevue, le Président de la République a demandé la cessation immédiate des discours  contre Kagame. Cela ouvrira une voie au dialogue. Des pas significatifs sont aussi posés dans la politique intérieure: plusieurs frondeurs et membres du Cnared ont vu leurs poursuites judiciaires annulées et deux des radios incendiées durant le putsch autorisées à réémettre (Isanganiro et Rema FM). Des bandes de jeunes assassins se rendent à la Police, ce qui marque un tournant dans la consolidation de la paix.

COMMUNIQUE DU CNDD-FDD du 17/02/2016

Ceux qui s’accrochent au Génocide et aux fosses communes comme fonds de commerce expriment une peur sans limite et veulent échapper à l’idée de dialogue inter Burundais et de la CVR

1. En 1959, après avoir échoué à renverser le pouvoir de l’époque au Rwanda, certains Rwandais se sont déversés au Burundi pour demander asile. Se réfugier en soi ne présente aucun mal puisque cela arrive à tout le monde. Arrivés au Burundi, ils ont été accueillis à bras ouverts mais le problème est qu’aussitôt nourris et engraissés ils ont commencé à utiliser des manipulations et des mensonges comme quoi l’ethnie minoritaire du Burundi risque de vivre le génocide comme leurs frères Rwandais. De fil en aiguille, les autorités Burundaises de l’époque et les années qui ont suivi se sont mises à planifier le génocide en premier lieu pour éviter d’en être victimes de la part de leurs frères hutu comme le leur conseillaient certains réfugiés rwandais. Ces manipulations mensongères ont conduit à l’assassinat du Prince Louis RWAGASORE en 1961, à l’assassinat du Premier Ministre Pierre NGENDANDUMWE en 1965 et des massacres de nombreux innocents qui ont suivi ainsi que le génocide de 1972-1973. Toutes les autres péripéties de massacres connus au Burundi après les années 1970 jusqu’aujourd’hui ont été toujours marquées par cette influence négative et manipulatrice des Chefs des réfugiés Rwandais ;

2. Ceux qui se reconnaissent dans ces actes de massacres et de génocide au Burundi, nationaux et étrangers confondus, se retrouvent dans la nécessité de se serrer les coudes afin de se cacher indéfiniment et d’échapper à la justice. C’est cette nébuleuse que nous appelons politico mafieuse qui, tout le temps, cherche à déstabiliser les institutions démocratiquement élues, à verser du sang, à faire des coups d’Etat, à massacrer les Burundais paisibles dans le souci de détourner et de tromper l’attention nationale et internationale sur les véritables commanditaires de tous les crimes qui se commettent dans le pays. Ce sont ceux-là même qui passent des journées entières dans des laboratoires diaboliques à imaginer comment se dédouaner des charges génocidaires qui pèsent sur leurs cœurs en imaginant comment projeter sur le Parti CNDD-FDD et son Gouvernement les forfaits qu’ils ont commis et qu’ils continuent à commettre. Pour rappel, le Parti CNDD-FDD caractérise les différentes péripéties de génocides commis respectivement par Michel MICOMBERO comme génocide physique, par Jean Baptiste BAGAZA génocide Intellectuel et par BUYOYA qui a fait le génocide démocratique. Pendant tous ces durs moments politiques du pays, certains Rwandais accueillis sur le sol Burundais étaient toujours derrière, directement ou indirectement, la mise en œuvre de ces plans sataniques. Tout ce monde ci-haut évoqué ne veut aucunement entendre parler ni du dialogue inter Burundais ni de la CVR de peur de se faire découvrir. Mais tôt ou tard, la vérité finira par se savoir ;

3. Il n’est donc pas étonnant d’entendre que KAGAME, spécialiste des idées et plans génocidaires pour les avoir expérimentés chez lui ne perd aucune seconde d’influer négativement pour la nième fois sur l’histoire du Burundi, en recrutant et en formant des réfugiés Burundais pour provoquer un génocide dans leur pays natal. Malheureusement, Paul KAGAME a oublié cet adage rundi qui dit ‘’à malin malin et demi’’. Il a cru qu’ en lançant des forces terroristes sur les provinces de KAYANZA et de CIBITOKE pour massacrer des populations immenses comme il avait fait chez lui en 1994 lorsqu’il a envoyé le FPR- INKOTANYI pour écraser la population de BYUMBA à l’époque qui comptait plus de 750.000 habitants et qui, après la guerre s’est retrouvée avec 100.000 ressortissants de BYUMBA exilés, aller se passer de la même façon selon son plan. Par la Grace de Dieu, cette malheureuse expérience n’a pas réussi au Burundi au grand dam des commerçants de génocide dont Pierre BUYOYA et Louis MICHEL en tête ;

4. Le génocide de la population de la Préfecture de BYUMBA n’a pas suffi puisque il a fallu également sacrifier ses frères en provoquant massivement les institutions au pouvoir de l’époque, à travers de multiples assassinats dans l’attente d’une réaction incendiaire de la partie provoquée ce que lui a réussi au Rwanda puisque la population s’est rentrée dedans mais qui a échoué au Burundi parce que l’assassinat du Président NTARYAMIRA n’a pas conduit à l’écoulement du sang au Burundi. Ce qui est dommage et que lorsque le Président Burundais a été assassiné, il venait d’assister à une réunion qui s’était tenue à Dar-Es-Salaam en faveur des négociations qui se déroulaient à Arusha entre les Rwandais eux-mêmes. Ceci prouve à suffisance que KAGAME-BUYOYA et leurs acolytes ne veulent jamais de dialogue ni au Rwanda ni au Burundi puisque ce qui les intéressent uniquement ce sont des pouvoirs dictatoriaux, militaires et ethniques ;

5. Lorsque le Peuple Burundais insiste sur l’importance et les bienfaits du dialogue inter Burundais inclusif dans le sens où tout citoyen Burundais a le droit d’y participer et de donner son avis sur les questions sensibles du pays dans la liberté et la transparence afin que la vérité fuse et que la solution soit trouvée, les adeptes Burundais de KAGAME cherchent à transporter le dialogue inter Burundais à l’extérieur du pays pour occulter la vérité recherchée sur l’histoire du Burundi et imposer ipso facto le partage des postes à travers un Gouvernement de transition , question qui a été déjà résolue dans l’accord d’Arusha 2000 à travers les quotas ethniques . Il se voit donc que ceux qui prétendent défendre la constitution et l’Accord d’Arusha sont plutôt des prédateurs de ces mêmes textes car ils cherchent un accord d’Arusha bis. C’est dire donc que le Parti CNDD-FDD et son Gouvernement constituent ici les seuls défenseurs de l’Accord de l’Arusha 2000 ;

6. Après avoir perdu sur le terrain politico médiatique d’imposer la force internationale d’interposition au Burundi, après avoir vu que le Peuple Burundais a refusé l’offre diabolique de génocide présentée par les prédateurs des institutions, se retrouvant dans ces contradictions ci-haut signalées de ne jamais accepter le dialogue inter Burundais qui conduisent à l’éclatement de la vérité , les ennemis de la paix et de la stabilité du pays appuyés par des éléments terroristes formés au Rwanda, trompent la Communauté Internationale en utilisant des manipulations mensongères et apocalyptiques qu’il existe des fosses communes fraichement remuées au Burundi et que les Nations Unies devraient préparer une mission d’enquête en espérant toujours avoir des raisons de détruire le Parti CNDD-FDD et son Gouvernement ;

7. Comme le Parti CNDD-FDD l’avait dit précédemment dans son communique numéro 2 du 2 Février 2016, le Burundi est un Pays indépendant et souverain. Que l’Organisation des Nations Unies retrouve ici les sincères remerciements du Peuple Burundais pour avoir reconnu au pays ses grandes valeurs philosophiques et socio-politiques dans sa résolution 2248 du 12 Novembre 2015. C’est dans cette logique que le Parti CNDD-FDD et son Gouvernement rappellent à cette Auguste Assemblée Onusienne de reconnaître et de respecter la Commission Vérité Réconciliation (CVR) déjà en cours d’activités pour, entre autre, identifier toutes les fosses communes qui jonchent ce pays depuis l’indépendance à ce jour. Imposer une telle mission d’enquête au pays sans passer par la CVR cache aux yeux des Burundais un plan de diabolisation des institutions du Pays pour la simple raison qu’il n’y a jamais d’enquête de fosses communes depuis l’indépendance. L’on peut ajouter que la tombe de NTARE V Charles NDIZEYE n’a pas encore été retrouvée alors que le Peuple Burundais le réclame depuis belle lurette et que l’ONU n’a jamais prêté ses bons offices pour retrouver cette tombe lorsque l’on sait que Pierre BUYOYA, BAGAZA et leurs acolytes ne veulent pas dire où ils l’ont enterré. Comme Louis MICHEL et ses amis prétendent, maîtriser bien l’Histoire du Burundi et que la Belgique a colonisé ce petit pays, pourquoi donc ne pas révéler où reposent les corps de la femme du Héros National de l’Indépendance ?

8. Comme dit au début de ce communiqué, ceux qui s’accusent ou qui se reconnaissent dans ces malheurs qui ont endeuillé le Burundi font tout pour ne pas se mettre à nu et préparent des manipulations mensongères conduisant à la déstabilisation du pays dans le but de ne jamais permettre au Peuple Burundais d’avoir du temps nécessaire pour se pencher sur l’histoire véritable du pays. Pour s’être impliqué dans différents évènements de l’histoire du Burundi en allant jusqu’à tuer notre cher Président Cyprien NTARYAMIRA, Paul KAGAME devrait d’ores et déjà penser à nous le remettre car la vérité peut être étouffée pendant une journée ou des mois mais elle finit par éclore. Ce n’est pas en cherchant à asphyxier le dialogue inter Burundais pour se précipiter vers des facilités de putschs ou d’imposition d’une transition quelconque que la vérité sera évitée puisque chaque chose a son début et a sa fin ;

9. Le Parti CNDD-FDD termine ses propos en demandant à la population de rester serein et soudé et de s’ouvrir au dialogue parce que la vérité sauve. Nous demandons à la Communauté Internationale de continuer à soutenir le Dialogue Inter Burundais et à accorder à la CNDI des moyens financiers, matériels et logistiques pour faciliter les rencontres avec la diaspora Burundaise afin de produire un rapport final contenant toutes les desideratas de tous les Burundais.

Fait à Bujumbura, le 17 février 2016

Honorable Pascal Nyabenda
Président du Parti CNDD-FDD