NOUVELLES BREVES: CANADA, CANKUZO, BURKINA

IMG-20150919-WA0006 IMG-20150919-WA0008 IMG-20150919-WA0011 Hier samedi 19/09/2015, les burundais du Canada ont fait entendre leurs voix; ils ont marché pour soutenir les institutions élues. Sur les pancartes on pouvait lire: « Nous disons non à la conquête du pouvoir par les armes; non aux manifestations violentes; non aux attentats »; ou encore : « Nous soutenons le Président élu par les burundais ». C’étaient majoritairement des jeunes, grandis au Canada. On se souveindra que ce pays, influencé par son penchant pro-Kagame (Dalaire, qui commandait les forces de l’ONU au Rwanda en 1994, est canadien), et la position de l’ambassadrice frondeuse, a empêché la tenue des élections à l’Ambassade du Burundi, créant une grande frustration chez nos concitoyens.

CANKUZO

Des nouvelles en provenance du Burundi parlent d’une attaque qui a eu lieu à Cankuzo ce vendredi 18/09. Contactée une source sur place, elle parle d’une grenade qui a été lancée contre le portail d’un parlementaire, dont l’explosion a provoqué les réactions de la police qui patrouillait dans la ville. On racconte qu’il n’y a pas eu de dégâts humains, mais que des armes ont été récupérées.

D’autres sources parlent d’un groupe de 76 personnes, venues du Rwanda, ayant contourné Muyinga par la Tanzanie, qui ont attaqué Cankuzo. Mais la police et la population les auraient anéanties.

BURKINA FASO: CHEZ LES GENS DE COULEURS (NOIRS), PAS DE REVOLUTION DE COULEUR !

Quand le président Hollande a parcouru l’Afrique au mois de mai, à chaque étape il pointait du doigt le Burundi, et magnifiait le Burkina Faso, qu’il présentait comme modèle. Il croyait que le mélange chimique qu’il avait opéré dans ce laboratoire avait créé un produit neuf. Il se trompait éperdûment. Il avait oublié d’y ajouter le catalyseur appelé « armée ». Et tout a sauté. Un général a déposé le gouvernement de transition malheureusement obtenu par la pression de la rue,  télécommandée de Paris.  Les blancs appellent les noirs « gens de couleur ». Ils n’ont pas besoin d’autre révolution de couleur !

AVIS AUX BAHUTU ET BATUTSI DU BURUNDI: AVANT D’INTRODUIRE LE LOUP DANS LA BERGERIE, DEMANDEZ CONSEIL A RUJUGIRO

Cette semaine, on assiste à une forte pression des pays européens  sur le Burundi, pour le pousser au dialogue avec leur créature nouveau-née, le CNARED. Tantôt ils agitent le Conseil des droits de l’homme de Génève, tantôt ils menacent de voter une résolution aux Nations Unies, tantôt ils ébruitent qu’ils veulent attaquer le Burundi par l’entremise de Kagame… Et pourtant les Belges  nous ont colonisés  de 1916 à 1962, soit un mandat de 46 ans sans interruption; et nous les voyons si énervés pour un mandat de 5 ans de Pierre Nkurunziza ! Mais quelle mouche les  a piqués ? La vérité est que ces européens se sont retrouvés  avec la queue du lézard entre les mains, après l’entrée de Rwasa dans les institutions. Je veux dire, un CNARED qui jacasse mais insignifiant du point de vue de la représentativité populaire. Ce qui explique leur recours au terrorisme, aux menaces de guerre imminente,  pour compenser le manque de légitimité. Et les européens qui ne veulent pas perdre la face, sont prêts à  provoquer une guerre fratricide au Burundi, en utilisant le célèbre bourreau de l’Afrique des Grands Lacs: Kagame.

Toutefois, je voulais aviser mes chers concitoyens burundais, hutu et tutsi et en particulier ceux qui sont en train de s’appuyer sur Kagame pour envahir éventuellement le Burundi. Un dicton de notre chère patrie s’énonce ainsi: « Impfizi itazi ikibi irigata ishenyo » (le boeuf encore ignorant lèche la lame de la hache…. qui le tuera !).

