Ponts suspendus et routes: le Burundi avance

Sans tomber dans le narcissisme Kagamien (qui se croit à Singapour !), je peux affirmer que mon pays le Burundi fait des pas en avant remarquables.  Au gran damne  des taupes terrées dans certains quartiers de Bujumbura, qui répètent à tout vent que nous régressons; parce que ce qui est fait sans eux et par eux, n’existe pas. Des taupes aveugles (comme toutes les taupes), parce qu’elles ont des rues pavées et salubres, mais elles ne le voient pas; l’habitat s’est amélioré, et elles ne le notent pas. L’intérieur du pays change de physionomie, mais elles n’y vont jamais. Voici par exemple:

Pontsuspendu

PONT SUSPENDU A MIVO – NGOZI … utile et touristique.

 

 

 

 

 

BubanzaNdora

LA NOUVELLE ROUTE BUBANZA – NDORA – RWEGURA

 

DIALOGUE INTERBURUNDAIS: LANCE A KIRUNDO CE 19/01/2016

 

La commission nationale du dialogue inter burundais (CNDI) a organisé le mardi 19 janvier 2016, les assises populaires du dialogue inter burundais au chef-lieu de la province Kirundo. Dans son discours, Mgr Justin Nzoyisaba a remercié les participants d’avoir répondu massivement aux assises qui vont permettre d’arriver à la paix durable afin que le gens arrêter les tueries. Le gouvernement, dit-il, a vue qu’il est important que tous les burundais puissent participer au dialogue entre les Burundais pour que la démocratie puisse s’enraciner au Burundi

Pour rappel, dit Mgr, ce n’est pas pour la première fois que les Burundais participent dans un dialogue. La charte de l’unité, les négociations d’Arusha entre les politiciens n’ont pas empêché le retour à la violence alors qu’ils avaient suscité de l’espoir. Il a rappelé que c’est la raison pour laquelle le président de la république a mis sur pied la commission nationale du dialogue inter Burundais. Le but étant d’inviter la population à donner leur contribution dans la résolution des crises récurrentes qui ont caractérisés les périodes postes électorales.

« Dire adieu aux conflits postes électoraux »

« Il est important que les burundais eux-mêmes dans leur diversités puissent se dire la vérité pour tracer le chemin de la consolidation de la démocratie au Burundi et dire adieu aux conflits postes électoraux», affirme Mgr Nzoyisaba. Il indique que ça sera la voix vers le développement durable. Il a rappelé que le choix des participants a été guidé par la diversité des origines politiques, idéologiques, religieuses, sociales et culturelles. Il a demandé aux participants de donner leurs points de vu dans la vérité et le respect des autres sans crainte ni peur sur tous les origines de ces conflits et de proposer les voies de sortie à ces crises d’une manière définitive.
Dans son mot de bienvenu, le gouverneur de la province Kirundo Melchior Nankwahoba a remercié le gouvernement du Burundi pour avoir pensé au dialogue inter burundais pour que la paix et la sécurité puisse être de mise dans tout le pays. Il a indiqué que c’est une fierté pour sa province d’accueillir ces assises populaires.

Pour Dismas Nsavyimana de la commune Busoni, il faut qu’il y ait dans toutes les provinces, des enseignements sur la démocratie. Il demande qu’il y ait respect de la voix des urnes afin que la majorité règne dans le respect et le partage avec les minorités. Selon lui, les institutions issues des urnes doivent être respectées par les burundais et la communauté internationale qui est appelé à respecter les institutions du pays et la volonté populaire et de ne pas s’immiscer dans la politique intérieure du pays.

Revoir la constitution

« La constitution burundaise comporte à son sein des lacunes », indique la population de la province Kirundo. Il a été demandé de revoir la constitution dans des articles qui ne cadrent plus avec la réalité actuelle. Les partis politiques qui ne sont pas représentatives méritent d’être rayés de la liste poursuivent la population. Au chapitre des élections, il est demandé qu’il y ait des élections : « un homme une voix » et que le résultat des urnes soit respecter. Selon Marie Kamatamo, le changement du régime doit passer obligatoirement par la voix des urnes. L’impunité qui a longtemps caractérisée le Burundi, est selon elle à la base des crises répétitive qu’a connue le Burundi. Elle demande que la CVR puisse accélérer le processus de la recherche de la vérité et que les coupables soient traduits devant la justice.

