DE LA FRANCOPHONIE A LA CACOPHONIE, ET BUYOYA CREA LES SINDUMUJA

Les SINDUMUJA  sont la version 2015 des SANS ECHECS de 1993. Une évolution de la marque. Mais le patron aux commandes de la fabrique est toujours le même: Pierre Buyoya. Très discret, dans l’ombre comme tout bon félin en affût. Débouté de la francophonie, il a pensé qu’il pouvait reprendre le métier qu’il sait faire le mieux au monde: tirer l’avantage de la cacophonie. Il voudrait remettre en selle, en complicité avec Kagame, le noyau hima bururien qui était aux affaires jusqu’en 2005, au dépens des autres  composantes de la population, dont les hutu et les tutsi des autres régions. Les signes ne manquent pas: les putchistes du 13 mai, qui sont-ils ? Principalement ce groupe-là, à l’exception de Niyombare qui a joué la dinde de la farce, comme Ngeze en 1993. Pour faire accréditer l’idée d’un génocide en préparation auprès des blancs ignorants, qui sont les tutsi que les Sindamuja assassinent ? Les tutsi des provinces du centre et du nord, c’est-à-dire Gitega, Ngozi, Karusi, Muyinga. Les exemples sont multiples: le fils de Mbonimpa: Ngozi; le cameraman et sa famille: Karusi; les assassinats dans le bar de Kanyosha: Karusi; le vieux de Mutakura en tenue JRR: Bukeye; Zed Feruzi (Ngozi); la jeune fille trouvée morte avenue de l’imprimerie: Ngozi. Et tant d’autres. Le cas le plus patent de manipulation réussie est bien Mbonimpa Pierre Claver. Il CROIT  en ce qu’il est en train de faire, mais il ne sait pas réellement pourquoi il le fait (le but ultime). Il ne voit pas que quelqu’un est en train de le vendre en pièces détachées sur le marché international, un peu comme les chefs islamistes vendent leurs kamikazes.

Cette machination de Buyoya, nous la mettons à nue, et nous la condamnons, parce qu’elle met en péril l’unité nationale.  Kagame du Rwanda pendant sa guerre de conquête a exterminé les tutsi bagorwe, qui vivaient sur la lisière de la forêt avec leurs troupeaux, et il inculpait pour ces meurtres le président Habyarimana. Cette dénonciation est aussi un appel à la vigilance pour les tutsi des autres régions, pour qu’ils n’écoutent pas les sirènes des Maggy et Nininahazwe, eux-mêmes pilotés plus ou moins inconsciemment par cette main invisible: ils pourraient y laisser leur peau, par le « feu ami ».

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