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Histoire Burundi: Quelques repères chronologiques: 1993 – 2002

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Les anciens dignitaires burundais qui veulent fausser encore une fois le dialogue inter-burundais la suite dans le désordre politique des deux anciens présidents hutus au milieu de Buyoya et Bagaza
01 JUIN 1993
Election présidentielle : Melchior NDADAYE est élu au premier tour avec 64,75 % des suffrages exprimés, tandis que le major Pierre BUYOYA , président en exercice, ne reçoit que 32,4%.

03 juin 1993 :
Marche manifestation d’étudiants tutsi pour contester le résultat de l’élection présidentielle.

11 juin 1993 :
Bujumbura : tentative de coup d’Etat. L’entourage du président Buyoya étouffe l’affaire.

29 juin 1993 :
Election législatives : le frodebu, parti du président élu , remporte 65 sièges sur 81 au Parlement ; l’Uprona , l’ancien parti unique en obtient 16.

02 au 03 juillert 1993 : Bujumbura tentative de coup d’Etat : le directeur de cabinet du Président BUYOYA est impliqué.

10 juillet 1993 : Bujumbura : investiture du président Melchior NDADAYE et formation du gouvernement Kinigi Uprona.

– 21 oct: Le premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, un Hutu, est assassiné lors d’un coup d’Etat manqué fomenté par des militaires tutsis, quatre mois seulement après son élection. La chasse à l’homme embrase tout le pays qui sombre dans les massacres interethniques, entraîinant de près d’un million de réfugiés (HUTU) et de déplacés (Tutsi)
Les affrontements dégénèrent en une guerre civile qui oppose depuis l’armée à des mouvements rebelles hutus.

28 octobre 1993 :
Kigali : un sommet sur le Burundi réunit le président rwandais Juvénal HAVYARIMANA, le premier ministre tanzanien John samuel MARESERLA, le premier ministre zaïrois Faustin BIRINDWA, le premier ministre rwandais Mme Agathe UWILINGIYIMANA ainsi que le secrétaire général de l’OUA, Salim ahmed SALIM et l’égyptien M Said REFAAT, envoyé du Président en exercice de l’OUA, le Burundi est représenté par le ministre Jean MINANI, représentant du gouvernement légitime en exil. Le sommet condamne le putsch et demande la mise en place d’une force de stabilisation ayant pour mission rétablir la confiance et la sécurité dans le pays.

25 novembre 1993 :
Bujumbura : M Ahmed OULD ABDALLAH, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU dans la capitale burundaise.

Année 1994–
13 janvier 1994 :
La constitution est amendée afin qu’il soit possible au parlement d’élire un président a.i de la République

05 février 1994 :
Cyprien NTARYAMIRA (membre du FRODEBU) est investi comme Président a.i de la République. Il appelle à la discipline alors que la capitale vit au rythme d’opérations « ville morte » et de violences orchestrées par les extrémistes tutsi.

09 février 1994 :
Formation du gouvernement d’Antoine KANYENKIKO (parti uprona) face à l’opposition tutsi et aux violences qu’elle déchaîne dans la capitale, un remaniement interviendra deux jours plus tard.
Tout le mois de mars 1994 :
L’armée et les milices tutsi conduisent l’épuration ethnique de la capitale, les quartiers de Bujumbura (Nyakabiga et Musaga) qui abritaient des cadres moyens deviennent des tutsiland

– 6 avr 1994:
Le successeur de M. Ndadaye, Cyprien Ntaryamira, est tué en même temps que le président rwandais Juvénal Habyarimana, dont l’avion est abattu à Kigali.

18avril 1994 :
Bujumbura : dans son discours à la nation, le président a.i Sylvestre NTIBANTUNGANYA place la politique de désarmement des détenteurs illégaux d’armes à feu dans un ensemble global de désarmement des esprits

24 avril 1994 :
Tentative de coup d’Etat : une mutinerie aurait été conduit par des militaires fidèles à l’ancien dictateur Jean Baptiste BAGAZA elle aurait été neutralisée. L’armée assiège le quartier hutu de kamenge, elle y rencontre la résistance populaire des intagoheka

02 juillet 1994 :
arrestation du Belge Jean Coignon et Anatole BACANAMWO est démmis de ses fonctions à la documentation tout en accusant Mames BANSUBIYEKO le patron de la documentation. Lui aussi a failli mourir à la route qui vient de la radion nationale. Pourtant il avait eu la chance de se fofuler dans une réunion de préparation tenue à NYAKABIGA la veille. Les militaires et les sans echecs l’attendaient avec des fusils d’assaut. Il savait l’endroit prévu et il les a dévancé et ses gardes les a tous massacrés. Il a failli être emprisonné par le procureur Butasi comme si c’était lui le semeur de troubles.

05 juillet 1994 :

Bruxelles : la commission internationale formés de huamn rights watch (washington), FIDH (Paris, LDGL (Kigali), SOS Torture (Génève), CNCD (Bruxelles), NCOS (Bruxelles) et NOVIB (Amstredam) publie le rapport final concernant l’enquête qu’elle a menée, début 1994 sur les violations des droits de l’homme au Burundi depuis le 21 octobre 1993 .

22juillet 1994 :
Bujumbura, les familles politiques signent les compléments au protocole d’accord (12/07/1994) sur la répartition des responsabilités dans l’administratin territoriale, les sevices extérieurs, les services de la documentation et des migrations. Ces accords sont parrainés par les observateurs internationaux. M Ahmedou Ouid ABDALLAH, réprésentant spécal du Secrétaire général de l’ONU au burundi, ainsi que M Léandre BASSOLE, Représentant spécial du Secrétaire général de l’OUA au Burundi.

10 août 1994 :
Bujumbura , le CNDD (conseil National de Défense de la Démocratie) publie un mémorandum intitulé Burundi une crise rampante et un avenir incertain. Le CNDD se présente comme une initiative de hauts cadres du Frodebu ayant bénéficié de la participation de diverses tendances politiques burundaises. Il s’agit donc d’un organe de rassemblement regroupant toutes celles et tous ceux qui, face à l’échec des accords Kigobe=Kajaga=Novotel sur le parftage du pouvoir au Burundi, veulent proposer une altérnative.

10 septembre 1994 :
Signature de la concention du gouvernement qui marque la fin des négociations et la mise en lace d’institutions anticonsytitutionnelles issues de la convention de gouvernement, notamment l’institution présidentielle confiée à M. NTIBANTUNGANYA Sylvestre.

24 septembre 1994 :
Le CNDD devient un mouvement de libération crée pour combattre la tyranie et l’oppression qui se sont réinstallés au Burundi depuis le coup d’Etat du 21 octobre 1993 ; ce mouvement est dirigé par M. Léonard NYANGOMA, parlementaire et ancien ministre des gouvernements KINIGI et KANYENKIKO. Le CNDD estime que la signature de la Convention du gouvernement légalise le putsch sanglant du 21 octobre et constitue un acte de haute trahison par les partisans du Président a.i NTIBA alias Bwegu devenu président en vertu de la Convention du gouvernement

26 novembre 1994 :
Sommet de la CEPGL à Gbadolite consacré à la question de réfugiés.

01décembre 1994 :
L’assemblée nationale élit le Dr Jean MINANI comme président a.i et M KADUGA comme vice-président.

02 décembre 1994 :
L’UPRONA se retire du parlement et du gouvernement. La violence embrase quatre quartiers de Bujumbura, les manifestants exigent la démission de Jean MINANI.

08 décembre 1994 :
Kigali NTIBANTUNGANYA Sylvestre effectue une visite officielle, il est accompagné du ministre des affaires étrangères ,M NGENDAHAYO Jean Marie et du ministre de la défense le colonel SINZOYIHEBA Firmin, avec son homologue rwandais BIZIMUNGU Pasteur en compagnie de son chef KAGAME Paul, on signa un communiqué qui traduit la volonté de tout faire pour garantir la sécurité sur les frontières communes.

12 décembre 1994 :
Attentat contre l’honorable Claudette KIBASHA

08 janvier 1995 :
Réunion des cadres du FRODEBU, jean MINANI se proclame président du Frodebu

12 janvier 1995 :
Le dr jean MINANI démissionne enfin de la présidence de l’Assemblée nationale et NGENDAKUMANA Lénce le remplace ;

15 janvier 1995 :
Muramba (au nord) jet de grénade dans une eglise en pleine célébration eucharistique.

30 janvier 1995 :
L’uprona décrète une grève générale pour exiger le départ du premier ministre KANYENKIKO et Musema connaît les massacres de paysans, l’armée putschiste dit avoir délogé des maquisards.

01 février 1995 :
Le président de l’uprona Mukasi charles appelle à renverser le gouvernement, des explosions de grenades ont lieu dans différents quartiers de la capitale.

07 février 1995 :
Le journal extrémiste tutsi LA NATION titre « Abdallan (représentant spécial de l’ONU au Burundi et Krugger ambassadeur des Etats-Unis à bujumbura, deux diplomates à battre ou à abattre.

11 fevrier 1995 :
Bujumbura, les attentats se poursuivent et l’opposition tutsi appelle à la grève générale si M KANYENKIKO Anatole premier ministre ne démissionne pas.

17 février 1995 :
En province Kirundo, un millier de jeunes gens tutsi arrivent de l’Ouganda où ils viennent de suivre un entraînement militaire.

18 février 1995 :
NTIBANTUNGANYA Sylvestre tient une conférence de presse, il parle de danger d’un génocide pire qu’au Rwanda et adresse un appel à l’étranger pour aider à fournir une unité spéciale chargée de désarmer la population d’une manière humaine.

20 février 1995 :
Les jeunes gens de la SOJEDEM séquestrent les dirigeants de l’UPRONA et exigent la nomination de M Antoine NDUWAYO comme candidat premier ministre

22 février 1995 :
Bujumbura :<M Antoine NDUWAYO est nommé premier ministre.

01 mars 1995 :
Bujumbura nomination du premier ministre et l’Uprona perd 4 ministères au profit des petits partis de l’opposition.

03 mars 1995 :
Génève la délegation du Burundi aux Nations Unies refuse l’envoi d’un rapporteur permanent de la Commission des droits de l’homme.

06 mars 1995 :
Bujumbura par décret présidentiel nomme les 50 membres de la commission technique chargée de préparer le débat national sur les problèmes fondamentaux du pays.

07 mars 1995 :
Selon l’agence France Presse, l’Union européenne veut envoyer 200 observateurs au Burundi.

11 mars 1995 :
M.. Ernest KABUSHEMEYE , hutu, ministre de l’Enérgie et des mines président du parti R.P.B, de la mouvence présidentielle est assassiné. Quelques jours auparavant, le journal tutsi l’indépendant avait publié une liste de personnes à abattre. M. KABUSHEMEYE Ernest était le numéro 7 sur cette liste.

C’était un samedi, il venait d’entrer dans une pharmatie en face de typomeca. Des sans echecs se cachaient dans la permanance du Parti RADES de NZEYIMANA Joseph. Quand Kabushemeye venait de sortir et d’entrer dans son véhicule, les jeunes du SOGEDEM sortirent et s’approchèrent du portail de la voiture du ministre non encore fermé. Ils tirèrent des rafales et KABUSHEMEYE est tué sur le coup.