48f8ef19b920e214e2a78599e157c0c1Lundi 14/09/2015, la ville de Kigali a mis par terre cet hotel appartenant à Rwigara Assianapol. Rwigara était un riche tutsi, qui a financé abondamment la guerre du FPR. Il a été assassiné l’an dernier par les services de Kagame. Des sources sûres  disent que Kagame voulait lui confisquer ses avoirs, mais il ob_8f98ec_inzu-ya-rwigaraa refusé. Comme si sa mort ne suffisait pas, Kagame a démoli aussi ses biens, en se retranchant derrière  les lois de l’urbanisme. Sa famille affirme que c’est une manoeuvre pour l’affamer.

Que ceux qui possèdent quelque bien aillent demander aussi à Rujugiro, avant de signer un contrat d’invasion avec le dictateur Kagame. Rujugiro est un commerçant de renom; il a financé aussi le FPR;  mais les biens qu’il possède au Rwanda ont été réquisitionnés par le régime de Kagame, tandis que le propriétaire est en fuite à l’étranger. Ce dictateur ne supporte personne en dehors de lui qui ait des biens.

Or, il se fait que l’économie du Burundi est entre les mains de certaines familles tutsi, vue l’histoire que nous avons vécue. Je les inviterais à bien peser les conséquences de la venue de Kagame ou son système au Burundi. S’il y arrive, il va tout razzier, comme Napoléon. Kagame est sans scrupule: I don’t care, dit-il souvent: « Je m’Enfous ». Ce mégalomane de Kigali a imité Mussolini en changeant les noms des lieux, comme si l’histoire avait commencé avec sa prise de pouvoir. Il risque de faire pleurer ceux qui rient maintenant. A bon entendeur…

KAGAME VEUT CONCRETISER L’EMPIRE HIMA SOUS LA COUVERTURE HUTU AU BURUNDI

 

dsci0824A l’image de la prise du pouvoir au Rwanda par le FPR, Kagame se prépare à réinstaller l’empire hima au Burundi sous la couverture hutu du CNARED. Comme en 1994, le FPR avait infiltré tous les postes clés de responsabilité au Rwanda : la présidence, l’armée, la police, les banques, la MINUAR, les organisations internationales,… De même, le Rwanda a envoyé ses DMI à Bujumbura, opère à travers son ambassade de Bujumbura, achemine des armes vers Bujumbura, collabore avec certains militaires tutsi, finance déjà les soi-disantes organisations de la société civile au Burundi depuis des années, soutient les rebelles qui s’organisent sur son territoire,…

Le même scénario de 1994 au Rwanda se répète au Burundi. Des assassinats ciblés de politiciens et/ou d’officiers supérieurs sont opérés à endosser au pouvoir en place comme ce fut le cas sous Havyarimana en accusant la jeunesse du Parti, les interahamwe ou le président et les imbonerakure ou Nkurunziza pour le Burundi. Ce plan a été expérimenté sous la présidence du figurant Ntibantunganya alors que le pouvoir était dans les mains du colonel Bikomagu. Le moment venu, Ntiba a été interpellé de laisser le pouvoir au vrai détenteur Buyoya après avoir essuyé les jets des déchets humains à Bugendana.

L’autre stratégie consiste à utiliser des gens hutu, ivyisto, des marionnettes comme l’ancien président Pasteur Bizimana, surtout les intellectuels aveugles et avides du pouvoir (abanyenduga) du sud et les vomir par après. C’est le cas de tous ces hutu du CNARED : in primus Léonard Nyangoma d’autant plus qu’il était mort politiquement et qu’il est détenteur d’un titre de séjour précaire en France, Gervais Rufyikiri, Pie Ntavyohanyuma, Sylvestre Ntibantunganya, Domitien Ndayizeye, Onésime Nduwimana, Mames Bansubiyeko, Godefroid Niyombare, … Nommer le tutsi Alex Sinduhije comme ministre de la sécurité dans le pseudo gouvernant de Nyangoma en dit beaucoup de choses !

L’usage de l’argent et des femmes est une autre arme qui a contribué à combattre le régime de Havyarimana et qui est en train de produire ses effets contre le pouvoir de Nkurunziza.

La stratégie d’attaquer la capitale a bien fonctionné au Rwanda et sert d’exemple pour installer l’empire hima. Et bien, les tutsi savent qu’ils n’ont pas de popularité au sein des masses paysannes hutu. Il faut donc prendre la capitale et par après chasser ces masses vers le Zaïre pour le cas des Rwandais et vers la Tanzanie pour les Burundais.

