LE ELEZIONI PRESIDENZIALI RINVIATE AL 21 LUGLIO 2015

Le raccomandazioni dell’ultimo Consiglio dei Paesi dell’Est Africa (EAC) tenutosi a Dar Es Salaam il   06/07/2015                          chiedevano al Burundi svolgere le elezioni presidenziali il 30 luglio 2015. Ma era tecnicamente impossibile, visti i prescritti della Costituzione in materia di elezioni. Il rischio era di condurre il paese in un vuoto istituzionale, preludio al caos. Per questo, il governo, consultato la CENI  (commissione elettorale indipendente), ha  fatto slittare l’elezione presidenziale al 21 luglio.

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LE PANTHEON DES GENOCIDAIRES

L’histoire n’oublie pas ses héros qui ont fait faire un bond en avant à l’humanité; elle n’oublie pas non plus ses criminels qui  l’ont avilie, en la détruisant.  Si les premiers sont  traités comme des surhommes par le peuple, les seconds  au contraire  se proclament  eux-mêmes des divinités.  Voyons quelques uns dans leur panthéon.

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1. NERON, empereur romain né  en 37 d,C., mort en 68  dc.  Il a assassiné  des milliers de chrétiens, à Rome et en province. Il les faisait manger par les lions dans les cirques, ou les crucifiait et les enduisait de cire, pour illuminer Rome pendant la nuit.  Bilan approximatif: 10.000 tués

 

 

 

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2.MEHMET TAALAT PASHA,  1874-1921:  Il a orchestré  le génocide des arméniens, et autres minorités,  en 1915 dans l’Empire Ottoman, l’actuelle Turquie:   1,5 million de morts.

 

 

 

indip2 0043. ADOLF HITLER, 1889-1945: il a commis le génocide contre les juifs, les handicapés, les homosexuels, les témoins de Jehovah  en Allemagne, entre 1937 et 1945.  6 millions de morts.

 

 

 

 

indip2 0064.MICOMBERO MICHEL, 1940-1983: il a commis (avec Simbananiye et autres complices ) le génocide contre l’ethnie Hutu à partir du 29 avril 1972, au Burundi. 500.000 tués.

 

 

 

 

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5. POL POT 1925-1998. En tant que chef des Khmers Rouges, il a commis un génocide au Cambodge entre 1975 et 1979.  Il y eut 1,7 million de morts.

 

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6.PAUL KAGAME, 1957 –                                 Il a provoqué le génocide au Rwanda en 1994, puis l’a commis sur les populations en fuite en 1996. Bilan: 1 million de morts.  Dans la deuxième guerre imposée au Congo, depuis 1998,  ont été massacrés 10 millions de personnes, soit 20% de la population congolaise. Et il continue.. BILAN TOTAL : 11 MILLIONS DE MORTS.  KAGAME est le plus grand criminel de tous les temps.

EST-CE LE RWANDA QUI VIENT D’ATTAQUER LE BURUNDI ?

Tandis qu’en Belgique 5  parlementaires européens et belges  (dont le fameux Louis Michel et Cécile Kyenge), viennent de signer une « Carte Blanche » (feu vert ?), Kigali n’a pas perdu son temps.   Des militaires  venus du Rwanda, qui se sont infiltrés par la forêt  transfrontalière appelée au Burundi KIBIRA , et au Rwanda  NYUNGWE, ont eu des affrontements violents  avec les militaires burundais tôt ce matin 10/07/2015, dans la commune Kabarore, près de la frontiere. Repoussés du versant est,  les envahisseurs sont allés vers l’ouest où ils auraient attaqué le barrage de Rwegura, le plus grand du pays. Des nouvelles qui nous arrivent disent que le courant électrique était coupé dans toute la province de Kayanza. On voit de quel amour ces assaillants aiment le pays, en détruisant les infrastructures utiles au peuple. Le CNDD-FDD, quand il était dans le maquis a eu mille occasions de s’approcher de ce barrage, mais parce qu’il était responsable, il n’a jamais essayé de le saboter.

Des informations de dernière heure font état de la défaite du groupe en fin de journée avec beaucoup de pertes du côté ennemi, et de la capture d’une trentaine d’entre eux, dont certains parlent la langue kinyarwanda. Ce qui démontre une implication du sanguinaire Kagame.

IL BURUNDI ALL’EXPO DI MILANO

National day del Burundi a Expo Milano 2015

A cura di Nkeshimana Jean Marie Claude

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Questa domenica 5 luglio 2015 si è tenuta la giornata nazionale del Burundi a Expo Milano 2015. La cerimonia ufficiale ha avuto inizio verso le ore 10.40 in presenza del Commissario Generale di Expo Milano 2015 dott. Bruno Antonio Pasquino, della Ministro burundese incaricata del Commercio, Industria, Poste e Turismo, signora Irina Inantore e dell’Ambasciatore del Burundi presso il Quirinale, signora Justine Nisubire, apertura scandita dai ritmi di tamburo ingoma del gruppo fondazione Ihuriro ai colori della bandiera del Burundi anche italiana (rosso, verde e bianco). Lo speaker del giorno ha ricordato che ingoma sono strumenti musicali riconosciuti dall’Unesco patrimonio culturale dell’umanità . Dopo l’inno nazionale d’Italia e del Burundi, il Commissario Generale dell’Expo Milano 2015  ha ribadito nel suo discorso introduttivo in un perfetto francese, che l’Africa è presente in Expo Milano 2015 ed è il continente che andrà a giocare un ruolo chiave nel dibattito sulla nutrizione in quanto sarà il primo continente nel 2050 nella produzione alimentare e contribuirà in modo essenziale all’obiettivo di nutrire il pianeta.

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Il Burundi, viziato da “Madre Natura” a giudicare dal suo clima, dalla grande ricchezza di biodiversità di cui è dotato ha tante opportunità ha ricordato il signore Pasquino. Il Burundi partecipa all’Esposizione Universale all’interno del Cluster del Caffè insieme ad El Salvador, Etiopia, Guatemala, Kenya, Repubblica Dominicana, Ruanda, Timor-Este, Uganda e Yemen.  A seguire il suo discorso è stato la ministro Irina Inantore concentrato sulle capacità che offre il Burundi ai vari turisti, investitori, gli vantaggi e facilità riconosciuti dal codice degli investimenti burundesi, l’importanza per il Burundi di attrare investimenti stranieri in un momento in cui si sta stabilizzando politicamente.

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Oltre al caffè, tè e cotone, il Burundi possiede numerose risorse naturali quali il nichel, l’oro, il calcare, gli idrocarburi, l’ardesia. Il governo sta facendo tutto il possibile per la loro estrazione. Inantore ha ringraziato gli italiani che si recano in Burundi in particolare modo coloro che operano attraverso la cooperativa di Mutoyi in quanto contribuiscono alla produzione alimentare, al miglioramento dell’allevamento e dell’agricoltura nonché come  fonte di reddito di numerose famiglie soprattutto in mondo rurale.

