BURUNDI: UNE SOCIETE CIVILE QUI NE VIT PAS SON NOM

par Nduwayo B. Airon 

L’habit ne fait plus le moine ! Une boutade à la belle mesure de l’agir démesuré de la société civile burundaise par son basculement au « non-civile ». Elle a embrassé avec excès de zèle, depuis la crise d’avril, le mal de la violence. Or « qui trop embrasse mal étreint », ce qui rime au manquement de ses objectifs ainsi qu’à la déconstruction de la Nation. Pourtant, cette Société Civile constitue ce « voyageur et son ombre » à la Nietzsche. Son manteau taché d’incivilités invite donc à la prendre pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle devrait être pour détrôner certains discours incantatoires simplistes, généralisants et importés. Dommage que cette société civile ne vit pas son nom, son image. Loin encore, her brand ! Elle a perdu le capital de confiance face à ses clients, ce « Burundi d’en bas » qu’elle devrait pousser en haut en satisfaisant, avec lui, ses besoins essentiels.

Les signes avant-coureurs de planification de la crise à laquelle la société civile n’est en reste remontent bien avant l’officialisation de la candidature du Président Nkurunziza (24 avril 2015) et dont le 3è mandat n’est qu’un gimmick de la politique politiquante. Reniflant le parfum politique, elle est entrée dans fébrilité du jeu du pouvoir sans tergiverser. Manipulée, elle voit le gâteau politique déjà dépecé à travers les manœuvres transitionnelles et ce, en connivence avec les partis d’opposition sans assise électorale. Elle y va de plein pied en délestant sa raison raisonnante d’être : la mission de construire un monde meilleur et l’horizon de la vision solidaire. Dans son choix de changer le fusil d’épaule, le principe de solidarité aux catégories désavantagées ainsi que d’autres configurations « civilisantes », législatives et statutaires comme socle de son opérativité la délégitiment. Elle est à rebaptiser comme à repenser. Et, surtout à réformer !

En s’attelant au concret comme à l’observé au Burundi, l’on a du mal à appréhender la nature de la société civile dans la même moule, précise et univoque. Se nomme tour à tour associations, organisations non gouvernatives, fondations, mouvements, groupements, forums, ligues, plateformes, conseils … Pourquoi cette société civile qui manifeste se trouve seulement dans la capitale ? Et une partie de la capitale, soit 04 quartiers sur 3002 collines dont compte tout le Burundi ? Par ironie du sort et pour boucler la saisie nébuleuse d’une telle société, ne s’y trouverait-elle pas un jour l’organisation des « sans échecs » ou des « sans défaites » qui semèrent la mort et la désolation dans les quartiers de Bujumbura pendant les années de plomb (amagume) et de purification ethnique ? De même, comment classifier et faire confiance aux différentes organisations dont leurs responsables tels Nininahazwe Pacifique, Nshimiramana Vital, Ndabitoreye Audifax ont adhéré au CNARED (sinahead !), plateforme politique à l’agenda polémogène ? De surcroît, comment caractériser et se rapporter à ces organisations qui ont mobilisé les manifestants pour constituer le mouvement insurrectionnel en le finançant par la suite ? Et par les financements des bailleurs de fonds si nous savons le faible niveau des cotisations individuelles dans les organisations « ASBL » (associations sans buts lucratifs) et l’absence des instruments internes de fundraising au Burundi ! Et la Maison Shalom, ne se dé-shalomise-t-elle pas à travers sa responsable, Margueritte Barankitse  qui, au statut honorifique d’une « mère à mille enfants » a viré à l’amour criminel en finançant elle aussi les activistes du mouvement susdit ? Par cette contradiction, Barankitse risque d’être vomie par les mêmes orphelins auxquels elle avait voulu donner l’espoir de vivre, confirmant l’adage « tel nom, telle personne = izina niryo muntu ».

Aux regards de cette pluralité appréhensive qui véhicule l’ambigüité fonctionnelle et identitaire, ce n’est plus une société non profit mais une société for profit. Ce n’est plus une société civile mais une société politique. Loin encore, ce n’est plus une société à coté de l’Etat mais une société contre l’Etat. Ce n’est pas non plus une société autonome mais une société dépendante. Moins encore, ce n’est plus une société pacifique mais une société violente.

