JE NE SUIS PAS ESCLAVE DE PIERRE, MAIS DE (LOUIS) MICHEL: #SINDUMUJA

La substance ne change pas, mais le degré  et le  mode.  Esclave ! En ces jours-ci, le  « champion » de la Société Civile, Pacifique Ninahazwe, qui désormais se prend pour le président de la République (à voir ses post sur Facebook), a créé un hashtag  étonnant : #Sindumuja : Je ne suis pas un esclave. Il y a eu des milliers de commentaires sur les social networks, qui cherchaient à connaitre le sens exact de cette parole. Umuja  peut signifier « une personne délétère », sans honneur ; ou bien un esclave. Je crois que le Pacifique-des-grenades a voulu  dire qu’il n’était pas esclave  de Pierre Nkurunziza. Jusqu’à ce point, la logique tient. Mais tournons la page du discours, et voyons.  Sur  les 44 lignes de texte, plus de la moitié sont des appels à la communauté internationale, comme si le Burundi était un département d’Outre-Mer de quelque pays européen.  Et comme si Ninahazwe était un fils naturel, qui a un papa au Burundi  et une maman en Belgique. Le grand ridicule, c’est qu’après avoir renié le frère burundais Pierre (entre frères on n’est pas nécessairement toujours d’accord), Ninahazwe s’est agenouillé devant Louis Michel, le descendant des esclavagistes. Au lieu de lever la tête,  il fait le petit nègre apeuré, pleurnichard, mouchard…    Il suffirait qu’il  crie  en regardant  droit dans les yeux le petit belge (Kabirigi) ou le petit français, « Sindumuja » (je ne suis pas esclave), et la peur  lui passerait. C’est ce que fait son frère Pierre  depuis deux mois, et ça semble marcher.

NOUVELLES FRAICHES

Reprise du dialogue inter-burundais sans la participation du parti au pouvoir

Le Mardi 23 juin 2015 Sous la médiation de Abdoulaye Bathily envoyé spécial de Ban Ki-Moon, le gouvernement du Burundi, le Cndd-Fdd et ses alliés n’ont pas répondu présent au dialogue inter burundais qui devait débuter ce mardi le 23 juin 2015. Les chaises prévues pour les représentants du gouvernement et du parti au pouvoir sont restés vides jusqu’à la fin de la séance de ce mardi.

Il y avait dans la salle du Menub des délégués des confessions religieuses, de la société civile, des représentants de plusieurs partis politiques de l’opposition et de la Coalition ’’Amizero y’Abarundi’’. Les anciens présidents Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye ont répondus présents à cette reprise du dialogue inter-burundais. Côté facilitation, le nouveau médiateur Abdoulaye Bathily, dernièrement nommé par le Secrétaire générale des Nations Unies était entouré dans cette tâche par des représentants du Menub, des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs. Agathon Rwasa, candidat aux présidentielles de 2015 pour le compte de la Coalition ’’Amizero y’Abarundi’’, fustige la politique de la chaise vide. «L’unilatéralisme du gouvernement est préjudiciable.»

Signalons que le parti Cndd-Fdd déclare que sa priorité pour le moment est de continuer sa campagne pour les communales et les législatives, bien qu’il apprécie les préoccupations de la Communauté internationale sur la situation prévalant au Burundi. Selon ce parti, il ne va pas participer à ce dialogue pendant cette période électorale. Pour le président du Cndd-Fdd, Pascal Nyabenda, ce dialogue à 5 jours des communales et à 2 jours de la campagne pour les présidentielles semble être une dissuasion ayant pour objectif de perturber les élections. L’Uprona n’a pas non plus pris part à ce dialogue. Selon Gaston Sindimwo, secrétaire général de ce parti, tout pourparler devait se faire après les élections. « Il est le bienvenu mais après les meetings politiques», a-t-il lancé. (IWACU)

Le ministre de l’Intérieur a rejoint les autres partenaires au dialogue

Au deuxième jour de la reprise du dialogue inter-burundais, le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana a rejoint les autres partenaires dans ces pourparlers. C’est pour discuter des modalités de ce dialogue. Il est piloté par le nouveau médiateur Abdoulaye Bathily et épaulé par l’UA, l’EAC, la CIRGL et le Menub. (IWACU)

Le Ministère de la Santé condamne les agressions observées contre les établissements de soins

Le centre de santé de Mutakura en Mairie de Bujumbura a été attaqué à la grenade dans la nuit du 22 juin 2015. Cette attaque a occasionné des blessés parmi les policiers en poste à cet endroit et a endommagé une partie de la toiture de ce centre. Le Ministère de la Santé publique et de la lutte contre le SIDA condamne fermement les agressions observées contre les établissements de soin de santé et des malades. Ce ministère fait savoir que les formations sanitaires et le personnel médical appartiennent à la catégorie des biens et des personnes bénéficiant d’une protection spéciale en raison de leur formation.  Cela émane d’un communiqué de presse sortie par le ministère de la santé publique mardi 23 juin 2015. (RTNB)

Il salue la nomination d’un nouveau facilitateur et l’invite à mettre en place un cadre permanent de concertation

