CONSEIL POUR LA PAIX ET LA SECURITE DE L’U.A.: UNE NOUVELLE MINUAR POUR KAGAME

Celui qui ne connait pas son histoire est condamné à la revivre, disait un sage des temps modernes. C’est en questionnant l’histoire récente que j’ai pu comprendre la sortie tant diplomatiquement maladroite que politiquement mal placée de l’U.A. sur le Burundi.

La destabilisation actuelle du Burundi par Kagame suit point par point le plan de la prise de Kigali en 1994. D’abord des infiltrations anonymes des inkotanyi,  qui ont été ensuite découvertes et neutralisées par l’armée de l’époque de Habyarimana. Ensuite, l’entrée massive dans Kigali en 1994, par le truchement de la MINUAR, qui facilitait l’acheminement des armes et des hommes.

Dalaire
Romeo Dallaire, le Pilate de Kigali

Le lieutenant général Roméo Dallaire qui commandait cette force de l’ONU, était le complice numéro un, et les inkotanyi l’avaient récompensé avec une belle maitresse tutsi qui agrémentait ses jours au Rwanda.

Du point de vue diplomatique, les inkotanyi avaient l’appui total  de Salim Ahmed Salim, tanzanien de la tribu masai,  Secrétaire général de l’OUA  du 27/07/1989 au 17/09/2001.

Salim Ahmed Salim

Il est évident que le rwandais Sezibera, en tant que secrétaire de l’EAC, a aussi une grande influence  à l’UA. L’envoyé spécial Bathily, qui a été récusé au Burundi, est courtisé par l’inkotanyi journaliste Madeleine Mukamabano, à tel point que les magazines du gossip français avaient hypotisé leur mariage. Bathily parle pour Kagame.

Il ne faut donc pas s’étonner que les organes de l’UA, infiltrés par les gens de Kagame sortent des déclarations en dehors du rail. Quel est l’objectif de la récente déclaration? Porter au Burundi une force derrière laquelle les soldats de Kagame s’infiltreront à Bujumbura,  s’installeront au pouvoir.

Ce projet doit être rejeté net, pour plusieurs raisons: 1) le Burundi a assez de soldats non seulement pour veiller sur sa sécurité, mais aussi pour veiller sur la sécurité de plusieurs autres pays africains. 2)les actes de terrorisme qui secouent la capitale ne sont pas un cas particulier du Burundi; il faudrait plutôt envoyer cette mission africaine au Nigeria, où Boko haram moissone des centaines de morts chaque jour. 3)Pendant que Buyoya massacrait les populations civiles de 1993 à 2000, on n’a pas vu cet empressement de l’UA à envoyer une force pour nous protéger.

 

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