Unie dans le mouvement insurrectionnel « Halte au troisième mandat », la société civile endosse la responsabilité des manifestations ultra-violentes à travers des méthodes qui font sauter la syndérèse. Qui a vu ne fût-ce que certaines images inédites tel l’homme brulé vif par un collier de pneu à Nyakabiga III ou la violence sur la policière Inabeza Meddy à Buterere ou encore les fractures multifaciales du français d’origine burundaise Nkundabashaka Olivier, s’interroge sur le sens d’une telle violence. Celle-ci rappelle un passé qui ne passe pas: 1965, 1969, 1972, 1988, 1991, 1993-2005. Ces dates macabres ne sont-elles pas des leçons pour réveiller la conscience d’un peuple quant au « plus jamais ça » ? Ou les Burundais aiment la violence ou aiment autre chose à travers elle ?

L’incivilité de la société civile ne s’arrête pas là : d’autres dégâts humains, matériels, publics et privés ont été commis dans l’affrontement avec les forces de l’ordre et de sécurité. Ces corps habillés ont fait montre d’un professionnalisme exemplaire face aux provocations des quartiers de Musaga, Mutakura, Ngagara et Nyakabiga. En respectant leur droit de manifester, ces dits quartiers sont loin d’être représentatifs de la société burundaise dont ils disent de revendiquer les droits et les devoirs. Ils bafouent les mêmes devoirs et lois qui devraient régir leurs droits. Dans une retenue civile qui défie les attentes apocalyptiques de nature génocidaire profilées à l’aune de son faux jumeau – le Rwanda-,  le Burundi devient grand dans le concert des nations malgré sa petitesse géographique, lesquels indicateurs n’ont aucune corrélation. Mais alors, à qui profiterait le deuxième génocide au Burundi, après celui sélectif de 1972 ? Ou même, un nième génocide dans la région des grands lacs d’Afrique ? Les pays occidentaux qui brandissent l’usage improportionnel de la force de la police nationale du Burundi (PNB) pour infliger des restrictions de liberté aux officiels de telles institutions de sécurité ne fait que friser le ridicule, en confirmant ce qu’il fallait démontrer : par les mécanismes qu’elle semble ignorer, la société civile est un bras droit du néocolonialisme, soit un non taken road de la souveraineté nationale. La Russie en sait longuement ! Le Burkina Faso aussi !

Le rapport partiel récemment établi par le procureur de la République évoque les manifestants qui infligent aux citoyens des privations de la jouissance de leurs droits et libertés; qui jettent des grenades sur les femmes vendeuses de fruits et sur les moyens de transports occasionnant mort, blessures, handicaps et panique ; qui incorporent des enfants mineurs dans le mouvement d’insurrection en les droguant et les intoxiquant d’idéologie de haine ; qui commettent des enlèvements et assassinats ; qui détruisent les routes, les bureaux publics, les maisons des privés, les dossiers judiciaires ; qui mobilisent les gens au boycott électoral ;… Toutes ces manifestations violentes paralysent la géométrie sociale habituelle surtout dans la capitale de Bujumbura et mettent à dure épreuve les institutions légitimes à l’aune de toutes les révolutions de couleurs géopolitiquement téléguidées en Afrique et dans le monde.

Cette volonté manifeste de paralyser l’État à travers l’activisme de la société civile implique autre chose que les bonnes conduites de la démocratisation participative de ce nouveau acteur aux influences du transnational dans le contexte spécifique du Burundi. Il s’agit de la géopolitique extensive du néolibéralisme hégémonique qui veut moins d’Etat pour plus du marché mu par la jungle des intérêts épicé de l’« après moi le déluge ». Les Burundais épris de paix et de dignité devraient comprendre ces astuces et les démasquer s’ils veulent vivre ensemble et heureux. Vivre heureux étant la première loi et fin de toute organisation dont chaque Etat de ce monde, dit-on, à nous tous.

Rien d’étonnant ! Les approches du développement économico-politique restent à désirer et la société civile est devenue un dindon de la farce pour alourdir les crises théoriques du complexe développeur et démocratisateur. Sous la houlette des politiques d’ajustement structurel d’imposture ultra-libérale, le monde du sud se souvient avec émoi cette chirurgie faite sans anesthésie. Ses cicatrices sont encore fraies et béantes. De même, la société civile ne saura combler ni les faillites de l’Etat ni celles du marché, faillites et insuffisances à la base de sa mise à jour. A la mode tant dans le monde de la démocratisation que de la coopération à travers l’aide au développement, la société civile court sur toutes les lèvres, souvent aux usages immodérés. Elle fait penser à la clef magique standardisée de la transition vers un monde globalement occidentalisé (civilisé sic !) mettant à l’angle les contextes culturels comme les capacités d’appropriation des sociétés concernées proclamant ipso facto la fin de l’histoire.