Au cours de la conférence qui a été animée par Gaston Sindimwo, secrétaire général du parti, celui-ci a indiqué qu’à moins d’une semaine des législatives et communales prévues le 29 juin 2015 et compte tenu de la situation socio-politico-sécuritaire et de l’état d’avancement du processus électoral, le parti Uprona porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il réitère sa volonté de poursuivre la campagne électorale conformément au report des élections communales et législatives tel que récemment souhaité par une partie de la classe politique et de la société civile. Il a affirmé que le parti soutient qu’il est possible de tenir ces échéances compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le pays. Le parti Uprona réaffirme sa ferme conviction sur le respect de la date indiquée et ceci s’avère une exigence conformément au décret portant réajustement de la période de la campagne électorale et au report des élections des conseils communaux et des députés renvoyés respectivement aux 26 juin et 29 juin 2015. Le parti Uprona fait état des faits précis et circonstanciés qui sont de nature à compromettre la tenue des élections, et accepte que toutes sortes de dialogues se fassent mais cela après les élections.

Le parti Uprona s’inscrit en faux contre tous ceux qui veulent piétiner le processus électoral. En outre, il a souligné que le parti Uprona s’interroge sur le pourquoi de l’organisation de plusieurs réunions sur le Burundi au lieu de s’enquérir sur l’organisation proprement dite des élections. Il a exprimé son inquiétude face à cette situation qui sent le complot de certains pays contre le Burundi, et exprime son engagement à poursuivre le processus électoral pour mener le Burundi à bon port comme il l’a fait lors de la lutte pour l’indépendance, et cela contre la volonté des Belges.

En plus, le parti Uprona salue la nomination du nouveau facilitateur opérée par le secrétaire général des Nations unies et l’invite à mettre en place un cadre permanent et opérationnel de concertation entre le gouvernement et les organisations de la société civile électorale, pour leur pleine participation au processus électoral. Le parti Uprona est satisfait du déroulement du processus électoral. (PPBDI)

Des coups de feu et explosions de grenades en commune urbaine de Musaga

Plusieurs coups de feu et des explosions de grenades ont été entendus la nuit de  mardi à mercredi dans les quartiers Gasekebuye et Gitaramuka de la commune urbaine de Musaga sans faire de dégâts, a-t-on appris de sources policières et administratives. Selon  les mêmes sources, ces coups  de feu  et explosions de grenades,  suivis de coups de sifflets,  ont  commencé  à  être  entendus  lorsque  des  éléments  de  la  Police  nationale  burundaise  (PNB) commençaient à entrer à l’intérieur de ces quartiers.

Le  porte-parole  de  la  PNB,  le  commissaire  Pierre  Nkurikiye,  a  fait  savoir  que  ces  grenades  ont  été lancées  par  les  habitants  de  ces  quartiers,  précisant  que  les  opérations  de  fouilles-perquisitions  doivent  se poursuivre pour retirer toutes les armes des mains des populations civiles qui les détiennent illégalement.

L’administrateur  communal  de  Musaga,  M.  Alexandre  Bigirimana,  déplore  lui  aussi  cet  état d’insécurité.  Il  promet  d’entrer  en  contact  avec  les  autorités  policières  pour  voir  dans  quelle  mesure  ces opérations de fouilles-perquisitions  puissent se dérouler sans causer de dégâts. Il souhaite notamment que des opérations du genre se déroulent pendant la journée pour plus d’efficacité. Une autre grenade avait explosé dans la même commune le matin du  lundi 22 juin,  blessant un groupe de policiers, rappelle-t-on. A  part  ces  explosions  de  grenades  qui  sont  signalées  dans  cette  partie  de  la  capitale  Bujumbura,  le commissaire Nkurikiye  a  fait savoir que toutes les précautions ont été prises pour renforcer la sécurité pendant cette période des élections. Il  a  par ailleurs fait remarquer qu’un dispositif important d’agents de sécurité  allait être déployé à travers toutes les communes du Burundi pour sécuriser le 1er scrutin qui est prévu lundi le 29 juin 2015.  (ABP)

 Reprise des activités à la PAFE

La Police de l’Air, des Frontières et des Etrangers (PAFE) a repris ses activités. c’est après 48 heures d’interruption pour des raisons d’ordre administratif.  A l’intérieur de cet établissement, on observe un mouvement de va et vient et des files d’attente des gens qui recherche les documents de voyage. Certains dossiers attendent leurs propriétaires à l’extérieur des bureaux. Actuellement, il faut noter qu’il y a une forte de demande des documents de voyage et que la PAFE est très sollicitée. (RTNB)

Afflux des militants du MSD et les sympathisants de Rwasa vers les CECI ?

