ACCORDS D’ARUSHA:  LE PRINCIPAL ET L’ACCESSOIRE

Nous sommes en train de vivre au Burundi une contestation, certainement télécommandée, qui a pour objet  une présumée violation des  Accords d’Arusha. Quel était l’objet principal de ces Accords ? C’était un partage du pouvoir entre les HUTU  et les TUTSI (sans oublier les BATWA), vues les tragédies à fond éthnique qui avaient ensanglanté le pays depuis 1960.

Le mandat présidentiel, bien qu’il soit mentionné  dans les articles de l’Accord, constitue seulement un accessoire, parce qu’il ne porte pas préjudice à l’objet principal ci-haut cité. Provoquer une guerre pour un accessoire  montre à suffisance que  ce mandat a été pris comme prétexte, avec justement le dessein  de tuer définitivement ces Accords. C’est l’histoire de deux frères ayant construit ensemble la maison, mais ne réussissent pas à s’entendre sur la couleur de la peinture à mettre sur les murs;  et alors le plus nerveux des deux incendie la maison, pour en construire une tout seul.

En effet,  un petit  noyau extrémiste  TUTSI  (Rukindikiza, Sinduhije, Ninahazwe, et leurs disciples) caressent  l’idée du vieux temps où ils commandaient  en maitres, sans partage.  Ils ne cachent pas leur admiration   envers le voisin du Nord, qui a réussi à écarter  les HUTU de tout, en leur mettant sur le cou le collier du génocide. Ce noyau extrémiste a copié le plan utilisé par le FPR,  et tente de l’appliquer au Burundi. Pour cette raison, il a exploité massivement les medias sur place et  à l’étranger  pour faire de la Jeunesse du CNDD-FDD (imbonerakure) un jumeau des  interahamwe du Rwanda.  Et il suffit de lire leurs écrits, il n’ya pas un jour qu’ils n’invoquent pas l’arrivée de ce genocide qui leur manque tant. Les adhérents à ce petit noyau extrémiste (mimétisés en Société Civile)  avaient invité les medias internationaux à assister au déferlement de ces « coupe gorges » créés de toutes pièces dans leur imagination, mais évidemment  la réalité  n’a pas tenu leur promesse; ils sont repartis bredouilles. Ninahazwe et Cie, en apparence  luttent pour le respect des Accords d’Arusha, mais en fait, ils veulent les enterrer pour de bon.

Par contre une violation  des Accords d’Arusha dont ils ne parlent jamais, parce qu’elle les avantage,  c’est  l’insertion progressive des HUTU dans l’administration, sans provoquer de licenciement des TUTSI  qui occupaient ces postes (une sorte de démobilisation comme à l’armée); les quotas reconnus par les Accords d’Arusha aux HUTU n’ont jamais été atteints.  Naturellement, ce fut un acte de sagesse du gouvernement. Mais le fameux noyau extrémiste dira qu’en ces dix ans passés,  il ne s’est fait rien de bon!

JUMAINE

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