19 mars 1995 :
Carcassonne (France) un communiqué de l’Union Européenne exprime l’appui à la Convention du gouvernement, au futur débat national, à la constitution d’une Commission internationale d’enquête, à une conférence régionale sur les réfugiés, à l’envoi d’une délégation à Bujumbura.

23 mars 1995 :
Bujumbura, les étudiants manifestent contre M OULD ABDALLAN répresentant spécial du Secrétaire général de l’ONU. Ils exigent le départ de Sylvestre NTIBANTUNGANYA

24 mars 1995 :
Bujumbura, le siège du parti FRODEBU est incendié. L’armée el les milices tutsi tuent plusieurs centaines de hutu (et Zaïrois qu’elle assimile aux hutus) dans les quartiers de Bwiza et de Buyenzi. Le lendemain, le HCR enregistre déjà 13000 réfugiés au Zaïre.

– 24-26 mars: Plus de 500 morts dans des affrontements à Bujumbura entre la rébellion et l’armée.
26 mars 1995 :
Bruxelles dans une interview à la RTBF, Sylvestre NTIBANTUNGANYA parle d’un début de génocide au Burundi.

27 mars 1995 :
Bujumbura la Belgique, la France, l’Allemagne et l’Italie évacuent pour les vacances de pâques, leurs ressortissants, surtout les femmes et les enfants.tandis qu’à Muyinga 4 camions du PAM sous excorte militaire sont attaqués et pillés sur une route principale

29 mars 1995 :
Bujumbura, le premier ministre Antoine NDUWAYO publie son plan d’action. 130 ressortissants belges et americains quittent le pays, les paras belges préparent un stationnement en Afrique centrale en vue d’une éventuelle évacuation finale.Le représentant spécial de l’ONU M. OULD Abdallah et le ministre français de la coopération en visite au Burundi, mettent en question les déclarations de l’ambassadeur des Etats-uni, M Robert Krueger, qui rentre d’une mission d’observation sur les lieux de massacre dans le secteur nord du pays. L’ambassadeur américain est qualifié de va-t-en guerre.

30 mars 1995 :
En présence de M DEBRE, ministre français , NTIBANTUNGANYA Sylvestre et le premier ministre NDUWAYO signent un accord qui les obligent d’œuvrer ensemble pour la paix.cet accord est percu par certains observateurs comme un pacte de non agréssion entre les hutus représentés par M NTIBANTUNGANYA et les Tutsi représentés par NDUWAYO.

01 avril 1995 :
Le ministre français des affaires étrangères M Alain Juppé souhaite une intensification de présence internationale de caractère diplomatique et l’organisation d’une conférence des bailleurs de fonds pour l’aide économique et financière au Burundi.

05 avril 1995 :
Amnesty internationale dénonce la poursuite incessante de la violation des droits de l’homme au Burundi et au Rwanda. Selon elle, des conseillers militaires français ont été les témoins silencieux de tortures commises au Burundi.

06 avril 1995 :
Sylvestre NTIBANTUNGANYA estime que le Burundi est menacé d’un double génocide des Hutus par les Tutsi qui bénéficient de la force de l’armée, génocide des Tutsi par les Hutus qui ont l’avantage du nombre. Le ministre de la défense, le colonel Frmin SINZOYIHEBA met en garde les politiciens burundais contre la diabolisation de l’armée tandis qu’une délégation de l’OUA se rend à Bujumbura.

13 avril 1995 :
Le ministre français de la coopération M DEBRE appelle à un embargo sur les armes à destination des milices en conflit au Burundi.

14 avril 1995 :
Bruxelles : de retour d’une mission au Burundi, au nom de l’union européenne, le ministre belge Robert Urbain demande une aide pour les personnes déplacées et le financement de l’envoi de 200 observateurs des droits de l’homme.

21 avril 1995 :
Tunis, l’OUA demande une aide internationale pour le Burundi, elle décide de porter de 47 à 67 le nombre de ses observateurs militaires (MIOB) dont elle a prolongé le mandat jusqu’au 17 septembre 1995. Washington : la maison blanche exprime sa profonde inquiétude quant aux violations massives des droits de l’homme au Burundi. Elle dit sa gratitude et son appui à l’ambassadeur Robert Krueger pour ses efforts exceptionnels et sa voix courageuse (allusion à la dénonciation des massacres de Gasorwe au nord du Burundi

27 avril 1995 :
Muyinga centre : explosion de grenades près de l’habitation du représentant du HCR. Il avait été cité avec l’ancien commandat du MIOB dans un tract d’extremistes tutsi.
Ntega : (Muyinga) l’abbé ZACHARIE Nduwimana, hutu, curé de la paroisse est assassiné par les sans Echecs.

05 mai 1995 :
Dar es salaam : 152 tonnes d’armes et munitions destinées à l’armée du Burundi y sont bloquées.

08 mai 1995 :
Kirundo assassinat par balles de M Dimitri Lascaris agent de l’ONG humanitaire Catholic

11 mai 1995 :
NTIBANTUNGANYA Sylvestre plaide auprès de la communauté internationale en faveur d’un Etat fort au Burundi

12 mai 1995 :
Vaticat : Sylvestre NTIBANTUNGANYA est reçu en privé par le pape Jean Paul II

17 mai 1995 :
Kinshasa : le premier ministre NDUWAYO Antoine conduit une nombreuse délégation. Objet de la mission la question des refugiés dans la région des grands lacs.

19 mai 1995 :
Dar es salaam : demarche infructueuse de M NTIBANTUNGANYA qui veut débloquer la cargaison d’armes destinées à l’armée burundaise

22 mai et 23 mai 1995 :
Bujumbura : ville morte imposée par les milices tutsi en protestation contre l’arrestation d’une vingtaine de Sans-echecs tandis que les forces de l’ordre restent impassibles.

24 mai 1995 :
Un document de la mouvenance extrémiste tutsi affirme que toutes les conditions sont réalisées pour justifier un coup d’Etat. Un communiqué de DEBINFOR (mouvance du FRODEBU) laisse entendre que si putsch il y a celui-ci conduit par le Lt-colonnel SINZOYIHEBA actuel ministre à la défense qui jouit d’un soutien de l’Etat major et d’un certain consensus au niveau des partis d’oposition

25 mai 1995 :
Nouvelle journée ville morte à Bujumbura.

27 mai 1995 :
Province Cibitoke dans une mission adventiste, uune assemblée réunie pour le culte est attaqué à la baîonette, on parle de 71 morts et de plusieurs blessés.

29 mai 1995 : une journée traumatisante pour le Président NTIBANTUNGANYA qui aurait passé la nuit du 28 au 29 mai 1995 caché dans une ambassade.

30mai 1995 :
Bujumbura : le secrétaire général de l’OUA Sahmed Salim rappelle que la bonne volonté actuelle de la Communauté internationale n’est pas inepuisable.
Radio burundi fait écho à une rumeur selon laquelle l’ancien Président Pierre Buyoya serait impliqué dans la préparation d’un coup d’Etat Au cours de l’émission focus du même jour Pierre BUYOYA dément cette information.

02 juin 1995 :
NTIBANTUNGANYA Sylvestre évoque la possibilité d’un coup d’Etat au Burundi

03 juin 1995 :
Kamenge et Kinama, les afrontements entre forces de l’ordre et milices hutu auraient fait selon les informations officielles, 3 morts dont 1 militaire.

07 juin 1995 :
A Kamenge 2000 militaires sont engagés dans une opération de prétendu désarmement suivi de nombreux observateurs internationaux mais qui se solda par la mort d’une centaine d’innocents et qui achève la tutsification de la capitale Bujumbura. Sylvestre NTIBANTUNGANYA et le chef d’etat major expriment leur satisfaction quand aux résultats de l’opération àlaquelle la communauté et la presse avait été conviée, les militaires ont caché méthodiquement les cadavres.

11 juin 1995 :
Bujumbura l’université du Burundi, plus de cent étudiants hutu sont massacrés à l’intérieur du campus gardés par lesmilitaires tutsi. Aucun responsable ne sera appréhendé.

14 juin 1995 :
Butara (province cibitoke) un convoi tombe dans une embuscade. Le ministre des affaires étrangères Jean Marie NGENDAHAYO , l’ambassadeur des etats-unis M. Robert KRUEGER et le représentant de l’OUA, M léandre BASSOLE en sortent indemne grâce à leur voiture blindée. Un offcier de la MIOB et un soldat burundais sont tués, 9 personnes sont blessées.

18 juin 1995 :
Bujumbura au moins d’une semaine, deux communiqués de la Sogedem réclame le départ, l’arrestation et le jugement de Sylvestre NTIBANTUNGANYA. Ce dernier prend des mesures administratives du domaine de la loi, sans en réferer au Parlement, violant ainsi la Constitution en ses articles 4 et 111 point 3. Le gouvernement de bujumbura lalce un mandat d’arrêt international contre M Léonard NYANGOMA et Christian SENDEGEYA, respectivement président et vice-président du CNDD. Ils sont accusés d’avoir déclaré la guerre au gouvernement et au pays.

19juin 1995 :
Bujumbura, un tract (la force du refus) appelle à la déstabilisation totale et s’en prend à M ould Abdallan, représentant spécial du Secrétaire général des nations unies.

23 juin 1995 :
Gitega, à la paroisse de Nyabiraba, les milices « Sans-Echecs et sans capote » attaquent une foule devant l’Eglise 18 morts et une centaine de blessés. Ces malfaiteurs sont composés de jeunes garçons tutsi qui se surnomment les Sans-Echecs tandis que le groupe des filles se surnomme les Sans-Capote une folie des politiciens qui ont intoxiqué la jeunesse tutsi pour assumer des tueries aveugles.

24 juin 1995 :
Bruxelles, l’Union européenne adresse à Sylvestre NTIBANTUNGANYA une note faisant part de ses préocupations au sujet des dérapages liés à l’opération de désarmement du quartier hutu de Kamenge et Kinama.

25 juin 1995 :
Addis Abeba, Démission du ministre des Affaires Etrangères, M Jean Marie NGANDAHAYO, tutsi du Frodebu, il proteste contre l’incapacité du gouvernement à assumer la sécurité et contre l’inertie de la Communauté Internationale. Il se réfugie en Afrique du Sud où se trouve déjà sa famille.

26 juin 1995 :
Bujumbura le Parlement refuse de voter les pleins pouvoirs demandés par NTIBANTUNGANYA qui était parti au Sommet de l’OUA car il allait mettre en pratique tout ce que les putschistes lui demandaient.

28 juin 1995 :
Addis Abeba : le sommet de l’OUA n’exclut pas une intervention militaire au Burundi.

12 juillet 1995 :
Bujumbura une délégation de l’OUA venue à Bujumbura du 6 au 12 juillet tente d’organiser à Addis Abeba une rencontre des dirigeants politiques burundais, l’Uprona s’y oppose.