La fin de l’histoire ? Un paradigme controversé à la Fukuyama ! Car, au lieu résister à cette finition des processus temporaux en construisant ses propres futurs meilleurs dans les contextes qui lui sont siens et maitrisés, la société civile prête le flanc large au trafic d’influences croissantes des partenaires techniques et financiers transnationaux. Les ONGs internationales étant le cheval de Troie. Aux grands récits en poche, ces partenaires et ONGS ont également leur histoire comme leurs propres visées à poursuivre. L’unidimensionnalité du monde est un rêve des puissants en imposition pour réveiller, nolens volens, les consciences culturelles. Une homogénéité globale sera-t-elle possible ? Si elle adviendra, elle n’est ni sans méfaits ni même souhaitable dans une société moderne si on veut éviter le choc des civilisations et  l’affront d’autres différences essentielles. A une distance d’un quart de siècle depuis la tombée du mur de la honte (09/11/1989) comme fin des différences idéologiques, le phénomène pathétique de l’immigration actuel fait construire d’autres murs. Etant les plus honteux à plus d’un titre ; ce qui interpelle la société civile de participer à les démolir pour un monde plus civil, plus juste, plus libre et plus stable.

Cette interpellation d’une société civile spécifiquement burundaise qui vit vraiment son nom est pressante à travers la politique de la réforme. La réforme dont il s’agit ici n’a rien de punitif ni moins d’une annulation des normes existantes. Au contraire, il s’agit d’une révision puis création de nouvelles lois, procédures et cadres pratiques qui corrigent, réglementent, orientent, informent, responsabilisent, contrôlent, évaluent, illuminent voir pénalisent la société civile en l’aidant à être plus civile et efficiente pour l’intérêt général de toute la Nation. Puisque, les contre-sociétés ne sont jamais des modèles d’inspiration ni des laboratoires constructifs. Elles ne préfigurent en rien ce que pourrait être une nouvelle citoyenneté burundaise balayée de traditionnelles allégeances ethnicisantes, idéologiques, claniques, régionalistes et discriminatoires. Elles sont des espaces et instruments de mobilisation aux fins des appétits non proclamés moyennant des discours alléchants voir utopiques.

En terme concret, la réforme pourrait pointer sur :

  1. Création d’une agence ad hoc pour les ASBL, aux fonctions et rôles bien précis ;
  2. Texte unique de réglementation des ASBL ;
  3. Création et promotion d’un conseil économique, social et culturel au niveau national ;
  4. Proposition d’une charte de la société civile ;
  5. Définir les limites des organisations qui font et ne font pas parties de la société civile ;
  6. La traçabilité financière ;
  7. Les formes de financement et de récolte de fonds des ASBL
  8. L’alignement et l’harmonisation de l’aide aux projets nationaux ;
  9. L’audit social, formation et ajournement normatif ;
  10. Exigence du bilan social annuel pour chaque organisation ;
  11. L’accountabilty aux différents stakeholders ;
  12. Etablissement d’un contrôle juridico-politique régulier des ASBL ;
  13. Observation de certains principes telle la transparence, la subsidiarité, la réciprocité, la solidarité, la responsabilité, la complémentarité, l’autonomie ;
  14. Clarifier le rapport entre les pouvoirs publics et la société civile ;
  15. Inclusion sociale et de professionnalisation de la société civile.

On n’en dira pas assez, la société civile est devenue comme un parti politique. Cette conception de métamorphose d’un acteur solidaire nécessite un cadre normatif et de suivi si on veut qu’elle évolue selon son identité civile, désintéressée et non-étatique, un cadre capable de se projeter au-delà de la situation nébuleuse actuelle. La société civile burundaise constitue un espace public qui mérite d’être ausculté avec un esprit critique et de curiosité pour l’appréhender dans son juste manteau cousu de logiques dramatiques et violentes.

 

Par Nduwayo B. Airon

LA TANZANIE DENONCE PUBLIQUEMENT L’INVASION TUTSI-RWANDAISE DE LA RDC PAR PAUL KAGAME

 

La Tanzanie dénonce publiquement l’invasion tutsi-rwandaise de la RDC par Paul Kagame qui a imposé un rwandais surnommé «Kabila» à la tête du pays!

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C’est un homme de Dieu et un homme politique tanzanien de premier plan qui a jeté le pavé dans la marre en ouvrant cette boîte de Pandore dans son pays. Il s’agit   du Révérend Christopher MTIKILA, président du Democratic Party(DC), allié du grand parti politique tanzanien, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), auquel appartient l’actuel président sortant JAKAYA MRISHO KIKWETE qui, contrairement à Hyppolite KANAMBE en RDC et à Paul KAGAME au Rwanda, ne se livre pas aux manœuvres dilatoires et méphistophéliques pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir après son second et dernier mandat constitutionnel.