WP_20150705_058I tamburi naturalmente posti sulla testa hanno poi accompagnato le delegazioni presenti ed i molti visitatori fino al padiglione del paese africano dove la signora ministro ha presentato al Commissario generale e gli ha fatto degustare il famoso caffè arabica dolce del Burundi. Nel pomeriggio il gruppo di tamburo ha animato due volte la festa burundese in presenza di alcuni cittadini burundesi invitati all’evento  di cui uno in presenza della signora ministro ed esperti del tè e caffè del Burundi venuti per promuovere codesti prodotti.

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Ma che dire dell’organizzazione? Il padiglione del Burundi si presenta semivuoto considerando le ricchezze artistiche e culturali del paese africano molto probabilmente a causa di cambiamenti in continuazione di commissari secondo la delegazione burundese. Peccato che i burundesi residenti in Italia non sono stati informati ne dell’invento ne della diponibilità dei biglietti gratuiti d’ingresso messi a disposizione per loro dal commissariato generale dell’Expo. Secondo indiscrezioni della fondazione Ihuriro vi sarà un altro evento in programma per il 28 luglio  ed un altro verso la fine di Expo.

Alcune altre immagini dell’Expo

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NOUVELLES FRAICHES

Actualité nationale

Le premier vice-président de la République reçoit le nouveau représentant de l’UNICEF

Le  premier  vice-président  de  la  République  du  Burundi,  S.E  Prosper Bazombanza  a reçu  en audience  ce  mardi  le 07 juillet 2015,  le nouveau représentant de l’UNICEF,  M. Bo Viktor Lynund.

Après  leur  entretien,    le premier Vice- président   a  indiqué  à  la  presse  qu’il  a  demandé  à  son  hôte  de  renforcer  la collaboration entre le Burundi et l’UNICEF dans les domaines de la protection de l’enfant, de la scolarisation de l’enfant et de l’adduction en eau potable. Il  a  souligné  avoir  demandé  au  nouveau  représentant  de  l’UNICEF  de  poursuivre  l’action  de  ses prédécesseurs pour le bien-être de tous les enfants burundais.

De son côté,  M.  Bo Viktor Lynund a fait savoir pour sa part qu’il s’agissait d’une visite de courtoisie pour se présenter auprès des hautes autorités burundaises, et qu’il a échangé avec le premier vice-président de la République sur la collaboration entre le Burundi et l’UNICEF, tout en rappelant qu’elle date de 1964. (ABP)

Yoweri Museveni désigné médiateur

C’est une des conclusions du mini sommet de Dar-Es-Salaam tenu ce lundi 6 juillet 2015. Cet ancien président de l’Initiative régionale pour la paix au Burundi retrouve son rôle d’il y a une quinzaine d’années : médiateur dans la crise burundaise.

Ce sommet n’a vu que la participation de deux chefs d’Etat de la Communauté est- africaine : le Tanzanien Jakaya Kikwete et l’Ougandais Yoweri Museveni. D’autres pays n’étaient représentés que par leurs ministres des relations extérieures.

Une autre recommandation de ce sommet : le report de l’élection présidentielle au 30 juillet 2015, le scrutin était prévu pour ce 15 juillet. «Ce report a été demandé pour donner le temps au médiateur de conduire le dialogue», a indiqué le Secrétaire général de l’EAC, Richard Sezibera.

Le déploiement des experts militaires de l’Union Africaine pour la vérification du déroulement de l’opération de désarmement au Burundi est également parmi les conclusions de ce sommet des Chefs d’Etat de l’EAC. Il a en outre recommandé la libération des prisonniers politiques. (IWACU)

Le parti CNDD-FDD réagit sur le sommet tenu à Dar-es-Salaam

Le parti au pouvoir CNDD-FDD a accueilli favorablement les résultats du sommet des chefs d’Etats tenu ce lundi 06 juillet 2015 à Dar-es- Salaam en Tanzanie. Gélase NDABIRABE, porte-parole de cette formation politique dit que le CNDD-FDD est prêt à échanger avec ce facilitateur mais dans le sens de ne pas dépasser les prescrits de la constitution Burundaise. (RTNB)

Reprise des activités scolaires en commune urbaine de Musaga

Les activités  scolaires  suspendues depuis  le  26  avril  2015  à  la  suite  des mouvements de manifestations contre la candidature du président Nkurunziza ont repris ce lundi 6 juillet en commune urbaine de Musaga , a-t-on appris ce mardi de l’administrateur de cette commune, M. Alexandre Bigirimana. Il exhorte les parents ayant installé leurs enfants à l’intérieur ou à l’extérieur du pays de les ramener pour qu’ils puissent reprendre les cours avec les autres.

Les quelques habitants de la ville de Bujumbura interrogés souhaitent la réouverture de toutes les écoles encore  fermées pour permettre à leurs enfants de jouir de leur droit d’étudier. C’est au moment où les écoles primaires  et  secondaires  situées  au  centre  ville  de  Bujumbura  envisagent  d’emboiter  le  pas  de  la  commune Musaga, en répondant positivement aux appels du ministère en charge de l’Education.

L’administrateur  de la commune Musaga  se réjouit  aussi  de la reprise des activités commerciales dans sa  commune.  En  effet,  a-t-il  poursuivi,  avec  l’arrêt  des  mouvements  de  manifestations,  la  reprise  des activités au  marché  de  Musaga,  dans  les  boutiques,  les  magasins,  les  pharmacies  est  une  réalité.  Il  s’est également déclaré satisfait du degré de collaboration qui existe entre  les responsables de l’administration et des services de sécurité, félicitant ainsi les membres des comités mixtes  de sécurité  qui ne ménagent aucun effort pour maintenir la sécurité dans leurs entités respectives.

Néanmoins,  des  coups  de  feu  ont  été  entendus  dans  la  soirée  de  lundi  le  6  juillet  dans  la  commune Musaga, plus précisément dans le quartier  communément appelé « Twonone ».   L’administrateur a fait savoir que c’étaient des policiers qui tiraient en l’air pour disperser les habitants de ce quartier qui voulaient s’opposer à l’arrestation d’une personne de la même localité. (ABP)

FNL et COPA lancent leurs campagnes présidentielles

Le Parti FNL a fait sa campagne pour les présidentielles en commune Gashikanwa de la province de Ngozi lundi 06 juillet 2015. Jacques BIGIRIMANA, candidat président pour le compte du RFNL a remercié tous ceux qui ont voté pour ce parti lors des précédentes élections en particulier les membres de ce parti. Il les a invités à multiplier les voix pour le FNL au cours des élections présidentielles. Jacques BIGIRIMANA a ensuite appelé ses fideles à la prudence car beaucoup de voix ont été annulées à cause der l’imprudence. Il a signalé que ce Parti a porté plainte auprès de la CENI pour correction des irrégularités qui se seraient observés au cours de dépouillement. Il interpelle tous les burundais à ne pas prêter oreille à ceux qui disent que les élections communales et législatives ne seront pas validées. Car la population burundaise a déjà exprimé sa volonté, selon le président de ce parti. Signalons que le parti FNL a lancé officiellement les activités de la campagne électorale pour les élections présidentielles à Muyinga ce dimanche 05 juillet 2015.