Du côté des CECI en Mairie de Bujumbura, les électeurs qui se présentent comme des militants du MSD ou supports de RWASA affluent depuis ce matin vers les bureaux des CECI au niveau des communes à Kanyosha, Kinindo, Cibitoke, Musaga et Rohero pour retirer leurs cartes d’électeurs. Il est signalé que le gros des étudiants du campus de Mutanga et Kiriri qui faisaient le sit-in devant l’ambassadeur des USA s’empressent maintenant de récupérer les cartes d’électeurs. On note que ces étudiants, autour d’une centaine maintenant, passent la nuit chez eux et reviennent le matin! (Facebook)

RWANDA E BURUNDI: CERTE BUGIE HANNO GAMBE LUNGHE….20 ANNI

Pierre Péan, scrittore e investigatore  francese a pubblicato nel 2005 un libro scandalo sul Rwanda col titolo «  Noires fureurs blancs menteurs » (Furie nere bianchi bugiardi).  La tela tessuta per decenni dagli hima (sottogruppo dei tutsi molto affamato di potere) in Francia si rinchuse su di lui, accusandolo di essere negazionista e di essere “génocidaire” .  Nel suo libro, diceva che la versione ufficiale  sul genocidio  in Rwanda  era un castello di bugie, e proponeva la sua lettura dei fatti, con prove in mano. Dieci anni dopo, la BBC  strappa il velo nebbioso sul terribile genocidio con il suo reportage: “Rwanda, the untold story” (Rwanda, la storia mai raccontata), dove riprende principalmente  gli argomenti sviluppati da Pierre Péan e da altri eminenti ricercatori e storici, che cioè, il genocidio è stato altamente voluto dai ribelli Tutsi di allora (lo FPR, attualmente al governo), per  dare lo scaccomatto definitivo agli Hutu (85% della popolazione), accusandoli di genocidio; che dal milione di persone uccise, la maggioranza non poteva essere dei tutsi, perché matematicamente impossibile (visti  i censimenti recenti dell’epoca).  Il reportage fece infuriare il regime di Kigali e i suoi sostenitori della tela franco belga.  Ma mancava una figura precisa del bugiardo tipico. Ci ha pensato la giornalista canadese Isabelle Hachey, del quotidiano La Presse, che dopo lunghe investigazione ha disboscato  Francçois Bugingo, giornalista di origine ruandese, impiegato nei media di Montréal  (Canada).  indip1Per 20 anni ha pubblicato    reportage su fatti esteri, volontariamente falsificati o montati di sana pianta. Ci si può solo chiedere che danno immenso ha causato manipolando l’opinione pubblica canadese, anche in relazione al genocido del Rwanda. Era anche Vice Presidente mondiale di Reporters Sans Frontières (RSF,  reporters senza confine), sul quale si appoggiavano spesso i giornalisti del Burundi, per  combattere il governo. Bugingo era membro della Federazione professionale dei giornalisti del Québec, la cui Guida di deontologia dice: “I giornalisti hanno l’obbligo di  assicurarsi della veracità dei fatti che riportano al termine di un rigoroso lavoro di colletta e di verifica delle informazioni”

Bugingo François è stato licenziato dai suoi datori di lavoro e ha riconsegnato la sua tessera da giornalista il 05 giugno 2015.

In Burundi, la nascita di numerosi media era una ricchezza in sé per il paese. Tuttavia i media indipendenti si sono organizzati in un cartello non di informatori, ma di oppositori, contro lo Stato. E’ un fenomeno che non esiste in Occidente. L’unica notizia, era ciò che aveva sbagliato lo stato, nient’altro. Le radio soprattutto, hanno propagato  false notizie che hanno talmente messo in panico la popolazione da indurla a fuggire in paesi vicini. Hanno incoraggiato e sostenuto le manifestazioni, ma non hanno mai condannato i danni che causavano, come l’assassinio dei passanti,  l’incendio delle case  e dei mezzi di trasporto, l’assalto con granate alle forze dell’ordine; anzi esultavano con tono sadico. Nel tumulto del colpo di Stato mancato del 13 maggio, le radio sono state distrutte. Radio Rema FM, che era vicina al governo, è stata la prima ad essere incendiata dagli insorti e dai manifestanti in pieno giorno.  Nelle notti successive sono state distrutte le altre radio, vicine all’opposizione, senza  testimoni.  I manifestanti e l’opposizione stanno chiedendo la riapertura delle radio, la libertà della stampa, con ragione; ma dovrebbero vergognarsi di essere stati loro  a dare il via al vuoto mediatico attuale, incendiando  Radio Rema FM;  la libertà  di stampa è un bene per tutti.

NOIRS MENTEURS: DE BUGINGO A BUJUMBURA, VIA KIGALI.