Et c’est dans le contexte de la campagne des élections présidentielles qui devront se dérouler vers le 25 octobre que le parti au pouvoir, le CCM, a organisé ses primaires le 13 juillet 2015 pour élire son candidat aux élections présidentielles. Cet élu sera donc certainement le prochain président de la République de Tanzanie. Or, il s’est fait que parmi les candidats aux primaires du CCM, l’élite tanzanienne venait de découvrir qu’un certain Edward NGOYAI LOWASSA, ancien premier-ministre de Tanzanie entre 2005 et 2008, est une taupe tutsie rwandaise infiltrée dans le CCM depuis plusieurs années. Il s’était ainsi engagé dans la course finale, avec l’appui du lobby tutsi-power rwandais, dans le but avéré de briguer la magistrature suprême en Tanzanie. A cet effet, l’imposteur s’était donc porté candidat du CCM dans la ville-province de Dodoma.

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Après avoir été fortement dénoncé, l’imposteur tutsi-rwandais Edward Ngoyai Lowassadivorce avec le CCM et s’allie aux 4 partis politiques de l’opposition où il est présenté, grâce à la magie de l’argent, comme «candidat unique de l’opposition » ! Ceci rappelle étrangement le rôle que joue et les méthodes qu’utilise un autre rwandais en RDC, Vital Kamerhe pour ne pas le nommer, au sein de l’opposition congolaise. Comme quoi les Rwandais recourent toujours  aux mêmes méthodes qui leur réussissent.

C’est donc devant cette grave menace de la sécurité et de  la souveraineté de la Tanzanie que, profitant des débats organisés dans le cadre des primaires de son parti , le Révérend Christoffer MTIKILA a pris son courage à deux mains, et il est passé sur « Star TV » dans l’émission «Tuongee asubuhi» (Parlons le matin). Ainsi, au cours de cette émission, il a fait cette déclaration en swahili et les services de rédaction de L’œil du Patriote ont pris soin d’en faire la  traduction  pour nos lecteurs, à cause de l’importance des révélations qui y sont contenu concernant la situation politique que connait notre pays la RDC depuis 1996.

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Déclaration du Révérend Christoffer MTIKILA sur Star TV

Voici les propos tenus par le Révérend Christoffer MTIKILA sur Star TV en Tanzanie : En voici la video et ci-dessous la traduction :

 

Le DP (ndlr: Democratic Party) m’a demandé d’écrire une lettre et de l’envoyer immediatement à Dodoma. Parce que là, ils passaient aux votes d’un candidat président dans le camp du CCM (ndlr : Chama Cha Mapunduzi, parti majoritaire). Car celui qui y sera voté sera aussi le président de tous les Tanzaniens demain. Et Il est de notre devoir patriotique d’entrer partout où on ne voit pas clair, surtout lorsqu’il s’agit du pouvoir. Ainsi, nous avons écrit la lettre.          

Nous avons aussi une institution de la liberté, Fondation international, qui se trouve partout, en Europe, ici, et ailleurs… Grâce à tout cela, nous cherchons les vérités sur les gens commeKagame, au sujet de plus de6 millions des mortsmaintenant. On ne peut pas se taire sur cette question aussi sensibleCar ces gens-là sont desTutsis,connus pour leur ambition de construire et de développer un empire Tutsi ici.

Ils croient bien qu’ils sont au dessus de tous, et que Dieu leurs a donné le pouvoir sur les autres. Et que nous autres lesbantouset surtout lesHutu, nous sommes créés comme leurs esclaves pour toujours. C’est pour cela qu’ils veulent développer leur empire Tutsi, pour régner. Ils ont des agents partout, partout (ndlr : c’est nous qui soulignons).

$11.     Au Congo, ils ont mis un tutsi du Rwanda au pouvoir, qu’ils ont surnommésKabila. C’est ca la pure vérité, et nous luttons contre ça. Ils oppressent les congolais chez eux (ndlr : idem).

$12.     Maintenant au Burundi, ils ont créé des troubles infinis dans le but d’effacer Nkurunziza et de le tuer? Tout ça, c’est eux qui le font. Ils veulent installer le leur au pouvoir.

$13.     Ici en Tanzanie, nous avons toutes les informations et toutes les épreuves concernant Mr Edward LOWASA et nous les avons toutes dévoilées. Et il ne les a jamais nié. Nous avons dévoilé toux ceux qu’ils ont infiltrés dans nos institutions, ceux qui font des troubles grâce à , beaucoup d’argent reçu etc… Voilà pourquoi nous sommes débout pour garantir la sécurité nationale, et nous disons, non à tout ça. Et cela est un droit humain. 

