KAGAME, LA FOLIE DES GRANDEURS

indip2 005Le Burundi, après la République Démocratique du Congo, est en train d’être victime de la folie des grandeurs du dictateur de Kigali, Paul Kagame. Il veut devenir, comme la grenouille dans la fable,  aussi grand qu’un boeuf. Pour cette raison, il a attaqué la République Démocratique du Congo, depuis 1996,  en laissant derrière lui 10 millions de morts, mais à la fin, il n’a pas pris un seul  mètre carré de territoire. Son Mouvement M23  a été défait.

Maintenant il s’essaye avec le Burundi,  en attisant les questions ethniques qui avaient trouvé une solution heureuse, à la satisfaction de tous. Les Accords d’Arusha, même s’ils sont imparfaits, sont un bon compromis, pour une bonne cohabitation civile. Dans ces Accords, la classe politique Tutsi (qui ne représente que 15% de la population, reçoit 40% des postes dans l’administration, et 50% dans l’armée). La classe politique Hutu et i Twa  prennent le reste. C’est pour cela que la lutte n’était plus éthnique, mais politique, dans ce sens que toutes les ethnies étaient représentées dans tous les partis.  Toutefois, les grincheux des anciens régimes, principalement le sous groupe Tutsi des Hima dont sont issus les dictateurs Micombero, Bagaza et Buyoya, sont mécontents; et le parti UPRONA, qui a fait leur gloire, est devenu minoritaire, et risque de disparaitre. Pour cette raison, n’importe quelle solution pour TOUT  reprendre est bonne pour eux. Et c’est ici qu’entre en jeu Kagame. Il est le modèle et  le soutien.

Paul Kagame, dans sa félonie, a préféré prendre le pouvoir par la force, en tuant les présidents Habyarimana du Rwanda et Ntaryamira du Burndi,  le 06/04/1994, quand ses services ont tiré des missiles sur leur avion en atterrissage à Kigali.  Les accords d’Arusha à la rwandaise qui avaient été préparés sont restés dans les tiroirs. Dès lors, Kagame gouverne le Rwanda d’une main de fer, assassinant quiconque s’oppose à son diktat, de l’intérieur comme de l’extérieur.

Ces grincheux du bon vieux temps, avaient tenté le coup en assassinant le président Melchior Ndadaye en 1993  (il parait que Kagame était à Bujumbura le jour du meurtre) mais le peuple s’est rebelé, et après une lutte qui a duré 13 ans, les classes politiques émanant des ethnies ont convenu de vivre ensemble, pacifiquement.

Mais on n’avait pas tenu compte de la folie des grandeurs de Kagame. D’une part il rêve un empire pour son sous groupe Hima,  qui ne représente en Afrique Centrale même pas 0,1% de la population, d’autre part, il y a ce groupe de burundais qui cherche à lui faciliter la tâche.

indip2 008C’est depuis plus d’une année que la machine propagandiste de Kigali, à travers les associations (lire le témoignage de Maria Laura Bonino), les radios burundaises et journaux acquis à la cause (RPA, Bonesha, Renaissance, Iwacu) annoncent  l’imminence d’un génocide contre les tutsis au Burundi; et Kagame en écho proclamait: « s’il y a génocide, je ne resterai pas les bras croisés ».

Sur la pancate d’une association burundo-canadaise (image  ci-haut) on voit le Burundi totalement englouti dans le Rwanda: tout un projet.

Comme premier acte, Kagame forme le mouvement M26, qui attaque le Burundi le 31/12/2014, à partir du Congo, mais beaucoup de combattants ont été recrutés par le Rwanda et y ont transité.  Ils sont écrasés et le mouvement disparait. On ne parlait pas encore de 3°mandat.  Quand Nkurunziza est nommé candidat de son parti aux présidentielles, ces grincheux le prennent pour prétexte pour continuer leur lutte (cette candidature ne change en rien le partage du pouvoir entre Hutus et Tutsi). Si Nkurunziza ne se présentait pas, ils s’étaient décidés de paralyser la Commission Electorale Nationale Indépendante par des démissions à trahison.

Le deuxième acte de la tragédie kagamienne est le coup d’Etat du 13/05/2015,  conduit en apparence par le Général Godefroid Niyombare (on le voyait suer quand il parlait pour annoncer le putch);  mais en réalité l’ossature c’étaient les généraux Cyrille Ndayirukiye, Daradangwa, le lieutenant-colonnel Ndabaneze, et autres, qui en 1993 avaient dejà participé à l’assassinat de Ndadaye, et qui avaient commis de gros massacres dans la guerre qui s’en est suivie. Les grincheux du bon vieux temps. Le général Niyombare  de 2015 était et reste le NGEZE de 1993, figurant pour masquer les vrais auteurs du coup d’état. Ce 2° acte a fini ainsi par l’arrestation des putchistes.  voir     https:youtu.be/THFJqnXO1rA

Le troisième acte, c’est l’attaque à partir du Rwanda , ce 10 juillet, des communes frontalières burundaises de Kabarore et Bukinanyana. Il parait qu’ils s’appellent Mouvement Arusha (MA). La situation est maitrisée. Honneur à notre Armée. Entre temps, beaucoup de ceux qui encensaient le regime de Kigali sont allés vivre là, en attendant que Kagame les mette au pouvoir à Bujumbura. Mais ils commencent à déchanter et écrivent des articles comme « Survivre à Kigali ».

En vigilance, nous attendons le quatrième acte.  Nous sommes préparés.

Comment finit le troisième acte de la tragedie kagamienne 

IMG-20150713-WA0002

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *