TRAGICOMEDIE A LA BELGE

Il y a des situations tragiques qui naissent dans  un environnement ou avec un mode tellement bizzares qu’elles provoquent en même temps les larmes de douleurs et le rire. C’est, pour faire comprendre, l’état d’âme de Gargantua, le géant de Rabelais, qui ne savait pas s’il devait rire ou pleurer à la naissance de son fils Pantagruel, qui a emporté la vie de sa femme Badebec.

La Belgique a exhorté la semaine passée ses ressortissants et le personnel non essentiel à quitter le Burundi, après la campagne malveillante des médias belges et français annonçant un génocide ( naturellement improbable). Mais les évènements du 13 novembre à Paris, où les auteurs des massacres sont principalement des belges, habitant Bruxelles, ont montré à quel point la Belgique n’était pas plus sûre que le Burundi. Imaginez-vous, si des français fuyant le Burundi s’étaient retrouvés dans les fusillades des terroristes islamistes. Ou des belges quittant Bujumbura pour s’installer à Molenbeek !

Les problèmes de sécurité dans plusieurs pays d’Europe naissent en partie à cause de son soutien  à des groupes terroristes à une certaine époque pour des raisons géostratégiques. Après la résolution du problème, ces groupes  se retournent contre qui les a formés. C’est le cas des talibans en Afganistan, des rebelles armés contre El Assad en Syrie, des factions armées en Lybie, etc. Il n’est pas impossible que les terroristes que les belges sont en train de soutenir maintenant, avec argent et propagande contre le pouvoir de Bujumbura, un jour  ne se transforment en ennemis dangereux.

 

UNE SEMANTIQUE FARFELUE: SI J’ETAIS LOUIS MICHEL, J’AURAIS HONTE

225px-Louis_MichelLa dernière trouvaille de l’opposition radicale et ses commissionaires belges, avec Louis Michel à la proue,  est une soi-disante « sémantique » du génocide, qu’ils ont trouvée je ne sais dans quel dictionnaire (!), selon laquelle gukora signifierait « commettre un génocide »? Puisque Louis Michel est belge, il peut consulter le dictionnaire Français-Kirundi de Rodeguem. Naturellement Louis Michel et les siens savent pertinemment qu’ils mentent. Peut-être  les turcs ont-ils utilisé aussi gukora contre les arméniens ? Peut-être les belges qui  ont commis le carnage à Paris ont utilisé aussi le terme gukora puisque nos experts disent que cela appartient à la sémantique de mort de masse, comme la parole tsunami a été adoptée au niveau international.  Peut-être, puisqu’au Burundi le génocide a déjà eu lieu en 1972 contre les hutu, Micombero lui aussi a utilisé le terme gukora ? Faisons un travail scientifique: Artémon Simbananiye, dis-nous, puisque tu es encore vivant, le terme que vous utilisiez en 1972 dans l’extermination des hutu.  Dis-le à Louis Michel, pour qu’il comprenne enfin ! N’allons pas emprunter au Rwanda, puisque le Kinyarwanda n’est pas exactement le Kirundi, comme le flammand n’est pas exactement l’allemand.

Cet avillissement de notre belle langue est une injustice: chaque femme qui le matin va labourer son champ (gukora), entendra l’écho de la voix de Louis Michel qui lui dit : « femme, attention tu vas commettre un génocide » ! Ridicule, mais logique implacable.

Ceux qui tentent d’opérer une mutation sémantique d’une parole ordinaire, utilisée tous les jours par des millions de personnes  au Burundi  devront en inventer une autre pour signifier « travailler ».

Cette opposition radicale, faites d’individus violents, à la solde de quelques pays occidentaux, avant ne s’appelait pas Sindumuja ou Cnared. Elle s’appelait IKIBIRI, c’est-à-dire « benshi ba -KORA » (travailleurs en série): personne ne les a jamais taxés de génocidaires, bien que cette parole « ikibiri » se prête mieux à la manipulation du sens en cette direction.

Mais quelque fois nous devons aussi être indulgents: quelque dirigeant européen très criard mais que je ne cite pas  a fini seulement son école secondaire et s’est lancé dans la politicaille; comment voulez-vous qu’il comprenne ce qu’est la sémantique ?