La préparation du terrain au niveau diplomatique a contribué aussi pour prendre Kigali et avoir plus d’alliés. Il suffit de vendre le génocide tutsi et toutes les cartes sont jouées. Le ministre rwandais des relations extérieures a lancé un ultimatum à son homologue burundais pour l’identification de tous les rwandais arrêtés lors des soulèvements et/ou attaques armées. Le pouvoir de Bujumbura ne devrait pas se contenter d’arrêter quotidiennement les différents militaires, polices ou autres infiltrés rwandais mais doit avoir le courage et prendre des mesures appropriées pour la sauvegarde de sa souveraineté et la protection du peuple burundais.

Kagame veut donc concrétiser l’empire hima en installant au Burundi un pouvoir tusti couvert des marionnettes hutu à l’image du Rwanda et mettre dans les oubliettes les accords d’Arusha exactement comme il l’a fait dans son pays.

La prudence est donc de rigueur pour le salut du peuple burundais !

Habonimana Anita

DIPLOMATE RWANDAIS PRIS LA MAIN DANS LE SAC (YAFATANYWE ITONGA)

Desire%20NyaruhiriraDésiré Nyaruhirira, premier conseiller à l’Ambassade du Rwanda à Bujumbura s’est volatilisé. La police en effet, suivant une information réservée, a  trouvé dans la résidence du diplomate tout un arsénal: 17 kalachnikovs, 3 lance roquettes, 15 roquettes.  (Si on fouillait l’ambassade, il est probable qu’on y  trouverait même des missiles !). Ensemble à  General%20Gilbert%20bulange-450x561Nyaruhirira est parti Gilbert Bulanje, Conseiller au cabinet du Ministère de la Bonne Gouvernance. Il fut patron au sein du service national de renseignement (SNR) du volet extérieur. Il est retenu avec  une quasi certitude qu’il était devenu l’agent double, qui vendait les secrets burundais au Rwanda, vue l’amitié qui le liait à Nyaruhirira.

(Gilbert Bulanje, en cravate)

 

 

.facebook_1442151293519Par contre, hier 12 septembre durant la nuit a été capturé  IYAMUREMYE CLOVIS, chef du commando qui a tué le général Nshimirimana Adolphe. Il tentait de fuir vers la RDC par Gatumba. Il aurait organisé aussi l’attentat manqué contre le Général Niyongabo, Chef d’Etat Major Général, ce 11/09/2015. Il se fait que cet homme est un rwandais infiltré, qui a réussi à se faire immatriculer comme soldat burundais ! Il ne doit sûrement pas être le seul. Il faut un travail urgent de filtrage, pour que chaque soldat soit connu, jusque sur sa colline de naissance.

Nous attendons impatiemment les commentaires de Mushikiwabo, qui tempêtait en accusant le gouvernement burundais de retenir ses concitoyens.

 

 

UN PEUPLE NORMAL,QUI S’EXPRIME PAR LES URNES

FB_IMG_1442062974475Les foules de gens que nous avons vues en files lors des élections, les foules joyeuses que nous voyons chanter et célébrer aujourd’hui leur victoire, constituent le peuple normal, comme dans les autres pays du monde. Elles contrastent avec l’autre partie du peuple, qui croit se faire entendre en s’exprimant par les grenades. Ailleurs dans le monde, qui lance une grenade est un terroriste, peu importe qui l’a envoyé, fût-ce l’Occident.  Il faut choisir son camp. Moi je suis avec le peuple normal qui s’exprime par les urnes.

LE BURUNDI A SON 11 SEPTEMBRE ET SON BIN LADEN

Pratiquement les attaques terroristes ont eu lieu à la même heure, au petit matin du 11 septembre, la première aux USA, en 2001, la deuxième au Burundi en 2015. Avec la différence qu’aujourd’hui, la deuxième Tour Jumelle n’est pas tombée; sa soeur ayant été abattue le 2 août 2015, en la personne du Général Adolphe Nshimirimana. Le général Prime Niyongabo a échappé de justesse à l’assassinat, tandis qu’il se rendait au travail. Ses gardes de corps y ont laissé la vie et deux des terroristes.  Ceux-ci proviendraient du fameux camp Para, melé aux faits de sang des décennies passées, dont le plus marquant fut le dépecement du Président Melchior Ndadaye, dans la nuit du 21 octobre 1993.

Et qui est notre Bin Laden ? Un membre du CNARED ? Possible. Mais au Burundi, ce qui est apparent ou qui frappe à l’oeil n’est jamais la vérité. Toutefois,  il n’est pas difficile de deviner qui se tapit dans l’ombre, et qui utilise tout ce beau monde du CNARED, les Hutu  comme des bêtes de somme, et les Tutsi comme des jihadistes:  BUYOYA. Le jeu de cache-cache lui réussit très bien. C’est lui qui est en train de tout orchestrer, avec l’aide des occidentaux et de Kagame. En effet, c’est l’unique qui a l’influence sur une bonne partie des militaires (les  ex-FAB);  et sans ce levier sur l’armée, il ne faut pas rêver de prendre le pouvoir au Burundi. Les attentats, opérés par les ex-FAB visent les hauts gradés FDD, pour  aplanir la route vers un autre coup d’état ou  affaiblir l’armée en vue d’une invasion à partir du Rwanda.

Les USA ont déclaré que les attaques aux Tours Jumelles, au lieu de les décourager, les a rendus plus forts. Je crois aussi que ces assassinats ciblés finissent par ouvrir les yeux de beaucoup: à chaque homme qui est tué, il faut en former dix. Et l’ennemi trouvera toujours une forêt devant lui.

 

DE PROFESSEUR A REBELLE: IL NE DIGERE PAS UN HUTU AU POUVOIR

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Félicien Irambona (à gauche, dents à vue)  natif de Rutana, licencié en Histoire à l’Université du Burundi, et enseignant au Lycée de Bukeye  et son compagnon, Vianney Hatungimana, employé de l’Ambassade du Rwanda  (encore le Rwanda!).  Membres d’une bande armée, capturés.

 

 

Il y a un temps pour chaque chose, disait un écrivain célèbre: un temps pour la rébellion et un temps pour la paix, dirais-je. En 1993, la naissance de la lutte armée faisait suite à une succession d’évènements qui avaient tellement comprimé le peuple que à la fin, trop c’était trop. Il s’agissait notamment du génocide injustifié de la population Hutu en 1972 par les Hima, du massacre des Hutu à Ntega et Marangara (prélude raté d’un autre génocide à la 1972) et de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye en1993.

Mais dans les circonstances actuelles, un mandat présidentiel de 5 ans, à supposer qu’il soit même de trop (ce qui n’est pas le cas) ne justifie pas la naissance d’une rébellion armée. Dans les pays voisins du nord, les présidents Kagame et Kaguta sont au pouvoir depuis  21 ans et 30 ans, et ils ne subissent pas les pressions qu’endurent Nkurunziza.  L’élément discriminant entre Nkurunziza, Kagame et Kaguta, est que le premier est HUTU,  les deux autres sont des TUTSI – HIMA.  Celui qui a lu l’histoire coloniale de nos pays peut comprendre aisément: les Hutu ont toujours été traités avec dédain par le colon, tandis qu’au contraire, les Tutsi ont été surévalués: ce qui a produit en ceux-ci une illusion de supériorité. Ces schémas coloniaux ravvivés et pérénisés par des pseudo-historiens comme Jean Pierre Chrétien, influencent la socièté et la politique occidentales qui s’inspirent de leurs écrits racistes. Conséquence, Kagame a tué dix millions de Hutu (congolais bantu assimilés aux hutu), mais l’Occident s’en fiche. Museveni et Kagame prolongent leurs mandats comme ils veulent, l’Occident est condescendant. Pierre Nkurunziza, avant même que ne soit fini son mandat, l’Occident, en connivence avec le Tutsi Kagame et les Hima du Burundi, avaient déjà organisé un coup d’Etat ! Ils seraient en train de manigancer, pour que retourne Buyoya au pouvoir. S’il y a donc insurrection violente, tentative de renverser les institutions, cela est dû au seul fait que NKURUNZIZA est HUTU, ce que ne digèrent pas les Hima de la région. Mais le temps passe pour tous. L’espèce humaine a prospéré parce qu’elle a su s’adapter; survivrà dans le Burundi nouveau qui s’adapterà aux changements, même politiques.

OFFENSIVE DIPLOMATIQUE DU BURUNDI DANS LA REGION

nyabendakikweteDu 3 au 7 septembre, une délégation conduite par le président et le vice président de l’Assemblée nationale, respectivement Hon. Nyabenda Pascal et Hon. Rwasa Agathon ont été reçus par le président tanzanien Jakaya Kikwete.

