TRIBUNAL RUSSEL BURUNDI: UN LYNCHAGE ETHNICO-JUDICIAIRE

Ce dimanche 27/09 s’est tenu à Paris un « tribunal d’opinion »  dit Tribunal Russel sur le Burundi.

Notre envoyé spécial à Paris où se tenaient ces assises nous a dit que les organisateurs n’ont pas permis aux voies discordantes de participer. Donc un monologue. Un tribunal d’accusation, sans voie de défense ou de recours. Un lynchage judiciaire. Un complot. En effet, le tribunal devrait entendre des témoins et des enquêteurs, mais il se fait que tout ce monde est composé presque exclusivement  des lobbyistes qui travaillent dejà pour la cause Tutsi-Hima du RWANDA dans l’Association IBUKA, et quelques Tutsi burundais qui ont lancé l’insurrection à Bujumbura.  Elles ne se comportent pas en témoins, ni en enquêteurs, mais en personnes lésées, donc en accusatrices.  Il s’agit notamment de:  Dominique Sopo, Président de SOS Racisme; Francis Kpatinde, Enseignant,Jean-François Dupaquier, Ecrivain; Innocent Muhozi, Journaliste , Bernard Maingain, Avocat; Bernard- Henri Lévy, philosophe; Marcel Kabanda, Historien ; Bob Rugurika, Journaliste ; Levy Ntabiriho, Juriste ; Pacifique Ninihazwe, Militant des droits de l’Homme ; Ketty Nivyabandi, Poétesse; Nestor Bidadanure, Philosophe; Keneth Feliho,Avocat; David Gakunzi, Ecrivain.

Découvrons quelques uns de ces « juges » qui veulent condamner le Burundi

Dominique Sopo, né en 1976 d’une mère française et d’un père togolais, est une figure controversée de la vie publique. Régulièrement invité par les médias audiovisuels pour commenter le moindre acte présenté comme raciste, ce dirigeant associatif n’hésite pas à attaquer ceux qui lui reprochent les instrumentalisations politiques effectuées par Sos Racisme au profit du Parti Socialiste. Dès sa création, Sos Racisme a connu la critique, notamment en raison de sa proximité avec l’Elysée ou de sa pratique consistant à évincer tout militant dénonçant les abus du régime israélien. SOS Racisme a l’alignement systématique pro-israélien en raison de la prépondérance, en son sein, de membres de l’UEJF (Union Estudiantine des Juifs Français). Etant pro-juif, on peut aisément imaginer que Dominique Sopo épouse aussi les thèses des tutsi, qui tentent de faire croire au monde qu’ils sont aussi des juifs.

Dominique Sopo a été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir diffamé Marine Le Pen et a payé une amende de 600 euros.

Le journaliste et écrivain français Jean François Dupaquier  est le grillot du régime de Kigali et propagandiste des thèses de Kagame sur le génocide; il est dans le lobby français qui soutient les associations tutsi rwandaises comme IBUKA, et il participe à la chasse aux hutu réfugiés en France, en les taxant de génocidaires.

L’avocat  belge Bernard Maingain est notoirement connu pour son fanatisme envers les  tutsi  du Burundi et du Rwanda, et son aversion envers les hutu. Il fut avocat de Kagame, de Gertrude Nyamoya dans l’affaire Kassi Manlan (Buyoya et sa femme Sophie ont déposé une plainte contre Maingain au Tribunal de Bujumbura, pour diffamation et pour accusations sans preuves le 27/01/2005), de Sinduhije. Il a appuyé les fausses déclarations de la soi-disante « Société Civile » du Burundi, en affirmant notamment qu’il a aidé à exfiltrer du Burundi des collaborateurs du Général Adolphe Nshimirimana qui à leur tour auraient révélé des plans d’extermination des tutsi; il a menti à la journaliste Colette Braekman du journal Le Soir ,  qu’un bateau plein d’armes aurait traversé le lac de la RDC, pour armer les Imbonerakure au lendemain du coup d’Etat manqué du 13 mai.  C’est le prophète de l’apocalypse sur le Burundi.

Bernard Henri Lévy, dit BHL,  est un philosophe juif, né en Algérie en 1948, grandi en France. On se souviendra que c’est lui qui a encouragé Sarkozy à démolir la Lybie. Il a dejà écrit sur le Burundi. Il entretient des rapports de collaboration avec le journaliste Muhozi Innocent et David Gakunzi.

Muhozi Innocent, David Gakunzi et Nestor Bidadanure sont des frères, rwando-burundais, nés à Ngagara (Bujumbura). Albert Rudasimburwa, franco-rwandais est leur cousin; et Teddy Mazina est leur neveu.

Marcel Kabanda, tutsi rwandais, président de l’association IBUKA-France, des survivants du génocide rwandais.

Pacifique Ninahazwe, burundais. C’est lui qui a soulevé les jeunes de quelques quartiers de Bujumbura contre le gouvernement.

Dans les fragments qui nous arrivent de cette grande exhibition ethnique Hima, est intervenue aussi Marguerite Barankitse, jadis connue comme une douce maman, au service des orphelins, mais désormais transformée en lionne. Elle rêve de devenir Jeanne d’Arc, (mieux serait Inamujandi, puisqu’elle est une #sindumujandumumenja).

Que dire de cet évènement ? Ou bien c’est la fin d’un épisode politique ou  bien c’en est le début. Si c’est la fin, cela signifie que ce Tribunal avait été prévu pour parachever la conquête Hima sur le Burundi, après le Génocide cherché mais qui n’est pas venu (une espèce de TPIR), après le coup d’Etat tenté mais misérablement échoué.  Si c’est un point de départ, il peut servir de prélude à une attaque armée du Rwanda (et ses alliés) contre le Burundi, pour renverser les institutions. Le fait que l’organisation de ce faux Tribunal soit aux mains des rwandais n’est pas anodin. C’est Kagame qui est derrière.  Bernard-Henri Lévy  a usé de son prestige de philosophe pour appuyer Sarkozy dans la destruction de la Lybie en 2011.

En définitive, partant des révélations récentes du journal Lindro, toutes ces manoeuvres serviraient à BUYOYA pour trouver une légitimation internationale pour un retour au pouvoir.  Mais nous veillons.

 

 

 

 

 

 

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