17 juillet 1995 :
Bujumbura, le Secrétaire général de l’ONU, M Boutros Boutros Ghali, arrivé la veille dans la capitale déchirée par les combats, invite dans son discours les parties en conflit à négocier.

20 juillet 1995 :
Bujumbura le vice-président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Stany-Claver KADUGA , publie u portrait du major Pierre Buyoya. Une certaine opinion internationale persiste à tort à considérer Buyoya comme un démocrate et un conciliateur alors que réellement il n’a rien de démocrate. Le tribunal condamne 5 personnalités (dont le Belge jean Coignon) pour atteinte à la sécurité de l’armée.

28 juillet 1995 :
Bujumbura Mgr Desmond Tutu, prix nobel de la paix est en visite dans la capitale bujumbura, il lance un appel à la paix, à la négociation et à la réconciliation.

31 juillet 1995 :
Kampala en Ouganda, 2 officiers burundais soupçonnés de complicité dans le coup d’etat du 21 octobre 1993 sont remis en liberté par la justice ougandaise.

01 août 1995 :
Bujumbura, le frère Déo NIYONZIMA patron du Sogedem (solidarité jeunesse pour la défense des droits des minorités) cette jeunesse composé des Sans Echecs, des Sans Capote, des Sans Défaite et des anciens militaires assoiffés du sang hutu, ce président du groupe fou est exclu de l’ordre des Dominicains.

03 août 1995 :
Nations unies M Boutros BOUTROS Ghali, Secrétaire général des Nations Unies, recommande la création d’une Commission internationale d’enquête judiciaire sur les actes de violences politico-ethniques perpetrés au Burundi depuis octobre 1992.

04 août 1995 :
Bujumbura M charles MUKASI, président de l’Uprona, accuse le FRODEBU de chercher à démanteler l’armée, de demander une intervention militaire et disqualifier l’appareil judiciaire.

07 août 1995 :
Bujumbura, l’opposition tutsi réclame la démission de deux directeurs généraux (des hutus) à la tête de l’OCIBU (office des cafés du burundi) et de l’ONATEL (Officie national des télécomnications).

09 août 1995 :
Bujumbura, deux autres directeurs hutu sont dans le collimateur : le directeur général de la REGIDESO et le président de la banque de développement.

15 août 1995 :
Kinshasa, le ministre zaîrois des affaires étrangères proteste contre la préparation conjointe d’une attaque des camps de réfugiés au Zaïre par les forces armées du rwanda et du Burundi.

17 août 1995 :
Bujumbura, les 4 partis des forces de changement démocratiques expriment, dans leur lettre au premier ministre, les inquiétudes au sujet de l’épuration ethnique dans l’administration et des entreprises publiques en deux semaines, plus d’une dizaine de hauts cadres (tous futus) viennent d’être assassinés par le SOGEDEM dirigé par Déo NIYONZIMA

20 août 1995 :
Kinshasa suite à la décision des Nations Unies de lever l’embargo sur les armes à destination du Rwanda, le Zaïre menace d’expulser immédiatement les réfugiés vers leur pays d’origine.

28 août 1995 :
Uvira (Zaïre) suite aux pressions de la communauté internationale, kinshasa suspend le rapatriement forcé des réfugiés rwandais et burundais.

29 août 1995 :
New York, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte à l’unanimité la résolution 1012 , mandatant « cinq juristes impartiaux, expérimentés et internationalement respectés pour enquêter sur la mort de NDADAYE Melchior et les massacres qui l’ont suivie. Mais malheureusement au Burundi les militaires putschistes ont une grande méfiance envers ce groupe.

04 septembre 1995 :
Bujumbura en visite au Burundi, le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés s’entretient avec le premier ministre au sujet du rapatriement des réfugiés.

06 septembre 1995 :
Echec de l’opération « Occupation des jeunes « financée par la communauté européenne, chaque zone de la capitale devait présenter 300 jeunes, des bandes extremistes tutsi en ont conscrit de force jusqu’à 2400 dans plusieurs endroits.

07 septembre 1995 :
Bujumbura l’Avocat tchadien, envoyé spécial de l’ONU pour les droits de l’homme, remt sa démission.

15 septembre 1995 :
New york, le Secrétaire général des nations Unies, M Boutros Boutros Ghali nomme les cinq membres de la Commission internationale d’enquête

17septembre 1995 :
Karusi, un véhicule de la MIOB (Mission internationale d’observation au Burundi) tombe dans une embuscadeun tué et un blessé.

29 septembre 1995 :
Buyengero (Bururi) Trois missionnaires italiens sont assassinés par des milices du SOGEDEM . Motif, les Pères avaient pris défense des hutus dans un procès, ils auraient été temoins de massacres commis par des militaires.

04 octobre 1995 :
Dar es –salaam , l’ambassadeur du Burundi M Jonathan NIYUNGEKO (parti Uprona) est déclaré persona non grata, à cause des incursions de l’armée burundaise sur le territoire tanzanien. Selon une source d’information, l’ambassadeur se livrait à un trafic d’armes.

10 octobre 1995 
Bujumbura, le représentant permanent de l’ONU,M Ahmed Ould Abdallan, anonce la fin de sa mission au Burundi, il retourne au siège des Nations Unies dès le lendemain.

12 octobre 1995 
Bujumbura le gouvernement est remanié, comme l’avait conseillé m Ould Abdallan

21 octobre 1995 
Bruxelles le président du CNDD Léonard NYANGOMA dans un message à la nation burundaise réclame la tenue d’une conférence internationale qui devra déboucher sur des négociations entre les belligérants.
29 octobre 1995
Bujumbura, quartier Ngagara M Mathias HITIMANA président du PRP et M Deo NIYONZIMA président du SOGEDEM tiennent une réunion au cours de laquelle ils preséntent une prodédure de destitution de Sylvestre NTIBANTUNGANYA. Si c’était un pays de droit, ils allaient être arrêté pour complot d’Etat.

30 octobre 1995 
Bujumbura, arrivée de la Commission d’enquête internationale décidée par les Nations Unies pour enquêter sur l’assassiat du président Melchior NDADAYE et les crimes qui l’ont suivi. Ceci dans un climat de méfiance entre l’opposition tutsi et la mouvance démocratique du Frodebu. Les gens se demandent s’ils seront capables de connaître la vérité.

01 novembre 1995 :
Paris Sylvetre NTIBANTUNGANYA au lieu d’exposer les problèmes majeurs au Burundi, il parle à l’assemblée de l’UNESCO et demande une aide pour localiser et détruire la radio dite radio démocratie du CNDD (radio accusée d’être un média de la haine mais dont l’enquête effectuée par plusieurs capitales occidentales a conclu qu’il n’en était rien de ces accusations.

08 novembre 1995 :
New york, le secrétaire général de l’ONU nomme le marocain Aziz HASBI comme Représentant spécial au Burundi, en remplacement de M Amed Ould Abdallan.

14 novembre 1995 :
Bujumbura les 4 partis ultra tutsi (RADESS, PRP,ANADE,ABASA) retirent formellement et définitivement leur confiance à Sylvestre NTIBANTUNGANYA qu’ils accusent d’être responsable de la guerre.

20 novembre 1995 :
Bujumbura visite de l’ancien président des Etats-Unies M Jimmy Carter, chargé de préparer la conférence du Caire, le 27 novembre 1995.

24 novembre 1995 :
Dar es-salaam , investiture du président tanzanien William Mkapa

29 novembre 1995 :
Caire déclaration sur la région des grands lacs signée par Sylvestre NTIBANTUNGANYA et les chefs d’Etat du Zaïre, de l’ouganda, du Rwanda, du premier ministre tanzanien et de l’ancien président américain Jimmy Carter.

01 décembre 1995 :
Bujumbura, le gouvernement cite la SOGEDEM en justice pour outragé au chef de l’Etat, M Déo NIYONZIMA chef de la branche génocidaire tutsi avait accusé NTIBANTUNGANYA de haute trahison et le 25 octobre 1995 avait saisi la cour constitutionnelle pour statuer sur la nommination anticonstitutionnelle de NTIBANTUNGANYA à la présidence de la République.

02 décembre 1995 :
Rome, de retour d’un voyage au Burundi, le cardinal Roger Etchegaray, donne un entretien à radio vatican « la violence est partout » dit-il il faut chercher une voie de sortie, c’est absolument nécessaire,c ela doit se faire à présent, demain cela sera trop tard.

06 décembre 1995 :
Bujumbura une rumeur court dans la capitale :<l’ancien président Pierre Buyoya prépare un putsch avec la complicité des milices et des militaires tutsi. A la mi-journée, des opérations de purification ethnique endeuillent le quartier de Mutanga nord, qui abrutait encore quelques cadres hutu, Ces violences seraient également dirigés contre le bureau de la Commission d’enquête de l’ONU, qui aurait déjà accumulé de nombreux témoignages accusant le major Pierre Buyoya d’être le cerveau du putsch qui a coûté la vie au président Melchior NDADAYE . Cette attaque donne lieu de n’est plus s’opposer à Buyoya sur une enquête qui s’oriente sur son rôle dans ces évenements

10 décembre 1995 :
Bujumbura, le major Pierre Buyoya plus arrogant que jamais déclare que la résolution de la crise passera, non point par le dialogue entre tous les partenaires burundais, mais par la force militaire. Il faisait allusion à qui ? L’histoire va le dire dans la suite.

13 décembre 1995 :
Une dizaine d’ONG dont OXFAM et le CICR sont attaqués à la grenade, car ce sont des témoins gênants des massacres de la population

17 décembre 1995 :
Gitega, l’ONG française AICF (action internationale contre la faim) subit une attaque à la grenade

21 décembre 1995 :
Madrid, le Conseil des ministres de coopération de l’Union européenne désigne un représentant spécial au BURUNDI, chargé d’amorcer un dialogue dans la région des Grands Lacs

22 décembre 1995 :
Ngozi, une attaque à la grenade est menée contre le PAM, le CICR et le HCR il leur reproche de ravitailler les camps de réfugiés hutus rwandais venus au Burundi.

27 décembre 1995 :
Bujumbura, le premier ministre Antoine NDUWAYO donne une évaluation de l’action du gouvernement et annonce pour l’année 1996 une guerre totale.
Le même jour, l’ancien président tanzanien M Julius NYERERE arrive pour une mission d’information et de réconcilliation. Génève, M Adama DIENG secrétaire général de la Commission internationnale des juristes se prononce pour l’envoi au Burundi de troupes étrangères chargés de protéger la population contre l’ampleur toujours croissant des assassinats et massacres ethniques.

28 décembre 1995 :
Bjumbura, trois militaires présumés putschistes sont assassinés dans la prison de MPIMBA, il était prévu que la Commission d’enquête internationale les interroge. Qui avait intérêt de les faire disparaître ? Pierre Buyoya..

29 décembre 1995 :
Bujumbura, rumeurs de coup d’Etat, le major Pierre Buyoya en serait l’instigateur

ANNEE DE TOUS LES DANGERS AU BURUNDI 1996

01 janvier 1996 :
New York mme Madeleine Albright, ambassadeur des Etats-Unis à L’ONU, déclare que son pays s’opposera à toute tentative de coup d’Etat au Burundi

03 janvier 1996 :
New york : le secrétaire général des nations Unis M Boutros Boutros Ghali demande au Conseil de Sécurité le déploiement préventif de troupes de l’ONU, ces derniers seraient basées à l’Est du Zaïre afin d’intervenir facilement au Burundi. L’armée burundaise déclare qu’elle combattra cette ingérence étrangère.