Pierre Péan,  investigateur et écrivain français   a publié un livre scandale sur le Rwanda, en 2005 : « Noires fureurs blancs menteurs ».  La toile d’araignée tressée pendant des décennies par les Hima en France s’est refermée sur lui, en l’accusant d’être  révisionniste et  de génocidaire.  Il disait que la version officielle du génocide était un château de mensonges, et  proposait sa lecture des faits,  preuves à l’appui.  Dix ans plus tard, la BBC déchire le brouillard avec son reportage : « Rwanda, the untold story ». A la grande fureur de Kigali et de la toile franco-belge. Mais il manquait une figure précise pour incarner ce mensonge. C’est la journaliste Isabelle Hachey, du journal La Presse, qui a fait des enquêtes et a débusqué  le  MENTEUR  typique. Il s’agit de François Bugingo, journaliste d’origine rwandaise qui , pendant 20 ans, a publié de faux reportages à la radio et dans de nombreux medias de Montréal (Canada). Il racontait des faits inexistants ou tordus. On peut s’imaginer combien en ces 20 ans il a manipulé l’opinion publique canadienne, surtout sur ses reportages-bidons sur le génocide rwandais.  Il était aussi vice-président  mondial de Reporters Sans Frontières (RSF), sur lequel se sont appuyés maintes fois nos journalistes de Bujumbura, pour attaquer le gouvernement. Il a été remercié par ses employeurs. Il a remis la carte de journaliste le 5 juin 2015.

indip1

François Bugingo  était  membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, dont le Guide de déontologie stipule que «les journalistes ont l’obligation de s’assurer de la véracité des faits qu’ils rapportent au terme d’un rigoureux travail de collecte et de vérification des informations».

  Au Burundi, la naissance de nombreux médias était une richesse en soi. Mais les médias indépendants s’étaient ligués en un cartel non d’informateurs, mais d’opposants, contre l’Etat. C’est un phénomène qui n’existe pas en Occident. Les radios,  surtout, ont propagé beaucoup de mensonges, amplifié des rumeurs qui ont conduit les populations à fuir leur pays, encouragé les manifestants ; ils ne condamnaient pas les dégâts causés par ceux-ci, au contraire,  ils exprimaient  une jubilation sadique.  Dans le tumulte du coup d’Etat, ces médias ont été détruits. Radio Rema FM a été la première victime de la furie ; elle a été incendiée  en plein jour par les putschistes et les manifestants,  les autres, dans les nuits successives, mais on ne sait pas par qui, puisqu’il n’y avait pas de témoins. En tout cas, partant de l’unique cas connu, que les manifestants  et leurs mandants n’aillent pas réclamer  la liberté de la presse alors que ce sont eux qui ont donné le coup d’envoi à la destruction des radios privées. Si ils la réclament, qu’elle soit un bien pour tous.

 

DEUX GRANDES NOUVELLES: BOYCOTT DE L’UPRONA ET ARRESTATION DE KAREKE KARENZI

Deux nouvelles apparemment sans rapport, mais parfaitement merveilleuses pour le Burundi. Le boycott du « dialogue » interburundais à Bujumbura de la part de l’Uprona, principal parti Tutsi du pays est un réconfort, pour plusieurs raisons. Ceux qui croyaient que la grande majorité de la population, et principalement les Tutsi étaient contre les élections dans l’état actuel des choses, déchantent.  Gaston Sindimwo, Secrétaire Général de ce parti a fustigé aussi l’air de complot international contre le Burundi, qui se cache derrière tous ces sommets qui se font sur  notre pays. Il  advient  qu’outre l’Uprona, le FNL de Jacques Bigirimana, ne participera pas à ce dialogue, à moins qu’il ne soit  organisé après les élections. Conséquence :  plus de 90% de la population burundaise, incarnée par  ces partis ne sera pas au dialogue.  Il ne reste que les petits partis radicaux, ou simplement anarchistes, sans base, souvent violents, qui devront s’agiter  tous seuls, en donnant des coups de poings dans le vide.  A votre aise, mesdames et monsieurs.

La seconde nouvelle est une bombe : l’arrestation du patron des services secrets rwandais à Londres Emmanuel Kareke Karenzi .  Espérons que ce ne soit  pas un autre jeu malsain comme celui qui a été servi  en 2008 avec l’arrestation spectaculaire  de Rose Kabuye à Francfort, puis envoyée à Paris pour visionner le dossier d’accusations des dignitaires de Kagame auprès des tribunaux français. Beaucoup de commentateurs de l’événement invitent à la prudence. Mais Londres n’est pas Berlin ou Paris. Et surtout, l’arrestation elle-même, constitue la fin d’un mythe : que ces gens de Kagame sont intouchables. N’oublions pas que le gouvernement rwandais a radié définitivement la BBC de l’espace médiatique rwandais. Ce que Londres n’a pas digéré. Cette arrestation serait une rétorsion. On peut aussi voir dans cette arrestation le changement de la politique de Londres qui a fini par découvrir les gros mensonges que le régime lui a servi pendant vingt ans.  Le reportage de la BBC, RWANDA, THE UNTOLD STORY, marque le virage de l’Angleterre dans ses relations avec le Rwanda.

En quoi l’évènement nous intéresse-t-il, nous burundais ? Eh bien, depuis des mois  des voies insistantes parlent de l’infiltration des services secrets rwandais sur le territoire burundais, de leur  action déstabilisatrice  aux côtés des mutins, de leur part dans le lancement des grenades, etc.  Décapité ,  le  DMI  nous donnera un peu de répit. Du moins nous l’espérons.

