CONSEIL POUR LA PAIX ET LA SECURITE DE L’U.A.: UNE NOUVELLE MINUAR POUR KAGAME

Celui qui ne connait pas son histoire est condamné à la revivre, disait un sage des temps modernes. C’est en questionnant l’histoire récente que j’ai pu comprendre la sortie tant diplomatiquement maladroite que politiquement mal placée de l’U.A. sur le Burundi.

La destabilisation actuelle du Burundi par Kagame suit point par point le plan de la prise de Kigali en 1994. D’abord des infiltrations anonymes des inkotanyi,  qui ont été ensuite découvertes et neutralisées par l’armée de l’époque de Habyarimana. Ensuite, l’entrée massive dans Kigali en 1994, par le truchement de la MINUAR, qui facilitait l’acheminement des armes et des hommes.

Dalaire
Romeo Dallaire, le Pilate de Kigali

Le lieutenant général Roméo Dallaire qui commandait cette force de l’ONU, était le complice numéro un, et les inkotanyi l’avaient récompensé avec une belle maitresse tutsi qui agrémentait ses jours au Rwanda.

Du point de vue diplomatique, les inkotanyi avaient l’appui total  de Salim Ahmed Salim, tanzanien de la tribu masai,  Secrétaire général de l’OUA  du 27/07/1989 au 17/09/2001.

Salim Ahmed Salim

Il est évident que le rwandais Sezibera, en tant que secrétaire de l’EAC, a aussi une grande influence  à l’UA. L’envoyé spécial Bathily, qui a été récusé au Burundi, est courtisé par l’inkotanyi journaliste Madeleine Mukamabano, à tel point que les magazines du gossip français avaient hypotisé leur mariage. Bathily parle pour Kagame.

Il ne faut donc pas s’étonner que les organes de l’UA, infiltrés par les gens de Kagame sortent des déclarations en dehors du rail. Quel est l’objectif de la récente déclaration? Porter au Burundi une force derrière laquelle les soldats de Kagame s’infiltreront à Bujumbura,  s’installeront au pouvoir.

Ce projet doit être rejeté net, pour plusieurs raisons: 1) le Burundi a assez de soldats non seulement pour veiller sur sa sécurité, mais aussi pour veiller sur la sécurité de plusieurs autres pays africains. 2)les actes de terrorisme qui secouent la capitale ne sont pas un cas particulier du Burundi; il faudrait plutôt envoyer cette mission africaine au Nigeria, où Boko haram moissone des centaines de morts chaque jour. 3)Pendant que Buyoya massacrait les populations civiles de 1993 à 2000, on n’a pas vu cet empressement de l’UA à envoyer une force pour nous protéger.

 

Le Parti CNDD-FDD s’insurge contre la menace militaire de la Commission de Paix et Sécurité de l’U.A.

COMMUNIQUE NO 038 /2015 DU PARTI CNDD-FDD DU 28 OCTOBRE 2015

Le Peuple Burundais vient de réaffirmer sa souveraineté mais une certaine opinion internationale dit non.

1. Le Burundi se trouve dans une tourmente politico diplomatique ou il subit une pression sans merci forçant son peuple à renoncer à sa souveraineté qui vient de se réaffirmer par des élections législatives et communales, présidentielles et sénatoriales ainsi que celles des colinéaires organisées  de main de maître  par la CENI et remportées haut la main par le Parti CNDD-FDD aux mois de mai jusqu’en août 2015. Les institutions élues dans la transparence, la liberté et de manière inclusive ont été mises en place en commençant par le Parlement et le Gouvernement devant une représentation diplomatique riche en couleur. Malgré le boycott de certains partis de l’opposition radicale, le peuple a montré à qui veut le voir que le pouvoir émane de lui uniquement et que pour y accéder il faut nécessairement le lui demander à travers les élections car il le confie à qui il veut et qu’ il estime représenter ses intérêts légitimes.