06 janvier 1996 :
Naïrobi le CNDD estime qu’une force internationale d’interposition entre les bélligérants serait indiquée si elle était déployée au Burundi même en attendant la constitution d’une nouvelle armée.

07 janvier 1996 :
Bujumbura mme Sadako Ogata, haut commissaire des nations unis pour les réfugiés arrive au Burundi au titre d’envoyé spécial du Secrétaire général des nations Unies.

08 janvier 1996 :
Naïrobi, Mme Sasako Ogata déclare « des choses terribles se passent actuellement au Burundi.

11 janvier 1996 :
Bruxelles, M Armand De Decker, sénateur et président du groupe libéral à l’Assemblée de l’Union Européen se prononce en faveur d’une intervention de l’EUROCORPS au BURUNDI.

17 janvier 1996 :
Bujumbura, l’ancien président Pierre Buyoya dit au journal belge De standard qu’il craint pour le Burundi une somalisation du pays mais non pas un Rwanda bis, le journal burundais Le débat se demande s’il faut un mandat international à l’ex-président pour sauver le Burundi. Buyoya se préparait à revenir au pouvoir son pays et sous un mandat international comme il est plus malin comme un lièvre.

20 janvier 1996 :
Bujumbura en visite dans la capitale, mme Madeleine Albright, représentant permanant des Etats-Unis à l’ONU a déclaré que que son pays et la communauté internationale ne veulent pas voir le Burundi sombrer dans un abîme désespérant de violence.

26 janvier 1996 :
New York le conseil de Sécurité de l’ONU annonce l’eventualité d’un embargo sur la vente d’armes et une interdiction selective des déplacements pour les présumés responsables d’incitation à la violence.

27 janvier 1996 :
Barcelone Amnesty Internationale et d’autres ONG organisent jusqu’au 21 février une marche de Barcelone à Génève afin d’attirer l’atteention de l’opinion internationale sur la garantie de la situation dans la région des Grands lacs.

28 janvier 1996 :
Conférance au CELAB le major Pierre Buyoya déclare « il n’y a pas de catastrophe humanitaire en vue au Burundi pourtant des morts s’accumulent à travers tout le pays.

05 février 1996 :
Bujumbura, la commission technique chargé de préparer le débât national dépose son rapport provisoire auprès du président Sylvestre NTIBANTUNGANYA.

14 février 1996 :
Bruxelles, visite du premier ministre NDUWAYO A ntoine. Le ministre des finances publie des chiffres dramatiques sur la crise économique

15 février 1996 :
New York le Secrétaire général de l’ONU demande à nouveau une force d’intervention armée pour le Burundi.

21 février 1996 :
Bujumbura le premier ministre Antoine NDUWAYO s’oppose à une force d’intervention ou d’interposition de l’ONU.

23 février 1996 :
Ouverture des procès de Hutu accusés de massacres qui ont suivi le coup d’Etat du 21 octobre 1993.

05 mars 1996 :
New york, le Conseil de sécurité de l’ONU se prononce pour le dialogue sans création d’une force d’intervention. Buyoya semble gagner la bataille.

14 mars 1996 :
Bujumbura Sylvestre NTIBANTUNGANYA déclare envisager une négociation avec le CNDD à condition que celui-ci renonce à la violence. L’uprona rejette toute négociation.

21 mars 1996 :

Addis Abeba l’OUA annonce l’extension pendant encore un mois du mandat de la MIOB (Mission Internationale d’Observation au Burundi)

26 mars 1996 :
Bujumbura le major Rumbete, les capitaines A BARAYANDEMA, NINTUNZE et Bucumi se sont présentés à l’Etat major général des forces armées pour demander à être réhabilité dans leurs fonctions. Ils ont été amnistiés par la cour militaire le 08 mars 1996.

04 avril 1996 :
Bujumbura, visite de M julius NYERERE

16 avril 1996 :
Bujumbura, le FRODEBU et l’UPRONA acceptent d’assister à une conférence à Mwanza, proposée par Julius NYERERE.

24 avril 1996 :
Bujumbura, l’UPRONA demande la démission immédiate de M faguy représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au BURUNDI.

26 avril 1996 :
Mwanza, les pourparlers qui ont été ouverts le 22 AVRIL 1996 se terminent sans conclusion.

01 mai 1996 :
Bruxelles selon un communiqué de droits de l’homme sans frontière, quatre vols d’avions cargo d’Ethiopians Airlines ont transporté du 25 au 28 mars, des armes à Bujumbura via Entebbe pour un coût de 112 000 dollars américains

05 mai 1996 :
Harare (ZIMBABWE) l’ambassadeur d’Espagne demande à tous les Espagnols résidant au Burundi de quitter le pays.

06 mai 1996 :
Bruxelles : un collectif d’une trentaine d’ONG entame une campagne pour le cessez le feu au burundi, un embargo sur tous les armes, des négociations immédiates entre toutes les parties en conflit et restricturation immédiate de la gendarmerie pour assurer la sécurité de toute la population.

10 mai 1996 :
Bujumbura, le premier ministre Antoine NDAWAYO adresse aux gouverneurs de province et aux commandants des régions militaires. Il explique son plan de défense civile solidaire, qui avait provoqué des remous dans l’opinion. Pendant ce temps, à Uvira (ZAÏRE) le HCR enregistre environ 17 mille nouveau réfugiés hutu depuis le 29 avril 1996.

12 mai 1996 :
Bujumbura les parlementaires adressent une lettre dde mise en garde au ministre de la défense, ce dernier aurait dit devant le parlement qu’l soutiendrait volontiers un nouveau putsch.

15 mai 1996 :
Bujumbura, les partis des forces de changement démocratiques dénoncent le génocide « au compte goutte » le plan d’extermination des cadres hutu restants au Burundi, l’entraînement des milices tutsi en plein jour le massacre des populations, la fuite à l’étranger de cadres hutu, la perte de confiance dans le gouvernement, l’aplogie de la haine sur les ondes de la radio gouvernemantale et la passivité de la Communauté internationale devant le drame burundais.

Bonn : selon un communiqué de Burundi-buro, le ministre de la défense, le Lt-colonel Firmin SINZOYIHEBA aurait déclaré le samedi 27 avril lors d’une réunion d’officiers qu’il faudrait accepter de négocier avec le CNDD.

16 mai 1996 :
Bujumbura le LT-colonel Firmin SINZOYIHEBA ministre de la défense se justifie dans une lettre au président de l’assemblée Nationale, à propos de son appui à l’enventualité d’un putsch.

21 mai 1996 :
Bujumbura, les partisans de l’Uprona manifestent contre la proposition d’envoyer au Burundi des troupes de l’ONU. M julius NYERERE arrive à Bujumbura pour une visite de deux jours dans le cadre des pourparlers engagés par le centre carter.

25 mai 1996 :
Paris, le ministre français des Affaires etrangères ferme l’école française de Bujumbura.

28 mai 196 :
Bruxelles le ministre des Affaires Etrangères ferme aussi l’école belge de Bujumbura.pour des raisons de sécurité. Paris, la France met fin à 23 ans de coopération militaire.

29 mai 1996 :
Bruxelles, le ministre belge des Affaires Etrangères nomme M Yves HAESENDONCK ambassadeur spécial pour la réion des grands lacs tandis qu’à Bujumbura une rumeur de coup d’Etat annonce que Pierre Buyoya serait le cerveau.

31 mai 1996 :
Buganda, Sylvestre NTIBANTUNGANYA échape à un attentat, un tir de roquette est tiré contre le convoi dans lequel il était censé voyager, alors qu’il voyageait en hélicoptère.

01 juin 1996 :
Sylvestre NTIBANTUNGANYA déclare que l’assistance sécuroitaire étrtangère sera mise sous commandement national.

02 juin 1996 :
Bujumbura, la commission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat du président NDADAYE Melchior et sur les massacres qui l’ont suivi quitte le Burundi pour déposer son rapport aux nations Unis.Ce rapport sera-t-il efficace et bon dans un contexte pareil à BUJUMBURA ?

04 juin 1996 :
Cibitoke/ 3 expatriés du CICR (Comité Internationale de la Croix Rouge) sont tués dans une embuscade. Le CICR suspend sa coopération.

10 juin 1996 :
Bujumbura le Lt-colonel SINZOYIHEBA ministre de la défense exclut l’hypothèse d’un coup d’Etat de l’armée, il demande à tous les dirigeants politiques de cesser de mentir et de manipuler le peuple burundais.

12 juin 1996 :
Ujumbura, les sept partis politiques minoritaires tutsi se prononcent en faveur de la convention du gouvernement et s’opposent à la proposition faite par le président NYERERE d’une intervention étrangère au Burundi

14 jui n 1996 :
Le gouvernement décide de fermer 6 de ses 24 ambassades, pour des mesures de restriction budgétaire
Addis abeba, le secrétaire général de l’OUA délcare que l’organisation panafricaine est prête à soutenir une intervention militaire au Burundi mais qu’elle attend aussi des troupes non africaines comme cela a été fait en Boscie ainsi la lettre que les ressortissants burundais en Tanzanie qu’ils ont adressé aux différents ambassades de Dar es-Salaam leur donne raison d’écrire à NYERERE le médiateur.

16 juin 1996 :
Bujumbura, à l’occasion de la fête de l’enfant africain, Sylvestre NTIBANTUNGANYA déclare que les étrangers sont des témoins gênants, il suffirait qu’ils quittent tous le Burundi pour que l’irréparable puisse être commis.

17 juin 1996 :
Washington, la Maison blanche a nommé le Dr howard Wolpe comme envoyé spécial des Etats unies au Burundi.

20 juin 1996 :
Stransbourg : le Parlement européen appele la communauté internationale à créer une force internationale prête à intervenir si nécessaire.

25 juin 1996 :
Arusha (TANZANIE) à l’initiative de l’ex-président julius NYERERE se réunissent six chefs d’Etats africains pour sauver le burundi. Une commission technique est créée pour évaluer la forme et le volume de l’assistance militaire demqandée par Sylvestre NTIBANTUNGANYA et Antoine NDUWAYHO en vue de faire cesser les massacres dans leurs pays.

29 juin 1996 :
Bujumbura, l’ancien dictateur jean Baptiste BAGAZA appelle la population à une manifestation contre l’arrivée d’une force d’assistance militaire étrangère.

01 juillet 1996 :
Bujumbura arrivée de deux hauts responsa bles américains et d’un émissaire spécial de la Belgique

02 juillet 1996 :
Bujumbura le premier ministre Antoine NDUWAYO accuse Sylvestre NTIBANTUNGANYA de vouloir neutraliser l’armée burundaise par une intervention étrangère. Plusieurs leaders de la mouvence extrémiste tutsi ménacent d’organiser contre les forces étrangères éventuelles. Le rapporteur spécial de la commission des droits de l’homme de l’ONU M Paulo Siergio PINHERO arrive à Bujumbura pour une troisième mission.