Nous aidons les gens à connaitre toutes ces informations ici. Un certain temps, José Banda faisait du bruit sur un lac qui ne lui appartenait même pas. On pouvait se battre à ce même sujet, alors que le plan était celui de verser et faire entrer leurs troupes armées en passant par la province de Kigoma et celui de Kagera, d’autres en Zambie via Malawi, avec l’intention de nous envahir,  comme ils ont envahis le Congo. Nous ne l’accepterons point chez nous (ndlr : idem).

Ces problèmes-là sont complexes et très graves. Tout le monde, voir même la sécurité nationale, le savait déjà. Les techniciens de nos réseaux de renseignement sont partout dans ces pays Uganda, Rwanda partout…, ils sont au courant de toutes ces manœuvres des Tutsi. Vous savez que nous avons notre DP, cette institution travaille sur ça. Enfin nous sommes tous débout pour la défense nationale et la protection de notre indépendance. C’est ça notre contribution”

Qu’en pensent alors les Congolais eux-mêmes ?

La vérité, dit-on, est têtue ! Elle résiste au temps et à toutes les formes d’adversité. Voilà plus de quinze ans qu’un homme politique congolais, Honoré Ngbanda pour ne pas le citer, crie au peuple congolais et à toute sa classe politique pour dénoncer les crimes d’occupation rwandaise et de l’imposture du caporal de l’Armée rwandaise, Hyppolite Kanambe qui s’est fait appelé frauduleusement « Joseph Kabila ». Mais comme on dit, le prophète n’est jamais accepté dans son propre pays. En effet, tous ses appels et toutes les preuves fournies par ce fils du pays ont laissé de marbre certaines  consciences congolaises.

Mais voilà qu’aujourd’hui, le cri d’alarme vient de jaillir du milieu d’un pays  voisin de la RDC. Et il ne s’agit pas de n’importe quel voisin ! Il s’agit bel et bien de la Tanzanie, ce pays où est né et grandi l’imposteur rwandais Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila. Un pays qui connait, comme la RDC, la menace de l’hégémonie tutsie. Un pays qui a expulsé plus de deux vagues de milliers de tutsis qui avaient acquis la nationalité tanzanienne et avaient déjà réussi à infiltrer les institutions les plus stratégiques.

Un pays dont les forces sont présentes dans le Kivu dans le cadre de la Brigade spéciale d’intervention et qui assistent en direct aux invasions successives du territoire congolais… ! Ce sont les fils et les dirigeants de ce pays qui tirent la sonnette d’alarme pour leur pays et affirment que la RDC est déjà envahie et infiltrée par les forces hégémoniques tutsies rwandaises ! Si les voisins tanzaniens crient maintenant très fort, c’est parce qu’ils sont persuadés qu’après l’achèvement de l’occupation de la RDC par les hégémonistes tutsis, c’est la Tanzanie leur pays qui constitue la prochaine étape !

Alors nous interpellons ici la classe politique congolaise, les Militaires et les Policiers congolais, les agents des services de sécurité civils et militaires congolais, les prêtres et les pasteurs congolais qui aiment proclamer qu’ils préfèrent tenir leurs églises au milieu du village : que pensez-vous de votre comportement en comparaison de celui de vos voisins tanzaniens ? Si vous ne croyez pas Honoré Ngbanda, croyez au moins vos voisins tanzaniens quand ils crient au loup et surtout, suivez leur exemple : levez-vous pour défendre la souveraineté de votre pays !

 

Paris , 1er Octobre 2015

Candide OKEKE

Directrice de cabinet du Président national de l’APARECO

L’ŒIL DU PATRIOTE

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

 