2. Le Parti CNDD-FDD a été désagréablement surpris d’entendre de la part de la Commission Paix et Sécurité de l’Union Africaine dans son communiqué du17 octobre 2015 de la 551ème réunion de renier au Burundi la Charte de l’ONU sur la liberté des peuples à se diriger eux-mêmes et se doter des instruments de gouvernement dans le respect des souhaits du peuple concerné. Il n’ est pas compréhensible qu’ à peine sorti des élections réalisées dans le calme absolu et dans la sagesse qui ne s’observe nulle part au monde le peuple burundais soit agressé encore une fois par une organisation africaine en lui intimant l’ordre de renoncer à sa souveraineté et d’oublier les résultats des élections de  2015 pour aller de force dialoguer avec des putschistes à Kampala en Ouganda.

3. Le Parti CNDD-FDD s’indigne également de la démarche de Madame Federica Mogherini de l’Union Européenne dans son communiqué où elle a affirmé sans ambages que cette organisation internationale n’a pas coupé les appuis budgétaires au Burundi mais qu’elle les a déplacés vers les réfugiés Burundais se trouvant au Rwanda et ailleurs. L’Union Européenne a fait son choix et a décidé de créer un autre gouvernement burundais en dehors des frontières du pays qu’elle appuie de toutes ses forces sur le dos du gouvernement légitime. Ici encore elle vient de montrer que le Peuple Burundais n’a pas de problème inter-ethnique comme elle aime le dire pour  tromper  les Burundais  mais le véritable conflit réside entre le Peuple  Burundais et son ancienne puissance colonisatrice à savoir la Belgique soutenue par l’Union Européenne et entraînant  aussi l’Union Africaine à cause de leur financement à cette organisation africaine.

4. Le Parti CNDD-FDD déclare tout haut que les efforts déployés par certains Belges et européens ne renforcent pas le Peuple Burundais dans sa détermination de  sauvegarder et protéger sa souveraineté car c’est une preuve que le néocolonialisme écrasant et étouffant est en marche contre le Peuple. Le dialogue que ces forces destructrices veulent transporter à Kampala en Ouganda n’est autre chose que le refus au Peuple Burundais à l’exercice de son droit le plus légitime de se choisir librement ses institutions. Le Pays est en effet dans une lutte  de décolonisation, rien de plus. Le Peuple Burundais est invité à se serrer les coudes pour accéder à la véritable indépendance car le colonisateur d’hier veut revenir en force pour l’annuler ou la détruire. N’eût été la force nuisible extérieure venant de certains milieux politico colonisateurs belges, les Burundais devraient vivre dans la paix et la stabilité. Et aujourd’hui plus que jamais elle cherche à en finir avec les velléités d’indépendance et de démocratie car elle n’entend pas lâcher la Ville de Bujumbura et le pays tout entier.

5. Au regard de ce qui précède , le Parti CNDD-FDD demande au peuple burundais de rester uni, de poursuivre son combat de décolonisation face à la Belgique et ses soutiens, d’organiser le dialogue comme il le veut mais en sachant que l’autre partie qui se trouve en face est  la Belgique qui doit comparaître devant le peuple Burundais pour lui demander pardon et l’indemniser à cause d’une souffrance sans nom qu’elle a fait subir au pays et à son peuple pendant plus d’un siècle à travers des incitations à la haine ethnique , des organisations des massacres et au versement de sang des burundais, aux renversements des institutions suivis toujours de massacres voire parfois de génocide.

6. Le Parti CNDD-FDD s’indigne également de la menace de la Commission de Paix et Sécurité de l’UA qui cherche à envoyer des forces militaires au Burundi comme si le pays était en guerre. C’est impensable de sa part alors que le peuple burundais n’a fait qu’exercer son droit de souveraineté. Le Burundi par ailleurs a accepté une enquête internationale pour vérifier les allégations du Rwanda faisant état d’une présence des Intrahamwe sur le territoire burundais. La commission de la CIRGL vient de sortir ses résultats qui montrent qu’il n’existe pas d’Interahamwe sur le territoire burundais. Mais lorsqu’il a été question d’envoyer une commission internationale au Rwanda pour vérifier l’existence des camps d’entraînement et de recrutement de terroristes burundais sur son territoire, les autorités rwandaises ont répondu sans tarder qu’elles n’accepteront pas cette mission sur leur territoire. L’UA et l’UE se sont tus. Pourquoi cette complicité. Le Parti CNDD-FDD s’indigne et demande de transporter ces forces militaires de l’UA à l’intérieur du Rwanda et plus exactement là où les autorités rwandaises ont placé les camps d’entraînement et de recrutement de ces terroristes pour les détruire, surveiller qu’aucun terroriste n’entre sur le territoire du Burundi et intimer l’ordre à Kigali de ne plus s’ingérer dans les affaires intérieures du Burundi et plutôt de s’occuper de ses propres problèmes qui sont suffisamment nombreux.

