AU BURUNDI ET EN OCCIDENT ON BALAIE PAR LES URNES, AU BURKINA PAR LA RUE

Ces derniers jours, les mille opinionistes  du web ont comparé le Burundi au Burkina Faso, en mettant en parallèle le Président Nkurunziza et Compaoré, le général Dienderé à Niyombare, etc. Mais  la ressemblance des deux situations est comme celle entre un enfant et son père. Le Burundi est en avance sur le Burkina de 22 ans.

En 1993, le peuple burundais a donné un coup de  balai citoyen à travers les urnes, et a mis un terme à une dictature qui s’était salie de plusieurs génocides.  Les Burkinabé ont fait la même opération, en descendant dans la rue.

Les adeptes de Buyoya (déposé par les urnes) en 1993  ont opéré un coup d’Etat, tuant le président Melchior Ndadaye. Les adeptes de Compaoré ont fait un coup d’Etat contre le président de la transition Kafando, mais ils ont été plus civils que nos Himas, pusiqu’ils ne l’ont pas tué.  Si les Bikomagu n’eussent assassiné Melchior Ndadaye, le Burundi aurait une autre physionomie.

L’opposition burundaise, qui ne compte que sur un bassin électoral de trois quartiers  de la capitale est absolument incapable d’accéder au pouvoir par la voie normale des urnes; c’est pour cela qu’elle recourt à la violence et au chaos. Ce genre de mouvement  existe meme en Europe. Il est fait de gens marginaux, qui, faute d’avoir le nombre d’adeptes pour arriver dans les institutions, ils préfèrent tout démolir. Que donc Pacifique Ninahazwe n’aille pas comparer l’incomparable: son mouvement  est ANARCHISTE, en retard sur le temps. Les Burkinabé prochainement iront aux urnes, comme développement normal d’une démocratie. L’opposition radicale du Burundi ne veut pas entendre parler d’élections ! Elle les a déjà refusées en 2010, elle les a sabotées en 2015; elle s’arme pour prendre le pouvoir avec la force: voilà sa démocratie.

 

 

 

 

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