Burundaises, Burundais ; Amis du Burundi,

  1. Nous voudrions commencer d’abord par remercier Dieu Tout Puissant qui nous a gardés jusqu’à ce jour.
  2. Comme vous le savez bien et que vous l’avez bien suivi, l’année 2015 était une année des élections dans notre pays. Vous y avez même joué un rôle important. Or, les élections constituent le chemin qui conduit vers la paix, la démocratie et le développement durable que nous avons choisis. Encore une fois, Nous rendons grâce à Dieu Tout Puissant, parce qu’elles se sont bien déroulées.
  3. Toutes les institutions étatiques ont été mises en place suivant les résultats des élections et conformément aux lois en vigueur dans le pays. Nous vous avons aussi rassurés qu’après ces élections règneront la paix, la sécurité et un développement extraordinaires.
  4. Pour ce qui est de la sécurité, nous voudrions évaluer ensemble l’étape franchie après que Nous avons annoncé aux citoyens burundais un délai de deux mois pour rétablir la sécurité dans tout le pays à la suite des insurrections qui ont eu lieu dans certains quartiers de la ville de Bujumbura.
  5. Beaucoup d’armes ont été saisies, et le Gouvernement voudrait de nouveau demander à ceux qui détiennent illégalement des armes de les remettre dans les plus brefs délais. Nous félicitons vivement les forces de défense et de sécurité ainsi que les burundais pour les sacrifices consentis dans le désarmement. Beaucoup parmi ceux qui étaient dans des groupes rebelles ont été appréhendés, les autres sont bien connus, et sont traqués.
  6. Nous voudrions vous annoncer que Nous avons sorti le Décret n°100/36 du 24 Septembre 2015 portant exemption de poursuites pénales aux détenteurs illégaux d’armes, qui montre comment la remise volontaire d’armes détenues illégalement va se dérouler.
  7. Le Gouvernement accorde un délai d’un mois seulement pour que toute personne détenant une arme de façon illégale la remette à l’autorité compétente.
  8. Vous saurez aussi que tout détenteur illégal d’arme qui ne l’aura pas encore remise dans ce délai sera puni conformément à la loi, c’est-à-dire d’une servitude pénale allant de deux à dix ans, et/ou d’une amende comprise entre cent mille (100.000) et cinq millions (5.000.000). Ceci est un clin d’œil pour qu’il n’y ait pas une personne qui le regrette par après en disant : « Si j’avais su ».
  9. Nous saisissons cette occasion pour annoncer que quiconque tentera de cacher l’arme qu’il détient n’y parviendra pas parce que les forces de sécurité ont reçu un équipement de pointe et une formation adaptée pour pouvoir les détecter, de sorte qu’aucune arme ne nous échappera pas.
  10. Les résultats des investigations faites par la justice ont déjà montré que, parmi ceux qui étaient supposés maintenir la paix et la sécurité dans leur travail de tous les jours, il y en a qui ont été attrapés en flagrant délit en train de persécuter d’autres citoyens en les tuant ou en faisant d’autres crimes contre eux. Ceux-là, même s’ils sont peu nombreux, nous allons prendre des mesures sérieuses contre eux, car ils ne diffèrent en rien des criminels et des meurtriers ; et cela est sanctionné par le code pénal. Nous nous félicitons que beaucoup d’entre eux ont été déjà appréhendés.
  11. De plus, il est demandé à la justice de faire des procès immédiats à tous ceux qui sont pris en flagrant délit de possession illégale d’armes à cause de leur insubordination, ainsi qu’à tous ceux qui sont coupables de crimes et meurtres.