La Belgique doit respecter la souverenaité du Burundi

D’après, Mme Kamatamo demande qu’il y ait des mesures contre ceux qui contredisent les résultats des urnes. Le changement de la capitale politique a été évoqué car d’après elle il est indigestible qu’une province puisse déstabiliser tout le pays. Pour Nestor Minani du parti MRC-Rurenzangemero, le gagnant des élections de 2015 est belle et bien le président en place. Il ne faut pas penser au raccourci pour arriver au pouvoir mais une préparation minutieuse des élections de 2020. Il demande que tout burundais de l’intérieur que de l’extérieur participent au dialogue inter burundais pour une solution durable. La Belgique, comme pays colonisateur, il lui est demande de respecter la souveraineté du Burundi en évitant d’attiser la haine ethnique comme elle l’a fait de par le passé.

Traiter les partis au même pied d’égalité

Au gouvernement, il a été demandé de revoir la loi qui régit le parti politique afin que les partis qui participent dans la déstabilisation du pays soient rayés. Il est également demandé de libérer les prisonniers politiques et de n’est pas s’immiscer dans le fonctionnement des partis politique d’opposition. Le gouvernement est invité à traiter les partis politiques de la même façon dans l’organisation des réunions et de leurs faciliter l’accès à leurs membres. En ce qui est des comités mixtes de sécurité, il est demandé que tous les partis soient représentés afin de lever les soupçons entre la population et que tout le monde se retrouve dans ces derniers.

 

Par Charles Makoto 

LA FABRIQUE DU MENSONGE

J’ai fini par comprendre le système, parce que je me demandais comment une seule ou deux personnes réussissent à mentir effrontément et à couvrir de bruit les millions de personnes qui disent la vérité.  Ils utilisent une procédure que nous connaissons tous: microphone (ou CD-DVD pré-enregistré) – amplificateur – diffuseurs. Les microphones sont représentées par les menteurs; ils sont très peu nombreux. Il y a Pacifique Nininahazwe, Gakunzi David avec son képi de boulanger, Vital Nshimirimana, Minani Jérémie, Marguerite Barankitse, et quelques femmes,  en particulier celles mariées aux blancs.  Ces menteurs reçoivent l’information toxique du laboratoire qui les utilise (Buyoya et ses stratèges) où se fait la production. Ainsi, du laboratoire dépendent les équipes qui égorgent les gens et  qui les étalent sur la voie publique; ils travaillent en synergie avec ceux qui les photographient et les mettent en ligne. L’intox peut être un document pré enregistré comme dans le cas scandaleux du pseudo scoop de France 3, une campagne sur le web, ou tout simplement une rumeur colportée de bouche à oreille.

Les amplificateurs sont des personnes en position de visibilité, que nos radicaux courtisent intensément: Samantha Power, Bernard Maingain, Bernard Lévi, Louis Michel, Zeid, les activistes des droits de l’homme. Il est de notoriété publique que le câble qui unit les menteurs et leurs amplificateurs est fait non de cuivre, mais de liens sentimentaux par l’intermediare des filles ou de jeunes gens. C’est pour cela que ces blancs ne raisonnent même pas: ils rendent service à qui leur rend service. Quand vous voyez un belge ou un français  s’égosiller contre notre pays, regardez bien, dans son ombre sera tapie une femme tutsie.  Je connais par exemple un italien qui publie des écrits incendiaires; il n’a jamais mis le pied au Burundi, mais il est obsédé par le génocide, il voit les interahamwe partout, il répète comme un disque cassé les slogans du Rwanda de 1994  (Akazu, Hutu Power..) en les appliquant au Burundi;   … il est marié à une Tutsi rwandaise !