7. Le Parti CNDD-FDD termine son propos en invitant le Secrétaire Général de l’ONU Monsieur Ban Ki Moon à ne pas céder aux sollicitations malicieuses de la Commission de Paix et Sécurité de l’UA car trop injustes et de nature à détruire le pays ce qui risquerait de déstabiliser toute la sous-région voire même la région de l’Afrique centrale tout entière comme cela est en train de se produire en Lybie et en Syrie. Une telle responsabilité de répondre favorablement à cette sollicitation de l’UA conduirait à un désastre.

Fait à Bujumbura le 28 Octobre 2015
Honorable Pascal NYABENDA

Président du Parti CNDD-FDD.

LES PLUS PAUVRES DU MONDE ? ET POURTANT LES BURUNDAIS SOURIENT ENCORE.

Il y e n a qui se complaisent dans l’autolacération et ne manquent pas une occasion pour jeter du fumier sur leur maman le Burundi. Il parait que le FMI  vient de décreter que le Burundi est le plus pauvre du monde.  Le FMI est dirigé par la française Lagarde, et l’on sait  que les français ne nous aiment pas, même si nous aimons leur langue (qui nous fait tant de mal).  Le blanc, nous  le connaissons bien, met comme dénominateur commun à chaque chose, l’argent. Le Burundi gagne peu, mais cela ne signifie pas qu’il est moins heureux. Les burundais vivent sous un des climats les meilleurs du monde, c’est-à-dire 20 degrés en moyenne, toute l’année; un printemps pertpétuel. Nous n’aurons jamais besoin de gas de chauffage. Nous avons une ou plusieurs sources d’eau au pied de chaque colline. Nous avons une seule langue et nous pouvons nous comprendre du nord au sud, de l’est à l’ouest (les belges non !). Quand le démon ne s’agite pas, les gens rient et sont pleins de joie. Allez voir les faces des français dans leurs trains ou dans les rues, elles sont obscures: ils ont peut-être de l’argent en poche, mais ils ne sont pas heureux.

Qu’est-ce que cela veut dire être le dernier du monde ? Pour l’argent, peut-être, mais pour le bonheur, mesurons-nous.

TRUMP DECLARE QUE BUSH S’EST TROMPE

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Donald Trump

Le candidat dans les primaires du parti républicain Donald Trump a déclaré que  Bush, Bill et Obama se sont trompés en menant les guerres au Moyen Orient vu le chaos qui y règne. Il regrette le bon vieux temps de Saddam Hussein et de Kagafi, où regnait l’ordre dans ces pays.

Tony Blair de son côté s’est excusé pour cette meme guerre à l’Irak,  en mentant que ce sont les services secrets qui avaient donné de fausses informations. Avant la seconde guerre en effet, tous savaient qu’en Irak il n’y avait pas d’armes de destructions de masse.

Nous savons toutefois que malgré les déclarations actuelles, la politique americaine ne va pas changer, et donc la paix ne viendra pas automatiquement. En effet, les Républicains sont liés aux industries du pétrole, tandis que les démocrates investissent dans les minerais. Raison pour laquelle les guerres du Moyen Orient sont déclenchées par les républicains, celles de l’Afrique, par les Démocrates (pour ainsi dire !).

