LE RWANDA ENCERCLE’, KAGAME FAIT LE PROFIL BAS

Mushikiwabo, ministre rwandaise des RE

Paul Kagame a réussi en 20 ans, par son orgueuil démesuré à se créer des ennemis sur pratiquement toutes les frontières du Rwanda (RDC, Burundi, Tanzanie) et à faire haïr ses ressortissants, compromettant ainsi ce délire d’un empire Hima, qui bourdonne dans sa tête. La Tanzanie a expulsé des milliers de rwandais qui vivaient sur son territoire, parce qu’ils commençaient à créer le chaos comme d’habitude, en s’infiltrant dans les partis politiques. Pour la RDC, tout est connu: le Rwanda a provoqué une guerre insensée qui a coûté la vie à 10 millions de congolais, sans compter les centaines de milliers de femmes violées ou mutilées. En dernier lieu, le Burundi a eu sa part. Kagame  s’est improvisé prophète, il a prédit un génocide des tutsi et il s’est déclaré leur sauveur. Depuis, un coup d’état manqué, inspiré vraisemblablement par Kagame, a secoué les institutions; le général Adolphe a été assassiné  et le chef d’état-major Prime a échappé à un attentat. Il va sans dire que les putchistes sont à Kigali. Et le Rwanda s’est étonné que le Burundi ait haussé le ton, en déclarant le premier conseiller d’ambassade « persona non grata » et en prenant d’autres mesures pour éradiquer la subversion d’origine rwandaise.

La ministre rwandaise des Relations extérieures Mushikiwabo dans une conférence de presse a dit que le Rwanda a préféré répondre avec  le calme à l’expulsion de son diplomate du Burundi, pour ne pas aggraver  les problèmes. Kigali a démenti les accusations du Burundi, selon lesquelles il serait entrain d’entrainer des rebelles, prêts à attaquer le pays. Toutefois, une mission de la CIRGL doit s’y rendre pour vérifier ces allégations, même si Kigali hésite à la recevoir.

Avec le reste du monde ça ne va pas mieux. Le Parti Socialiste au pouvoir en France vient de demander au Rwanda de libérer la principale opposante Victoire Ingabire, présidente du FDU, injustement emprisonnée depuis 5 ans. Mais la même ministre a rejeté cette demande, la taxant d’ingérence dans les affaires internes du Rwanda. Rappelons que le Rwanda s’est brouillé aussi avec le Royaume Uni, après que les escadrons de la mort de Kagame ait assassiné par le poison un jeune journaliste très brillant de la BBC.  Celle-ci ayant finalement ouvert les yeux sur les crimes de Kagame avait alors publié le célèbre reportage « Rwanda: the untold story », puis le Royaume Uni avait arrêté le chef des services secrets rwandais Karenzi Kareke, probablement pour prévenir d’autres assassinats.

 

 

 

 

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