Les diffuseurs sont les radios, les télévisions  et les journaux occidentaux. Leur force vient du fait de la large diffusion, et du quasi monopole de l’information qu’ils détiennent ayant de grandes agences de récoltes de nouvelles. Malheureusement, comme nous le savons, ces organes d’information, à part quelques exceptions, ne sont pas aussi indépendants qu’ils le proclament. Ils ont une ligne éditoriale qui doit correspondre à la position du patron et des pouvoirs qu’il soutient ou qui le financent. Conséquence,  ces organes servent de caisse de résonance d’une tendance politique d’un groupe, et d’instrument de propagande, plutôt que d’information. Il est donc difficile de leur faire changer d’avis, même devant l’évidence! RFI est venue au Burundi pour assister au déferlement des imbonerakure, elle ne les a pas vus, et pourtant elle continue à en parler comme d’une milice dangereuse !

Voilà la trilogie: micro, amplificateur, diffuseur. Pour contrer l’intoxication des fabriquants de mensonge, il faut principalement travailler sur les amplificateurs, en leur faisant arriver beaucoup d’autres nouvelles qui les font douter. L’exemple fut le Tribunal Russel de Paris en septembre 2015, qui finit en queue de poisson parce que beaucoup de burundais s’étaient mobilisés contre. L’amplificateur Maingain s’est rompu, parce des milliers de personnes ont fait savoir à France24 que les vidéos étaient faux. Peut-être qu’il y a eu aussi un jeu de jalousie entre F24 et France3.

Pour terminer,  apprenons nous aussi cette technologie qui n’est pas nouvelle au Burundi. Même le lièvre Bakame l’a utilisée pour voler un boeuf au léopard qui l’avait reçu du roi, en hommage. Bakame dit: « Ami Léopard, ce boeuf nous appartient à tous les deux ». Léoaprd: « c’est pas vrai; moi, je l’ai reçu du roi ». Bakame: « Je vais appeler le roi et les gens de la cour te le confirmeront ». Léopard: « Très bien, appelle ». Bakame, en criant vers les monts: « N’est-ce pas qu’il nous appartient ce boeuuuuuuuuuuf ». L’écho: « Euuuuuuuuuu » (oui, en Kirundi). Bakame:  » Tu as bien entendu, il nous appartient tous les deux ». Et ils durent le partager…non, Bakame finit par manger le boeuf tout seul après avoir tué par trahison le léopard. C’était entre 1993 et 2004 !!!!

 

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

 

Communiqué du Gouvernement du Burundi à la suite des images d’horreur diffusées par Me Bernard MAINGAIN sur un medium français :  » France3″.