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE PIERRE NKURUNZIZA PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI A L’OCCASION DU LANCEMENT OFFICIEL DES TRAVAUX DE LA COMMISSION NATIONALE DU DIALOGUE INTERBURUNDAIS

Gitega, le 23 octobre 2015

Distingués invités,

Chers compatriotes,

1. Nous commençons par rendre grâce à Dieu Tout Puissant qui nous a guidés jusqu’à cette étape combien importante sur la route de la consolidation de la paix, le renforcement de la sécurité et le rétablissement du dialogue entre tous les Burundais.

2. Comme vous le savez tous, nous venons récemment de mettre en place la Commission Nationale du Dialogue Interburundais, composée de 15 membres de diverses origines. Aujourd’hui, Nous allons procéder au lancement des activités de cette Commission, en même temps que nous lui rappelons ses missions.

3. Nous félicitons vivement ceux-là qui ont eu l’honneur de faire partie de cette Commission, mais nous leur demandons de travailler très consciencieusement, prenant pour références le respect des droits de la personne humaine, les lois et règlements de notre pays, la réconciliation nationale ainsi que la consolidation de la paix et de la sécurité au Burundi.

Distingués invités,

Chers compatriotes,

4. Dans notre pays, le Burundi, le dialogue et la concertation ont toujours existé. Dès qu’un point de désaccord se faisait remarquer, les gens se mettaient autour d’une table et échangeaient. Ils se levaient après avoir pris une décision de commun accord. C’est cela que nous voulons appuyer et faire revivre, afin que les citoyens puissent partager leur vision.

5. Cette excellente démarche de nous asseoir autour d’une table pour construire notre pays ne date donc pas d’aujourd’hui. Elle était vive avant l’arrivée du colonisateur au Burundi, elle s’est poursuivie même durant la période d’occupation. Les Burundais ont toujours mis en avant le dialogue et la concertation de concert avec le Roi.

6. Après l’indépendance, les Burundais ont continué à soutenir le dialogue et la concertation, trouvant des solutions à leurs problèmes sans aucune pression extérieure. Le colonisateur est venu détruire ce que les Burundais avaient élaboré, au point que les conséquences de l’assassinat du héros national, le Prince Louis Rwagasore, qui avait milité pour l’indépendance de notre pays, sont observables jusqu’à nos jours.

7. Nombre de Burundais ont toujours manifesté un comportement patriotique. Venez donc ! Renforçons et traduisons toujours en actes cet éternel héritage nous légué par nos grands- pères ainsi que les pionniers de l’Indépendance et de l’avènement de la démocratie au Burundi. Aimons donc notre pays, car c’est notre berceau à nous tous. Que le Prince Louis Rwagasore et le héros de la démocratie, Son Excellence Ndadaye Melchior, nous servent d’exemples ; Que le courage qu’ils ont manifesté nous soit une leçon dans le perfectionnement de notre amour de la patrie.

8. Et même bien avant eux, rappelons-nous la ténacité avec laquelle le Roi Ntare Rugamba, appuyé par ses soldats et par toute la population, a combattu l’ennemi jusqu’à ce que le Burundi ait ses frontières fixes. Rappelons-nous également comment le Roi Mwezi Gisabo a commbattu l’esclavagiste RUMALIZA, comment il a affronté les Allemands, toujours soutenu par son armée et par la population, tous travaillant la main dans la main, à cause de leur esprit patriotique.

9. Jamais donc il n’y a eu de groupuscules qui ont réussi à faire ce qu’ils voulaient, car le peuple burundais, en union avec ses dirigeants, se levait vite pour combattre l’ennemi. Venez alors, sur les traces de nos pères, mettons-nous ensemble et discutons, pour trouver des solutions à nos problèmes sans que personne ne s’en dérobe, respectant dans son intégralité le schéma nous laissé par nos ancêtres.

10. Gardons à l’esprit que toutes les fois que les Burundais se sont assis ensemble, ils ont trouvé des solutions durables aux problèmes qui les opposaient. N’oublions pas que ce sont les divisions qui sont toujours à l’origine de la dégradation d’une nation, et entraînent son déclin.

11. Il est fort pénible de voir qu’il y a des Burundais, nos frères, qui se rendent irresponsables, au point que certains passent pour de véritables mercenaires dans leur propre pays. Revenons tous aux valeurs positives nous laissées par nos grands – pères qui mettaient en avant le dialogue et la concertation, et même Dieu approuve l’esprit de la concorde.