 

uhub2%20-%20Copy Puis ils se sont rendus au Kenya, où ils ont  été reçus en audience par le président Uhuru Kenyatta. Ils ont expliqué que le parti présidentiel et le principal parti de l’opposition se sont mis d’accord pour le bien du pays, et qu’ils gouvernent ensemble. Le soutien de la Tanzanie était prévisible; mais le président Kenyan lui aussi a déclaré publiquement qu’il va soutenir le Burundi.

Joseph%20ButoreEntre temps, le deuxième vice-président, Joseph Butore est en mission au Congo Brazzaville, où il a été reçu par le président Sassou Nguesso.

REVELATIONS DE L’INDRO: LES ARMES DE L’INSURRECTION VIENNENT DE KIGALI

L’INDRO est un journal en ligne écrit en italien dont se servent les extrémistes  pro-Kagame. Il encense le régime de Kigali, promeut  toutes ses thèses, et par antithèse jette de  la bouse sur le gouvernement du Burundi. Il crache une haine viscérale sur les Hutu qu’il traite de génocidaires, et prône le retour de la domination absolue des tutsi sur le Burundi. C’est ce qui ressort entre autres du dernier article publié le 02/09/2015, sous la plume de Fulvio Beltrami, avec le titre : « Burundi: mattanza a Bujumbura » (Burundi: boucherie à Bujumbura). Un titre ronflant, qui  annonçait des milliers de morts, pour ensuite reconnaitre que  la longue nuit de Jabe s’était soldée avec un seul mort ! Toutefois, parmi les mille affirmations cousues de mensonge, des grains de vérité ont émergé.

Parlant des derniers troubles dans les quartiers contestataires, Beltrami affirme:

« Les combats  urbains, auxquels auraient participé des femmes et des enfants,  ont été possibles grâce à la distribution des armes à la population qui s’est déroulée en ces derniers mois par les agents du service secret du Rwanda (c’est Beltrami qui souligne) et par divers généraux et colonnels qui ont distribué les armes à la population pendant la tentative de déposer le président avvenue au mois de mai dernier. »

Le journaliste déconseille au Président d’effectuer une attaque d’envergure contre ces insurgés des  quartiers, et il écrit:

« ce serait la plus grave erreur de Nkurunziza parce qu’elle offrirait sur un plat d’argent le prétexte d’une invasion militaire par le Rwanda. Un prétexte que le gouvernement de Kigali cherche depuis le mois de mai. L’armée rwandaise, dejà abondamment déployée le long de la frontière,  attendrait le début des massacres généralisés de civils pour faire entrer les guerriers tutsi burundais formés ces derniers mois au Rwanda, avec les soldats rwandais. Cette force d’invasion devrait se coordonner avec la rébellion dejà présente à l’intérieur du Pays, et avec une seconde force d’invasion de guerriers hutu formés en Tanzanie, prête à  franchir la frontière. »

Enfin, Beltrami croit que le Rwanda finira par faire tomber Nkurunziza et le remplacer par…… Buyoya !

« Une délégation rwandaise et éthiopienne est arrivée à Kampala et aurait convaincu le président Museveni de retirer l’appui qu’il donne à Nkurunziza, permettant ainsi la substitution du dictateur et son successeur à la présidence au Burundi serait dejà nommé. La solution de la crise burundaise pourrait passer à travers le retour d’une vieille figure politique du passé burundais, pour le moment extrèmement discrète et silencieuse mais avec de fortes alliances et appuis au niveau africain et international ».

VIGILANCE, DONC.

 

 

 

L’INDRO: FALSO GIORNALISTA SERVE VERO VELENO

 

Nell’articolo “ Burundi: mattanza a Bujumbura” pubblicato il 02/09/2015 su L’Indro, Fulvio Beltrami ha esibito ancora la sua inconsistenza come giornalista e non è la prima volta. Già il 14 maggio 2015,  si scusava di avere scritto notizie false sul golpe del giorno precedente,  e si giustificava dicendo che aveva ricevuto delle “blackmail”, cioè “intossicazione giornalistica” o delle minace. Verifichiamo il nuovo articolo con il Vero e il Falso.