1.- En date du mercredi 13 janvier 2016, le Gouvernement du Burundi a suivi avec d’attention mais aussi avec beaucoup d’indignation  la présentation  sur  la chaîne de télévision Française France 3 des extraits très  violents et macabres  d’une vidéo  sur de prétendus crimes qui selon eux, auraient été commis en début de la semaine  dernière  au Burundi, plus précisément à Karuzi au centre du pays et attribués aux forces de sécurité burundaises, et aux jeunes du parti au pouvoir, appelés Imbonerakure.
La chaîne  France 3 précise qu’elle a obtenu ces images auprès de Maître Bernard MAINGAIN,  avocat  belge qui défend la cause de l’opposition radicale et particulièrement des putschistes du 13 mai 2015.
2.- La diffusion de cette vidéo coïncide curieusement avec l’arrivée attendue d’une délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies envoyée pour se rendre compte de l’état de la sécurité dans le pays, une façon donc de chercher à perturber cette visite ou d’influencer négativement ses résultats.
3.- Le Gouvernement du Burundi voudrait  informer l’opinion nationale et internationale que les images rapportées par cette chaîne de télévision France 3 n’ont  pas été prises sur le sol burundais, encore moins durant ces derniers jours. En témoignent l’aspect vétuste de ces images ainsi que la langue qui y est parlée, qui ne s’apparente à aucune langue ou dialecte utilisés dans toute la sous-région.
Le Gouvernement condamne avec la dernière énergie la diffusion de ces images destinées non seulement à ternir l’image du Burundi et ses institutions, mais également à torpiller les initiatives de dialogue interburundais initiées par le Gouvernement et soutenues par toute la communauté internationale.
4.- Le Gouvernement du Burundi attire l’attention de la Communauté tant nationale qu’internationale  sur le fait  que ce n’est pas pour la première fois que la presse française, en collaboration avec quelques détracteurs du Burundi issus de certains milieux politiques et de la société civile hostiles au principe démocratique, diffuse des informations diffamatoires et outrageantes sur le Burundi, particulièrement dans des moments biens précis de la vie du pays.
5.- L’on se rappellera, en effet, le reportage et la diffusion par la Journaliste Pauline Simonet  sur la chaîne de télévision France 24, une année avant les élections de 2015 d’une prétendue rébellion qui se préparait sur le sol  congolais à attaquer le Burundi. Le ridicule de la vidéo, est que le chef de la supposée rébellion appelé Général Moïse, était un congolais rwandophone qui s’exprimait uniquement soit en anglais ou en kinyarwanda. Invitée par le Gouvernement à présenter des excuses pour avoir été manipulée  la journaliste s’y opposa, preuve qu’elle avait été  mandatée pour le montage de l’existence de la fausse rébellion.
6.- On se rappellera également tant d’encre et de salive qui ont coulé sur la prétendue formation militaire  d’une jeunesse  dite «  Imbonerakure » à Kiliba Ondes toujours en République  Démocratique du Congo : une histoire montée par un soit-disant défenseur des droits humains Pierre Claver Mbonimpa président de l’APRODH, pour camoufler une véritable rébellion qui préparait à partir du même endroit l’attaque qui a été perpétrée en date du 30/12/2014 sur Cibitoke en vue de torpiller les élections du mois de mai 2015  et dont les préparatifs étaient avancés. On gardera aussi à l’esprit  le rôle joué par les médias français dans l’exploitation de cet événement, avec l’utilisation des images de cadavres des prétendus Imbonerakure, images truquées et vieilles de plus de cinq ans, une  manipulation qui a fini par conduire Pierre Claver Mbonimpa, aux mains de la justice.
7.- Lors de l’insurrection observées dans certains quartiers de la capitale au moment de la période électorale, la  Radio France Internationale RFI et  France 24 avaient   dépêchés des journalistes pour couvrir ce qu’ils prévoyaient comme événement : «  un génocide en direct »qui devait accompagner l’insurrection et qui heureusement, à leur grande déception n’a pas eu lieu. Ces journalistes ont montré un zèle particulier aux côtés des insurgés jusqu’à les solliciter de sortir de leurs maisons particulièrement dans les quartiers de Mutakura et Musaga, afin d’obtenir des images de violence à publier.
8.- La diffusion  par la chaîne de télévision française France 3 d’une vidéo extrêmement violente et choquante sur Karuzi et qui intervient à la veille de la visite d’une délégation du Conseil de Sécurité au Burundi rentre dans cette même logique des médias français dans la crise burundaise. Il s’agit d’une stratégie de diabolisation à outrance des institutions, afin de  diviser la population burundaise et influencer la Communauté internationale pour qu’elle décide et accélère l’envoi d’une force de maintien de la paix, force naguère réclamée par l’opposition putschiste, mais décriée énergiquement par la population  burundaise.
En effet, cette dernière ne trouve pas, pour un pays en paix, avec des forces de défense et de sécurité composées d’une façon rassurante et qui ont déjà prouvé leur efficacité jusqu’au delà des frontières,  la nécessité et l’intérêt de l’arrivée sur son sol, des troupes du genre  MINUAR ou d’une Opération Turquoise dont l’efficacité dans le pays voisin le Rwanda n’a pas été du tout convaincante.
9.- Le Gouvernement du Burundi s’interroge toutefois, si les autorités françaises approuvent les actions déstabilisatrices de ces médias, ou s’il s’agit d’initiatives personnelles de  chaque médium pour des fins purement commerciales, auquel cas le Gouvernement prendra les dispositions appropriées pour mettre fin à la promotion du mensonge, de la haine et des violences qui en découlent, sans exclure la traduction en justice des auteurs de ces montages, y compris maître Bernard MAINGAIN.