 

 

BRUXELLES A SON MUTAKURA: MOLENBEEK !

Molenbeek est un quartier de Bruxelles où sont entassées les familles musulmanes, émigrées de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient. Trois ingrédients explosifs en font un quartier dangereux: la jeunesse, le chomage et les prédications des imans radicaux. Pour cette raison, Molenbeek est devenu la plaque tournante du terrorisme islamique. On se souvient de l’attaque au musée juif de Bruxelles, opérée par un résident au Molenbeek; et maintenant, la plupart des terroristes qui ont ensanglanté Paris y vivaient ou y ont transité. Pour dire que  Bruxelles et  Bujumbura se ressemblent étrangement. La première a son Molenbeek, la seconde a son Mutakura. Autant pleurer ensemble.

CHE CI SIA UN TERRORISMO BUONO E UN TERRORISMO CATTIVO ?

Il presidente Putin  chiedeva all’Europa e agli USA se gli islamisti moderati tagliavano la testa moderatamente rispetto a quelli estremisti. Perché l’Occidente si era creato delle categorie  antagoniste nel blocco del male: i più cattivi e i meno cattivi. Fino a quando l’Occidente ha scoperto che le armi che dava ai meno cattivi passavano ai più cattivi, cioè l’ISIS. L’indomani della tragedia di Parigi, François Hollande ha chiesto la restituzione delle armi che aveva regalato a loro. E ha dichiarato: « Nessuna pietà per i terroristi ». Ha istruito perché tutti i mezzi siano usati per punire i colpevoli.

A 6000 km a sud, il presidente Nkurunziza il 02 novembre ha dato un ultimatum ai terroristi che insanguinano Bujumbura la capitale del Burundi, perché depongano le armi in cinque giorni. La reazione dell’Occidente è stata di accusare il presidente di voler commettere un genocidio ! E non hanno detto contro chi ?

Piena solidarietà con la Francia,  e soprattutto con i francesi che sono stati le vittime del terrorismo. Ma perché i dirigenti francesi e europei credono che lo stesso terrorismo quando colpisce Bujumbura sia buono e da sostenere ? Che ci sia un terrorismo buono e un terrorismo cattivo quando le vite dei civili sono falciate ?

EU: Conclusions du Conseil sur le Burundi

Communiqué de presse – 833/15

https://i0.wp.com/www.bureau-alsace.eu/wp-content/uploads/2012/10/Logo_ConseilEuropeen.png1.       L’insécurité croissante et l’augmentation continue de la violence au Burundi interpellent vivement la communauté internationale. L’Union européenne (UE) condamne fermement toutes les violations des droits de l’Homme et atteintes à ces droits, ainsi que les actes de violence au Burundi et exprime sa solidarité avec toutes les victimes de la violence, ainsi qu’avec les populations contraintes à se déplacer dans un climat d’insécurité et d’incertitude. Elle regrette l’impasse politique persistante dans le pays, marquée par le refus d’un réel dialogue entre les acteurs burundais et par la violence. Tout discours incendiaire et appel à la haine risque d’aggraver une situation déjà précaire et est tout à fait inacceptable. Ces développements peuvent avoir des conséquences tragiques pour le Burundi et pour la région toute entière. L’UE appelle toutes les parties, gouvernement comme opposition, à faire preuve de la plus grande retenue de langage et à éviter à tout prix d’enclencher un cycle de violence. Elle rappelle qu’il incombe en premier lieu au gouvernement burundais de protéger sa population.

2.       En rappelant les conclusions du Conseil du 22 juin 2015, l’UE réitère la conviction déjà exprimée par la Communauté des pays de l’Afrique de l’est (CAE), l’Union Africaine (UA) et les Nations Unies (NU) que seuls le dialogue et la recherche du consensus, dans le respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution du Burundi, permettront de trouver une solution politique durable dans l’intérêt de tous les Burundais.

3.       Dans cet esprit, l’UE a invité les autorités burundaises à participer aux consultations prévues par l’article 96 de l’accord de Cotonou pour rechercher une solution acceptable pour les parties afin de remédier au non-respect des éléments essentiels de l’Accord que sont les droits de l’Homme, les principes démocratiques et l’État de droit. Ces consultations, que l’UE propose dans un esprit de dialogue et de coopération, ont également pour objectif de soutenir les efforts visant à prévenir les conséquences néfastes des violences continues, à assurer une paix durable au Burundi, ainsi qu’à soutenir les décisions prises par la CAE et l’UA. L’UE souhaite que les consultations aient lieu aussi tôt que possible, afin de permettre un accord rapide sur des mesures initiales d’apaisement qui pourraient préparer le chemin pour un progrès substantiel vers la sortie de la crise.

4.       Afin d’assurer le succès d’un dialogue inter-burundais inclusif, substantiel et apaisé, la sécurité et la liberté des personnes, des défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes et des médias, ainsi que le rétablissement de l’État de droit, sont fondamentaux. Dans ce contexte, l’UE se réserve la possibilité d’adopter de nouvelles mesures restrictives ciblées à l’encontre de ceux dont l’action ou le discours auraient conduit ou conduiraient à des actes de violence et de répression, à de graves violations des droits de l’Homme, et/ou entraveraient la recherche d’une solution politique dans le cadre proposé par la CAE et l’UA. L’UE réitère qu’il ne peut y avoir d’impunité pour les personnes responsables de violations des droits de l’Homme et atteintes graves à ces droits, et que ces personnes doivent être tenues individuellement responsables et rendre des comptes devant la justice. Dans ce contexte, l’UE salue la déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, du 6 novembre 2015.

5.       En saluant et appuyant le communiqué du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA du 17 octobre 2015, l’UE réitère son appui aux efforts de médiation de la CAE menés par l’Ouganda et de l’UA, et attend du Gouvernement du Burundi que tout soit fait pour entamer sans délai un dialogue inclusif impliquant toutes les parties prenantes qui refusent la violence. Ce dialogue devrait se tenir dans le respect des critères souhaités par la communauté internationale et hors du Burundi. L’UE soutiendra activement tous les efforts diplomatiques propices à la recherche d’une solution consensuelle de sortie de crise et se tient prête à prendre des initiatives supplémentaires, en fonction de l’évolution de la situation.

6.       L’UE salue et appuie la Résolution 2248 (2015) du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité, et se félicite de l’appel au gouvernement du Burundi à respecter, protéger et garantir les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, conformément aux obligations internationales, et à respecter l’État de droit. Dans ce contexte l’UE souligne l’importance de la coopération avec les observateurs des droit de l’Homme de l’UA. L’UE partage également l’appel au gouvernement du Burundi à coopérer avec la médiation de la CAE, endossée par l’UA, pour permettre la convocation immédiate d’un dialogue inter-burundais réel et inclusif, ainsi que l’intention des NU d’envisager des mesures supplémentaires à l’encontre de tous les acteurs burundais dont les actions et les déclarations contribuent à la perpétuation de la violence et entravent la recherche d’une solution pacifique. L’UE se félicite de la volonté des NU de disposer d’une planification commune avec l’UA en cas d’urgence afin que la communauté internationale puisse réagir a tout nouvelle dégradation de la situation. Enfin, elle salue la décision du Secrétaire général de nommer un conseiller spécial sur la prévention des conflits, y compris au Burundi, chargé de travailler en concertation avec toutes les parties prenantes concernées pour soutenir un dialogue inclusif inter-burundais et une résolution pacifique du conflit.

7.       L’UE, qui est l’un des principaux partenaires au développement du Burundi, confirme sa volonté de poursuivre son action en faveur de la population burundaise.

16/11/2015, 13:30, http://www.consilium.europa.eu/

AVVISO IMPORTANTE

SE QUALCUNO NON SAPEVA, IN BURUNDI NON E’ REATO PARLARE DI ETNIE, COME IN ITALIA NON E’ REATO DI PARLARE DI SICILIANI O DI NAPOLITANI. ANZI, FU UNA CONQUISTA POTERNE PARLARE LIBERAMENTE. NELLA COSTITUZIONE, E NEGLI ACCORDI DI ARUSHA, LE NOMINE A POSTI IMPORTANTI E IL RECLUTAMENTO NELL’ESERCITO SI FA A BASE ETNICO, PER EVITARE GLI SQUILIBRI CHE HANNO CONDOTTO ALLE TRAGEDIE DEL 1972, 1988 E 1993-2003. OGGI, IL POPOLO COSTITUITO DA HUTU, TUTSI E TWA NON HA PROBLEMI LEGATI ALL’ETNIA.

LA DENUNCIA CHE FACCIAMO DI TANTO IN TANTO RIGUARDA I GRUPPI ESTREMISTI, VISTO IL RUOLO CHE HANNO AVUTO NELLE TRAGEDIE DEL PASSATO. PARLARE DI MAFIA NAPOLETANA NON OFFENDE AFFATTO IL POPOLO NAPOLITANO.

LES TERRORISTES VIVAIENT A BRUXELLES

Les terroristes qui ont semé la désolation à Paris vivaient pour la plupart à Bruxelles, comme citoyens belges ou comme résidents. Le monde entier est solidaire du peuple français. Nous devons pourtant réfléchir  en vue d’une paix durable. La démocratie ne signifie pas « paix et liberté chez moi, mort ailleurs ». Ces derniers jours, la Belgique s’est beaucoup impliquée dans la crise du Burundi, soutenant ouvertement l’opposition radicale, dont les membres participent activement aux meurtres qui se commettent à Bujumbura. Pour dire que chaque pays doit balayer devant sa porte avant de pointer du doigt les autres.

Burundi-Résolution du Conseil de Sécurité: Le Gouvernement du Burundi s’en sort très confortable grâce à l’appui de taille de la Chine et de la Russie.

Burundi-Résolution du Conseil de Sécurité

sc nov1

Présenté par la France avec l’appui de quelques occidentaux  pour enfoncer le Gouvernement du Burundi, ce dernier s’en sort finalement très confortable grâce à l’appui de taille de la Chine et de la Russie qui disposent du droit de veto au sein du Conseil de Sécurité.

Alors que l’opposition et les pays qui la soutiennent informellement, mais connus, s’attendaient à des mesures très hostiles au Gouvernement du Burundi, voilà que ce dernier réalise des gains Diplomatiques majeurs inattendus par ses détracteurs.

Un Expert en droit diplomatique et spécialiste de l’ONU joint par télephone peu après l’adoption de la résolution décortique le texte pour vous:

Oui j’ai suivi toutes les tractations qui ont entouré ce texte initié par la France sous impulsion des Etats Unis et du Royaume de Grande Bretagne, tous membres permanents du Conseil de Sécurité. Il faut dire que le Royaume uni qui préside le Conseil pour le mois de novembre avait taillé sur mesure le format de la réunion du 9 novembre en invitant des experts dont certains sont connus comme étant très critiques pour le Burundi dans le but d’influencer la décision du Conseil de Sécurité et convaincre les chinois et les russes.

Certains d’entre eux dont Zeid, commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme est allé plus loin en jouant sur les risques d’atrocités de masse au Burundi pour influencer les plus réticents du conseil à se joindre aux positions Occidentales sur la question burundaise. Mais, connaissant d’avance le but recherché par ce genre de messages fabriqués sur mesure, la Chine et la Russie ont préféré maintenir leurs positions initiales vis à vis du pouvoir de Bujumbura. Les deux géants ont tout fait pour ramener le projet de résolution à l’avantage du Gouvernement au niveau de plusieurs paragraphes.

Sans être exhaustif, j’ai identifié rapidement quelques gains diplomatiques notables du Gouvernement burundais par rapport au draft No1 de la résolution qui était, il faut le dire, très negatif. Voici quelques uns de ces gains:

1/ Le Conseil de sécurité reconnait la responsabilité du Gouvernement d’assurer la Sécurité des citoyens burundais et de protéger l’intégrité du territoire dans le respect des droits de l’homme, de l’Etat de droit et du droit international

2/  Par ce texte, le Conseil précise qu’il reste très attaché au respect de la souveraineté, de l’independance politique, de l’intégrité du territoire et de l’unité du Burundi. Ce paragraphe, accepté difficilement par la France, les Etats Unis et le Royaume de Grande Bretagne, vise à réduire les interférences politiques de certains pays dans les affaires intérieures du Burundi. Il constitue aussi la mise en garde du Conseil aux pays de la région qui voudraient destabiliser le Burundi directement ou par groupes rebelles interoposés.

3/ Le Conseil condamne les déclarations publiques à caractère violent venant aussi bien de l’intérieur et de l’extérieur. Ici, je dois dire que l’ajout du mot  » extérieur » sur insistance de la Russie et de la Chine est venu équilibrer le Paragraphe qui au départ visait uniquement les acteurs Gouvernementaux suite aux récentes déclarations qui ont été interprétées différemment selon les intérêts politiques des uns et des autres. Les politiciens burundais de l’extérieur sont aussi visés par ce paragraphe et c’est là où le Gouvernement a marqué des points.

4/ le Conseil rappelle que le Burundi est un Etat partie de la CPI et insiste que le rôle de celle-ci soit complémentaire aux juridictions  pénales nationales. Le dernier morceau de ce Paragraphe qui n’était pas prévu dans le draft initial, donne l’importance aux juridictions nationales pénales d’abord avant la CPI.

5/ le Conseil reconnait que le dialogue doit se faire avec la coordination du Gouvernement et que seulement les acteurs paisibles y prendront part. Le même Paragraphe reconnait la création de la CNDI par les autorités nationales.
Ici le Gouvernement du Burundi gagne triplement. Tout d’abord le dialogue doit se faire sous la coordination du Gouvernement qui doit s’approprier du processus. Ensuite, l’ajout du mot  » paisible » par la Russie et la Chine exclut d’office du prochain dialogue tous les putschistes du 13 mai 2015 et tous les burundais qui utilisent la violence pour réaliser des gains politiques. Enfin, le Conseil reconnait explicitement la nouvelle commission nationale de dialogue interburundais créée par les autorités nationales.

6/ le Conseil appelle à la coopération entre le Burundi et la commission de consolidation de la paix. Ce paragraphe répond au souhait du Burundi  qui voudrait voir la commission jouer le rôle de pont pour reconstruire la confiance entre le Burundi et ses partenaires occidentaux.

7/ Conseil appelle toutes les parties à rejeter le recours à la violence. Ce Paragraphe constitue une mise en garde à tous les acteurs burundais sans distinction aucune.

8/ Le Conseil appelle au dialogue interburundais au Burundi et à l’extérieur. Ceci est une avancée significative car certains occidentaux insistaient jusqu’à tout récemment sur le dialogue à l’extérieur uniquement. C’est donc un changement de position qui avantage le Gouvernement qui ne cache pas son intention de s’approprier du processus de ce dialogue annoncé.

9/  le conseil accueille bien la nomination d’ un conseiller spécial du Secrétaire Général pour la prevention des conflit qui pourrait aussi suivre le déroulement du dialogue interburundais. Ici On ne parle plus de Conseiller special du SG pour le Burundi uniquement. C’est un gain notable pour le Gouvernement qui ne souhaite pas être singularisé.

10/ Grâce à l’insistance des russes et des chinois, la référence initiale explicite dans le draft faisant référence aux sanctions ciblées a été effacée. Le texte final garde uniquement les mots  » des mesures additionnelles » sans en préciser la nature. C’est aussi un 2eme rejet par l’ONU du Paragraphe du Communiqué de l’Union Africaine du 17 octobre 2015 qui parle des sanctions ciblées.

11/ Aucune mention à une intervention militaire comme avaient souhaité l’opposition radicale et ses alliés.

Pour conclure, bien que le texte épingle le Gouvernement sur le plan des droits de l’homme, il peut se féliciter d’être le principal gagnant de cette résolution qui visait dès le départ de l’affaiblir diplomatiquement et politiquement. J’ajoute que les paragraphes sur la violations des droits de l’homme, l’impunité, les libertés d’expression, …. sont quasi standards pour tous les pays en developpement!