05 juillet 1996 :
Bujumbura, quelques 5 000 jeunes tutsi accompagnés du premier ministre Antoine NDUWAYO manifestent contre l’intervention militaire étrangère, le médiateur Julius NYERERE a été accusé de soutenir le CNDD
Bruxelles : l’Union Européenne appuie les propositions d’Arusha, elle fécilite et encourage les chefs d’Etat de la région des Grand Lacs et de l’OUA dans leurs efforts à chercher une solution à la crise burundaise, elle reétère son souhait d’une conférence internationale de paix pour la région des grands lacs, sous les auspices de l’OUA et de l’ONU.

10 juillet 1996 :
Yaoundé le 32 ème sommet de l’OUA se prononce en faveur d’une assistance militaire étrangère au Burundi selon la proposition du sommet régional d’Arusha.

12 juillet 1996 :
Bujumbura le colonel Firmin SINZOYIHEBA ministrre de la défense, déclare ne rien ettendre des armées étrangères pour le rétablissement de la paix.

15 juillet 1996 :
Bujumbura, plusieurs centaines d’étudiants manifestent contre l’intervention militaire étrangère. Le président de la SOGEDEM m Déo NIYONZIMA met le chef de l’Etat major général en garde contre l’admission au Burundi d’une force étrangère qui ferait le jeu de NTIBANTUNGANYA.

20 juillet 1996 :
Bujumbura lors d’une manifestation, le premier ministre Antoine NDUWAYO invite le peuple à refuser toute assistance militaire étrangère, à déstituer le pouvoir en place et à s’organiser en milice pour combattre l’ennemi. Tandis qu’à Bugendana les FDD attaquent la position militaire et les déplacés de ce site en tuant 341 personnes.

22 juillet 1996 :
Bujumbura l’appel à un arrêt du travail par l’ancien dictateur BAGAZA Jean Baptiste au nom du parti PARENA est largement suivi dans la capitale. Bagaza a l’intention de sonder sa popularité pour dévancer le putsch de Buyoya.

23 juillet 1996 :
New York : la Commission d’enquête internationale des Nations Unies pour le Burundi termine son rapport final sur la mort du président NDADAYE Le rapport est placé sous embargo.

23 juillet 1996 :
Bugendana : (province de Gitega) lors des funérailles des 341 victimes de l’attaque du 20 juillet. Sylvestre NTIBANTUNGANYA ses conseillers lui demandent d’annuler la visite car des incidents se préparent contre lui. Il s’obstine et s’en va à Bugendana. Sa garde du palais est changé en son absence, son protocole s’enfuit aux ambassades NTIBANTUNGANYA, la population en colère à Bugendana lui lance de la merde et des jeux de pierres, de retour à BUJUMBURA, il est contrait de s’enfuir sous ces pluies de pierres et de mottes d’herbes, symbole de la pire des injures. Génève le Haut commissaire aux droits de l’homme M Ayala Lasso lance un appel à la communauté internationale afin de faire porter à 35 le nombre des observateurs des droits de l’homme au Burundi le cût de ce déploiement s’élève à 5 millions de dollars américains.

24 juillet 1996 :
Bujumbura ; l’Uprona accuse Sylvestre NTIBANTUNGANYA de haute trahison et de collaboration avec l’ennemi, ce parti dénonce la convention de gouvernement signée le 10 novembre 1994.

25 juillet 1996 :
Bujumbura, craignant pour sa sécurité, Sylvestre NTIBANTUNGANYA se réfugie à la résidence de l’ambassade des Etats unies. Le premier ministre Antoine NDUWAYO annonce sa démission et celle de son gouvernement. Peu avant midi, Pierre Buyoya assure au président du Parlement, l’Hon Léonce NGENDAKUMANA qu’il est contre toute prise du pouvoir par un putsch. Vers 17h, un coup d’Etat militaire ramène à la tête du pays le perdant de juin 1993 Pierre Buyoya ainsi le putsch du 21 octobre 1993 raté vient de s’accomplir.

26 juillet 1996 :
Lors de la conférence de presse, le major Pierre Buyoya promet d’arrêter rapidement les massacres, de faire de la paix, de repenser la démocratie pour l’adapter aux réalités burundaises, de rehabiliter les déplacés, les rapatriés et les réfugiés enfin de reconstruire l’économie du pays.

27juillet 1996 :
Bujumbura, le major Buyoya rencontre Sylvestre NTIBANTUNGANYA sans aucune déclaration

30 juillet 1996 :
Kampala : en visite en Ouganda, le major BUYOYA n’a pas été reçu comme chef d’Etat, mais comme chef d’une faction puissante.

02 août 1996 :
Bujumbura, le major Pierre BUYOYA rend publique la composition de son gouvernement. Ce dernier a comme premier ministre un hutu de l’Uprona, Pascal Firmin NDIMIRA .

05 août 1996 :
Bujumbura, les ambassades ont interdit à leurs hôtes refugiés du FRODEBU tout contact avec la presse, le major Pierre Buyoya interdit à ces derniers de quitter le pays, mais il les invite à rentrer chez eux. Des militaires hutu membres de l’Unité spéciale de protection des institutions (USI) ont été abattus sous le prétexte qu’ils seraient déserteurs.

06 août 1996 :
Arusha en Tanzanie, dans une interview au journal le soir,M Julius NYERERE déclare que le major Pierre Buyoya vient d’achever le coup d’Etat rampant commencé en octobre 1993, les extrémistes tutsi ont atteint leur objectif.

12 août 1996 :
Bruxelles, suite à l’embargo décreté par les pays voisins du Burundi, les deux derniers avions de la SABENA ont ramené 400 passagers dont 70% de burundais et seulement 37 des 137 Belges encore présents au Burundi.

14 août 1996 :
Washington : la Commission d’enquête des Nations Unies rend public son rapport sur les événements d’octobre 1993. Ses conclusions feront l’objet de lourdes critiques de la part de nobreux analyses dont ceux qui s’expriment dans ce livre après la page d’aveu des putschistes.

19 août 1996 :
Bujumbura, la militarisation de l’administration territoriale se poursuit, la quasi-totalité des provinces sont désormais gouvernés par des militaires.

20 août 1996 :
Washington, le secrétaire général de l’ONU M Boutros BOUTROS Ghali a réitéré son appel à l’envoi d’une force internationale au Burundi, afin d’éviter un génocide. Cette opération ne devrait pas passer par l’accord de Bujumbura.

25 août 1996 :
Butiama (Tanzanie) le major Pierre Buyoya rencontre M Julius NYERERE et aucune déclaration.

28 août 1996 :
Washington, L’ONU se propose de décreter un embargo sur le Burundi, d’abord sur les armes, puis plus étendu si les négociations de paix n’aboutissent pas dans les 60 jours. Il demande au major Pierre Buyoya d’assurer le retour à la légalité constitutionnelle et à toutes les parties en conflit d’engager immediatement des négociations.

06 septembre 1996 :
Naïrobi, le comité régional de coordination de l’embargo sur le Burundi autorise le passage du personnel et du matériel des organisations humanitaires pour les urgences.

12 septembre 1996 :
Bujumbura, le gouvernement annonce la restauration du Parlement et des partis politiques, la Constitution qui les régit reste suspendu.

20 septembre 1996 :
Naîrobi, à la suite de la Tanzanie, le Kenya exige avant tout sommet régional sur le Burundi le retour à l’ordre constitutionnel, la décision prise par le major Pierre Buyoya de restaurer le parlement et les partis politique est jugé insuffisant.

22 septembre 1996 :
Londres, Amnesty international demande aux autorités burundaises de suspendre les peines capitales prononcées contre les prisonniers qui n’ont pas pu bénéficier de procès réguliers.

22 septembre 1996 :
Gatumba, (frontière burundo-zaïroise) vers 1heure du matin, un convoi de 26 camions remorques traverse Gatumba en direction d’Uvira-Zaïre, il est escorté par 11 camions et jeeps militaires, il dépose des hommes et du matériel de guerre dans le paysage de Vugizo. Un autre convoi de 28 véhicules achemine près de 600 hommes.

24 septembre 1996 :
Washington, le ministre belge des Affaires Etrangères, M Eric DERYCKE plaide aux Nations unies pour plus de compréhension à l’égard du major Buyoya.

25 septembre 1996 :
Bruxelles, l’Assemblée paritaie ACP-union européenne se déclare favorable aux sanctions imposées au régime du major Buyoya.

07 octobre 1996 :
Bujumbura l’Honorable Léonce NGENDAKUMANA président de l’Assemblée nationale a procedé à l’ouverture avec de la session ordinaire de l’Assemblée conformément à la Constitution. Seuls 26 des 65 députés du FRODEBU et 17 députés de l’UPRONA étaient présents ; il a clôturé la séance en déclarant « nous aurons cette section mais les travaux débuteront quand les actes régissant l’Assemblée Nationale seront rétablis.

09 octobre 1996 :
Bujumbura, le major Buyoya adresse à M Julius NYERERE une lettre qui dit son engagement à entreprendre des négociations avec le CNDD, sans exclure d’autres factions qui le souhaitent.

10 octobre 1996 :
Uvira (Zaire) un camp de réfugiés burundais subit une attaque, plusieurs morts. L’attaque est attrbué aux Banyamulenge.

12 octobre 1996 :
Arusha le troisième sommet des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs décide le maintien de l’embargo contre le Burundi, il exige l’engagement de pourparlers, sans condition, entre toutes les parties au conflit.

22 octobre 1996 :
Londres : en visite en Angleterre, le premier ministre zaîrois M Léon KE NGO WA DONDO accuse le rwanda et le burundi de mener une agression contre son pays.

31 octobre 1996 :
Bujumbura Buyoya en mentant sur son honneur, il nie toute implication du Burundi dans le conflit à l’est du Zaîre

02 novembre 1996 :
Bujumbura : dans une lettre adressée au cardinal Sodano ANGELO, les partis des forces de changement démocratique (FRODEBU,PP,RPB,PL) interpellent le Vatican sur son soutien au régime Buyoya le nouveau nonce apostolique est le seul représentant à avoir présenté ses lettres de créances après le putsch du 25 juillet 1996.

12 novembre 1996 :
Bruxelles : le ministre belge des Affaires Etrangères M Eric DERYCKE rappelle à son homologue du Burundi que si Buyoya a eu le bénéfice du doute, il est plus que temps qu’il réalise ses promesses de démocratisation.

16 novembre 1996
Musoma (TANZANIE°) rencontre entre le major Pierre Buyoya et le médiateur Julius NNYERERE, l’embargo sur le Burundi reste en vigueur et Buyoya s’inquiète de la déterioration des relations entre le Burundi et la Tanzanie.

20 novembre 1996 :
Bruxelles, leRapporteur spécial des nations unies pour les droits de l’homme au Burundi, M Paolo Sergio PINHERO, se prononce pour le maintien des sanctions économiques aussi longtemps qu’il y aura des violations des droits de l’homme et que l’armée ne sera pas réformée.

22 novembre 1996 :
Bujumbura : convoqué par le procureur général de la République, le président de l’Assemblée nationale, l’Hon NGENDAKUMANA Léonce est attaqué en cours de route par des extrémistes tutsi, il a pu s’enfuir en abandonnant un véhicule de son escorte. Entre temps Buyoya l’homme fort se moquait des frodebustes qu’il venait de renverser. Par ce geste Ngendakumana restait l’homme que la population avait espoir. Il maintient l’Assemblée nationale, il accepte de repondre à la convocation du Procureur de la république qui n’avait pas assuré une protéction à cet Honnorable. Hélas Dieu seul protège ses hommes.

06 décembre 1996 :
Ouagadougou, (Burkina Faso) à l’issue du 19 eme sommet France-Afrique le major Pierre Buyoya s’est félicité de que l’isolement de son régime a été rompu.

16 décembre 1996 :
Naïrobi à la réunion des droits des chefs d’Etat ayant trait au Burundi , le président ougandais Yoweri museveni s’est prononcé pour le maintient de l’embargo à cause des massacres des rapatriés commis par l’armée burundaise et de la stratégie du régime buyoya regroupant de force les hutu dans les camps « regroupent »

Ainsi toute l’année 1996 Pierre Buyoya va faire tout son possible pour vaincre la guerre en utilisant tous les moyens à sa disposition. L’armée, le mensonge, l’invasion du Zaîre et l’utilisation de sa richesse malgré l’embargo mais dans tout cela les FDD tiennent bon.

EN 1997, BUYOYA SE SENT DE PLUS EN PLUS FRAGILISE CAR L’EMBARGO MANIFESTE SES EFFETS.

– 29 jan 1997:
L’ONU indique que plus d’un millier de personnes ont été tuées par les militaires ou la rébellion en deux mois.

–1998–

– 15-21 juin 1998: Premières négociations directes à Arusha (Tanzanie) entre le gouvernement, des partis d’opposition et certains mouvements rebelles.

–1999–

– 23 jan 1999
Suspension des sanctions imposées en 1996.

– 1er déc 1999: L’ancien président sud-africain Nelson Mandela est désigné nouveau médiateur à la suite du décès du Tanzanien Julius Nyerere.

–2000–

– 14 juin: Amnesty International dénonce des déplacements forcés de population et des disparitions à grande échelle en 1999.

– 28 août 2000:
Les principaux protagonistes, à l’exception notable des deux principaux mouvements rebelles, les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) et les Forces nationales de libération (FNL), signent à Arusha un accord de paix destiné à partager le pouvoir entre Hutus et Tutsis. Mais la guerre continue.

–2001–

– 24 fév: Les FNL lancent leur première grande offensive sur un centre urbain, au nord de Bujumbura. Contre-offensive de l’armée, qui repousse les rebelles après 15 jours de combats. Plus de 200 morts.

– 1er nov 2001:
Pierre Buyoya devient officiellement le président des 18 premiers mois de la transition, prévue pour trois ans. Le gouvernement censé partager plus équitablement le pouvoir entre Hutus et Tutsis est installé.

–2002–

– 9 sept2002:
Massacre le plus important depuis deux ans, par des éléments de l’armée, à Itaba (Gitega, centre): au moins 173 morts, en majorité des civils.

– 3 déc 2002:
Signature d’un accord de cessez-le-feu par le président Buyoya et le chef des FDD Pierre Nkurunziza. Date innoubliable car biéntôt la guerre va terminer enfin.

PIERRE BUYOYA croit rester le maître du jeu au Burundi même en 2016. QUELLE AFFAIRE DANS LES TRICHERIES POLITIQUES

Niyongabo Philippe/ Burundi-24.com

 


PACIFIQUE LE PATHETIQUE

th2X2MALZAIl y a eu Alexandre le Grand, Charles le Grand (Charlemagne), Pépin le Bref, et pourquoi pas Pacifique le Pathétique ! Le type assez commun de pseudo intellectuel africain, qui a ingurgité des morceaux de culture européenne sans vraiment les digérer. Le résultat est désastreux: des coliques couplées de diarrhées sociales. C’est en poursuivant l’utopie d’une liberté sans limite que ce jeune ambitieux de Pacifique et ses compagnons ont mis le feu sur les quartiers de paisibles citoyens, en semant mort et désolation. On n’est loin pas du fanatisme religieux, islamiste ou autre, qui arrive à tuer au nom d’un Dieu, qui lui,  est pour la vie.

Pacifique jouait le  malin en provoquant une insurrection armée par procuration (lui s’est mis à l’abri), mais il est pathétique quand il feint de  pleurer ces pauvres ignares trompés qui tombent sur le champ de bataille. Il jouait à l’homme intelligent quand, avec Sinduhije, il incitait les  burundais à fuir le pays, mais il est pathétique quand il lance un hashtag pour dénoncer les conditions abominables des mêmes réfugiés. Pacifique et son groupe inventent des sauts vraiment mortels (comme ce réfugié mort au Kenya, ou ces cadavres ligotés jetés sur les rues à Bujumbura), pour obtenir l’appui des pays étrangers, ou à défaut, se faire transférer aux USA ou au Canada comme migrants.

Mais: ce père éprouvé qui a tout perdu à Mutakura et qui en plus a eu ses trois filles engrossées par les agents du HCR au Rwanda; ces parents dont les fils ont été fauchés en tentant de capturer des camps militaires ou en lançant des grenades contre les policiers;  ces milliers de jeunes forcés de quitter les camps pour être enrôlés  dans l’armée et qui finiront peut-être leur vie dans des batailles autour des mines de la RDC; toutes ces personnes un jour devront demander des comptes à Pacifique le Pathétique et à ses alliés. Ils vous demanderont:

– « Pourquoi nous avez-vous sacrifiés ? »

– « Pour remplir nos ventres », direz-vous, confus.

– » Est-ce qu’un mandat d’un président valait plus que nos vies ? »

Répondez….

VIE DE KAGAME

Partie I : Résumé de la vie de Kagame – Par Ruth V. Bastelaere

Kagame est né le 23 octobre 1957 à Gitisi-Nyamagana, Ruhango, dans l’actuelle province du Sud du Rwanda, qui était à l’époque la préfecture de Gitarama.

Rutagambwa, le père de Kagame a fui le Rwanda en 1959, lors de la révolution sociale, vers le Burundi. Laissant derrière lui sa femme Astérie Rutagambwa et les enfants. Madame Rutagambwa a quitté le Rwanda vers l’Ouganda avec les enfants, autour des années 1961. Peu de temps après, ils ont rejoint Monsieur Rutagambwa au Burundi, le trouvant dans une situation de dépendance alcoolique. La vie a été très difficile pour la famille, surtout que le père avait un complexe de supériorité tutsie. Son appartenance à l’ethnie tutsie lui avait fait croire que seulement les Hutus devraient travailler pour les Tutsis. Ainsi, Madame Rutagambwa devrait se battre pour survivre et faire vivre sa famille avec les maigres moyens. Elle devrait pourvoir pour toute sa famille. Par conséquent, le jeune Kagame a souffert de malnutrition sévère (kwashi-marasme), au point où sa famille le cachait dans la maison pour qu’il ne soit pas vu par le public. Pire encore, il eut des moments où sa propre grande soeur qui souffre de désordre bipolaire a tenté de jeter le petit Kagame dans le lac Tanganyika, heureusement sans succès. Sans le savoir, la grande soeur tentait d’empêcher le destin du petit Kagame qui sera plus tard, un personnage très important dans l’exécution des missions d’extermination du peuple hutu de la région des grands lacs africains, de l’expansion de l’empire hima, des pillages des ressources naturelles de la région au profit des grands maîtres de ce monde et du viol systématique des femmes bantoues à l’Est de la République démocratique du Congo. (Sur ce dernier sujet, lire :

http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/january-2007/les-femmes-du-c… et

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/07/16/dans-l-est-du-congo-les…).

La misère au Burundi a forcé la famille de Kagame à immigrer en Ouganda, au camp de réfugiés de Nakivale. Quelques années après, son père est décédé suite au cancer d’estomac dû à son alcoolisme. Madame Rutagambwa continua, comme d’habitude, à se débrouiller toute seule pour subvenir aux besoins de sa famille. Delà, Kagame tout frustré, a eu la chance de commencer l’école primaire puis l’école secondaire. Comme sa capacité intellectuelle était limitée (probablement suite à la malnutrition sévère de son enfance), il n’a pas pu terminer l’école secondaire. De ce fait, il se dirigea à Kampala où il a dû endurer toute une litanie de conditions de vie extrêmement difficiles – de la prostitution (aux femmes beaucoup plus âgées que lui), de la vente des arachides et des cigarettes, du banditisme sur les rues de Kampala, etc. Il aurait pu poursuivre l’enseignement secondaire (toujours sans succès), dans une école secondaire modique de Kampala. Constatant cet échec cuisant, Kagame est parti en aventure à Nairobi, au Kenya, où il a réussi à se faire embaucher comme convoyeur des matatu (les fameux minibus de Nairobi).

Apprenant que Museveni recrutait pour sa guérilla, Kagame a quitté Nairobi pour joindre Museveni en Tanzanie. Fondateur du Front de salut national, Museveni avait la mission de renverser le pouvoir de Idi Amin Dada. En réalité, la mission était de renverser le régime bantou (similaire au peuple hutu de la région des grands lacs africains) afin de le remplacer par le régime hamite nilotique (similaire au peuple tutsi de la même région). Faisant preuve de bon guerrier, surtout sous l’aspect d’espionnage et de torture, Kagame a pu gagner la confiance et les mérites de Museveni.

Pour le moment, je m’arrête par ici. Dans la partie II, je continuerai avec les relations entre Museveni et Kagame et le recrutement de Kagame par les Anglais et les Américains. Je terminerai en abordant le sujet du partenariat entre le Rwandais Kagame et le Burundais Hussein Radjabu : leur collaboration n’a pas commencé en 2014 mais vers la fin des années 1990.

A suivre…

(Partie I de l’Analyse: Kagame et Museveni ont une même mission, donc, ce dernier ne peut pas être le médiateur dans la crise du Burundi.)

Bruxelles, le 05/01/2016

 

 

Infiltration de rebelles burundais en RDC: ce que disent les services

Photo: Des soldats congolais en patrouille, dans l’est du pays, non loin de la frontière avec le Rwanda (photo d’illustration). © AFP PHOTO / JUNIOR D. KANNAH

Des informations faisant état d’infiltrations de rebelles burundais sur le sol congolais inquiètent les services de sécurité de la RDC. Dans le territoire d’Uvira, l’armée et les autorités locales ont multiplié les opérations de sensibilisation auprès de la population pour signaler la présence de ces infiltrés. Il s’agit de quelques 70 km à surveiller. Une présence d’autant plus compliquée qu’il y a des groupes anciens, mais aussi des groupes nés depuis le début de la crise au Burundi. Les services de sécurité congolais disent avoir intercepté 36 de ces nouveaux rebelles burundais. Et sur la base des informations recueillies auprès des prisonniers, ils disent aujourd’hui avoir une bonne vue de ce phénomène d’infiltrations et, par extension, des nouveaux groupes rebelles burundais.