Distingués invités,
Chers compatriotes,

12. Depuis très longtemps, les Burundais ont toujours effectué des déplacements vers des pays étrangers, que ce soit en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, partout dans le monde. Les nouvelles connaissances acquises, ils venaient les utiliser à la construction de leur pays natal, et le développement se manifestait essentiellement à travers les nouvelles architectures ou dans d’autres domaines.

13. Nous saisissons d’ailleurs cette occasion pour remercier bon nombre parmi les Burundais de la diaspora qui ont montré qu’ils gardent à cœur le développement de leur pays. Ils y ont contribué en appuyant leurs frères, soit en participant aux travaux communautaires, soit en intervenant dans les secteurs de la santé publique, de l’environnement, de l’économie, le développement de la science et de la recherche, etc.

Qu’ils gardent cet esprit, c’est cela l’amour de la patrie. Bien plus, ils ne cessent de venir contribuer au développement de leurs provinces et de leurs communes d’origine. Nous les encourageons et leur en sommes reconnaissants.

14. Cependant, ce n’est pas le cas de certains autres Burundais qui sont à l’étranger, fuyant la justice à cause des délits dont ils se sont rendus coupables ; fuyant sans que personne ne les pourchasse. Pour d’autres, il a été révélé qu’ils sont impliqués dans la tentative de renversement des Institutions démocratiquement élues. Enfin il y en a d’autres encore qui sont pointés du doigt et cités dans les différents rapports de l’ONU comme perturbateurs de l’ordre dans notre région.

15. Le Gouvernement du Burundi voudrait rappeler encore une fois que ce dialogue, quelque inclusif qu’il soit, ne viendra nullement occulter l’action de la justice, ni consacrer l’impunité dans notre pays.

16. Par ailleurs, il existe un autre groupe de Burundais qui se sont rendus à l’étranger, sur les frais de l’Etat. Certains parmi eux disposaient d’une double nationalité, et ont rejoint leurs familles là-bas. Qu’ils cessent donc de distraire la Communauté Internationale, car le Gouvernement s’est même engagé à protéger et veiller sur leurs biens restés au Burundi. Bien plus, les membres de leurs familles élargies sont ici, et ils oeuvrent tranquillement au développement du pays comme tous les autres citoyens.

17. Ce n’est donc plus un secret pour personne, parmi les Burundais qui vivent à l’extérieur, il est apparu clairement que certains ont la volonté de construire leur pays natal ; mais malheureusement, d’autres veulent encore voir le Burundi sombrer. A ceux-là, nous les exhortons à revenir à la raison.

18. Qu’aucun Burundais vivant à l’étranger ne se considère plus comme supérieur à ses concitoyens restés au pays, surtout que la plupart d’entre eux ont laissé toutes leurs familles au pays.

19. C’est dans cette optique de privilégier le dialogue et la concertation que nous avons mis en place cette Commission, pour que même ces gens se ravisent et s’unissent aux autres dans l’œuvre de reconstruction de notre chère patrie, car le pays a besoin de nous tous.

20. Chers compatriotes, et surtout vous qui avez eu l’honneur d’être désignés pour piloter cette commission, nous vous rappelons encore une fois que les regards de tous les Burundais sont tournés vers vous, et qu’ils attendent de vous un signe d’impartialité. Dans vos prestations, vous êtes appelés à organiser des séminaires d’échange à travers tout le pays à l’intention de toute la population, sans oublier nos concitoyens de la diaspora.

21. Vous aurez à aborder des questions ayant trait à la politique, aux relations sociales, à l’économie, à la consolidation de la paix et de la sécurité, à l’Accord de paix d’Arusha, la constitution, l’Accord global de cessez-le-feu, la Charte de l’Unité Nationale du Burundi, le programme d’éducation et de formation patriotique, etc.