 

JUMAINE

MARIA LAURA BONINO SUR LE BURUNDI: MEFIEZ-VOUS DE TANT DE MENSONGES

Chers amis du Burundi et des burundais,

Je m’appelle Maria Laura Bonino et je suis à peine retournée de cette merveilleuse terre de collines du Burundi. Je me permets d’écrire surtout aux opérateurs humanitaires, aux associations et aux  nombreux touristes, que récemment, vont vivre intensément cette terre rouge, remplie d’humanité, qui donne beaucoup de joie et de couleurs.

J’ai décidé d’écrire ce message après avoir reçu souvent, depuis plusieurs mois, beaucoup de lettres qui annoncent un imminent génocide au Burundi et beaucoup d’autres mensonges que je ne répète pas pour ne pas vous faire perdre votre temps.

La première fois que j’ai mis le pied au Burundi était en 1988 et j’étais  pleine d’enthousiasme, et en même temps, j’avais peur de ce monde lointain, mais ma jeunesse me portait à vivre l’aventure sans trop penser. Après un mois passé à Karusi, je suis tombée amoureuse de cette terre (du Burundi), et pour des périodes longues, je suis restée là, aidant plusieurs associations et religieuses dans diverses régions du Burundi.

J’ai été aussi au Burundi de 1993 à 1997, dans la période la plus obscure de l’histoire burundaise, j’ai vu des choses terribles et je croyais que le Burundi bien aimé ne se serait plus relevé. Contre toute attente, depuis plusieurs années, il règne au Burundi la paix et la fraternité, l’économie se reprend et beaucoup d’infrastructures comme les hôpitaux, les écoles, les routes, et les techniques agricoles ont permis à ce pays de relever la tête, comme les autres pays des Grands Lacs.

Chers amis du Burundi, je voulais vous dire de vous méfier de ce que vous entendez dans les mass medias, parce que la réalité est falsifiée et hyper amplifiée par ceux qui ont le plaisir et la nécessité de faire retomber le pays dans le chaos, pour assouvir leurs intérêts personnels.

D’abord, au Burundi il n’existe pas le problème d’ethnies, tous vivent ensemble tranquillement et chacun s’occupe de ses activités quotidiennes. En effet, au Burundi, les gouvernements ont pris la sage décision (comme recommandaient les Accords de paix d’Arusha) de mettre dans chaque poste du pouvoir, un Tutsi et un Hutu : une chose que auparavant était inimaginable avec les gouvernements d’alors. Surtout dans le Burundi profond, ils se fâchent quand nous, par curiosité, leur demandons de nous expliquer la différence entre un tutsi et un hutu. Ils nous répondent qu’ils ne veulent plus de ces « stupides différences » introduites par les étrangers, causant des massacres atroces et beaucoup de souffrance.

On entend souvent les étrangers et les burundais expatriés parler de ces différences ethniques, parce qu’ils ne comprennent pas qu’au Burundi souffle un autre vent léger, et non plus ce vent pourri de mort de 1972, 1988 et 1993.

Le Pape durant un Angelus d’il n’y a pas longtemps (je pense le 12.04.2015) a dit avec courage que le monde devra « avoir le courage » d’admettre le génocide commis contre le peuple arménien, celui commis par les hima (tutsi) contre les burundais (hutu).

Chers Associations et opérateurs humanitaires qu’en ces jours avez vu toutes ces images fortes et qui nous ont fait retourner dans la mémoire les années terribles 94-97 ; je vous dis seulement que la tension en ces jours était dans ces 4 quartiers de Bujumbura, quartiers tristement célèbres pour les actes criminels et de terrorisme comme brûler vifs les passants sans aucun autre motif que appartenir à l’ethnie Hutu, commis par des jeunes qui s’appelaient les Sans Echecs et Sans Défaites (Sans pitié, sans erreur pour tuer). Ces jeunes tutsi brûlaient vives les personnes, dans les pneus, ceux de l’autre ethnie hutu. Combien de corps brûlés et mutilés, nous allions ramasser, dans ces quartiers, et combien de poursuites avec les pierres auxquelles nous avons assisté impuissants. Nous les blancs (muzungu) pouvions entrer et ramasser les cadavres. Je ne m’attarde pas sur ce chapitre clos, et j’ai grand espoir, même si en ces jours-ci, les manifestants ont repris les mêmes scènes, c’est-à-dire brûler vives les personnes innocentes.

Les manifestants, d’après ce que j’ai vu sont de jeunes chômeurs et beaucoup sont des enfants de la rue désespérés, drogués, sans aucun emploi stable et soulevés par quelqu’un qui a des intérêts personnels cachés. Ce n’étaient pas des manifestations pacifiques (ils portaient des machettes, de vrais fusils à feu, grenades et pierres, etc.) vu qu’ils brûlaient les magasins et les maisons, tuaient les policiers intervenus pour arrêter ces violences et les personnes qui passaient par hasard à cet endroit ; ils lançaient des pierres sur les voitures qui passaient sans hésiter à les incendier aussi… Nous avions peur que ces manifestations se transformassent en un bain de sang, vu que dans d’autres pays africains, les autorités non tolèrent presque jamais les faits du genre. Peut-être quelqu’un espérait que cela se produise réellement pour avoir un prétexte pour entrer librement pour « SAUVER ».

Avez-vous jamais assisté à des manifestations du genre au Rwanda ? Je défie n’importe qui !!! Chose impensable !!! Je parle du Rwanda parce que beaucoup de messages, je les ai reçus surtout de la part des Associations rwandaises, sur l’imminent génocide des tutsi au Burundi. Franchement, d’après ce que j’ai vu, je ne crois pas que le gouvernement actuel au Burundi ait quelque intérêt à tuer les Tutsi. Au Burundi les tutsi ont commandé de 1962 à 1993 bien qu’ils soient seulement 14% de la population et donc impensable qu’il eût des élections démocratiques. Maintenant au Burundi, il y a la démocratie et j’inviterai beaucoup de burundais et d’autres personnes à lire leur code constitutionnel avant de faire n’importe quel commentaire se rapportant aux droits et devoirs des citoyens burundais. Ici en Italie, nous avons notre code constitutionnel souverain pour les lois extérieures (par exemple la loi italienne prime sur la loi européenne). Voir tout ce qui arrive au Burundi donne à penser que tout était organisé d’avance, peut-être depuis des années, et soutenu par la grande partie de la Communauté internationale, beaucoup de pays étrangers comme la France, l’Amérique, la Belgique, qui maintenant semblent s’intéresser à ce pays. Si je peux me le permettre, je leur demanderais où ils étaient pendant les 10 ans de guerre quand le Burundi criait au secours au monde entier. Un prétexte pour s’emparer des richesses naturelles à peine découvertes au Burundi ? S’infiltrer sans dérangement au Burundi ? Pour arriver à quoi d’aussi précieux ?

Et puis c’est le Rwanda qui parle, pays dans lequel la démocratie, les droits humains, la liberté d’expression, l’espace politique… sont inexistants. Les hutu et beaucoup d’autres personnes sont encore entassés et massacrés au quotidien, dans les forêts du Congo sous les yeux et le silence de tous. J’ai beaucoup de respect pour les associations qui parlent d’intégration et de reprise de la cohabitation pacifique, mais non pour celles qui cherchent encore à diviser et à avoir des aides économiques, gagnant sur les morts.

Ensuite l’histoire des Imbonerakure (jeunes qui voient loin), jeunes du parti CNDD-FDD du Président NKURUNZIZA, dépeints comme des miliciens entrainés, armés et assimilés à dessein aux INTERAHAMWE pour séduire les Occidentaux qui se souviennent encore des atrocités de ces interahamwe au Rwanda ; par contre ce sont des jeunes gens et jeunes filles militants, comme chez nous en Italie chaque parti a sa jeunesse qui milite en politique, et c’est la même chose. Ils ne sont pas armés mais plutôt ils sont assez visibles dans leurs courses bruyantes le samedi dans la capitale comme tout le monde, avec leur T-shirt blanc.

Je me suis informée sur toute l’histoire du Burundi non seulement pour les 27 ans passés là-bas, mais aussi pour comprendre les nombreux visages méfiants, quand ils m’entouraient pour la première fois, et ainsi être informée ; cela m’a aidé à entrer dans le cœur de beaucoup de gens.

Méfiez-vous de tant de mensonges, si vous avez le temps, prenez des livres et lisez. Les livres souvent mentent un peu moins de celui qui, en 10 minutes, fait le copier et coller de ce qu’il a entendu dire.

Je conclus en disant que le Burundi est une terre fantastique, que tout ce qui t’entoure est plein d’énergie et te nourrit ; si aujourd’hui j’avais encore 20 ans à vivre en Europe, je préfèrerais vivre seulement 10 ans là-bas, en cette terre. L’AFRIQUE A UNE IMMENSE RICHESSE VITALE ET JE SUIS HEUREUSE DE L’AVOIR VECUE.

 

Il Burundi reale è diverso dalla caricatura dei Media: Testimonianza di M.L.BONINO

                                                                                                                                                            18/06/2015

Cari amici del Burundi e dei burundesi.

Mi chiamo Maria Laura Bonino e sono appena tornata da quella meravigliosa terra collinosa del Burundi .

Mi permetto di scrivere soprattutto agli operatori umanitari, alle associazioni e ai tanti turisti che, ultimamente, si recano  a vivere intensamente questa terra rossa, che regala tanti sorrisi e colori, piena di umanità.

Ho deciso di scrivere questo messaggio dopo aver ricevuto spesso, da diversi mesi, tante lettere che annunciano un imminente genocidio in Burundi e tante altre falsità che non sto a ripetere per non farvi perdere tempo.

La prima volta che ho messo il piede in Burundi era nel 1988 e ero entusiasta e, allo stesso tempo, avevo  paura di quel mondo lontano, ma la mia giovane età mi ha portato a vivere l’avventura in modo spensierato .Dopo un mese passato a Karusi mi sono innamorata di quella terra e,  per lunghi periodi, sono rimasta là, aiutando diverse associazioni e suore in diverse regioni del Burundi.

Sono stata anche  in Burundi dal 93 al 97, nel periodo più buio della storia burundesi, ho visto cose terribili e credevo che l’amato Burundi non dovesse più riprendersi. Invece, da diversi anni, in Burundi regna la pace e la fratellanza; la ripresa economica e tante infrastrutture come ospedali,scuole, strade e tecniche agricole che hanno permessa questo paese di alzare la testa, al pari degli altri paesi della zona dei grandi laghi.

Cari amici del Burundi, volevo dirvi di prendere con le pinze  ciò che sentite tramite diversi mass media perché la realtà viene storpiata e ingigantita da chi ha il piacere e utilità a far cadere il paese nel caos, per via dei loro interessi personali.

Prima di tutto in Burundi non esiste il problema di etnia,tutti convivono tranquillamente ed ognuno bada ai suoi impegni quotidiani. Infatti, in Burundi, i governi hanno preso la saggia decisione(come raccomandavano gli accordi di pace di Arusha) di mettere in ogni posto del potere sia un tutsi che un Hutu: cosa che, precedentemente era inimmaginabile con i governi di allora. Soprattutto, nell’entroterra, si arrabbiano quando noi, per curiosità chiediamo di spiegarci la differenza tra  un tutsi e un hutu. Loro ci rispondono che non vogliono più queste” stupide differenze” introdotte dagli stranieri, causando massacri atroci e tanta sofferenza.

Di queste differenze etniche  senti spesso parlare dagli stranieri e dai burundesi, che stanno all’estero, che non comprendono che, in Burundi, tira un altro vento leggero e non quel vento putrefatto di morte  del 1972,1988 e 1993.

Il Santo Padre durante un’ Angelus  di poco tempo fa (penso il 12.04.2015) ha detto con coraggio, che il mondo dovrà “avere il coraggio” di ammettere il genocidio commesso contro il popolo Armeno, quello commesso dai  hima (tutsi) contro i burundesi (hutu),…

Cari Associazioni ed operatori umanitarie che in questi giorni avete visto tutte queste immagini forti e che ci hanno fatto tornare in mente gli anni terribili del 94-97;  Vi dico solo che la tensione in questi giorni era in quei 4 quartieri di Bujumbura, quartieri molto famosi per i terribili atti criminali e terroristici come bruciare vivi i malcapitati senza alcun motivo che quello di appartenere all’etnia Hutu, commessi dai ragazzi che si chiamavano Sans Echecs et Sans Défaites ( senza pietà, né fallimento, nell’ammazzare). Questi ragazzi tutsi bruciavano vive le persone,  nei pneumatici quelli dell’altra etnia hutu. Quanti corpi bruciati e mutilati, andavamo a raccogliere, in quei quartieri e a quanti inseguimenti, con le pietre, assistevamo impotenti! Noi bianchi( muzungu) potevamo entrare a raccogliere i cadaveri. Non mi dilungo, su questo capitolo chiuso, e  spero vivamente, anche se, in questi giorni, i manifestanti hanno ripreso le stesse scene, cioè, bruciare vive le persone innocenti.

I manifestanti per ciò che ho potuto vedere sono ragazzi disoccupati e molti sono ragazzi di strada disperati, drogati, senza nessun impiego stabile  e fomentati da qualcuno che ha interessi personali nascosti. Non erano manifestazioni pacifiche (giravano con machete, veri fucili da fuoco, granate e pietre ecc) dato che bruciavano negozi  e case; uccidevano poliziotti intervenuti per sedare queste violenze e  persone capitate li, per caso, e lanciavano le pietre contro le macchine che passavano senza esitare di bruciarle anche… Noi temevamo che queste manifestazioni sfociassero in bagno di sangue dato che negli altri paesi africani le autorità non tollerano quasi mai, fatti del genere . Forse qualcuno sperava che proprio succedesse davvero per avere il pretesto di entrare indisturbato a “SALVARE”.

 Avete mai assistito alle manifestazioni del genere in Rwanda? Sfido chiunque!!!Cosa impensabile!!! Parlo del Rwanda dato che molti messaggi li ho ricevuto soprattutto da associazioni rwandesi  su imminente genocidio  dei tutsi in Burundi. Francamente da quanto ho visto e visto, non credo che il governo attuale in Burundi abbia qualche interesse di uccidere i Tutsi. In Burundi, i tutsi hanno comandato dal 1962 al 1993 nonostante fossero solo il 14% della popolazione e quindi impensabile che ci fossero elezioni democratiche! Ora in Burundi vige la democrazia  e inviterei  moltissimi Burundesi e altre persone a leggere il loro codice costituzionale prima di fare qualsiasi commento riguardo i diritti e i doveri dei cittadini burundesi. Noi qui in Italia abbiamo il nostro codice costituzionale sovrano per le leggi  esterne ( ad esempio prima viene la legge italiana poi quella europea).  Vedere tutto quello che è successo in Burundi sembra che tutto fosse già organizzato, forse da anni, e sostenuto dalla maggior parte della Comunità Internazionale, molti paesi esteri come la Francia, America e Belgio che ora sembrano interessarsi di questo paese. Se mi posso permettere,  chiederei loro dove erano nei  10 anni di guerra quando il Burundi gridava aiuto al mondo intero. Un pretesto per impossessarsi delle ricchezze naturali appena scoperte in Burundi? Entrare indisturbati in Burundi? Per arrivare a cosa di così tanto preziosa?