La coalition des partis politiques pour une opposition participative, COPA a organisé quant a lui un meeting de campagne pour l’élection présidentielle du 15 juillet 2015 en province de Makamba à Matyazo. Le président de la Coalition COPA en même temps candidat-président, Jean de Dieu MUTABAZI a indiqué que la COPA va élargir l’assiette fiscale afin de réduire les taxes. Il a aussi l’objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement. (RTNB)

Une justice de qualité dans le domaine du commerce

Ces activités s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Burundi. Il s’agit d’équiper et de renforcer la capacité des magistrats Burundais afin de leur permettre d’offrir une justice de qualité dans le domaine du commerce.

Le Secrétaire Permanent au ministère de la justice a indiqué en lançant cette activité, que la justice commerciale occupe une place de choix dans l’amélioration de l’environnement des affaires. Aucune réforme ne peut aboutir sans institutions judiciaires capables de régler les différends commerciaux de manières rapides et efficaces tout en rassurant les investisseurs tant nationaux qu’internationaux-a-t-il ajouté.

Ce premier module qui va durer cinq jours comprend le droit commercial et le droit des sociétés, le droit bancaire, le droit des entreprises en difficultés et de la faillite, le droit de la propriété intellectuelle et du climat des affaires. Ces activités ont été organisées par le Ministère de la justice appuyé par la banque mondiale à travers le projet de développement des secteurs financiers et privés. (RTNB)

LA CANDIDATURE DU PRESIDENT NKURUNZIZA PIERRE EST LEGALE

Par Nkeshimana Jean Marie Claude, juriste

Chaque organisation est dotée de lois dont une fondamentale: les statuts pour les associations et la constitution pour les Etats. Cette dernière constitue la base juridique de chaque Etat, fait valoir une conception de règles s’occupant de la complexe institution étatique. C’est comme un grand arbre où le tronc est la constitution tandis que les branches constituent les différentes lois ordinaires – codes des personnes et de la famille, code pénale, code de procédure pénale, code de travail, code électoral,…-, les accords, conventions, traités internationaux ratifiés par l’Etat, les différents décrets, les arrêts ministériels, les lois organiques, les règlements,…. Pour le cas du Burundi, l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation signé le 28 août 2000 a été adopté par le parlement burundais comme une loi ordinaire même s’il a été signé avec plusieurs réserves des partis politiques du groupe G10 et  malgré que le mouvement CNDD-FDD à l’époque  n’a pas été convié ni aux négociations ni à la signature. Il fait donc partie intégrante du corpus iuris du système juridique régissant le Burundi mais d’un rang inférieur à la constitution.

En vertu de l’article 96 de la constitution du Burundi adoptée par referendum du 28 février 2005, le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandant de cinq ans renouvelable une fois. Or, le Président Nkurunziza a été élu pour la première fois directement par le peuple burundais en 2010 ; sachant qu’en 2005, il a été élu par l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis conformément à l’article 302 de la même constitution qui stipule qu’à titre exceptionnel,  le premier Président de la République de la période post-transition est élu par l’Assemblée Nationale et le Sénat élus réunis en Congrès à la majorité des deux tiers des membres.

Face à la confusion juridique des deux articles de la loi fondamentale, pour certains, il ne doit pas se présenter  alors que pour d’autres, les dispositions de l’article 96 priment sur celles de 302, il est donc opportun suivre la décision de l’unique organe habilité à trancher  en cas de litiges constitutionnels car l’interprétation des uns et des autres selon les finalités purement politiques n’a pas de valeur juridique. La cour constitutionnelle chargée de juger sur la constitutionnalité des lois et l’interprétation de la constitution s’est exprimée suite à la saisine des membres du sénat et a jugé à majorité absolue (6 voix sur 7) que la candidature de Monsieur Nkurunziza est recevable et ce, pour la dernière fois. En effet, la cour constitutionnelle ne peut valablement siéger que si cinq au moins des sept membres sont présents. Ses décisions sont prises à la majorité absolue des membres qui siègent, la voix du président étant prépondérante en cas de partage égal des voix (art. 227 de la constitution).

Les lois existent mais lorsqu’elles ne sont pas observées, elles deviennent lettera morta comme disaient les romains. Il est d’une impérative absolue le respect du verdict de cette juridiction de l’Etat d’autant plus que les décisions de la cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours (art.231 alinéa 2 de la constitution)  ainsi que le respect de toutes les lois en rapport avec les manifestations nationales fautes de quoi, il doit prévaloir l’application des lois même pénales contre les différents auteurs de troubles : les organisateurs et financeurs, les manifestants  responsables de crimes et délits reconnus par le code pénal.

Il faut aussi respecter les lois sur l’organisation et le fonctionnement des associations dites de la société civile afin qu’elles poursuivent leurs objectifs reconnus dans leurs statuts et éviter tout déplacement vers les finalités politiques faute de quoi, la loi doit être appliquée allant jusqu’à la suspension et radiation de ces dites associations pour l’intérêt général de la nation. En outre, le législateur, après son investiture, devrait mettre sur pied une loi sur ces organisations pour mettre de l’ordre et lutter contre les abus déjà observés dans leurs fonctionnements.

L’impunité étant la source d’une spirale de violences, il suffit de prendre à témoins les actions commises par les sans échecs et sans défaites lors des années 94-97 quand ils ont opéré le nettoyage ethnique, reconnu comme acte de génocide en droit international, avec les mêmes méthodes et dans les mêmes quartiers où les insurgés prétendent aujourd’hui manifester en brillant les gens avec des pneus, en lançant des grenades, en détruisant des infrastructures publiques et privées,…

En fin de compte, il est nécessaire d’observer et d’appliquer toute loi burundaise à commencer par celles constitutionnelles ainsi que celles ordinaires et les décisions des différents organes de l’Etat notamment l’arrêt de la cour constitutionnelle reconnaissant légale la candidature de monsieur Nkurunziza Pierre.

 