Pagina 1:

  1. “ Reparti della Polizia e terroristi ruandesi delle FDLR, con indosso uniformi della polizia, hanno attaccato i quartieri popolari di Jabe, Niakabiga e Musaga”:  FALSO: l’esercito burundese è fatto di 50% di tutsi e 50% di hutu; è ben allenato, repubblicano, e non ha bisogno di terroristi. Basta vedere le sue prestazioni a livello internazionale. Communque, il sig.Beltrami può dire 1 solo nome di FDLR che conosce.
  2. I quartieri [di Jabe, Nyakabiga, Musaga] sono quartieri misti dove, però, la presenza hutu è predominante.”.   FALSO: questi quartieri sono a predominanza tutsi, perché nel 1993, dopo l’assassinio del presidente Mechior Ndadaye, gli squadroni di giovani tutsi (i famosi Sans Echecs) hanno proceduto alla pulizia etnica, amazzando o cacciando tutti gli hutu. Testimonianze occulari esistono anche in italiano (esempio: Maria Laura Bonino)

pagina 2

3..facebook_1441199221720Il “rifornimento di armi alla popolazione avvenuto questi mesi ad opera degli agenti segreti del Rwanda”: VERO: E’ Kagame, il presidente del Rwanda che sta orchestrando tutta questa agitazione in Burundi, perché, invece della condivisone del potere come sancito dagli Accordi di Arusha, vuole dare tutto il potere alla minoranza tutsi (14% della popolazione) ed escludere i hutu (85%), come di fatto ha operato in Rwanda. Ecco la foto di un agente ruandese catturato a Bujumbura.

  1. I “poliziotti hanno fatto ingoiare una bomba a mano ad un padre di famiglia”: FALSO: E’ un montaggio. Le scarpe e la cintura non sono in dotazione alla polizia del Burundi, e l’uniforme è troppo largo per il presunto poliziotto. Poi, provate a ingoiare un oggetto grande come una granata, vedrete che non funziona !
  2. Epitace Bayaganakandi (fondatore del partito moderato hutu MRC – Rurenzangemero): FALSO: Epitace Bayaganakandi era Tutsi, originario di Mwaro, al centro del Burundi. Da militare era diventato imprenditore agricolo.
  3. Giovedì 28  agosto Nkurunziza ha prestato giuramento. FALSO: Questa data non esiste neanche nel calendario !  Il giuramento ebbe luogo giovedì 20 agosto.

Pagina 3

7. Il Presidente Ndadaye fu assassinato nel giugno 1993 durante un colpo di stato organizzato dall’Esercito per impedire l’attuazione dei piani di genocidio contro la minoranza tutsi del Paese.

FALSO x2: Il presidente Ndadaye fu assassinato il 21/10/1993, e non poteva attuare i piani di genocidio contro i tutsi, perché tutto l’esercito e la polizia erano composti da soli tutsi. Invece, l’uccisione barbara di Ndadaye ha scatenato la rabbia della popolazione hutu in certe aree di campagna, che hanno massacrato i contadini tutsi, mentre l’esercito e gli squadroni Sans Echecs massacravano gli intellettuali hutu nelle città.

8.  “Principio di alternanza sancito dagli accordi di pace di Arusha, garantendo che dopo cinque anni, sarebbe stato eletto un Presidente tutsi”

FALSO: Negli Accordi di Arusha, non c’è traccia dell’alternanza etnica alla presidenza della repubblica. Solo la condivisione del potere tra Hutu, Tutsi e Twa, chiunque vinca le elezioni.

9.“Le milizie genocidarie imbonerakure”: FALSO: Quale genocidio hanno già commesso ?

10. “ L’arcivescovo Evariste Ngoyagoye è miracolosamente scampato ad un attentato dove sono state uccise le sue guardie del corpo.” FALSO: qualcuno ha avvisato l’Arcivescovo che volevano lanciare delle granate, però non l’hanno fatto. La messa è stata sospesa. E poi, qualche settimana dopo, gli oppositori al Presidente Nkurunziza hanno pubblicamente rivendicato la paternità degli attentati alla bomba in Bujumbura. (Informatevi in Vaticano).

 

Conclusione: Un giornalista è una persona informata, che fa il mestiere di informare. Beltrami sembra un ceco che vuole guidare altri cechi. Non so dove arriveranno. L’unica cosa certa, è che il “giornalista” Beltrami infonde nei lettori la sua ideologia, verosimilmente assorbita dal potere tutsi di Kigali, secondo la quale “il Hutu è cattivo” e “il tutsi è buono”. Conseguenza: secondo Beltrami, il potere idoneo in Burundi deve essere esercitato da un tutsi, e probabilmente BUYOYA, l’uomo che sta dietro l’assassinio di Melchior Ndadaye nel 1993, dei massacri che hanno seguito, e anche delle rivolte attuali nei quartieri tutsi della capitale.