UN PEUPLE EXCEPTIONNEL, DES PRESTATIONS EXCEPTIONNELLES

« Les contingents burundais, militaires et policiers, font un excellent travail sur le terrain à Bangui et sont surtout bien appréciés par les populations locales de toutes les sensibilités », a déclaré Kevin Miller, un haut fonctionnaire de la MINUCA, après avoir renouvelé  le mandat de deux unités de Police. Il ajoute:  » A l’ONU, les contingents burundais ont la mention EXCEPTIONNELLE »

Les burundais sont un peuple exceptionnel. C’est quand ils sont en dehors de leur pays, en se comparant à d’autres peuples, qu’ils découvrent la grande richesse dont ils sont dotés. Il ne s’agit pas seulement des militaires. Mais aussi des civils, dispersés aux quatre coins du globe. Le calme, la générosité jusqu’au sacrifice, la prudence, le don de la médiation, et même le « savoir boire »! Il est rare de trouver un burundais dans les cas de vandalisme ou de casse.

N’eussent été les quelques têtes brûlées qui ont ensanglanté notre histoire (batwambitse ibara ritukura), le Burundi serait une grande Nation, respectée dans le monde,  comme avant l’arrivée des Blancs. Merci à ces militaires qui honorent leur pays et leur peuple, et qui nous rendent fiers d’être burundais.

LES ESPIONS DE KAGAME

IMG-20150902-WA0014La meilleure preuve, c’est la monstration. Voilà les espions et les agitateurs que Kagame infiltre au Burundi. Ils voulaient provoquer un génocide à mettre sur le dos du CNDD-FDD ou tout simplement jouer aux FDLR, que Kigali affirme être présents sur le sol burundais. Depuis toujours, les tutsi rwandais ont joué  un rôle important dans les souffrances endurées par le peuple burundais, depuis l’assassinat du premier Ministre Pierre Ngendandumwe, en passant par le génocide de 1972 et les massacres de 1993 (les Sans Echecs). Et maintenant Kagame continue de remuer le couteau dans la plaie et sans honte réclame ses rwandais qui seraient emprisonnés au Burundi.

BURUNDAIS ET ITALIENS AU RYTHME DU TAMBOUR

IMG-20150902-WA0000Ce samedi 29 Août 2015, la Communauté Burundaise d’Italie Onlus, en sigle CBI Onlus, avait repondu favorablement à l’invitation de la Commune de Sezze, Province de Latina. C’était à l’occasion de la fête populaire qui est annuellement célébrée. Elle est dénommée « Notte Bianca » c-à-d nuit blanche. De portée culturelle, la fête en soi  a pour but de favoriser l’intégration socio-culturelle en faisant respirer ensemble les valeurs de la cohabitation pacifique et de respect mutuel entre les peuples au-delà de leur diversité.IMG-20150902-WA0003En couleurs qui symbolisent le drapeau du Burundi,  les petits enfants, les femmes, les hommes, burundais comme italiens portaient ces couleurs vives dans une harmonie qui reflète en soi un spectacle admirable tout en véhiculant aussi l’identité ouverte de l’Association. En passant dans le quartier, les tambours sur la tête des Batimbo, les habitants ne s’y trouvaient pas. « Un autre spectacle! Où allez-vous sonner ? »,  demandaient-ils avant de lancer un ciao interessé. « D’où venez-vous ? »,  renchérissaient certains pour se montrer curieux de partager les rythmes uniques de cette nuit blanche taillée en mille échos de multiculturalité.

IMG-20150902-WA0002En zigzagant entre les maisons du quartier, le groupe en rouge,  vert et  blanc arrive sur le lieu du spectacle: Place S. Lorenzo. Chaises bien arrangées, scène couverte en rouge, instruments de sonorisation, gens qui grillaient la viande sur la barbecue, gens qui mangeaient ici et là les spécialités du lieu sezzese: l’air du divertissement se reniflait.

Vers 20.00, sur la scène surlevée, le vrai spectacle commence. Une vingtaine de personnes s’y positionnent. Rythmes envoutants d’accueil, thèmes de danses variées, sons et élégance des mouvements, discours de présentation de l’Association comme de remerciement aux institutions, chansons traditionnelles burundaises, coupure faite en surprise, quiz de participation populaire, danses féminines, … Pour une heure durant, c’est du nouveau. Ce tambour du Burundi qui est devenu patrimoine de l’humanité depuis 2014 est irrésistible. Les spectateurs sont restés stupefaits en voyant de leurs yeux et en entendant de leurs propres oreilles, une realité positive du Burundi, contraire a celle virtuelle colportée par les mass medias.

 

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NOTIZIE BREVI

1. Onorevole Nduwimana Edouard, 2° Vice Presidente dell’Assemblea conduce una delegazione di alto livello negli Stati Uniti, per spiegare la realtà burundese.

IMG-20150901-WA00022. La Banca della Repubblica del Burundi ha emesso un nuovo biglietto da 1000 Franchi

 

 

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3. Una scia di assassini a carattere politico non si ferma: sabato scorso 29/8, due persone sono abbattute nel quartiere di Musaga, a sud della capitale; la notte seguente, un rappresentante del partito al potere CNDD-FDD è ucciso a Muyira  in provincia di Bujumbura rurale; nella notte da domenica a lunedì, un esponente del partito di opposizione MSD è anche lui ucciso a Ruvyagira (Bujumbura rurale), in ciò che sembra una rappresaglia, o semplicemente un incitamento allo scontro politico. Lunedì, nel pattugliamento, un militare è stato ferito da uomini armati a Bukinanyana, nella provincia di Cibitoke, un poliziotto è stato ferito da una granata nel quartiere di Musaga. Ieri martedì 1/9/2015 è stato rinvenuto un cadavere di un poliziotto ucciso e gettato in un bosco à Gitongo, nel comune di Mutaho (provincia di Gitega), lungo la strada asfaltata Ngozi-Gitega. Gli abitanti avrebbero sentito gli spari durante la notte verso le 22, e qualcuno ha visto che gli assassini avevano portato la vittima in una macchina Toyota Probox. Dopo l’esecuzione dell’infortunato, la macchina è tornata indietro.

 

BIKOMAGU, LE DESTRUCTEUR DE LA DEMOCRATIE BURUNDAISE

 

FB_IMG_1439636901839-200x200La crise burundaise trouve incontestablement ses origines non seulement dans la mauvaise gestion qui a caractérisé les pouvoirs militaires de Bururi qui se sont succédés pendant plus de 40 ans mais surtout avec l’assassinat du premier Président démocratiquement élu par le peuple, Melchior Ndandaye.

Bikomagu né à Bururi au sud du Burundi était au départ sous officier de l’armée burundaise. Un jour, il traversa la frontière burundaise au sud du pays vêtu avec un long manteau cachant des armes. Il parvint à massacrer un nombre consistant de  burundais dans un camp de réfugiés en Tanzanie. De retour au Burundi, le président Bagaza lui octroya le titre d’officier en guise de récompense.

En 1993, Ndadaye le nomma par décret présidentiel chef d’état major de l’armée à la surprise de tout le monde et selon un membre du comité directeur de l’époque de son parti le Frodebu, sous injonction de l’ancien président Buyoya. Lors du coup d’état du 21 au 22 octobre de la même année, ce fut le colonel Bikomagu qui livra le Président Ndadaye aux putschistes, le séparant de sa famille qu’il porta à l’Ambassade de France à Bujumbura . « Je prends la famille, vous gardez celui que vous cherchiez » a-t-il dit aux putschistes.

Après ce coup d’état suivi de beaucoup d’assassinats de burundais principalement par l’armée, les Nations Unies ont mis sur pied une commission internationale chargée d’enquêter sur ces assassinats. Madame Ndadaye entendue par cette commission soutient que si le colonnel Bikomagu l’avait voulu, il aurait pu également soustraire le Président aux putschistes et le sauver. Elle soutient également que c’est délibérément qu’il l’a livré. Selon cette commission, il est établi que le colonel Bikomagu a pu, durant tous ces événements circuler très librement et qu’il n’a jamais entrepris aucune action positive pour tenter de soustraire le Président aux militaires.

Après l’assassinat du Président Ndadaye, la suite des opérations est dirigée à l’état major, où un comité de gestion de crise se met en place. En font partie François Ngeze, les officiers Bikomagu, Simbanduku, Daradangwa et Ningaba. Selon cette commission, le colonel Bikomagu, par sa position dans la hiérarchie militaire, avait une responsabilité particulière pour la discipline au sein des forces armées. Au niveau de sa compétence, la commission trouve qu’il y a sans doute des infractions pour les quelles Bikomagu a à répondre. Cela est renforcé par le fait que postérieurement aux événements, en tant que haut responsable militaire, il ne prend aucune sanction, même disciplinaire, à l’encontre des militaires qui ont défié son commandement et son autorité au camp Muha le matin du 21 octobre 1993.

Le centre des activités passe incontestablement à l’état-major et dorénavant aucune démarche significative ne se passe en dehors de la présence de Bikomagu. En même temps, le chef d’état-major envoie des troupes militaires par hélicoptères en l’occurrence les parachutistes de Bujumbura pour « pacifier la population », bien entendu avec des armes notamment à Cibitoke, Gitega, Ruyigi,…. C’est ainsi qu’ils ont donné le coup d’envoi aux militaires des camps de ces provinces en massacrant les hutu qu’ils rencontraient et en pillant les biens surtout dans les centres de négoces. A Gitega par exemple où j’étais, les militaires sillonnaient toutes les collines  en compagnie de tutsi du lieu. Ils tuaient tout hutu qu’ils rencontraient avec des fusils ou à la baïonnette, surtout à Giheta, Mungwa, Mubuga, Kabogi,…. Les élèves tutsi des écoles secondaires de cette province tuaient tout hutu qu’ils rencontraient : directeur, professeurs, élèves, tout passant identifié comme hutu.  Au total, la commission établit un bilan de 50.000 victimes jusqu’au mois de novembre 1993 dont la plupart ont été tués par des militaires. Tous ces crimes demeurent jusqu’à présent impunis.

On aura tout vu au Burundi : Ntibantunganya rend hommage à Bikomagu alors que ce dernier après avoir assisté au « spectacle de Bugendana »  a invité le Président Ntibantunganya à rendre son tablier au profit de Buyoya II lui signifiant qu’il n’est plus capable d’assurer sa sécurité.

Ceux qui ont assassiné le colonel Bikomagu n’ont autre mission que celui de priver la commission Vérité et Réconciliation d’un témoin oculaire, gênant et co-responsable dans le putch sanglant opéré par le Major Buyoya Gustave en commanditant la mort de son successeur.

Habonimana Anita