22. Cette Commission que vous constituez a un mandat d’une durée de 6 mois, mais il peut être renouvelé. La Commission produira tous les trois mois un rapport qu’il va soumettre au Chef de l’Etat pour disposition et compétence. Les copies de ces rapports seront remises à l’Assemblée Nationale et au Sénat pour information.

23. Avant de terminer, Nous voudrions encore une fois remercier les amis et les partenaires du Burundi et tous ceux qui ne cessent de nous appuyer dans notre programme de recherche d’une paix durable pour notre pays.

24. Nous invitons tous les Burundais, ceux qui résident au Burundi et ceux de la diaspora, à apporter leur contribution pour que ce programme de renforcement de la paix soit concrétisé, surtout en participant activement à toutes les rencontres qui seront organisées dans tout le pays. En ce qui nous concerne, le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour que ce dialogue inter-Burundais soit couronné de succès.

25. Pour clôturer, nous voudrions remercier tous les Burundais, surtout les Forces de Sécurité, pour leur engagement dans la sauvegarde de la paix et la sécurité de leur patrie ; ayez toujours à l’esprit que personne d’autres n’aimera le Burundi plus que ses propres fils, ainsi que le Dieu qui l’a créé.

26. C’est sur ces mots que nous déclarons solennellement lancés les travaux de la Commission Nationale du Dialogue Interburundais.

QUE DIEU VOUS BENISSE, JE VOUS REMERCIE

DE FRERE PIERRE A DRAGON PAUL : LA MISERE DES REFUGIES BURUNDAIS AU RWANDA

 

Les rwandais ont joui de l’hospitalité burundaise comme réfugiés depuis 1959; certains d’entre eux ont commis des crimes innommables comme l’assassinat de Pierre Ngendandumwe; d’autres ont « rendu service » aux assassins hima en participant activement au génocide de 1972, d’où d’ailleurs ils ont appris la technologie d’agafuni qu’ils ont ensuite utilisée contre les réfugiés hutu dans les forêts du Congo; des milliers ont ensuite été récompensés par Micombero en 1974, en leur accordant la nationalité burundaise, raison pour laquelle ils réclament le trône du Burundi ( Innocent Muhozi, Teddy Mazina, David Gakunzi, Albert Rudatsimburwa sont les fils de ceux-là; peut-être aussi le fameux munyamulenge de Pauline Simonet…).

Mais en toutes ces années, personne n’a menacé de renvoyer chez eux les réfugiés rwandais. Le Rwanda lui, par le chef de Police Theos Badege et la Ministre ayant les réfugiés dans ses attributions, Séraphine, a menacé d’expulser les réfugiés burundais qui sont sur son territoire.  Ils ont été accusés de pédophilie, de trafic de stupéfiants, et de créer du désordre chez les nationaux qui habitent dans les environs des camps. Ils ont  ajouté que les réfugiés n’ont pas le droit de participer dans des activités non pacifiques, tel l’enrôlement dans des rébellions pour renverser le président Nkurunziza du Burundi. Le chef de police Théos Badege a dit que beaucoup de coupables ont été appréhendés et mis en prison. Mais il n’en a pas précisé le nombre.

Si les griefs retenus contre eux sont exacts, que justice soit faite. Car il y a aussi des malfaiteurs, qui lançaient des grenades à Bujumbura, qui ont pris le large pour s’abriter au Rwanda. Mais je doute fort que ces accusations soient spontanées; elles cachent une autre manoeuvre; très probablement, l’emprisonnement des réfugiés burundais est un échapatoire pour soustraire les rebelles en formation, au contrôle de la misssion du CIRGL.

Morale: nos concitoyens ont fui leur frère Pierre Nk, pour tomber dans les griffes de dragon Paul K.  Beaucoup se sont se sont exilés parce que Kagame depuis plus d’une année annonçait un génocide (qu’il voulait provoquer) mais qui, heureusement, n’a pas eu lieu.  Nos frères burundais réfugiés commencent à comprendre qui est la mère et qui est la marâtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

IBARA: KAGAME ARIKO ARIHORA UBURUNDI KU MPUNZI

Theos Badege, umukuru w’abapolisi bagira iperereza

Umukuru w’abapolisi bajejwe iperereza ACP Theos Badege, yabwiye ikinyamakuru IZUBA c’i Rwanda  ko hari abarundi batazwi igitigiri, ni ukuvuga benshi, bapfungiwe mu Rwanda kuko ngo boba barasambanije abana. Abandi ngo bakabahora ko boba baranyoye ibiyayura umutwe, navyo bikavurwa ko boba babikuye muri Tanzaniya. Kandi ngo izo mpunzi zarateye umudugararo mu banyagihugu bari mu mu micungararo y’ikambi y’impunzi y’i Mahama, irimwo abarundi ibihumbi 44. Umukuru w’ibiro vya ONU biraba impunzi, Azam, yabwiye ababa mw’ikambi y’i Mahama ko batarekuriwe guca ku mategeko, canke  gutukisha ikambi, kuko bizogira ingaruka ku bazoza gusaba icumbi hanyuma. Ministri Séraphine Mukantabana, ashinzwe ivy’impunzi, nawe yongeyeko ko impunzi zitegerezwa kwirinda ibintu vyose bitajanye n’amahoro, nko kuja mu myimenyerezo ya gisirikare  ifise intumbero yo gutembagaza Prezida Nkurunziza.

Ntawuzi ko atari ka « kenge » ko kwihora Uburundi kuko bwapfunze abanyarwanda bariko baradurumbanya i Bujumbura; canke ko abo bapfunzwe atari ya misore n’inkumi  bamaze igihe biga igisoda ngo baze batere Uburundi, none Kagame agomba kubanyegeza kuko intumwa za CIRGL zigira zije kubasuzuma.

Uko biri kwose, abenshi buhuwe n’ibihuha biva i Rwanda nyene ngo hari ihonyabwoko ririko rirategurwa; none raba bahungiye imvura mu muvo, baavuye ku burobe none bahereje mu buroko. Twizere ko bazobarekura, bagashobora gusubira iwabo. Uburundi bwabavyaye burabarindiriye.

LE RWANDA ENCERCLE’, KAGAME FAIT LE PROFIL BAS

Mushikiwabo, ministre rwandaise des RE

Paul Kagame a réussi en 20 ans, par son orgueuil démesuré à se créer des ennemis sur pratiquement toutes les frontières du Rwanda (RDC, Burundi, Tanzanie) et à faire haïr ses ressortissants, compromettant ainsi ce délire d’un empire Hima, qui bourdonne dans sa tête. La Tanzanie a expulsé des milliers de rwandais qui vivaient sur son territoire, parce qu’ils commençaient à créer le chaos comme d’habitude, en s’infiltrant dans les partis politiques. Pour la RDC, tout est connu: le Rwanda a provoqué une guerre insensée qui a coûté la vie à 10 millions de congolais, sans compter les centaines de milliers de femmes violées ou mutilées. En dernier lieu, le Burundi a eu sa part. Kagame  s’est improvisé prophète, il a prédit un génocide des tutsi et il s’est déclaré leur sauveur. Depuis, un coup d’état manqué, inspiré vraisemblablement par Kagame, a secoué les institutions; le général Adolphe a été assassiné  et le chef d’état-major Prime a échappé à un attentat. Il va sans dire que les putchistes sont à Kigali. Et le Rwanda s’est étonné que le Burundi ait haussé le ton, en déclarant le premier conseiller d’ambassade « persona non grata » et en prenant d’autres mesures pour éradiquer la subversion d’origine rwandaise.

La ministre rwandaise des Relations extérieures Mushikiwabo dans une conférence de presse a dit que le Rwanda a préféré répondre avec  le calme à l’expulsion de son diplomate du Burundi, pour ne pas aggraver  les problèmes. Kigali a démenti les accusations du Burundi, selon lesquelles il serait entrain d’entrainer des rebelles, prêts à attaquer le pays. Toutefois, une mission de la CIRGL doit s’y rendre pour vérifier ces allégations, même si Kigali hésite à la recevoir.