DECLARATION DU PARTI CNDD-FDD DU 05/07/2015

Le Peuple Burundais ayant adopté la démocratie comme mode de gouvernement doit être respecté dans sa souveraineté
La constitution de la République du Burundi du 18 mars 2005 en son article premier, stipule : « Le Burundi est une République indépendante, souveraine, laïque, démocratique, unitaire et respectant sa diversité ethnique et religieuse». Le peuple Burundais est entrain d’être malmené pour la simple et unique raison d’exercer ses droits les plus légitimes, ceux qui sont liés à cet article premier. Il est interpelé pour les défendre en se refusant à quiconque veut lui retirer ses prérogatives qui sont consignées dans l’article 6 de la même constitution qui précise : « Le principe de la République du Burundi est le Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Ce qui signifie que nul ne peut l’empêcher d’élire ses représentants à n’ importe quel niveau des institutions du pays.
En effet depuis les premières élections démocratiques de 1961 ayant conduit à l’indépendance en passant par celles de 1965, 1993, 2005, 2010 et actuellement en 2015, il s’est toujours observé un groupe de gens toujours contre les élections démocratiques et toujours soutenus par une certaine opinion internationale. Lorsque le Burundi a cherché à acquérir l’indépendance après les élections de 1961, ce groupe s’est exprimé à travers l’opposition à une indépendance immédiate jusqu’à emporter la vie du Prince Louis Rwagasore. En 1965, le groupe des frondeurs anti-démocratiques a fini par emporter la vie du premier Ministre Pierre Ngendandumwe après quoi de nombreuses vies humaines ont été emportées par le courant. En 1993, le premier Président élu issu de la majorité démocrate a gagné les élections et là encore une fois la démocratie a été décapitée en emportant des centaines de milliers des vies des Burundais parmi lesquels presque tout le leadership de l’époque en commençant par Son Excellence Ndadaye Melchior.
Pendant les premières élections de 2005 à la sortie du gouvernement de transition, le même mouvement d’anti-élections pour ne pas dire anti-démocrates a été constaté sous forme des partis politiques armés et soutenus bien entendu par leurs acolytes qu’on pouvait retrouver dans la société civile et qui se sont également illustrés par le massacre de plusieurs citoyens Burundais. Ils ont essayé de déstabiliser le pays en prenant le point de départ dans la province de Bujumbura rural qu’ ils voulaient prendre comme base arrière dans l’espoir de faire échouer le processus électoral. Le gouvernement de transition auquel ils aspiraient n’a pas eu lieu. Il s’agit ici d’une expression d’un esprit profondément anti-démocratique.
En 2010, le Parti CNDDD-FDD a gagné les élections démocratiques contre vent et marais .Là encore, un groupe de véreux politiciens a saboté les élections en se retirant du processus électoral juste après les communales dans l’esprit de bloquer celui-ci et afin que le pays n’ait pas des institutions élus aux fins d’obliger le pays à recourir aux négociations pour aboutir à un Gouvernement de transition. Cette démarche est de nature anti-démocratique.
En 2015, à peine la germination des idées en rapport avec les élections de 2015 commencées, un groupe de pseudo politiciens s’est ligué pour entreprendre une politique de diabolisation tout azimut contre les démocrates, le pouvoir CNDD-FDD et son gouvernement en vue d’isoler le Gouvernement Burundais dans l’arène internationale et de faire haïr le Parti CNDD-FDD par le monde entier. Dans l’optique de disqualification de ce parti et du gouvernement qui en est issu, des thèmes précis sensibles comme l’étiquette de milice aux Imbonerakure , la distribution d’ armes à la population par le Gouvernement et le Parti CNDD-FDD , la préparation de génocide contre une partie de la population, les condamnations extrajudiciaires, la privation des libertés fondamentales à l’opposition et à la société civile, les tricheries des résultats électoraux n’ayant pas encore eu lieu etc. , etc.
Chemin faisant, l’étape de préparation effective des élections a été atteinte mais franchie avec beaucoup de difficultés. Les mensonges de toute nature ont été développés par ceux qui ne voulaient pas entendre parler des élections .Très vide ils sont passés à la vitesse supérieure de rumeur sous forme de condamnation du pays à la catastrophe au cas où le Parti CNDD-FDD présenterait Pierre NKURUNZIZA comme son candidat aux élections de 2015.Mais ils ont oublié que ce que le peuple veut Dieu le veut.
Au regard de ce qui précède, le Parti CNDD-FDD constate avec amertume ce qui suit :
1. L’opposition dans toute sa variété société civile et partis politiques confondus ont bénéficié d’une partie des fonds qui étaient alloués au gouvernement . C’est à dire que pour un montant financier accordé au Gouvernement, un certain quota était donné à la société civile alors que l’Etat ne pouvait pas en connaître l’utilisation. En effet ces fonds ont été utilisés pour déstabiliser le pays. Une circulation de gros billets à l’intérieur des insurgés a été observée et comme tout le monde sait l’opposition ne fabriquait pas l’argent. Certaines organisations internationales les approvisionnaient sur des fonds destinés à l’Etat Burundais. Ceci mérite l’appellation de complot international.
2. Il n’a été vu nulle part dans le monde où des gens cherchent à renverser des institutions démocratiquement élues et mériter un soutien de la part de la Communauté Internationale celle-là même qui prône le déploiement de la démocratie dans les pays des différents continents.
3. Le Parti CNDD-FDD a tout le temps montré que ses Imbonerakure ne sont ni de près ni de loin impliqués dans les violences qui ont émaillé les manifestations muées en insurrection et aujourd’hui devenues terrorisme dans certains quartiers tels que Mutakura et Cibitoke en Mairie de Bujumbura à la lumière de nombreuses victimes enregistrées.
4. Il n’a jamais été entendu au monde où l’ONU fait pression à ses démembrements dans des pays membres tout particulièrement au Burundi pour refuser la volonté du peuple exprimée à travers des élections libres, paisibles, transparentes et inclusives. Et pour preuve la MENUB qui a eu l’ordre de ne pas valider les résultats des élections communales et législatives tenues en date du 29 juin 2015 au Burundi en intimant l’ordre à son personnel de rapporter que les élections se sont déroulées dans un climat de tension et de violence alors que personne n’a même porté un coup de poing à son voisin électeur et que tout s’est déroulé dans la discipline comparable à celle qui prévaut lorsque des pays industrialisés organisent des scrutins électoraux. Le Gouvernement lui-même en date du 2 juillet 2015 a eu à se plaindre de cet état de fait et a sorti un communiqué y relatif. Notons comme rappel que les relations entre le Burundi et la MENUB ont été discutées avant de l’accréditer au pays et la mission de valider les élections pour qu’elles soient crédibles a été supprimée dans le mémorandum d’entente entre les deux parties.
5. Le forcing contre le pays d’amener une force d’interposition ou une force d’observation sous quelque forme qu’elle soit traduit un manque de respect et de dévalorisation des institutions du pays et de violation de la souveraineté du Peuple Burundais.
6.La suspension de certains programmes dans le domaine de développement et de la sécurité par certains pays sous prétexte que le Peuple Burundais et plus particulièrement les Bagumyabanga ont choisi librement Son Excellence Pierre NKURUNZIEA pour les représenter dans les élections de 2015 est un geste injuste puisque le Candidat a été choisi par le Parti CNDD-FDD , ce qui signifie que la punition infligée ne vise que la mort des Bagumyabanga et la destruction du Parti CNDD-FDD.
7.Le soutien aux medias et à la société civile contre le pouvoir démocratiquement élu jusqu’à chercher à le renverser par force alors qu’ils ne défendent pas des intérêts politiques ,selon eux , relève aux yeux des démocrates d’une violation flagrante des relations internationales qui unissent les pays surtout membres de l’ONU.

Après avoir analysé le contenu de la problématique ci-dessus, le Parti CNDD-FDD :
1. Remercie tout d’abord Son Excellence Pierre NKURUNZIZA d’avoir accepté et assumé le choix des Bagumyabanga investi en lui malgré des propos frisant le terrorisme à son encontre qui n’avaient de buts que de le projeter dans la trahison à son peuple. Que sa lucidité soit la lumière de tous les démocrates et spécialement les Bagumyabanga.

2. Remercie le Peuple Burundais réuni en ses forces démocratiques d’avoir répondu massivement aux scrutins du 29 juin 2015 pour élire leurs conseillers communaux et leurs députés malgré les défis rencontrés dans leur environnement et sur le chemin conduisant aux bureaux électoraux s’étant surtout exprimés à travers des menaces de mort.