10.- Il convient de rappeler que le choix de la province Karuzi  n’est pas non plus un fait de hasard, lorsque l’on se souvient qu’il y a à peine deux mois, un militant du parti de l’opposition radicale MSD d’Alexis SINDUHIJE s’est fait attraper entrain d’afficher des tracts appelant la population hutu à exterminer les tutsi, alors que lui-même est tutsi. Il faut s’imaginer ce qui se serait passé dans l’opinion si l’intéressé n’avait pas été surpris en flagrant délit.
Ces montages, avec le cas précis de l’émission de France 3 en tête, prouvent suffisamment à quel degré le GENOCIDE reste une véritable obsession et un fonds de commerce pour certains milieux où chacun tire profit des dividendes soit politiques pour les politiciens et les puissances qui entretiennent l’instabilité au Burundi, soit financières pour les médias à vocation commerciale, pour certains milieux d’affaires comme maître Bernard MAINGAIN et pour tous ceux qui cautionnent les rapports manipulés diffusés auprès de la Communauté internationale. L’argument du troisième mandat du Président NKURUNZIZA n’est donc plus qu’un prétexte pour justifier la mise en exécution d’un plan de déstabilisation du Burundi élaboré depuis de longues dates, maintenant que la vérité commence à éclater au grand jour.
11.- Le Gouvernement du Burundi profite de cette occasion pour démentir et rejeter énergiquement les allégations du Haut Commissaire  des Nations Unies aux droits de l’homme Monsieur Zeid Ra’ad Al Hussein faisant état de massacres ethniques et de violences sexuelles collectives commises par les forces de sécurité burundaises.
Ce rapport va plus loin et dans le sens des détracteurs en affirmant que sur base de témoignages, une menace imminente d’une confrontation ethnique et d’un  génocide pèserait sur le Burundi. Il apparaît clairement que les témoignages dont parle l’auteur du rapport ont été recueillis auprès des auteurs des actes terroristes qu’on observe régulièrement dans certains quartiers de Bujumbura. Il s’agit des mêmes sources qui ont inspiré leur avocat maître Bernard MAINGAIN dont la haine et l’aversion envers le Burundi sont connues de tous et qui atteignent aujourd’hui leur paroxysme avec le montage cynique et dénué de toute moralité de la vidéo diffusée par France 3, avec comme seul objectif, la diabolisation des institutions burundaises.
12.-  Non seulement ces allégations sont fausses  et les menaces alarmistes sans fondement, la composition des forces de sécurité burundaises selon les quotas paritaires ethniquement prévus par  les Accords d’Arusha, ne permettent pas de pareils actes de viols ou des exactions à caractère ethnique et encore moins un génocide au Burundi comme le prétend le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
13.- Cette composition ethniquement équilibrée est décrite par les Accords d’Arusha comme un rempart contre le génocide et les coups d’état, cela explique l’échec des  dernières tentatives de déstabilisation en l’occurrence la tentative de coup d’état du 13 mai 2015 et la dernière attaque contre des camps militaires le 11 décembre 2015.
Par ailleurs, les victimes des attaques terroristes contre les forces de sécurité s’enregistrent sans distinction ethnique, ce qui explique leur esprit de solidarité lors des opérations de maintien de la paix, que ce soit au Burundi ou à l’étranger. C’est pour cette raison que les ennemis de la paix  essaient en vain de diviser ces corps de défense et de sécurité car ils constituent un obstacle majeur à leurs ambitions égoïstes.
14.- Le Gouvernement du Burundi ne cesse de prouver à la communauté internationale que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national à part quelques attaques menées par des groupuscules terroristes dans certains quartiers de la ville de Bujumbura. Les représentations diplomatiques accréditées au Burundi en sont témoins, ce qui reste à savoir c’est si les rapports envoyés à leurs gouvernements respectifs sont objectifs.
Ainsi, le Gouvernement du Burundi  condamne tous ces montages visant à manipuler et induire en erreur l’opinion internationale jusqu’au Secrétariat Général des Nations Unies, son Conseil de Sécurité et à l’Union Européenne, à qui le Gouvernement demande de faire une relecture des rapports alarmistes et manipulés qui leur ont été présentés par certains lobbies ayant des intérêts inavoués à maintenir une situation d’insécurité permanente au Burundi, et revoir leur perception et certaines de leurs positions sur le Burundi
15.- Le Gouvernement du Burundi tient à réitérer à la communauté tant nationale qu’internationale  sa détermination à assurer l’unité, la cohésion et la sécurité du peuple burundais. Pour ce faire, le Gouvernement s’engage à poursuivre et appuyer sans relâche le dialogue inclusif  interburundais déjà initié tant à l’intérieur qu’à l’extérieur sous la facilitation de Son Excellence Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Uganda.
16.- Tout en remerciant la communauté internationale et régionale de l’appui incessant qu’elle a toujours accordé au peuple burundais, le gouvernement lui demande de poursuivre ses efforts et l’assistance nécessaire au processus de dialogue inclusif intérieur en cours afin que le Burundi retrouve rapidement la stabilité.
17.- Le Gouvernement termine en félicitant les membres des forces de défense et de sécurité pour leur courage et solidarité  malgré l’environnement de travail parfois difficile à cause des défis tant extérieurs qu’intérieurs. Il leur demande de garder cet esprit d’unité et de discipline  dans leurs missions quotidiennes tant au Burundi que partout ailleurs où leur savoir-faire sera sollicité.
Et à la population, le Gouvernement demande de rester sereine et soudée et à vaquer aux travaux de développement pour combattre la pauvreté, son seul véritable ennemi.