Chers compatriotes burundais,

  1. Nous voudrions encore une fois vous encourager tous, partout où vous vous trouvez de sauvegarder la sécurité, de renforcer la quadrilogie sécuritaire faite de la population, l’administration, les forces de l’ordre et le corps judiciaire. Constituons une forte synergie et travaillons nuit et jour en réseau dans le maintien de la paix et la sécurité dans nos communautés respectives.
  2. Nous vous demandons aussi de renforcer les comités mixtes de sécurité sur toutes les collines du pays, que les Chefs de collines gardent le souci constant d’utiliser le registre des visiteurs ; et que les Administrateurs fassent un suivi régulier et contrôlent que tous ceux qui visitent la commune pour n’importe quel motif y sont régulièrement inscrits. Que ces visiteurs soient présentés aux responsables de la sécurité pour vérification minutieuse.
  3. Que les conducteurs qui font le transport en commun ou de marchandises qui seront appréhendés en train de transporter les criminels et les armes soient désormais punis conformément aux dispositions du code pénal qui sanctionnent les infractions sur la possession illégale d’armes, que leurs véhicules fassent objet de mesures sévères, incluant le retrait des permis de conduire national aux conducteurs pour lesquels la complicité sera prouvée.
  4. A propos de ceux qui ont été arrêtés au cours de l’insurrection qui a eu lieu dans certains quartiers de la ville de Bujumbura, et ceux qui ont pris les armes pour renverser les institutions, et qui, voyant qu’ils venaient d’échouer lamentablement, ont pris la décision de massacrer la population, Nous demandons que la justice fasse son travail dans les plus brefs délais pour que ceux qui n’auront aucune charge contre eux soient aussitôt relâchés, afin qu’ils ne croupissent pas dans la prison pour rien.
  5. En nous référant au fait qu’il y a des parents qui ont fait savoir au cours des réunions des responsables administratifs et sécuritaires que leurs enfants ont été induits en erreur par de mauvais conseillers, tenant aussi compte de ce que certains jeunes arrêtés ont ouvertement demandé pardon, et lorsque la justice aura fini d’établir des responsabilités et les niveaux de responsabilité, le Gouvernement demande à la justice de libérer les jeunes qui ont été forcés de participer dans ce mouvement insurrectionnel. Cependant, ceux qui sont coupables de crimes ignobles ne sont pas concernés par cette mesure.
  6. Lorsque la justice aura prononcé les jugements, Nous demandons que les instances habilitées mettent en place une commission qui faira une analyse au cas par cas pour déterminer ceux qui méritent d’être graciés parmi ceux qui avaient demandé pardon. La Commission devra montrer chaque semaine l’état d’avancement de son travail et cela pendant un mois. Nous voudrions rassurer ceux qui ont été arrêtés, car personne ne sera victime d’une quelconque injustice pendant ces procès.
  7. S’agissant des enfants qui ont été induits en erreur et qui ont été obligés de prendre les armes et de consommer des stupéfiants, le Gouvernement, en collaboration avec les Organisations Internationales, les confiera aux familles qui vont les rééduquer, et qui leur inculqueront l’éducation et les valeurs humaines de base. Mais le droit va être appliqué contre ceux qui les ont poussés dans ces malheurs. Nous allons demander aux pays amis d’extrader ceux qui ont fui le pays à cause des crimes dont ils se sont rendus coupable pour être jugés, ou alors, qu’ils soient jugés dans leur pays d’asile, comme cela a été demandé au Gouvernement burundais à travers les déclarations des Organisations Internationales.
  8. Nous espérons que celui qui sera mis en liberté se gardera de se laisser tromper, même le proverbe Kirundi le dit bien « Si une branche d’arbre te touche deux fois dans le même œil, c’est qu’elle veut le crever », ou encore, « Celui qui refuse les conseils, les regrette dans les moments de détresse ». Et à vous les parents, Nous demandons de suivre l’éducation de vos enfants pour qu’ils réciproquent les services que vous leur avez rendu au moment de votre vieillesse. Nul ne peut aimer un enfant mieux que sa mère. Avant de retourner dans leurs familles, ils devront d’abord recevoir une formation patriotique pendant un délai d’un mois.
  9. Les enfants qui auparavant fréquentaient les écoles vont y retourner. Les autres recevront une formation sur des métiers variés qui les aideront à se faire vivre. Ainsi ils renonceront à la mauvaise habitude de faire des rassemblements de désœuvrés sur la place publique, l’endroit où ils apprennent toute sorte de mauvais comportement.

Chers compatriotes Burundais,

  1. Concernant le dialogue inter-Burundais, un décret présidentiel n° 100/34 du 23 septembre 2015, portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la commission nationale de dialogue inter-burundais (CNDI) vient d’être publié. Vous saurez ici que le dialogue sera entre tous les Burundais sans exclusion aucune, que ce soit ceux de l’intérieur du pays ou ceux de la diaspora. Le Burundi appartient à tous les Burundais et nous sommes appelés à respecter le fait que ce sont eux qui donnent le pouvoir comme nous nous le sommes convenus dans les Accords d’Arusha et la Constitution. Désormais le pouvoir ne se conquiert pas par les armes, mais c’est le peuple qui le donne à travers les élections.
  2. Ces échanges auront lieu à travers tout le pays, et porteront sur des questions d’ordre social, politique, le renforcement de la paix et de la sécurité, le développement économique, l’évaluation de la mise en application des Accords d’Arusha, la constitution du pays et les différents accords signés, que ce soit l’Accord Global de Cessez-le-feu, la charte de l’unité nationale des burundais, et d’autres. Toutes les questions sont soumises à l’analyse par le peuple burundais ; préparez-vous alors et proposez les voies de sortie et une thérapie appropriée pour trouver des solutions durables à nos problèmes.
  3. Les conclusions de ce dialogue seront collectées par cette commission et elle formulera des recommandations qu’elle adressera au Gouvernement et aux institutions qui représentent le peuple burundais. Ces recommandations seront ensuite intégrées dans les programmes nationaux, ainsi que dans les lois et/ou accords de notre pays. En cas de besoin, ces nouveaux textes seront soumis au référendum pour être approuvés par le peuple. Ainsi, il n’y aura plus de groupuscules qui s’improvisent pour remettre en cause les progrès accomplis par le peuple, et qui se réclament de ce peuple alors que celui-ci ne les a pas mandatés.
  4. La Commission a un mandat de six mois renouvelable. Elle produit le rapport trimestriel à soumettre au Président de la République pour dispositions et compétence, avec copies pour information à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
  5. A propos du développement, Nous invitons encore une fois les Burundais à se mettre ensemble pour s’atteler aux travaux de développement communautaire, à développer nos familles. Evitons la dépendance aux aides extérieures. En effet, même nos ancêtres aimaient le dire : « Akimuhana kaza imvura ihise », il ne faut pas compter sur le secours qui vient d’une autre maison, car il vous parvient trop tard.
  6. Redoublons d’efforts pour lutter contre tous ceux qui dilapident les biens de l’Etat, ceux qui font la fraude, les corrupteurs et les corrompus, ainsi que ceux qui détournent les fonds publics. Nous déclarons encore une fois que le Gouvernement ne tolérera personne pour ces actes ignobles qui font reculer le développement du pays. Les Burundais doivent partager la production nationale à travers les différents projets que le Gouvernement s’est assigné à exécuter durant les cinq prochaines années qui commencent.
  7. Nous profitons de cette occasion pour rassurer les Burundais que notre pays a des amis qui l’appuient, que ce soit en matière de coopération ou de bonnes relations diplomatiques. Cela va continuer car nous sommes complémentaires et le Burundi a aussi quelque chose à donner à ses pays amis. De plus, nous avons un ami du Burundi qui est au dessus de tous les autres : c’est Dieu Tout Puissant qui nous a fait cadeau de notre pays le Burundi et qui le garde pour nous.
  8. Pour conclure, nous voudrions inviter tous les Burundais sans exception aucune à répondre au programme d’éducation et de formation patriotique, parce qu’il s’est révélé que certains problèmes qui arrivent au pays sont dû à l’ignorance de la population sur la signification de ces concepts et de leur importance, afin que, à notre tour, nous sachions que nous avons l’obligation de léguer à notre progéniture le pays que nos ancêtres nous ont transmis et qui est dans un bon état. Que tout Burundais puisse avoir l’occasion de savoir pourquoi il y a ceux qui ont sacrifié leur vie pour que le pays ne disparaisse pas.
  9. Que vive le Burundi et les Burundais, retroussons nos manches pour faire avancer le travail sans oublier de sauvegarder la paix et la sécurité, source du développement durable.