3. Remercie les Imbonerakure qui ont montré une discipline sans faille dans le respect des valeurs démocratiques s’étant traduite dans leur propre maitrise face à de multiples provocations, harcèlements, diabolisations de la part des insurgés et de leurs responsables jusqu’à accepter la mort sans broncher. Sans nul doute leur sacrifice conduira à la victoire.

4. Remercie les forces de défense et de sécurité qui, malgré les sollicitations négatives et les pressions de toutes sortes ont prouvé leur professionnalisme dans la sécurisation des élections du 29 juin 2015 et dans la protection des citoyens Burundais. Que leur sacrifice tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays soit le levain ou le catalyseur d’une recherche sans faille de la paix et sécurité qui doivent conduire à une réconciliation nationale, un Etat de droit et de développement.

5. Remercie la CENI d’avoir magistralement organisé des élections dans un climat de haute intensité à l’instar des élections des pays occidentaux et tous les amis de la démocratie les félicitent d’avoir réussi avec brio. Que les membres de la CENI trouvent ici, l’expression des encouragements à toujours faire valoir leur conviction profondément démocratique.

6. Remercie les quatre chancelleries ressortissants de la République Sud-Africaine, de la République Unie de Tanzanie, de la République Ougandaise, de la République Kenyane, qui, à travers une déclaration félicitant la CENI d’avoir organisé et dirigé les premières élections communales et législatives de mains de maître dans une transparence sans faille et une liberté exemplaire où tous les partenaires politiques ont été invités à participer ont montré que le Peuple Burundais avait soif des élections et qu’il est réellement démocratique. A cette occasion, le Parti CNDD-FDD remercie également tous les pays et organisations internationales qui ont pris le courage à deux mains en soutenant la souveraineté nationale et la légitimité du peuple Burundais à se choisir démocratiquement ses propres représentants dans les différentes institutions.

7. Remercie profondément les associations de la société civile et religieuses qui ont eu le courage d’accompagner les élections et de jouer le rôle d’observateurs à l’exemple des professionnels des pays occidentaux. Qu’ils trouvent ici les encouragements de tous les démocrates à aller toujours de l’avant jusqu’ à se faire recruter internationalement.

8. Remercie de tout cœur la gens féminine qui, habituellement majoritaire dans le pays a bravé toutes les barrières d’intimidation et de rumeurs de la part des anti-élections pour se rendre massivement aux bureaux de vote très tôt le matin et dans une discipline sans limite. Notons que la plupart de ces braves dames étaient allées voter sans avoir rien mis au ventre pour s’être levées très tôt le matin afin d’exprimer leur ferme volonté d’élire leurs représentants dans les communes et à l’assemblée nationale.

9. Remercie grandement la synergie des medias et leurs différents responsables qui ont joué de façon professionnelle leur rôle alors que des mauvaises langues faisaient croire que les élections ne seront pas couvertes sur le plan médiatique sans l’apport de certaines têtes se jugeant plus capables que les autres ce qui reviendrait à dire : « si ce n’est pas moi c’est rien » ou « si c’est moi c’est tout » ou « si les autres sont zéro volt, zéro watt ».

10. Remercie tout particulièrement les mandataires politiques qui ont bravé la faim, la fatigue et le sommeil pour l’amour de la démocratie et de leur Partis politiques respectifs. Ils ont montré sans détour la volonté de s’établir des institutions élues et de se faire diriger par des leaders issus de leur volonté démocratique. L’exemple qu’ils ont donné doit être transmis à notre progéniture car ayant fait preuve de l’amour de la patrie.

11. Remercie également les pays qui ont eu à accueillir les réfugiés Burundais à la suite d’un matraquage médiatique et politique plein de mensonges et rumeurs ayant poussé plusieurs personnes à fuir leur pays. Le Parti CNDD-FDD exhorte ces pays à aider le Burundi dans le rapatriement de ces réfugiés en leur montrant que la paix règne au Burundi et en les encourageant de revenir au bercail pour élire les dirigeants qu’ils veulent puis que les élections constituent la seule voie d’accès au pouvoir dans un pays démocratique. Il saisit cette opportunité pour remercier les refugies Burundais qui ont vite compris que les raisons de leur exil n’étaient pas celles qu’on leur exposait et se sont déjà rapatriés.
Au regard des développements ci-haut, le Parti CNDD-FDD recommande :

1. Au peuple Burundais et particulièrement aux Bagumyabanga :

o De rester serein, garder leur calme et rester unis ce qui est signe de l’existence d’un véritable esprit démocratique.

2. Aux Imbonerakure :

o De braver toujours les provocations car la maitrise de soi est une des portes qui conduisent à la victoire ainsi que l’argument le meilleur contre les détracteurs qui ne cessent de porter les jugements apocalyptiques à leur endroit.

3. . Aux Partis politiques :

o De tabler toujours sur des projets de sociétés à mettre en compétition lorsqu’on est en train de conquérir le pouvoir à travers les élections obéissant aux principes un homme une voix. L’accès au pouvoir n’est possible que par ce schéma dans des pays démocratique.
o De prêcher la tolérance, la coexistence pacifique et la fraternité entre des partis différents. Ainsi nul ne doit haïr son concitoyen pour le fait que vous n’appartenez pas au même parti politique. C’est dire qu’il ne faut pas confondre un individu à un parti politique.
o Le respect des résultats des urnes.

4. Au Gouvernement :

o De poursuivre la mise en œuvre du processus de réconciliation nationale devant se jouer sur un fond de paix et de sécurité.
o De faire éclater la vérité au grand jour pour connaitre les responsables des atrocités que les Burundais ont connu dans leur histoire à travers la Commission Vérité et Réconciliation mais en interpellant la justice de façon particulière pour identifier les responsables des événements malheureux d’insurrection que le Burundi vit depuis le 26 Avril2015 à nos jours.

o D’approcher les différentes représentations diplomatiques pour leur montrer que le peuple a des droits et des devoirs et surtout le droit d’élire librement ses dirigeants comme il l’entend : ce qui est une réalité dans tous les pays du monde.

o De ne pas accepter les sollicitations de ceux qui soutiennent une certaine opposition qui ne veut pas les élections dans le sens de reculer sine die les élections présidentielles. Tout le monde sait maintenant qu’ils ne recherchent que la transition et non les élections.

o D’organiser des séances de renforcement des capacités en matière d’observation électorale à l’endroit des observateurs locaux car possédant des potentialités importantes.

5.A la Communauté internationale :

o De se rappeler que les relations entre les Etats doivent se faire sur une base de respect mutuel et surtout de la non violation des souverainetés nationales et de coexistence pacifique, et de non- ingérence dans les Etats indépendants. En ce sens le choix exprime par le peuple Burundais et essentiellement les démocrates dans le scrutin du 29 juin 2015 ne doit souffrir d’aucune exception de rejet par rapport à ce qui se passe dans d’autres pays démocratiques.