Bujumbura, le 18 janvier 2016,
Le secrétaire Général du Gouvernement et
Porte parole du Gouvernement
Philippe NZOBONARIBA

MAINGAIN OU L’ANE VETU DE LA PEAU DE LION

C’est toujours notre savant Lafontaine qui nous secourt dans les situations du genre. Un Ane s’étant vetu d’une peau de lion « était craint partout à la ronde, et bien qu’animal sans vertu, il faisait trembler tout le monde »…. jusqu’au jour où « un petit bout d’oreille échappé par malheur, découvrit la fourbe et l’erreur » ! France 3 a été le vent qui a soulevé le pan de la peau de lion, et a montré nu l’âne Maingain. Son trop de zèle au service des menteurs de profession vient de le perdre. Les briques du mensonge sont faites de mousse, et elles édifient des murs penchés. Tot ou tard ceux-ci tombent, et en effet la Tour Maingain s’est  écroulée, dans un nuage de poussière. Grisé par les triomphes de  Kagame auxquels il a contribué,  Maingain croyait qu’au Burundi il ne ferait qu’une petite ballade. Mais il ignorait que le Burundi n’est pas le Rwanda. Même les rwandais eux-mêmes, bien que proches,  se perdent dans les méandres burundaises, à plus forte raison un belge. Maintenant il faudra tout revoir. Il vient de démontrer qu’il a prêté sa réputation et sa crédibilité d’avocat au service de la manipulation, du mensonge et surtout de la diffamation, qui est un délit puni par les lois pénales du monde entier. Il a toujours affirmé qu’il avait des « sources », mais voilà, elles étaient polluées. Nous allons réanalyser par exemple la question des Religieuses italiennes assassinées à Kamenge, où ce Maingain s’était investi, partant des « sources » qu’il croyait sûres. Beaucoup savaient déjà que des burundais le manipulaient pour obtenir des papiers pour s’expatrier, mais ne pouvaient pas  l’exprimer. L’Etat burundais est en droit aussi de demander des dommages intérêts, pour les retombées négatives dues au ternissement de son image. Enfin c’est tout le peuple burundais qui s’interroge pour savoir pourquoi ce belge s’acharne contre des gens tranquilles, en leur prêtant des intentions génocidaires.

