ET LE BURUNDI SAUVA L’AFRIQUE DU ZELE DE LA ZULU

Zulu
Dlamini Zuma, Secrétaire UA

Le sommet des chefs d’Etat en charge de la sécurité au sein de l’UA vient de se conclure. Il semble avoir été long; la question burundaise a retenu les pairs jusque tard dans la nuit; la décision est restée en suspens jusqu’au lendemain, c’est-à-dire aujourd’hui 30/01/2016. A la fin,  nous poussons un ouf de soulagement, le Burundi n’a pas été forcé de prendre 5000 troublemakers; les sindumuja des quartiers nous suffisent. Mais au fait, étaient-ils vraiment décidés à les envoyer ? Moi je n’y ai jamais cru (voir article précédent). La représentation théâtrale qui s’est à peine jouée comprend: une vraie corruption,  une naïveté (vraie ou feinte) et une correction.

La corruption est l’oeuvre de l’UE, en particulier de la Belgique, à travers son fougeux vieillard Louis Michel. Les déclarations haineuses de ce dernier contre le gouvernement du Burundi se comptent par milliers et sa volonté d’en découdre avec le Président Nkurunziza a été manifestée energiquement à plusieurs reprises. Chaque instrument pouvant nuire à Bujumbura a été essayé: l’armement des rebelles, le financement de l’opposition radicale, les accusations aux Nations Unies, le Tribunal Russel, le gel des aides, la fabrication de fausses preuves accablantes par Maingain, avocat belge…; il serait donc illogique d’exclure la main belge des manigances de l’UA. La Secrétaire de l ‘UA,  Madame Zuma insistait pour envoyer au Burundi une force pour laquelle même les Nations Unies avaient eu une réserve; le zèle de cette zulu ne peut s’expliquer que par deux facteurs: l’ignorance vraie, ou la feinte naïveté ensemble avec le pot-de-vin; ou elle n’a pas compris le jeu qui se jouait, ou elle a feint de ne pas comprendre parce que corrompue (par la Belgique).

Le fait est que la Commission Sécurité de l’UA a engagé le Continent sur une pente dangereuse. Et l’Occident attendait ce faux pas, car les grands analystes ont déjà démontré que l’Europe et les USA sont partis pour la recolonisation des nations faibles. En substance, le Burundi serait devenu un précédent, qui aurait servi à frapper tout le Continent. Chaque fois qu’un pays a un peu de troubles à l’intérieur, l’Occident (à travers l’UA) devrait y envoyer des troublemakers (peacekeepers !), pour démolir le peu qui restait encore debout. Imaginez que demain l’on envoie des soldats au Sénégal, à cause du problème de la Casamance ! Encore faut-il s’assurer que l’insistance pour envoyer cette force au Burundi n’était pas bidon (juste pour dire aux financeurs de l’UA que l’on a fait le possible…), tout en sachant que les chefs d’Etat ne l’accpeteraient jamais; ils n’en n’ont pas les moyens; pas même l’Europe, qui est en crise économique. Toutefois, l’Europe se serait bien contentée de l’acceptation du principe de l’intervention forcée. Heureusement il a été rejeté.

Le Sommet des Chefs d’Etat n’a fait que redresser cette plaisenterie de mauvais goût de la Commission Sécurité de l’UA, en réaffirmant la souveraineté du Burundi; charbonnier est maÎtre chez soi. Ouvrir la boîte de Pandore aurait été une catastrophe pour notre Continent; mais le Coeur (Burundi) a tenu bon. Par sa fermeté, il vient de sortir l’Afrique du guêpier où sa Commission Sécurité l’avait abandonnée.

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