La première arrestation remonte au 28 août dernier, avec l’interpellation de quatre individus suspects dans un quartier d’Uvira. Les services de sécurité congolais ont la surprise de découvrir des cartes d’électeurs congolaises flambant neuves, qui auraient été volées par le M23 au Nord Kivu et seraient aujourd’hui distribuées au Rwanda sur de présumés infiltrés burundais qui « ne savent même pas dire bonjour en swahili », dit-on.

Ils alertent notamment les postes frontières, ce qui leur permet de nouveaux coups de filet début septembre. 24 individus dont 6 mineurs, la plupart originaires de Kirundo qui sont passés, disent les services congolais, par les camps de réfugiés de Gashora ou de Mahama avant d’être envoyés dans deux camps d’entrainement au Rwanda, Nyungwe et Higitumu. Deux camps que les services congolais disent être capables de localiser sur une carte.

Tous disent, selon les autorités congolaises, avoir été pris en photo et qu’on leur aurait remis avant leur départ ces fameuses cartes d’électeurs, ainsi que 25 000 francs burundais et 3 500 francs congolais. Ensuite par petits groupes, ces prisonniers auraient affirmé qu’ils étaient plusieurs centaines à avoir été formés et qu’ils étaient convoyés vers la rivière de Rusizi pour traverser au Congo.

Trois autres individus ont été arrêtés dans la région de Mutarule où ils se faisaient passer pour des éleveurs et auraient assuré que d’autres infiltrés burundais se dissimulent ainsi au sein des communautés barundi et banyamulenge.

L’ombre du M23

Deuxième coup de filet significatif, disent les services congolais. Six éléments ont été arrêtés fin septembre, dont trois formellement identifiés comme M23, parmi lesquels le capitaine de nationalité burundaise Aldabert Rugamba, qui aurait notamment travaillé par le passé pour le chef d’état-major du M23, Sultani Makenga.

L’ex-capitaine de l’armée burundaise, Claude Arakaza, aurait, quant à lui, été arrêté dans le camp de réfugiés de Lusenda où, avec trois autres personnes, il tentait de recruter. Il aurait dit avoir traversé au Congo après le putsch manqué avec le colonel Jean-Marie Ntirampemba et une centaine d’éléments.

Beaucoup de ces infiltrés auraient déclaré travailler pour le compte d’Alexis Sinduhije, le président du parti d’opposition MSD et du général putschiste Godefroid Niyombare. Les services congolais pensent également qu’il existe un autre groupe, l’Union des forces patriotiques révolutionnaires, actif dans la forêt de la Kibira au Burundi. Avec notamment l’arrestation sur leur sol du colonel Emmanuel Maniriho. Ce dernier aurait impliqué un autre opposant burundais, Jean Minani, comme fondateur. Même s’il s’est mis en retrait, il serait toujours en contact, aurait affirmé ce déserteur de l’armée burundaise.

L’implication du Rwanda

Selon les services de sécurité congolais, il ne fait aucun doute que le Rwanda est impliqué dans la création de ces nouveaux groupes rebelles burundais. Outre le lien avec le M23, le passage dans des camps de réfugiés ou même d’entrainement au Rwanda, il existe, toujours selon ces services, d’autres éléments concordants.

Le réseau d’infiltration au Congo aurait lui été mis sur pied par les services de renseignements militaires rwandais, les DMI, mais si d’autres officiers rwandais de l’armée et de la police auraient été cités par les prisonniers. Ce serait également l’armée rwandaise qui serait, selon les services congolais, impliquée dans le convoyage de ces infiltrés vers la frontière jusqu’à la rivière de la Rusizi.

Le dernier élément qui, selon ces services, irait dans le sens de l’implication du Rwanda, est la participation jusqu’à sa mort du chef de milice congolais, Bede Rusagara, dans l’infiltration de ces éléments burundais au Congo. Ses liens avec Kigali remonteraient au temps du RCD, auraient été attestés par le passé par le groupe d’experts des Nations unies. Le chef de milice congolais Bede Rusagara a été tué au cours d’un accrochage avec des militaires venus l’arrêter dans un quartier d’Uvira le 29 septembre dernier.

RFI

ARRIVE LE M23: PACIFIQUE VOUS ANNONCE LE FUTUR VIOL DE MASSE

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Pacifique
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La victime Jacqueline Hakizimana

Le commandant de la guerre médiatique de l’opposition radicale, Pacifique nininahazwe et chef des violeurs Sindumuja, vient de lancer, avec la complicité probablement inconsciente de Sonia Rolley, la campagne contre le viol, prétendument commis par les militaires sur des femmes.  On tombe des nues, puisque ce sont ses hordes Sindumuja qui ont  récemment trempé dans un crime innommable. Elles ont sévicié  collectivement une jeune fille, Hakizimana Jacqueline, lui ont coupé la langue, enfin l’ont achevée en lui plantant un pieu dans le sexe. Pacifique s’est tu; il a approuvé. Sonia Roley n’a pas compati; elle ne dira pas qu’elle ne savait pas. Raison pour laquelle elle est complice.

Cette campagne semblerait la dernière touffe d’herbe sur laquelle s’agrappe un CNARED  qui se noie, après le coup d’état manqué, la campagne contre le 3° mandat, l’attaque aux camps militaires, la campagne contre le génocide, etc…  qui ont fini comme un coup d’épée dans l’eau. Toutefois, les dernières informations faisant état d’anciens rebelles du M23 dans le Sud Kivu et leur probable débordement sur le Burundi, me poussent à déduire que Pacifique et ses hommes ont planifié de transformer le Burundi en un autre Rutsuru ou Masisi. Là, le M23  a ravagé les populations avec des viols de masse et des mutilations. La campagne actuelle consiste à préparer l’opinion à ce carnage, qui sera ensuite mis sur le dos de nos vaillants soldats. De là à demander une force d’intervention, il n’y a qu’un pas. Un homme averti en vaut deux.

PACIFIQUE VEUT DIALOGUER SEULEMENT AVEC LES MORTS (MIZIMU)

 1972: La désolation.

J’avais cru lire la première phrase sensée de Pacifique Nininahazwe en huit mois quand il écrit sur son compte facebook: « parlons ouvertement de 72, de 93 et de toutes les tragédies de notre histoire récente, honorons la mémoire des disparus,  remettons les victimes dans leurs biens, ensemble construisons les garanties de la liberté de chaque burundais… ». Trop beau pour être vrai ! Une opération de charme en trompe-l’oeil! Car il s’agissait simplement de belles intentions pour le début d’une nouvelle année, semblables à celles du Renard de Lafontaine à l’endroit du Coq adroit et matois, perché sur une branche:  » Frère, dit un Renard, adoussissant sa voix, nous ne sommes plus en querelle: paix générale cette fois. Je viens te l’annoncer; descend que je t’embrasse » (Lafontaine, Le Coq et le Renard). Heureusement, le Coq n’y a pas cru, et avec un stratagème a fait fuit le terrible menteur. Retournant à nos moutons, tandis que l’incendiaire Pacifique « offrait » le dialogue sur toutes les questions qui fâchent une grande partie de la population, l’éditorialiste de ses terroristes Sindumuja, l’ex- journaliste Kiramvu, lisait une fatwa, une condamnation à mort contre le président de la République: « il vaut mieux dialoguer avec son fantôme (muzimu) qu’avec lui en chair et en os ». De ce pas, je crois que Pacifique est déjà tout heureux  de dialoguer avec les mizimu des centaines de milliers de hutu tués par ses pères en 72,  par lui et par ses collègues en 93, plutôt qu’avec les survivants orphelins dont Pierre Nkurunziza. La rage avec laquelle il s’exprime montre qu’il a des démangeaisons: il voudrait creuser pour les hutus des milliers d’autres fosses communes. Tel père, tel fils, dit l’adage de ses parains français  et wallons. La diabolisation du vocable « imbonerakure » (i.e. ceux qui ont une vision) qui signifie dans le code  de ses adeptes « tout jeune hutu » est la projection  d’un autre génocide contre la population hutu, comme en 1972. Cela ne veut pas dire que les tutsi seront épargnés. Au contraire, cette petite poignée d’ extrémistes tutsi très aigris principalement de Bururi, Makamba, Rutana et Ruyigi, ne reculent devant rien. Ils ont la volonté manifeste de provoquer un génocide, c’est-à-dire le massacre d’autres tutsi non méridionaux, pour avoir un prétexte de s’adonner à la vengeance contre les victimes désignées de toujours: les hutu. L’épisode de Karusi en est un exemple sans commentaire: un tutsi qui distribue des tracts invitant les hutu à  massacrer les tutsi ! L’ironie du sort est que ces tutsi de Karusi sont déjà la cible des terroristes Sindumuja et mujeri de Pacifique Nininahazwe; on se souviendra des personnes tuées dans un bar de Kanyosha: la plupart étaient des tutsi de Karusi.  Le cameraman tué à Ngagara, était un tutsi du CNDD-FDD, originaire de Karusi. Pacifique certainement veut « dialoguer », mais seulement avec les morts. Les protagonistes de son dialogue, il les crée à tour de bras.bar En plein réveillon de bonne année, ses terroristes ont dégoupillé des grenades qu’ils ont lancées contre de pauvres hères qui noyaient leur misère dans un verre de vin de banane à Buyenzi. Sûrement que Pacifique en est très fier.  Aux mois de novembre et décembre, d’autres bars ont été visés à Bwiza, et des civils innocents ont été fauchés; à la grande satisfaction de Pacifique, qui n’a pas condamné les faits.  Mais ces petites gens, qu’ont-elles à faire dans la politique ? Les terroristes de Pacifique ont mitraillé la maison du maire de la ville, qui est un tutsi de Musaga, et c’est par hasard qu’il n’y a pas eu de mort; et ensuite Pacifique a commencé à crier contre le « génocide des tutsi », comme si ces tutsi lui importaient vraiment ! Cette bulle nauséabonde de « génocide » fut heureusement dégonflée par les parlementaires et les sénateurs le 21/12/2015. Mais, tel un cancre en méthastase qui envahit tous les organes, Pacifique en a déjà lancé une autre: celle d’un prétendu viol des femmes  par les forces de l’ordre, à travers la tweeteuse Sonia Roley.

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Jacqueline Hakizimana

Mais j’invite cette dame à éclaircir le cas de la martyre Jacqueline Hakizimana, qui a d’abord subi un assaut sexuel du groupe des terroristes Sindumuja de Pacifique le 3/12/2015, avant d’être achevée avec un pieu planté dans ses organes génitaux. On n’a pas besoin de témoignages sous couvert d’anonymat, c’est un cas réel;  je défie cette comploteuse de l’affronter en toute indépendance.

Courage à tous les Burundais; le pays a survécu à Micombero, il a survécu à Buyoya, il survivra aussi à Pacifique. Malgré toutes les mauvaises augures.