6. A l’ONU :

o De se rappeler du mémorandum d’entente signé entre le Gouvernement du Burundi et son démembrement MENUB à Bujumbura et que la mission de valider les résultats des élections de 2015 est une affaire de la CENI et de la Cour Constitutionnelle et non pas de la MENUB.
o De remplacer le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU en la personne de Monsieur Abdoulaye Bathily nommé récemment comme facilitateur dans le dialogue inter- Burundais en remplacement de Monsieur Saïd Djinnit. Dès son arrivée à Bujumbura, Monsieur Abdoulaye n’a pas voulu s’annoncer aux autorités du pays et s’est contenté de rencontrer quelques Ambassadeurs et certains membres de l’opposition ce qui a montré qu’il avait un agenda caché. Les propos qui ont été entendus sur les medias nationaux et internationaux faisant état de repousser sine die le calendrier électoral en contradiction avec celui qui avait été annoncé par les institutions habilitées car émanant de la constitution en plus du refus au peuple Burundais notamment les Bagumyabanga d’exprimer librement leur choix d’élire les dirigeants qu’ils veulent sont des preuves tangibles que cette haute personnalité a violé la souveraineté du pays et s’est comporté comme si il était dans un pays non indépendant. Ajoutant le mal au mal, Monsieur Abdoulaye Bathily avait refusé à la MENUB d’envoyer ses observateurs sur terrain lors des élections communales et législatives tenues en date du 29 juin 2015. Pour toutes ces raisons le Parti CNDD-FDD informe l’opinion nationale et internationale qu’il retire toute sa confiance en ce Représentant du Secrétaire Général de l’ONU et lui demande de déposer sa démission puisqu’il s’est récusé lui-même avant qu’il ne commence son boulot.

7.  A la CENI :

o De foncer d’avantage dans votre conviction démocratique et professionnelle. L’exemple donné prouve bien qu’elle mérite un jugement positif à l’ endroit de ses réalisations. Elle a été juste et s’est refusée de dire que ce qui est noir est blanc ou que ce qui est blanc est noir. C’est aussi une des qualités qui doit marquer tout démocrate et c’est justement le pari qu’il faut gagner.

8. Aux medias :

o D’aller toujours de l’avant et de faire mieux. La synergie des medias mise en place pour couvrir les premières élections du 29 juin 2015 a été une réussite et a montré qu’elle est capable de performance.

9. Aux observateurs locaux :

o De s’organiser pour mieux prester ; il a été constaté qu’ils sont capables de faire comme les autres observateurs internationaux et même mieux.
o De se professionnaliser pour mieux répondre aux attentes de la communauté tant nationale qu’internationale.

Le Parti CNDD-FDD s’en voudrait de terminer cette déclaration sans dire que même si l’indépendance est acquise, il faut la consolider chaque jour. Et l’instrument qui répond mieux à cette nécessité, c’est la paix, la sécurité, la réconciliation nationale et le développement .Le lien qui doit unir ces quatre éléments doit passer par le choix libre de ces institutions. Ainsi le peuple Burundais appelle de tous ses vœux tous les Bagumyabanga à répondre encore une fois massivement au scrutin des présidentielles qui se tiendra le 15 juillet 2015 très tôt le matin. Ce geste aura traduit pour la n ième fois la volonté du peuple à se faire respecter dans l’arène internationale ou dans le concert des nations.

Fait à Bujumbura, le 5 juin 2015

Honorable Pascal NYABENDA

Président du Parti CNDD-FDD.

Direction de la Communication et de l’Information

NOUVELLES FRAICHES

 

Actualité nationale

Inauguration officielle de la construction de la route nationale numéro dix huit
Dans dix huit moins la province de Mwaro aura une route bitumée. La première phase de la construction de cette infrastructure publique a été inaugurée officiellement par le Chef de l’Etat Pierre NKURUNZIZA. Il s’agit du tronçon NYAKARARO- MWARO- KIBUMBU de la route nationale numéro dix huit.(rtnb)

Le gouvernement du Burundi demande un facilitateur, rassembleur
Le porte-parole du gouvernement du Burundi Philippe Nzobonariba a indiqué dimanche 5 juin 2015, que le gouvernement a besoin d’un facilitateur, rassembleur qui écoute toutes les parties. Le gouvernement du Burundi rappelle la nécessité et la poursuite d’un dialogue constructif afin de recoudre le tissu social au Burundi. C’est après la récusation de la médiation d’Abdoulaye Bathily par le parti au pouvoir CNDD-FDD, l’UPRONA et la Coalition COPA. Concernant la fuite vers la Belgique du 2ème Vice-Président de la République Gervais Rufyikiri et du Président de l’Assemblée nationale Pie Ntavyohanyuma, le porte-parole du gouvernement estime que c’est un non-événement. Il précise que ces deux personnalités étaient en fin de mandat et de surcroît, « ils sont rentrés chez eux car ils avaient la nationalité belge », indique Philippe Nzobonariba. (rtnb)

L’ombudsman burundais remet un don de matériel médical à l’hôpital Prince Régent Charles
L’ombudsman burundais Mohamed Rukara a remis ce vendredi à l’hôpital Prince Régent Charles un don de matériel médical octroyé par la mairie de Wilbrouk par le biais Mme Lydia Maximus, Représentante de l’AWEPA au Burundi et ancienne sénatrice belge. Ce don, dont le transport depuis l’Europe jusqu’à Bujumbura a été assuré avec les frais de l’ombudsman pour un montant de 7.600 euros, est composé notamment de lits, de tables de nuit, de matelas, de chaises roulantes et de béquilles. Il a été remis au directeur de l’hôpital Prince Régent Charles par l’ombudsman en présence du premier vice-président du Sénat, du secrétaire permanent au ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, de l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi qui représentait Mme Maximus et de l’ancien ministre burundais de la coopération Laurent Kavakure. L’ombudsman burundais a, dans son discours, remercié la représentante de l’AWEPA pour les efforts qu’elle fournit dans le but d’aider le peuple burundais. Il a précisé que le choix de l’hôpital Prince Régent Charles comme institution bénéficiaire de cette aide a été dicté par sa plus grande capacité d’accueil, et a demandé à l’ambassadeur de Belgique au Burundi de plaider auprès de son pays pour qu’il continue à soutenir cet hôpital de référence régional. Il a par ailleurs lancé un appel à tous les Burundais à gérer avec sérénité la période que traverse le pays, précisant que pour y parvenir il faut éviter l’usage de la violence et l’effusion de sang. Selon le directeur de l’hôpital Prince Régent Charles, Dr Jean Bosco Nduwimana, cet hôpital dispose d’un certain nombre d’atouts comme par exemple son personnel, qui est jeune et motivé et l’informatisation de ses services qui est en train d’être réalisée grâce à l’appui de la coopération technique belge. D’un autre coté, il connaît aussi des défis, dont notamment le problème de trésorerie qui l’empêche d’investir et d’honorer ses engagements vis-à-vis des partenaires. L’ambassadeur de la Belgique au Burundi a précisé au sujet du lot de matériel qui venait d’être remis, qu’il s’agit d’un don de Mme Lydia Maximus. Il a en outre indiqué que la construction de l’hôpital Prince Régent par son pays la Belgique en 1946 est intervenue juste après la deuxième guerre mondiale, un moment où elle-même avait d’énormes besoins en infrastructures. D’après le secrétaire permanent au ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, M. Dionise Nizigiyimana, ce ministère apprécie ce geste d’appui à l’hôpital Prince Régent Charles, qui est un hôpital de référence nationale le plus grand du pays en termes de capacité d’accueil et de volume d’activités. Le premier vice président du Sénat, Pontien Niyongabo a pour sa part félicité l’ombudsman pour avoir obtenu ce don qui vient à point nommé. « Nous pensons que ce dont va renforcer le partenariat entre la Belgique et le Burundi », a-t-il indiqué. (abp)