MERCI DE VOTRE AIMABLE ATTENTION QUE DIEU VOUS BENISSE.

INAMUJANDI AU PARFUM HITHLERIEN

ListenerLors de la dernière exhibition parisienne des Hima des Grands Lacs ce 27 septembre 2015 (les organisateurs étaient les lobbies qui tournent autour de IBUKA, association tutsi rwandaise pour la mémoire du génocide), Marguerite Barankitse a fait une performance au-delà des attentes, comme à l’accoutumée. Cette dame qui, lors des meetings auxquelles elle est conviée,  se présente toujours en disant « MOI JE SUIS TUTSI » (voir sur youtube), et jamais « moi je suis burundaise »,  a subi en peu de temps une métamorphose, qui laisse supposer comme d’ailleurs on le soupçonnait depuis longtemps, qu’auparavant elle ne jouait que de la piètre comédie.

Voilà donc qu’elle endosse, selon ses propres paroles, les habits de Jeanne d’Arc !  Jeanne d’Arc est une fille paysane de 17 ans, née en 1412, qui a conduit victorieusement l’armée française contre l’occupant Anglais. Capturée par les collabos, elle fut brûlée en 1431 par les Anglais, après un faux procès pour hérésie. Elle avait 19 ans.  Si Maggy était une Jeanne d’Arc, elle aurait tiré les flèches et lancé les javelots  contre les impérialistes français et belges qui veulent nous tenir comme des animaux en cages. Elle, elle ne cesse de leur lécher le…  Jeanne d’Arc n’avait pas de comptes en banque à défendre, c’était une pure nationaliste et une vraie sainte.

Le Burundi a aussi sa Jeanne d’Arc, dame INAMUJANDI, qu’il faudrait célébrer, ou tout au moins lui dédier une rue. Elle a conduit une insurrection armée contre les belges depuis 1934, à Butara, dans Cibitoke. C’était une nationaliste, mais les belges l’appelaient, comme pour Jeanne d’Arc, une sorcière. Capturée, elle finira ses jours en prison.

Plus récemment,  dans la guerre contre le régime monoethnique de Bujumbura, à côté des Adolphe et Savimbi il y avait une grande commandante du nom de MODESTE qui a donné du fil a retordre aux soldats de Bikomagu. Elle a payé son engagement avec la mort. Voilà les héros.

Quelqu’un a mis en parallèle Barankitse avec Hitler! Il n’y a rien d’étonnant. Hitler a décimé ceux qui n’étaient pas de la race arienne, dont les hébreux. Et Barankitse ne jure que par son ethnie.  A voir les génocides que nous avons connus, il n’est pas de doute que l’esprit naziste planne sur le Burundi. Et pour preuve, pour ceux qui ne le savaient pas,  GOBBELS, l’idéologue du nazisme et bras droit de Hitler est né à USUMBURA: ses parents étaient des colons allemands.