 Poi parla proprio il Rwanda paese in cui la democrazia, i diritti umani, la libertà di espressione, lo spazio politico…sono inesistenti.  Gli  hutu e tanti altri sono ancora confinati e massacrati, quotidianamente, nelle foreste del Congo sotto gli occhi ed il silenzio di tutti. Ho tanto rispetto per  le associazioni che parlano di integrazioni e di ripresa di convivenza pacifica ma no quelli che cercano ancora di dividere e di avere sempre aiuti economici lucrando sui morti .

Poi la storia degli Imbonerakure ( lungimirante maschi), i giovani affiliati al Partito CNDD-FDD del Presidente NKURUNZIZA, dati per milizie allenati, armati ed assimilati apposta agli INTERAHAMWE per fare gli occhi dolci agli occidentali  che si ricordano ancora le atrocità di questi interahamwe in Rwanda. Invece sono ragazzi e ragazze militanti, come da noi in Italia ogni partito ha la gioventù che milita in politica ed è la stessa cosa. Non sono armati e magari sono molto appariscenti nelle loro corse fragorose in gruppo nella capitale il sabato come tutti con le loro magliette bianche.

Mi sono informata su tutta la storia del Burundi non solo per i 27 anni passati là ma anche per  capire i tanti visi diffidenti, al primo momento che mi circondavano ed essere informato, mi ha aiutato ad entrare nel cuore di tanta gente.

Diffidate di tante bugie, se avete tempo prendetei  libri e leggete. I libri spesso mentono un po’ di meno rispetto a chi, in 10 minuti, fa copia e incolla ciò che ha sentito dire.

Concludo ribadendo che il Burundi è una terra fantastica, che tutto quello che ti circonda è carico di energia e  ti alimenta ; se oggi ho ancora da vivere 20 anni in Europa preferirei vivere solo 10 anni là in quella terra. L’AFRICA HA UN’ IMMENSA RICCHEZZA VITALE E SONO FELICE DI AVERLA VISSUTA.

ACCORDS D’ARUSHA:  LE PRINCIPAL ET L’ACCESSOIRE

Nous sommes en train de vivre au Burundi une contestation, certainement télécommandée, qui a pour objet  une présumée violation des  Accords d’Arusha. Quel était l’objet principal de ces Accords ? C’était un partage du pouvoir entre les HUTU  et les TUTSI (sans oublier les BATWA), vues les tragédies à fond éthnique qui avaient ensanglanté le pays depuis 1960.

Le mandat présidentiel, bien qu’il soit mentionné  dans les articles de l’Accord, constitue seulement un accessoire, parce qu’il ne porte pas préjudice à l’objet principal ci-haut cité. Provoquer une guerre pour un accessoire  montre à suffisance que  ce mandat a été pris comme prétexte, avec justement le dessein  de tuer définitivement ces Accords. C’est l’histoire de deux frères ayant construit ensemble la maison, mais ne réussissent pas à s’entendre sur la couleur de la peinture à mettre sur les murs;  et alors le plus nerveux des deux incendie la maison, pour en construire une tout seul.

En effet,  un petit  noyau extrémiste  TUTSI  (Rukindikiza, Sinduhije, Ninahazwe, et leurs disciples) caressent  l’idée du vieux temps où ils commandaient  en maitres, sans partage.  Ils ne cachent pas leur admiration   envers le voisin du Nord, qui a réussi à écarter  les HUTU de tout, en leur mettant sur le cou le collier du génocide. Ce noyau extrémiste a copié le plan utilisé par le FPR,  et tente de l’appliquer au Burundi. Pour cette raison, il a exploité massivement les medias sur place et  à l’étranger  pour faire de la Jeunesse du CNDD-FDD (imbonerakure) un jumeau des  interahamwe du Rwanda.  Et il suffit de lire leurs écrits, il n’ya pas un jour qu’ils n’invoquent pas l’arrivée de ce genocide qui leur manque tant. Les adhérents à ce petit noyau extrémiste (mimétisés en Société Civile)  avaient invité les medias internationaux à assister au déferlement de ces « coupe gorges » créés de toutes pièces dans leur imagination, mais évidemment  la réalité  n’a pas tenu leur promesse; ils sont repartis bredouilles. Ninahazwe et Cie, en apparence  luttent pour le respect des Accords d’Arusha, mais en fait, ils veulent les enterrer pour de bon.

Par contre une violation  des Accords d’Arusha dont ils ne parlent jamais, parce qu’elle les avantage,  c’est  l’insertion progressive des HUTU dans l’administration, sans provoquer de licenciement des TUTSI  qui occupaient ces postes (une sorte de démobilisation comme à l’armée); les quotas reconnus par les Accords d’Arusha aux HUTU n’ont jamais été atteints.  Naturellement, ce fut un acte de sagesse du gouvernement. Mais le fameux noyau extrémiste dira qu’en ces dix ans passés,  il ne s’est fait rien de bon!

JUMAINE