CENI : le matériel électoral pour les présidentiels est à 99% disponible
Le matériel électoral pour les présidentielles prochaines est à 99% disponible dans les entrepôts de la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI). Cette nouvelle a été rendue publique ce 04 juillet 2015 par le Président de la CENI Pierre Claver NDAYICARIYE. C’était au cours de la réception des colis des bulletins de vote de ces présidentielles en perspective, une réception opérée par la CENI à l’échelle nationale. Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante a également indiqué que les résultats des communales ont été déjà annoncés de façon provisoire au niveau des démembrements de la CENI. Quand il y a des recours au niveau communal, ces derniers sont adressés aux Commissions Electorales Provinciales Indépendantes. Et lorsqu’il y a nécessité d’interjeter appel, on peut s’adresser à la CENI. Quant aux législatives, les équipes d’analyse de la CENI sont à l’œuvre, les résultats provisoires seront annoncés au plus tard mardi 07 juillet 2015-a-t-il ajouté. (rtnb)

UB : Les Etudiants sont appelés de regagner les auditoires
Le représentant des Etudiants de l’Université du Burundi appelle tous les étudiants à regagner les auditoires dès ce lundi 06 juillet. Dans une déclaration sortie par le représentant de ces Etudiants Simon-Marie RURASUMA, il demande aux autorités compétentes de relâcher les Etudiants arrêtés lors des manifestations.
Il demande la restitution des matériels des étudiants qui logeaient devant les bureaux de l’Ambassade des USA à Bujumbura,  saisis par la police. Il demande également que la bourse du mois de juin et de juillet soit disponible.(rtnb)

Le Parti au pouvoir demande la démission d’Abdoulaye Bathily
Le parti CNDD-FDD récuse le facilitateur Abdoulaye Bathily dans le dialogue entre burundais et demande à l’ONU de le remplacer. Dans une déclaration sortie dimanche 05 juillet 2015, le CNDD-FDD indique que le peuple burundais doit être respecté dans sa souveraineté car il a adopté la démocratie comme mode de gouvernement selon la constitution burundaise. De ce fait, le parti au pouvoir recommande à la communauté internationale de se rappeler que les relations entre les Etats doivent se faire sur une base de respect mutuel et que la validation des résultats des élections de 2015 au Burundi est une affaire de la CENI et de la Cours Constitutionnelle et non de la MENUB. Le parti CNDD-FDD demande également au gouvernement burundais de poursuivre le processus de réconciliation. (rtnb)

PISC BURUNDI : les élections se sont bien déroulées en général
Le PISC BURUNDI, une organisation de la société civile qui a participé dans l’observation électorale dit que les élections communales et législatives du 29 juin 2015 se sont en général bien déroulées. Toutefois, Maître Jean-Marie NDUWIMANA relève quelques lacunes liées notamment à la non-participation massive des mandataires politiques dans certains agents assesseurs de la CENI sur certains bureaux de vote. Il remercie tous les partenaires politiques qui ont répondu à ces élections. (rtnb)

Mpanda /Explosion des grenades : Aucun dégât signalé
Une explosion de 3 grenades s’est faite entendu la nuit de samedi 04 juillet à la 10ème Avenue dans la commune de Mpanda, Province de Bubanza. Le Correspondant de la RTNB en province de Bubanza Pasteur NDIKUMANA fait savoir que ces grenades ont été lancées dans un ménage d’un certain Jean-Paul NSHIMIRIMANA mais qu’il n’y a pas aucun dégât. L’Administrateur de la commune Mpanda demande à la population de rester sereine. La Police signale que des investigations sont déjà en cours. (rtnb)

Une personne grièvement blessée par balles en commune Gihanga

Une personne a été grièvement blessée par balles, dans la nuit du 5 juillet vers 19 heures, au centre de Gihanga en commune Gihanga de la province Bubanza (nord-ouest du Burundi), apprend-on de source policière. Selon cette même source, ce forfait a été commis par six hommes armés de fusils et en tenue militaire qui ont attaqué le ménage de la victime, M. Athanase Hakizimana. Constatant que les malfaiteurs s’étaient déjà introduits chez lui, ce dernier a directement crié pour appeler au secours, et ils ont tiré sur lui, le blessant sur le bras. Avec l’intervention de la police, ces malfaiteurs se sont repliés vers la réserve naturelle de Rukoko. Ils n’ont pas pu être identifiés, et la victime bénéficie des soins médicaux à l’hôpital de Gihanga. Les autorités policières demandent aux habitants de rester vigilants et de collaborer avec la police. Par ailleurs, ce week-end a été marqué par l’explosion des grenades en communes Rugazi et Mpanda, signale-t-on. En commune Rugazi, une grenade a explosé dans la nuit de vendredi 3 juillet, tout près d’une boutique de la colline Nyenkarange, causant deux morts et neuf blessés. L’auteur n’a pas été identifié, mais deux personnes ont été arrêtées pour enquête. En commune Mpanda, dans la nuit du samedi 4 juillet, trois grenades ont explosé dans un ménage d’un certain Jean Paul Nshimirimana, mais sans faire de dégâts humains. Même ici, les auteurs de ce crime et ne sont pas encore connus. L’administrateur de la commune Mpanda, Mme Angeline Nibizi, lance un appel aux habitants de sa commune de rester vigilants et solidaires afin d’éradiquer ces genres de forfaits. (abp)

ROME: SEMINAIRE SUR LA CRISE BURUNDAISE

SYNTHESE SUR « LE SEMINAIRE DE REFLEXION SUR LA CRISE ACTUELLE AU BURUNDI »

 (Rome, Université La Sapienza, le 25 juin 2015, depuis 15.00).

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Il s’est tenu, ce 25 juin 2015 à l’Université La Sapienza de Rome, un séminaire-débat sur la situation de crise actuelle au Burundi ayant comme titre politiquement suggestif « Democrazia (in)voluta ? Istituzioni e leadership a confronto: il caso del Burundi »  traductible  en « Démocratie (non)voulue? Institutions et leadership en confrontation : cas du Burundi ». Le choix de ce lieu n’est pas dû au hasard. Il a été souligné part certains intervenants : c’est un espace symbolique du savoir – justement La Sapienza -, du combat des idées, de la voix et du plume dans ses diverses angulations. De surcroît, la faculté des sciences politiques où s’est spécialement déroulé le débat épouse bel et bien la nature de la crise qui fléchit le Burundi.

Le séminaire-débat a été ouvert par Gérard BAMBAZIMANA comme citoyen burundais et membre du Secrétariat d’organisation du séminaire pour être modéré dans la suite par le Professeur Roberto DE ROSA. Dans son intervention, ce dernier s’est montré intransigeant quant à la nouvelle candidature du Président sortant, la taxant de troisième mandat au-delà des contrapositions entre les Accords d’Arusha et la Constitution de 2005 où les articles 96 et 302 constituent le terreau de bataille comme de réflexion.