 

Robin Philpot: Réplique à l’article de « Le Devoir » sur le Burundi

Réplique à l’article du Devoir de ce matin sur le ‪#‎Burundi‬
UN ACCIDENT, DÎTES-VOUS?

Deux erreurs de fait dans l’article de Moda Dieng et d’Émile Ouedraogo sur le Burundi et la force africaine proposée par l’UA ont pour effet de vicier tout l’argumentaire des deux universitaires.

Première erreur: feu Cyprien Ntaryamira, qui remplaçait le premier président Hutu du Burundi, Melchior Ndadaye, assassiné en octobre 1993 par des militaires Tutsis, n’a pas trouvé la mort en 1994 dans « l’accident d’avion qui a aussi coûté la vie au président rwandais, Juvénal Habyarimana. » Non, il a trouvé la mort quand l’avion a été frappé par un missile sol-air tiré par des militaires du Front patriotique rwandais, aujourd’hui au pouvoir à Kigali. Ce sont par ailleurs d’anciens dirigeants du FPR qui ont témoigné à cet effet. Et des milieux Tutsis à Bujumbura ont fêté à la suite de cet attentat aux conséquences désastreuses.

Deuxième erreur: les auteurs prétendent qu’en 2005, après l’adoption d’une nouvelle constitution, « Pierre Nkurunziza remporte les élections. » Non, Pierre Nkurunziza a été choisi par les parlementaires burundais pour diriger le pays jusqu’aux premières élections au suffrage général de 2010. Aussi, il a gagné les deuxièmes élections générales en 2015 en toute conformité avec la Constitution. Et le président Nkurunziza exige maintenant, avec raison, le respect de la souveraineté du Burundi et refuse le déploiement de troupes africaines.

Comment peut-on partager la conclusion favorable à l’envoi de troupes de l’Union africaine de ces deux universitaires quand on voit de telles erreurs de fait qui cachent une interprétation tendancieuse de l’histoire récente de l’Afrique des Grands lacs?

Robin Philpot

Altro…

Depuis avril 2015, le Burundi, un pays situé au coeur de l’Afrique des Grands Lacs, traverse une…
ledevoir.com
(du compte facebook de Robin Philpot)

LE PRESIDENT NKURUNZIZA REPOND AUX QUESTIONS DE LA PRESSE ET DE LA POPULATION

En ce 30 décembre 2015, le Président de la République a répondu aux questions de la Presse. Il avait aussi ouvert un canal de communication qui a permis aux burundais de l’intérieur comme de la Diaspora, de s’exprimer sur la vie de la nation. Voici un résumé emprunté à Ikiriho.bi.

 

Sur la ‪presse :

– « Nous remercions le travail abattu par la presse lors de la couverture des dernières élections »
– « La responsabilité de la destruction des médias incombe aux auteurs du putsch, ils avaient annoncé le contrôle du pays en ce moment-là. Nous avions 20 radios avant le putsch. Maintenant, une quinzaine opèrent. La presse travaille donc au Burundi »
– « Pour contrer les attaques avec des rumeurs, de fausses alertes contre Burundi, notre législation du numérique doit être revue. Par ailleurs, à la lumière de la crise que nous venons de vivre, nous devons reformer la loi sur la presse, pour que les journalistes travaillent sur de nouvelles bases »

Relations avec Paul Kagame et le ‪‎Rwanda :

– « Aussi longtemps que je serai président, il n’y a aucune menace contre le Rwanda qui viendra du Burundi. Que nous le voulions ou pas, les destins de nos deux pays sont liés »
– « Je ne peux pas répéter les mots qu’a dit Paul Kagame, jamais. Ce que je peux faire, c’est de prier pour lui. Ce que Paul Kagame a dit sur moi, seul Dieu peut lui demander des explications. Car il tient le pouvoir de Dieu. Peut-être que c’est facile pour lui de gouverner maintenant le Rwanda. Mais les choses peuvent changer demain, on ne sait jamais »
– « Nous avons des preuves de l’agression en provenance du Rwanda contre le Burundi, présentées devant la ‪‎CIRGL. Nous avons saisi des armes et des combattants en provenance du Rwanda, certains sont morts, les prisonniers nous ont révélé des plans, les messages véhiculés par cette agression, nous savons beaucoup sur ces attaques. Face à cette situation, le Burundi n’a eu d’autre choix que de porter plainte contre le Rwanda devant les instances internationales. Nous attendons »

Origine de la crise politico-sécuritaire de 2015 :

« Ce qui s’est passé en 2015 est plus de l’ordre de l’insurrection que des manifestations. En tout cas, le vrai problème n’a jamais été le troisième mandat. Certains ne voulaient pas d’élections au Burundi en 2015 par tous les moyens, et l’avaient annoncé d’ailleurs depuis longtemps »

Sur le putsch de mai 2015 :

« Ceux qui ont trempé dans le putsch de mai dernier doivent être punis conformément à la loi, comme la Communauté Internationale l’avait condamné. Ils doivent admettre leur crime, et pas essayer de se cacher derrière des Blancs, puis demander pardon au peuple s’ils le veulent. En tant que Magistrat Suprême et avec la Magistrature burundaise, je verrai alors si la loi m’autorise de gracier ou pas »

Sur la ‪MAPROBU:

– « La Constitution montre clairement les trois scénarios sous lesquels des forces étrangères entrent au Burundi. Le Gouvernement u Burundi n’a pas demandé sa venue, il n’y a pas de vide institutionnel au Burundi, et pas de belligérance. Donc la situation au Burundi ne requiert aucunement de force extérieure »
– « La venue de la MAPROBU doit respecter la souveraineté du Burundi, soulignée par la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Au cas contraire, le peuple burundais se lèvera et combattra cette invasion »

Relations avec la ‪Belgique:

– « Il est temps d’interroger la responsabilité de la Belgique dans les malheurs du Burundi. C’est aussi le temps de dire la vérité dans notre pays. Est-ce que dire que Pierre Buyoya a renversé le pouvoir au Burundi, est-ce vraiment mentir? Et quand vous voyez qu’il est parmi ceux qui tiennent à chanter le génocide au Burundi, entre Hutus et Tutsis, que dire de plus? C’est juste diviser pour régner »
– « Je vous demande de rentrer et de méditer sur cette question: Pourquoi les putschistes et ceux qui veulent le chaos au Burundi sont bien hébergés et entretenus au Rwanda et en Belgique? »

Sur le ‪dialogue:

– « Il y a eu un mauvais départ du dialogue, à Entebbe. Son objectif, c’est de réunir les Burundais pour trouver des solutions durables à nos cycles de violences politiques. C’est pourquoi, l’erreur a consisté à Entebbe de prendre des gens dont on ne sait d’où ils viennent comme représentants des communautés burundaises. En ce qui me concerne, ce qui convient au Burundi c’est le travail de la ‪‎CNDI. C’est la seule voie pour trouver des solutions durables aux problèmes du Burundi »
– « Il n’y a pas de belligérance au Burundi. Il y a principalement des problèmes de sécurité sur des prétextes politiques »
– « Je demande que les différentes confessions religieuses du Burundi méditent sur leur rôle dans la ‪‎BurundiCrisis. Par ailleurs, parmi les questions sur lesquelles le dialogue se penchera, je souhaite voir la problématique des ethnies et de la double nationalité. Combien d’ethnies avons-nous, quid des enfants nés de parents mixtes, des Ganwa, de ces politiciens qui viennent travailler au Burundi avec une autre nationalité ? »

Sur la transition:

« Retourner à la transition au Burundi, c’est détruire les Accords d’Arusha, la Constitution, les Accords de Cessez-le-feu, etc. Cela implique des conséquences énormes sur la stabilité du pays à court et long terme, ce que les gens doivent prendre en compte avant de faire des propositions fantaisistes »

Sur la question du 3ème mandat:

​- « Solennellement, je dénonce l’injustice de la Communauté Internationale contre le Burundi sur cette question de 3ème mandat. Tout autour de notre pays, on change des Constitutions, on a effacé les limites de mandat, et c’est le silence de cette Communauté Internationale. Mais quand il s’agit des Burundais, c’est un scandale presque mondial »
– « Sur cette question de modification de la Constitution ou de 3ème mandat, seul Dieu peut rendre justice au Burundi. Car en âme et conscience, je répète que la Constitution du Burundi a été respectée, et n’a pas été modifiée »

Sécurité:

– « Je prie les Burundais d’être compréhensifs face aux mesures de sécurité. Nous sommes en face de gens insensés. Quand vous voyez des gens vouloir détruire la ‪‎FDN en tuant le Chef d’État-major, quand vous avez des gens qui s’attaquent à des camps militaires, ce que nous, à l’époque de rébellion Cndd-Fdd malgré notre armement n’avions jamais fait, préférant d’autres cibles militaires, c’est très grave. Il faut des mesures de sécurité qui s’imposent »
– « Il ne faut pas minimiser les menaces de sécurité au Burundi. Cela remonte à 2005, autour de 2010 et cette année. Souvenez-vous de la campagne de rétablissement de la sécurité dans Bujumbura Rural, et ce qu’elle nous a coûté.
– « Il ne faut pas généraliser: jusqu’à date, ce n’est pas le ‪‎HCR qui introduit des armes au Burundi. C’est juste un agent qui a été arrêté »
– « Les habitants de ‪‎Bujumbura doivent prendre exemple sur ce qui s’est passé à ‪‎Bubanza, ‪‎Cibitoke, ‪‎Kayanza et ailleurs. Quand il y a eu des attaques, elles n’ont pas duré car la population travaille en étroite collaboration avec administration, la FDN et la PNB. Et il n’y a pas de meilleur détecteur d’armes que l’être humain, vous les citoyens. Restez alertes, préservez votre sécurité »
– « Si les parents à Bujumbura n’acceptent pas de se consacrer à l’éducation des enfants, ce sera un drame national. Face à l’intoxication idéologique politique, nous avons au moins 5 ans pour redresser l’éducation de la jeunesse urbaine au Burundi »
– « La sécurité du Burundi englobe plus de 300 paramètres et pas seulement la dimension politique que certains veulent uniquement vendre »

Sur le ‪‎Budget2016:

– « Le Burundi n’aura pas de probleme budgétaire. Nous avons des amis, si certains partent, d’autres viennent. Par ailleurs, l’‪‎OBR est là pour financer le Budget2016. Sinon, le Burundi prendra des prêts pour financer son développement »
– « Il y a des pays qui veulent des travailleurs provenant du Burundi. Le‪ ‎Congo, ‪‎Guinée Équatoriale, à ‪Dubaï, etc. Un pays précis m’a demandé 120.000 travailleurs. Mais nous devons les envoyer dans un cadre légal strict, pas juste favoriser l’émigration professionnelle sans garanties de sécurité, légales »

Sur le développement du pays:

– « Après construction du nouveau Palais Présidentiel du Burundi, nous allons construire un stade moderne à ‪‎Maramvya »
– « Si c’est pour assurer le développement et le bien-être des Burundais, le Gouvernement n’hésitera pas à s’endetter »
– « Nous attendons de nouvelles propositions sur la rénovation de l’ancienne place du Marché Central de Bujumbura »

Ikiriho.bi