LES CHAROGNARDS…DU CNARED

policeCe n’est pas un jeu de mots si CNARED semble un diminutif de CHAROGNARD, mais c’est plutôt pour une question d’affinité. Au fil des jours on comprend la dynamique de lutte de ce groupuscule dit CNARED. Il a décidé de produire et de vendre des cadavres. Une entreprise macabre, qui dénote aussi sa faiblesse politique et militaire. Faiblesse politique, parce que même du temps où ces partis  formaient l’Ikibiri, ils n’ont jamais avancé aucune proposition positive, ils se contentaient de pointer du doigt le parti au pouvoir pour le critiquer. Et quand ils se sentaient en graves difficultés, comme en 2010, ils allaient déterrer les morts du cimetière qu’ils jetaient  dans la Rusizi, et ceux-ci s’échouaient sur la plage du lac Tanganyika. C’est dans cette continuité qu’ils ont opté cette fois-ci pour l’assassinat de gens (parfois des inconnus, non identifiables) dont les cadavres sont donnés en pâture aux médias internationaux, qui sont eux aussi des charognards notoires. Une espèce de symbiose, un marché gagnant-gagnant. Le CNARED livre les cadavres ligotés, fin prêts pour la consommation, les médias (RFI, FRACE24, REUTERS, TV5MONDE…) tirent à boulets rouges sur le gouvernement de Bujumbura. Je disais que c’est aussi le signe d’une faiblesse militaire, parce qu’une vraie rébellion ne s’attaque qu’aux militaires. Or nous constatons des exécutions continues de civils, toutes les fois que les miliciens du CNARED, les sindumuja,  mitraillent dans les quartiers. Quelqu’un a affirmé que ces coups de feu sont des entrainements au maniement des armes pour les jeunes recrues, et aussi des occasions pour exécuter ceux que les miliciens croient être des traitres. Ils les ravissent, les tiennent prisonniers; entre temps ils accusent la police de les avoir enlevés. Ces jours-ci ils y ajoutent la demande de rançon, pour rendre la disparition encore plus dramatique. Et un jour, ils les tuent, exposent leurs cadavres sur la route et s’exclament: « voilà la preuve que la police assassine les citoyens ». Ils demandent alors une force internationale (MAPROBU), pour suppléer à leur déficience.  Comme pour la poule et l’oeuf, on ne sait pas qui vient le premier entre CNARED  et CHAROGNARD, mais ils sont proches parents.

ARRESTATION DE 2 TERRORISTES FORMES AU RWANDA

par Amahoro Iwacufoto di Amahoro Iwacu.

A Bujumbura, précisément à Kinanira, ce dimanche 10 janvier 2016, au matin, la Police Nationale du Burundi (PNB) a arrêté 2 terroristes avec leurs fusils

Ces derniers ont avoué être venus du Rwanda où ils avaient été formés militairement pour venir semer la terreur au Burundi.
Le Burundi a connu, entre avril et mai 2015, une Révolution de Couleur ou une tentative de changement du Régime démocratique en place, organisée par les USA, la France, la Belgique, le Rwanda, et l’ancien Dictateur Hima Burundais Pierre BUYOYA.
Dans la réalité actuelle, le Burundi se sait attaqué par l’ex- Dictateur Hima burundais Pierre Buyoya et le Rwanda ( pays membre de l’EAC, de la CEPGL, de la CIRGL, et l’Union Africaine) qui organisent des attentats terroristes sur le territoire burundais, particulièrement localisés à Bujumbura dans 4 quartiers/collines sur les 2913 que comptent le pays. Leurs terroristes tuent de manière macabre des citoyens paisibles Barundi, puis pour la propagande médiatique ils exposent leurs corps ligotés dans les rues au beau matin pour satisfaire les média internationaux ( RFI, AFP, BBC, Reuters etc. ) qui accusent dès lors, avec des témoins anonymes trouvés pour la cause, l’Etat du Burundi d’en être l’auteur. Dans cette entreprise macabre, l’ex- Dictateur Pierre Buyoya et le Rwanda sont supervisés par les USA, la France et la Belgique.

Les putchistes demandent des décorations !

Gen-NdayirukiyeAu début du siècle dernier, les explorateurs et missionaires  qui mettaient le pied au Burundi  décrivaient  les hima (sous-groupe des tutsi) comme des gens qui n’éprouvaient ni   scrupule, ni pitié, et encore moins la honte et le remords (cf. les Barundi de Hans Meyer).  On a pu l’expérimenter dans leur cruauté lors du génocide de 1972, quand ils prenaient des centaines de milliers d’innocents qui n’avaient rien de commun que le fait d’être hutu, et les massacraient dans un climat de « hystérie collective » (propres paroles de Buyoya, 1989). Et après, ni repentir, ni demande de pardon.

Pour cela, j’ai été choqué par la plaidoierie de Cyrille Ndayirukiye, qui a déclaré avoir fait son devoir, en participant au putsch.  Il affirme qu’il ne devait pas rester les bras croisés quand le pouvoir ordonnait de tuer les manifestants; en plus il devait défendre  les Accords d’Arusha ! Pour cette prouesse avortée, il demande  d’être proclamé héros ! Il veut la décoration ! Sans honte et sans remords. Et pourtant il a menti, comme toujours, et l’on s’y attendait. En effet, Cyrille et certains de ses compagnons n’en étaient pas à leur premier coup. Cyrille et Daradangwa édition 2015 sont des récidives de 1993.  Alors il n’existait pas d’Accords d’Arusha à défendre, ni d’incitation de la police à contrer les manifestations [prétexte des putschistes 2015].  Au contraire, l’armée monoethnique d’alors s’est ruée sur les institutions démocratiques à peine élues, et  les a démantelées, après en avoir assassiné les dignitaires. Par après, les putchistes ont été en effet récompensés. Cyrille est devenu Ministre de la Défense quand Buyoya a parachevé le coup d’Etat en renversant Sylvestre Ntibantunganye en 1996. Et plus que certainement, Cyrille, Daradangwa et Cie sont restés les garçons de course de Pierre Buyoya, qui vient d’émerger après le 11/12, comme véritable régiste des perturbations en cours à Bujumbura.  Mais, o tempore, o mores!  en 2015, le binôme coup d’Etat/décoration  n’a pas tenu. Les temps ont changé. Pour obtenir les gallons, Cyrille devra attendre un peu, quand les manoeuvres du boa conscripteur Buyoya auront de nouveau étouffé la démocratie, si le temps le lui permettra. Le cours du temps est l’ennemi numéro un de tout un chacun.  Toutefois, même sans décoration, Cyrille peut s’estimer déjà  heureux d’être vivant, car sous d’autres cieux, pour une mutinerie du genre, il aurait été  pendu. Le président Ndadaye qui a supprimé la peine de mort n’a pas eu les mêmes égards de la part des putschistes (Buyoya, Cyrille, Daradangwa et cie).  Ils l’ont sauvagement assassiné.  Mais vive le Burundi Nouveau, où les coupables peuvent s’ammender et reprendre leur place dans la société.

 

 

NOTRE BURUNDI EST BEAU DANS SA SIMPLICITE

burundi_gallery-27
Une culture puissante e millénaire (scènes de vie traditionnelle au Musée Vivant de Bujumbura).
Rwegura
Des paysages féeriques. Du haut du mugamba: du thé, du soleil et des enfants.

 

Musenyi
L’Arbre Mythique. Toujours Violet (Musenyi – Ngozi, à coté de l’Eglise Catholique).

 

La nouvelle route asphaltée Ngozi – Gitega, et au fond le Mont Mukinya.
Burundiroutes
Grandiose Oeuvre de Pierre Nkurunziza: de belles Routes, des rues pavées, des hopitaux, des stades, des milliers d’écoles.