Le premier relateur, Professeur Marco COCHI a commencé par l’information relative à la fuite en Belgique du deuxième vice-Président de la République, monsieur RUFYIKIRI Gervais, laquelle information est relayée par une autre faisant un listing de quatre présidents africains en exercice qui ont déjà fait plus deux mandats. Si comparaison n’est pas raison, le contexte burundais est particulier vu sa récente histoire de période post-transitionnelle. Ayant reconnu le verdict de la court constitutionnelle quant à la recevabilité de la candidature du Président NKURUNZIZA, COCHI a souligné la dimension de la violence depuis le 26 mai 2015 avec un bilan lourd de soixante-dix (70) morts suite aux manifestations contre ledit mandat. Endossant toutes ces morts aux forces de sécurité et de défense, son intervention s’est montrée encore moins objective pour être rangée de partisane, choses qui lui ont été reprochées dans les demandes posées. De plus, le fait de parler seulement des Imbonerakure sans minimement mentionner les manifestants armés ni  encore moins les jeunes affiliés aux autres partis politiques a renforcé la perception de ce manque d’impartialité en lui. Il a terminé son intervention en soulignant le rapport de cinquante-six (56) pages concernant la situation actuelle sur le Burundi, source unique qui n’a pas convaincu non plus dans cette guerre de communication et de position vue la possibilité d’élargir le champ des sources d’information.

En interprétant la constitution dans certaines de ces parties, le deuxième relateur, Professeur Alessandro GIOGLIOTTI s’est penché sur deux points : la responsabilité présidentielle et les élections actuelles. Comparant la constitution du Burundi à celle de la France de 1958, le rôle et la figure des présidents sont toutefois différents en terme de régime présidentiel (Burundi) et de semi-présidentiel (France). Les articles 102 et 109 lui servaient d’appui. En évoquant la « grande trahison » de la figure présidentielle figurant dans la constitution burundaise, le régime de responsabilité en matière de droit pénal devient conséquemment biaisé. Pour les élections, il a souligné la légitimation populaire par la voie des urnes dans le choix des présidents mettant ainsi à dos le contenu des articles 96 et 302 susévoqués. Il a interprété en « presidente di garanzia » c’est-à-dire président de garantie des accords vu que le Président, en 2005, n’a pas été élu par voie de suffrage universel direct, qui reste pourtant, souligne-t-il GIOGLIOTTI, le même en terme de candidature actuelle. Ce qui devient une question de responsabilité du leadership.

« Suis né dans la crise, grandi dans la crise qui n’est pas encore finie comme pas mal de compatriotes ici présents », commence son intervention en la lisant textuellement en français, le troisième relateur Damase MASABO, Procureur Général de la Mercede. La crise actuelle du Burundi est complexe pour ne pas la réduire mécaniquement au troisième mandat, poursuit-il MASABO, et ce, en considération de la suite des différents événements macabres qu’il a chronologiquement datés : 1965, 1968,1972, 1988, 1993. C’est choquant le « Burundi de crise en crise », lance comme sous-titre de sa relation. Ni le Burundais, ni la Communauté internationale n’en ont trouvé une solution.  Il précise qu’il existe une maladie au Burundi. Pour la soigner, il faut au préalable diagnostiquer l’agent causal en creusant davantage pour le détruire par après. Soigner les symptômes n’éloigne en rien la maladie, ce qui risque de la rendre même résistante.

Continuant son intervention, il a argué que tous les acteurs de la crise actuelle portent des masques. Ils sont tous responsables.. Que ça soit le parti au pouvoir, l’opposition et la société civile ont tous des agenda cachés. Il faut les démasquer, pointille-t-il. Il a ajouté et beaucoup insisté qu’il ne faut jamais permettre de diaboliser ni l’un ni l’autre. Il a fini sa relation en proposant quelques pistes de solution dont :

  1. Le respect absolu de la vie qui est un don de Dieu ;
  2. Condamnation de tout genre d’assassinat en évitant le silence complice ;
  3. Non pas laisser la solution des problèmes burundais aux seules mains des politiciens ;
  4. Continuer à chercher la paix et le bien commun dans un climat apaisé ;
  5. Le droit de manifester tout en respectant la vie, la liberté, la loi et la propriété des autres ;
  6. Bannir à jamais la damnation collective.
  7. Observer l’étique de la responsabilité.

Le quatrième et dernier relateur est Docteur MAMADOU Ly, historien et écrivain africain. Dans son intervention, il a tenu à préciser l’erreur des institutions africaines qui sont comme des prêt-à-porter européens, mal adaptées aux contextes, réalités et cultures des territoires du continent africain. Ceux-ci les copient. Voulues ou non-voulues donc par les peuples souverains, se pose-t-il le relateur ? Il note la complexité du problème comme son relateur précédant pour être « una pagina tremenda » dans l’histoire du Burundi et d’Afrique. Selon MAMADOU, on devrait se demander dans chaque pays quelles institutions et leadership justes faut-il, montrant qu’il y a une interaction entre les deux. Il a conclu son intervention en exhortant lui aussi d’aller au-delà de simples considérations jusqu’au fond de la crise afin de trouver des voies et moyens de recomposer le tissu social.

Finie l’exposition des relateurs, le modérateur a passé la parole au public pour poser leurs questions. Plusieurs doigts levés tout d’un coup, se remarque-t-il dans la salle ! Quel sens et signification se sont-ils faits les relateurs comme le modérateur ? Au de-là des considérations constructives allant dans le sens du besoin de la paix pour tous, du respect de la souveraineté du Burundi, du principe du respect et acception de l’autre comme semblable, de la rédaction d’une contribution issue du présent séminaire, d’empowerment des leaders africains à respecter les règles, de ne pas apporter de l’eau au moulin pour une situation déjà critique, la solidarité humanitaire, la part de responsabilité internationale dans la crise actuelle pour question d’intérêts, le dialogue entre le gouvernement et l’opposition etc…, les questions posées étaient synthétiquement les suivantes:

  1. Entre les Accords d’Arusha et la Constitution, qui prime sur l’autre au-delà de leur importance ?
  2. Comment serait-il le Burundi en cas de vide institutionnel si on ne vote pas dans les échéances constitutionnelles ?
  3. Quelle est le problème de la communauté internationale face à l’Afrique où les décisions de celle-ci ne sont pas prises en considération ?
  4. Quelle aurait été la situation si le Président NKURUNZIZA ne s’était porté candidat de nouveau ?
  5. Pourquoi la communauté internationale est stupéfaite des institutions africaines alors que celles-ci partent sur des bases erronées et empoisonnées ?
  6. L’exportation de la démocratie est-elle possible vu les problèmes et l’instabilité de gouvernance qu’elle cause ?

De ces questions posées, peu de réponses précises semblent avoir été données à ces demandes délicates. Le séminaire-débat s’est clôturé par des remerciements aux différents relateurs ainsi qu’au public présent qui ont ouvert la brèche à la recherche de la paix au Burundi au regard de la présente crise politique.

Par MISAGO Benoit