Avec le reste du monde ça ne va pas mieux. Le Parti Socialiste au pouvoir en France vient de demander au Rwanda de libérer la principale opposante Victoire Ingabire, présidente du FDU, injustement emprisonnée depuis 5 ans. Mais la même ministre a rejeté cette demande, la taxant d’ingérence dans les affaires internes du Rwanda. Rappelons que le Rwanda s’est brouillé aussi avec le Royaume Uni, après que les escadrons de la mort de Kagame ait assassiné par le poison un jeune journaliste très brillant de la BBC.  Celle-ci ayant finalement ouvert les yeux sur les crimes de Kagame avait alors publié le célèbre reportage « Rwanda: the untold story », puis le Royaume Uni avait arrêté le chef des services secrets rwandais Karenzi Kareke, probablement pour prévenir d’autres assassinats.

 

 

 

 

4 PRESIDENTS HIMA, 4 GENOCIDES: CA DONNE DU VERTIGE !

 

Michel Micombero, président du Burundi 1966-1976. Auteur du Génocide contre les Hutus en 1972

 

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Jean Baptiste Bagaza, président du Burundi 1976-1986. Il a monté le Génocide intellectuel contre les hutu, avec le système i-u.

 

 

 

 

 

 

 

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Pierre Buyoya, président du Burundi 1986-1993; 1996-2003. Il a fait assassiner le Président Ndadaye en 1993, provoquant une guerre qui a emporté plus de 300.000 habitants en 10 ans.
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Paul Kagame, président du Rwanda 1994- : Cerveau de toutes les guerres de l’Afrique Centrale depuis 1994. A fait le génocide de 10 millions de congolais et réfugiés hutu depuis 1996.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quattre sur quattre, sans coup férir, et dire qu’il n’y a pas péril en la demeure. Nos pays, Burundi, Rwanda et Congo Démocratique,  où autrefois coulaient le lait et le miel, sont devenus désormais des terres baignées par des fleuves de sang et de larmes. A cause de l’ambition démesurée pour le pouvoir de ce petit rameau dit Hima de la petite ethnie des Tutsi.  Intriguants jusqu’à l’extrême, mais très réduits en nombre, ils utilisent la violence pour s’imposer, une fois qu’ils arrivent au pouvoir. D’où des génocides à répétition, dans l’Afrique des Grands Lacs. Micombero a sonné la charge en 1972, en exterminant à surprise tous les Hutu qui savaient lire. Plus de 300.000 morts en trois mois (29 avril – juillet 1972). Premier génocide de l’Afrique postcoloniale.   Son cousin Bagaza, ne tua personne physiquement, ce qui est déjà beaucoup; mais il refusa à une entière génération Hutu d’entrer à l’Ecole Secondaire, et donc à l’Université.  Buyoya initia son règne par des massacres de Hutu à Ntega et Marangara en 1988 (50.000 morts); puis en 1993, battu aux élections, il fit assassiner le président démocratiquement élu Melchior Ndadaye, et le remplaça en 1996 après de faux gouvernements de transition. Il entretiendra une guerre et des tueries à petit feu qui dureront 10 ans, emportant plus de 300.000 burundais, principalement des Hutu, mais aussi des tutsi (banyaruguru).  Il est désormais établi que Kagame du Rwanda a fait massacrer des centaines de milliers de hutu,  mais aussi des tutsi en 1994, soit qu’il n’est pas intervenu quand il pouvait, soit qu’il a refusé l’arrivée des casques bleus pour les protéger. Objectif: il lui fallait un génocide de tutsi pour justifier son pouvoir absolu et monoethnique. Le grand mensonge que les tutsi non hima gobbent allègrement (eux aussi) est que les Hima sont en train de travailler pour eux. Mais c’est tout le contraire.  Pendant ces dernières années par exemple, les hima ont encouragé les tutsi du centre et du nord du Burundi à ne pas quitter les camps de regroupements. Etant donné que Kagame veut absolument un génocide, qui pensez-vous qu’il va sacrifier ? Evidemment les tutsi (non hima)  tenus dans ces camps comme des troupeaux. Il enverra ses commandos pour les exterminer et il va crier au génocide. Hutu et tutsi, soyez vigilants et restez unis. Vous avez un ennemi commun.